mercredi 4 mars 2015

La Discothèque du 20e siècle #96

En 1927, Mistinguett nous chantait la beauté de la capitale.

Mistinguett: Ça, c'est Paris (1927)

Ca, C'est Paris! by Mistinguett on Grooveshark


Ça, c'est Paris reste emblématique de la capitale et de Mistinguett. Trois premières moutures furent proposées à la grande Miss...qui les refusa tout net. C'est alors que le parolier Jacques-Charles eu l'idée du fameux "Paris c'est une blonde", qui reçut aussitôt l'assentiment de Mistinguett. (Source: Fiche "Ça c'est Paris" de la collection "Plaisir de Chanter", Editions Atlas)

Bonne écoute!

mardi 3 mars 2015

Les saisons et les jours

4e de couverture: Porté par la grâce de son écriture, un roman naturaliste d'une grande beauté, ode au courage, à la patience et à la foi irréductible de ces fermiers blancs du Vieux Sud, trop pauvres pour posséder leur terre ou leur esclave ; une oeuvre poétique et bouleversante, rythmée par les saisons, les naissances, les drames et les joies. 

Prix Pulitzer 1934, Les Saisons et les jours ont connu un succès colossal aux États-Unis, avec pas moins de trente-sept réimpressions de la première édition. Paru en France en 1935 dans une version abrégée, ce livre culte ressort aujourd'hui dans sa version intégrale et dans une toute nouvelle traduction.


Cette année, j'ai décidé de lire, la "1ère saison" de la collection "Belfond [Vintage], paru en 2013, en parallèle avec les romans de la 3e saison (débutée avec L'homme au complet gris de Sloan Wilson paru en janvier 2015). 

C'est donc par le roman de Caroline Miller, Les Saisons et les Jours", que cette collection débuta. 

Caroline Miller a été une des grandes auteurs sudistes du début du XXe siècle. Elle reçu même le Prix Pulitzer pour ce roman. Ce qui incitera son éditeur à rechercher d'autres auteurs sudistes. Pourtant, Caroline Miller est aujourd'hui, une auteure peu connu des lecteurs du XXI siècle . Le plus ironique, c'est qu'elle est  éclipsée (de la part du public)  par l'auteure que son éditeur publiera l'année suivante: une certaine Margaret Mitchell, qui recevra, un an après Caroline Miller, le même Prix Pulitzer pour son roman Autant en emporte le vent. Cette même Margaret Mitchell qui dira de ces Saison et les jours, de sa consoeur: "Le plus grand livre sur le Sud et ses habitants." Alors pourquoi ce livre a été "oublié" des lecteurs d'aujourd'hui? Voici ma propre réponse à cette question (qui n'en est que mon interprétation). 

En tout cas, le roman de Caroline Miller avait toute sa place dans la collection des Editions Belfond: cette collection qui remet en lumière, des romans qui marquèrent leur temps mais qui sont oubliés des lecteurs de notre époque. 

Mais revenons à la question posée précédemment: si le roman de Caroline Miller n'est plus connu aujourd'hui, c'est d'une part, qu'il fut publié en français de manière expurgé (ce qui est je crois le pire qu'on puisse faire à un livre: c'est lui enlever la sève qui fait la grandeur ou la déchéance d'un roman), d'autre part, il n'a pas la flamboyance d'Autant en emporte le vent. Ce qui ne veut pas dire que ce n'est pas un grand roman. C'est simplement qu'il ne s'y passe pas de grands évènements qui vont vous faire chavirer le coeur. 

Les Saisons et les Jours se lit lentement, avec dégustation, en prenant son temps. J'ai pris mon temps et je ne le regrette pas. J'ai ainsi suivi les jours, les saisons, de la vie de  Cean et des siens. La force et la sève du roman de Caroline Miller, c'est sa capacité à raconter, avec une plume poétique et habitée, la vie des petites gens du Sud, simplement, sans grand guignol ou des rebondissements à chaque page. Le lecteur suit  les naissances, les moissons, les semailles, les décès, sans que ce soit tarabiscotée ou mal venue. Dans certaines pages, il ne se passe rien...et alors. C'est simplement la vie , avec ses joies, ses peines, d'une famille du Sud des Etats Unis avant la guerre de Sécession. 

De plus, vous risquez d'être aussi surpris que moi, en lisant Les saisons et les jours. C'est en lisant ce livre que je me suis aperçu que j'avais une vision erronée des Sudistes: je les pensais tous dans des belles maisons, avec des nègres à leur service. La vision que m'en a donné des romans comme Autant en emporte le vent (encore lui!)ou Nord et Sud (de John Jakes). 
Ce n'est pas le cas ici: Cean et Lonzo Carver n'ont pas de nègres à leur service: Lonzo a construit leur maison, ils travaillent dure la terre de leur petite propriété et récoltent ce qu'ils sèment. Cean, Lonzo, leurs enfants (de Maggie à Aryadne, en passant par Cal (ils en auront 14), et leurs familles respectives  sont des gens comme vous et moi. Ils essayent de vivre au mieux et de se nourrir de ce que Dieu leur donne. 

Voilà un roman, écrit avec une langue merveilleuse, qui prend le temps de raconter la vie simple et honnête de certains  habitants de Géorgie. C'est beau, c'est émouvant, c'est banal (mais une jolie banalité qui nous montre que même les vies les plus simples valent le coup d'être racontées) c'est vivifiant et cela nous ramène à l'essentiel (la cerise sur le gâteau, c'est que l'on se surprend à être surpris): c'est la vie, tout simplement...mais il fallait un grand écrivain pour raconter aussi bien la banalité des saisons d'une vie comme celle de Cean. Et ce grand écrivain se nomme Caroline Miller.

Merci aux équipes des  Editions Belfond   d'avoir remis Caroline Miller dans la lumière. 

Caroline Miller: Les Saisons et les Jours (Lamb in his Bosom), Belfond, (Collection Belfond [Vintage]), 438 pages, 2012




dimanche 1 mars 2015

Slow Qui Tue #224: Wight is Wight

Le slow qui tue de la semaine nous propose un voyage (dans le temps) sur l'île de Wight.

Michel Delpech: Wight is Wight


Bonne écoute!


samedi 28 février 2015

Descente en librairie #53

Au mois de février, 8 livres ont rejoint ma PAL.

01/02

Un livre qui m'a été offert par une amie. Il se trouve que l'auteur est de ma région, puisque c'est la mère d'un de ses collègues. Un roman fantasy qui m'a l'air des plus captivants.
Je pense le lire vers les beaux jours.








(Cadeau)

Elle en a profité pour m'offrir le tome 2 de la saga, qui est sorti à la fin de l'année dernière. Ainsi, je pourrais enchaîner les deux à la suite, si l'envie m'en prend.









(Cadeau)

Cela fait toujours plaisir de savoir qu'il y a de nouvelles maisons d'éditions, et c'est également un bonheur de les découvrir. Il y a déjà un moment que je croise les livres des éditions Delpierre, mais je n'avais pas encore trouvé le titre qui allait me faire sauter le pas de l'achat.Et bien, c'est chose faite avec le roman de Mia Topic. La couverture m'a charmé et le résumé interpellé.
De plus, le travail fait sur l'objet livre est remarquable: la couverture veloutée, toute douce au toucher me plait beaucoup.
Il ne me reste plus qu'à savoir si les livres de cette maison d'édition me conviennent ou pas.



(Achat Fnac)

19/02

Je vous l'accorde, la couverture fait flipper à mort, mais le résumé de cette "enquête journalistique", qui se lit comme un polar, a attisé ma curiosité. Tiré d'un fait divers qui a ému les Etats Unis (trois jeunes enfants ont été retrouvé morts dans les bois, le 6 mai 1993. Trois adolescents ont été arrêtés pour ces meurtres: les enquêteurs ont pensé à un crime satanique. Mais toutes les pistes de l'enquête n'ont pas été suivies: l'enquête aurait été bâclée),ce livre va essayer de démêler les fils de l'enquête et voir ce qui a enrayer la machine judiciaire...au point d'envoyer des innocents(?) en prison.
J'aime me plonger dans ce genre de livres, qui parle de la société (même si ici ce n'est pas celle dans laquelle je vis, c'est toujours intéressant). A lire pour voir.


(Reçu dans ma BAL)

21/02

Les 3 prochains livres ne comptent pas vraiment, vous allez comprendre pourquoi.


C'est mon 2e Rosamund Smith. Mais c'est surtout un Oates, qui rejoint ma collection.









L'un des derniers Oates à être sorti en poche, il me semble. Et un de plus dans ma collection!










Comme on dit, jamais deux sans trois. De plus, celui ci, qui est paru dernièrement en poche, et trouvé d'occasion, est une petite briquette. La couverture est magnifique en tout cas.
Bon, je suis encore loin d'avoir tous les romans de Oates en ma possession, mais cela avance bien, ma foi.
Pour preuve: sur les 72 livres de Mrs Oates, (paru en français, et en comptant les romans écrits sous pseudonyme), j'en ai 32 en ma possession.
Je peux maintenant l'affirmer: Joyce Carol Oates est sans conteste l'auteure la plus présente dans ma bibliothèque.
Que du bonheur!


(Achat Gibert)

28/02

Ce livre a rejoint ma PAL grâce à un ami. Alors ce n'est pas un livre qui m'attirait, puisque je n'en avais aucune connaissance. Un auteur qui ne m'attirait pas plus que ça. Je me suis donc demandé pourquoi son choix s'était porté sur celui là. Il m'a dit que c'était juste pour me faire découvrir l'auteur et que comme j'étais éclectique dans mes choix, cela pourrait me plaire.
Je dis, pourquoi pas. Il a pris le risque que cela ne me plaise pas et il le sait. Donc tout va bien.
Après, je me pose une question: c'est un livre qui a pour héros, le commissaire Brunetti (le héros des livres de Donna Leon). Je me demande donc s'il faut avoir lu les autres livres de la série pour apprécier celui ci, ou s'il peuvent se lire indépendamment? Car si je dois lire la vingtaine de livres paru avant celui ci, ce "garçon qui ne parlait pas" risque de rester trèèèèèèsss longtemps dans ma PAL. (De plus, je n'ai pas envie de commencer une série aussi longue).

En tout cas, merci à ce cher ami,  pour ce petit cadeau...juste comme ça.

(Cadeau)

Au mois prochain pour les nouveaux arrivés dans ma PAL.

jeudi 26 février 2015

Alfred Hitchock #9: Fenêtre sur cour (1954)


Synopsis: A cause d'une jambe cassée, le reporter-photographe L. B. Jeffries est contraint de rester chez lui dans un fauteuil roulant. Homme d'action et amateur d'aventure, il s'aperçoit qu'il peut tirer parti de son immobilité forcée en étudiant le comportement des habitants de l'immeuble qu'il occupe dans Greenwich Village. Et ses observations l'amènent à la conviction que Lars Thorwald, son voisin d'en face, a assassiné sa femme. Sa fiancée, Lisa Fremont, ne le prend tout d'abord pas au sérieux, ironisant sur l'excitation que lui procure sa surveillance, mais finit par se prendre au jeu...

Et un chef d'oeuvre de plus pour Hitchcock! Un! 
Un film, que, malgré ses nombreuses diffusions, je n'avais jamais vu (Shame on me!). Avec ce film, Hitchcock est à l'apogée de son art. Tout est maîtrisé dans ce huis-clos, qui, mine de rien, sans que vous vous en rendiez compte, vous met les nerfs en pelote. D'une situation banale (qui n'a jamais regardé par la fenêtre de chez lui pour voir ce qui se passait chez ses voisins?), Hitchcock fait monter la pression du spectateur qui se retrouve impuissant devant ce qu'il voit...car il y a un peu une mise en abyme dans ce film: le spectateur du film est aussi voyeur que l'est Jeffries (admirablement interprété par James Stewart) puisqu'il assiste à la situation sans pouvoir rien faire, bloqué par un écran (qui est une autre fenêtre)  et en dehors de la situation. 

Les prises de vues du film sont maîtrisées en tout point et nous offrent plusieurs points de vue différents, en ayant pour décor la même fenêtre et la même façade d'immeuble. 
Chapeau bas aux acteurs (James Stewart et Grace Kelly, en tête),et plus particulièrement à ceux qui interprètent les voisins. Ceux ci sont filmés de manière que leur jeu ne passe que par le geste (la parole étant exploitée à de rares occasion et souvent étouffées de par l'éloignement de Jeffries, puisque tout est vu de sa fenêtre. 

Ce qui fait la force de ce film, c'est son parti pris de ne nous montrer que le point de vue de Jeffries, qui peut être erroné. Ben oui, des attitudes et des gestes peuvent être mal interprétés quand on ne connait rien de la vie de ses voisins. Puis, l'oisiveté et l'ennui de Jeffries peut lui faire faire et comprendre ce qu'il veut, juste pour mettre un peu de piment dans sa vie. 

J'ai mi un petit peu de temps à entrer dans le film. Je regardais la vie des voisins de Jeffries avec passivité, sans grand entrain, puis, sans m'en rendre comte, j'étais captivé et je cherchais à savoir comment cela allait se finir. Puis, j'ai fini le film, sur les dents, complètement tendu, par une fin qui m'a estomaquée. 

Au final, un film des plus maîtrisé (probablement l'un des plus grands chefs-d'oeuvre de Mr Hitchcock) qui se regarde avec plaisir et avidité. Un film qui inspirera beaucoup de remakes (qui ne leur arriveront pas à la cheville) mais aussi certains artiste comme Renan Luce, par exemple, qui s'inspirera de Fenêtre sur cour pour son clip Les voisines. Le Maître du suspense inspirera encore longtemps, les artistes...qui  ne l'égaleront probablement jamais. Mais c'est tout de même un bel hommage 


mercredi 25 février 2015

La Discothèque du 20e siècle #95

En 1998, Ménélik joue une scène de ménage en musique.

Ménélik (feat Imane D): Bye bye (1998)

Bye Bye by Menelik on Grooveshark

"On a coutume de dire que la vie est dure/moi j'me bats pour le futur/quelle aventure..;" Bien sûr, tout le monde se souvient de ce rap idéal, décalqué sur un hit italien de 1980 (Ma Quale Idea de Pino d'Angio), tube de l'été 1995. Mais on oublie que Ménélik n'était que l'invité du duo allemand No é et Sé et que ce succès est une étape dans une carrière riche, démarrée par une apparition remarquée sur les Cool Sessions volume 1 de Jimmy Jay, à l'époque alter ego de MC Solaar. Son premier album, porté par deux autres tubes (Tout baigne et Tranquille) frôle le disque d'or. Couronné aux Victoires de la musique, catégorie "révélation masculine de l'année", Ménélik récidive en 1997 avec l'album Je me souviens et quelques mois plus tard son Bye bye se ballade vers les cimes du Top 50. (Source: Fascicule "La Discothèque du 20e siècle: 1998", Polygram Direct)

Bonne écoute!

lundi 23 février 2015

Cette nuit-là

Présentation de l'éditeur:Adolescente, Tonie Murphy a une vie compliquée entre un petit ami, Ryan, qu’elle adore, des parents avec qui la relation est conflictuelle et des camarades de classe qui lui mènent une vie d’enfer.
Sa vie tourne au cauchemar quand sa sœur cadette est assassinée une nuit d’été. Tonie et Ryan sont reconnus coupables de meurtre et envoyés en prison.
Aujourd’hui âgée de 34 ans, Tonie se retrouve en liberté conditionnelle. De retour dans sa ville natale, elle essaie de reprendre une vie normale.
Mais rien n’est facile. Elle a interdiction de revoir Ryan, sa mère doute de son innocence et le groupe de filles qui lui a mené la vie dure au lycée la harcèle de nouveau.
Surtout, Tonie prend conscience qu’elle ne pourra tourner la page tant qu’elle n’aura pas découvert la vérité. Que s’est-il réellement passé cette nuit-là ?
Mais la vérité à un prix…


Le 4e roman de Chevy Stevens est un thriller psychologique d'une efficacité indéniable. 
Auteure canadienne de thriller, que je ne connaissais pas, j'ai été attiré par ce roman pour son résumé. Celui ci m'annonçait une histoire de famille compliquée avec une héroïne des plus complexe également. 

