dimanche 31 août 2014

"Slow Qui Tue" (Saison 6)

Dimanche prochain (comme tous les premiers dimanches de septembre depuis 5 ans) la rubrique musicale Slow Qui Tue fait sa rentrée avec une saison 6 (déjà) placé sous le signe de l'amour (cela va sans dire) mais aussi de la diversité. 

Un petit avant goût de ce qui vous attend dans cette saison 6: Sign your name  (Terence Trent d'Arby), Il me dit que je suis belle (Patricia Kaas), When your heart is weak (Cock Robin), Dis lui, Mike Brant, Precious Things (Ray Charles & Dee Dee Bridgewater...et bien d'autres. 

Comme vous pouvez le voir, il y en aura pour tous les goûts et cette rubrique promet encore de belles minutes  de musiques envoûtantes et émouvantes. 

A dimanche prochain pour le premier Slow Qui Tue (Saison 6)

En bonus, voici le nouveau logo qui accompagnera cette 6e saison: 


Clip Clap #18: Les beaux yeux de Laure (Alain Chamfort)

Pour ce dernier rendez-vous de la seconde saison de Clip Clap, j'ai choisi un clip particulièrement jouissif (de mon point de vue): Les beaux yeux de Laure d'Alain Chamfort.
Ce clip a une histoire complètement folle: Alain Chamfort, qui venait de sortir un nouvel album a vu la maison de disques avec laquelle il travaillait depuis de longues années, lui rendre son contrat: en clair, il a été viré. Pas facile de promouvoir un nouvel album et une chanson sans soutien financier de la part d'une maison de disques.
Il a alors l'idée géniale de tourner le clip des "Beaux yeux de Laure" en reprenant des images d'un clip de Bob Dylan ou on incruste Alain Chamfort, qui déroule le texte de la chanson sur des feuilles blanches...sauf qu'à un moment le texte change et Alain Chamfort explique alors tout ce que je vous ai dit juste en haut.
Je trouve ce clip très drôle et c'est un beau pied de nez à son ancienne maison de disque qui l'a viré pour "résultats insuffisants".
Le plus drôle, c'est que ce clip (réalisé en 1 heure par Bruno Decharme)  a reçu la victoire  du meilleur clip aux Victoires de la Musique en 2005. Comme quoi l'audace, ça paye!




Bon Visionnage!

P.S. C'est avec ce clip que se termine la 2e saison de Clip Clap. J'espère que vous avez apprécié cette petite parenthèse musicale et estivale.

jeudi 28 août 2014

La vie rêvée des gens heureux

4e de couverture: Salué par une critique enthousiaste, nommé pour le Giller Prize, le Goncourt canadien, un roman mordant, audacieux, qui n'hésite pas à bousculer les idées reçues sur le couple, le rôle de la femme et l'instinct maternel.

James et Ana ont passé des années à tenter l'impossible pour avoir un enfant, avant de se résigner. Alors que James reporte son affection sur Finn, son filleul de trois ans, Ana, elle, se noie dans le travail.
Et puis, un jour, le choc : les parents de Finn ont un terrible accident de voiture.
Du jour au lendemain, James et Ana deviennent les tuteurs du petit garçon.
Si James s'improvise instantanément père dévoué, les sentiments d'Ana sont beaucoup plus ambivalents. Comment faire une place à Finn tout en préservant son couple ? Comment créer l'intimité avec cet enfant qui n'est pas le sien ? Comment concilier devoir maternel et désir d'accomplissement personnel? Les femmes ne peuvent-elles se réaliser que dans la maternité ?


Comment réagiriez vous si on vous annonçait qu'un couple d'amis vous avaient choisi comme tuteurs de leur enfant en cas de malheur? Que ce couple allait avoir un accident de voiture et que vous deviez vous occuper de leur petit garçon quasi orphelin? 

Voilà le point de départ de ce roman percutant et bouleversant. 
En voyant les prochaines parutions des éditions Belfond, il y a quelques mois, je n'avais pas porté mon attention sur ce livre, la couverture ne  me donnant pas l'envie d'en savoir plus. Oui, mais voilà, c'était sans compter sur Brigitte, qui commence à bien me connaître et qui se doutait que ce roman pouvait me plaire. Elle me l'a donc envoyé,fin mai et j'avais été intrigué par la 4e de couverture. 

Je peux vous dire que j'espérais beaucoup de ce roman...a tel point que mon plaisir aurait pu être gâché devant tant d'attente. 
Heureusement, ce ne fut pas le cas. Ce livre est un roman qui vous prend aux tripes, qui vous happe pour ne plus vous lâcher avant la fin. 
Déjà, la première scène n'est pas banale puisqu'elle se passe à la morgue, James étant chargé de reconnaître le corps de son ami Marcus. Ce point de départ va être le moment qui va faire basculer ce couple (Ana et James) en apparence, sans histoire, vers le chaos (oui, rien de moins). 
Ana et James ont tout fait pour avoir un enfant, sans succès: ils sont stériles. Mais voilà que le destin met sur leur route, Finn, le petit bambin de 2 ans, de Sarah et Marcus, un couple d'amis, qui ont fait d'Ana et de James, les tuteurs de l'enfant, au cas où ils ne seraient plus là. (Marcus meurt dans l'accident et Sarah se retrouve dans le coma (un mince espoir que Finn ne soit pas totalement orphelin)). Devant cette responsabilité, Ana et James ne vont pas réagir de la même manière: James va devenir un père de substitution pour le petit garçon tandis qu'Ana va être complètement détachée de lui, ne sentant pas cette fibre maternelle que toute femme devrait avoir, selon la société. 

Voilà le point fort de ce roman psychologique. Katrina Onstad a eu la formidable idée d'inverser les rôles: on sent Ana complètement désemparée devant ce petit garçon qu'elle n'arrive pas à aimer: elle se sent démunie face à lui, ne trouvant pas les bons gestes affectueux et autres que toute femme devrait avoir, normalement. En revanche, James a de l'affection, les bons gestes envers le petit garçon,  et fait tout pour devenir un père pour le petit Finn. 
Par petites touches, et avec l'aide de flashbacks qui nous en apprennent plus sur le passé d'Ana (pas très reluisant, son  père les a abandonné, elle et sa mère,  et elle a vécue seule avec une mère alcoolique) et de James, Katrina Onstad nous montre la chute inéluctable d'un couple. L'arrivée de Finn va être comme une "bombe a retardement" qui va être le déclencheur de questionnements: Ana et James ne vont plus se comprendre et vont s'éloigner peu à peu. 

Bizarrement, je me suis senti proche d'Ana: cette femme forte, qui gère sa carrière de juriste de main de maître, se sent complètement dépassée devant ce petit bout de chou. Surtout, elle lance un pavé dans la mare (qui va faire grincer les dents de certains mais surtout de certaines, je pense): devant cette nouvelle situation, elle se rend compte que tous les efforts qu'elle a consenti pour avoir un enfant (tous les examens qu'elle a subi avant de savoir qu'elle était stérile), elle les a fait plus pour son mari que pour elle. Elle s'aperçoit au contact du petit Finn qu'elle ne VEUT pas être mère, qu'elle ne se sent pas le courage d'assumer cette responsabilité. 
Katrina Onstad, dans son roman, ose dire, par l'intermédiaire d'Ana, qu'une femme ne se réalise pas seulement en étant mère. La maternité n'est pas une finalité de la vie d'une femme. Il y a un dialogue du roman qui m'a frappé en plein visage, mais qui est criant de vérité. 
Lors d'une dispute, