samedi 2 juin 2012

Rosa Candida

Résumé (pris sur le site France Loisirs): Un jeune homme de vingt-deux ans, passionné d’horticulture, quitte sa terre islandaise pour rejoindre sur le continent l’ancienne roseraie d’un monastère. Dans ses bagages, trois boutures de Rosa Candida, variété rare que cultivait sa mère adorée. En route jusqu’au monastère où l’accueille un moine grand amateur de cinéma et de liqueur, notre Candide connaîtra quelques bonheurs, pas mal d’épines, et l’amour enfin...  

Rosa Candida est un roman des plus charmant. Il m'a été fortement conseillé par une amie bibliothécaire (qui en avait fait un coup de coeur) et je dois dire que j'ai été également charmé par ce roman . C'est ma troisième incursion dans la littérature islandaise (et la première en ce qui concerne la littérature contemporaine puisque les deux autres sont deux polars) et je peux dire que j'ai aimé cette lecture. Pourtant, le charme n'a pas opéré de suite, il est venu progressivement. Le personnage de Lobbi (c'est le surnom que le père donne au jeune héros)  est adorable et j'ai été conquis par lui dès les premières lignes mais son histoire ne me passionnait pas plus que ça.
Il a fallu attendre son arrivée au monastère et surtout la cohabitation avec la mère de sa petite fille pour que je sois complètement captivé. A partir de ce moment là, c'est à dire après une centaine de pages lues, j'ai tourné les pages sans m'en rendre compte.

Ce qui fait la force de ce roman, ce n'est pas l'histoire, c'est le style de l'auteur. Audur Ava Olafsdottir est une poétesse. Ses descriptions des paysages volcaniques islandais sont une pure merveille. Je me suis laissé bercé par cette plume qui a fait naitre de si belles images. .
Ce roman parle d'initiation, de recherche de soi: le jeune héros cherche un sens à sa vie et il va le trouver dans l'endroit le plus reculé qui soit: un monastère. Puis, un évènement va venir chamboulé tout ça: il va devoir hébergé sa fille et la mère de celle ci (ils ne sont pas un couple. Ils ont couché une fois ensemble et une belle petite fille est né de cette union d'une nuit). A partir de ce moment là, j'ai complètement fondu devant la relation qui va se nouer entre le jeune Lobbi et sa petite fille de neuf mois. C'est beau tout simplement.

Je ne sais pas quoi dire d'autre. Parfois, je reste muet devant tant de beauté. Je n'aurai qu'une chose à rajouter: si vous n'avez pas lu "Rosa Candida", plonger vous immédiatement dedans et laisser vous charmer par cette poésie qui se dégage de ce roman.
Et la fin! Que dire de la fin à part que les dernières phrases m'ont fait frissonner et que je les ai même relu à voix haute pour encore plus m'en imprégner. 

Au final, un roman plein de poésie qui me fait voir la vie autrement. De plus, c'est un roman qui me laisse sans voix:  je vous le recommande chaleureusement.

Audur Ava Olafsdottir: Rosa Candida (Afleggjarinn), France Loisirs, 319 pages, 2010




4 commentaires:

  1. J'ai souvent croisé ce roman sur les blogs et n'ai jamais eu envie de le lire, voilà qui est changé!

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    1. Si j'ai réussi a te faire changer d'avis sur ce roman, c'est que je dois avoir un pouvoir de persuasion grandiose.

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  2. Je suis en train de le lire.

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    1. Je vais donc attendre ton avis pour savoir ce que tu en auras pensé.

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