Chevy Stevens a l'art de mettre en place une situation intrigante, qui pourtant, prend son temps. En effet, les premières pages nous dévoilent au compte goutte comment Tonie, notre héroïne, a fait pour finir emprisonnée pour un crime qu'elle dit ne pas avoir commis. Et là, on se demande tout du long comment la victime Nicole (la soeur de Tonie) a été tuée...sauf que l'histoire de ce meurtre n'arrivera qu'au milieu du roman. Oui, vous avez bien compris que le meurtre pour lequel Tonie et Ryan sont en prison ne nous sera dévoilé que vers les 200 pages, du roman. 

Alors, il est vrai que le point à souligner, c'est que si vous aimez les thrillers nerveux, où l'action est à chaque page, vous devrez ronger votre frein: Cette nuit là est un thriller qui prend son temps dans un premier temps, pour accélérer  dans la 2e partie du roman pour ne pas nous laisser reprendre notre souffle.
Cette "lenteur" de première partie pourrait être un bémol, pour un thriller/polar, sauf que c'est ce qui fait sa force, et son intérêt. En choisissant d'alterner les chapitres du présent et du passé, l'auteure nous dresse un portrait juste de chaque protagoniste et nous donne les clés de compréhension pour comprendre les tenants et les aboutissants,  pour appréhender, dans les meilleures conditions possibles,  une 2e partie de roman sans temps mort et qui vous tient en haleine. 

Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu un thriller aussi bon et efficace, avec une plume intense, prenante, mais surtout le parti pris de l'auteure de faire de Tonie, la narratrice de l'histoire. Car, c'est par les yeux de la jeune femme, accusé de meurtre que toute l'affaire nous ait conté. Ainsi le lecteur se sent proche de Tonie et croit en son innocence. En tout cas, j'ai pris fait et cause pour elle (au risque d'être, peut être, berné lors de la révélation finale. Mais là, je vous laisse le soin de le découvrir). J'ai été bouleversé par le parcours de Tonie: rejetée par sa mère, qui veut contrôler sa vie et  qui ne voit en elle qu'une moins que rien, devenue le souffre douleur d'une bande de pétasses du lycée, voir son monde s'écrouler petit à petit: tout ça m'a fait un choc. Cette situation a  fait écho en moi,  avec le document poignant que France 2 a diffusée il y a quelques semaines, à propos du harcèlement scolaire et des soufre-douleurs en particulier. La seule différence ici, c'est que Tonie sait se défendre...mais cela ne suffit pas.
Il y avait longtemps qu'un livre, et des personnages de roman ne m'avaient pas fait autant réagir: je pense à Shauna, bien évidemment, la grande pétasse du lycée qui mène une vie d'enfer à Tonie...mais c'est surtout sa mère qui m'a fait réagir et parfois bondir de mon siège . Jamais je n'ai autant détesté une mère pareille: voilà une mère qui n'aime pas sa fille, qui ne croit pas en elle. Je veux bien croire qu'elle a perdu une fille (de plus, celle qu'elle adorait et qu'elle prenait pour un ange), mais cela n'est pas une raison pour tourner le dos à la seule fille qui lui  reste. Je sais, elle pense que Tonie à tué sa fille cadette ...mais bon, je ne peux pas en dire plus pour ne pas trop en dévoiler . Cela ne changera en rien le sentiment abjecte que je ressent pour cette mère indigne. 

Voilà un thriller psychologique qui vous tient en haleine jusqu'au bout, et qui est maîtrisé de bout en bout. Chevy Stevens est une grande découverte pour moi et je compte bien lire d'autres romans de cette auteure, surtout s'ils sont du même acabit que celui ci. Je vous recommande fortement ce thriller (et même à ceux qui n'en lisent pas car il n'y a pas de scène gore ou insoutenable. Tout est dans la psychologie.  Par contre, attendez-vous à être atteint d'une tension nerveuse qui ne vous quittera pas avant de tourner la dernière page. Et même après l'avoir tournée, vous repenserez encore à Tonie et Ryan, les jeune amants mauditis que Chevy Stevens installe dans la tourmente. 
Je vous le dis, on est proche du coup de coeur avec Cette nuit-là.  

Merci à Audrey et aux Editions L'Archipel pour cette formidable découverte. 


Chevy Stevens; Cette nuit-là (That night), Editions l'Archipel, 398 pages, 2015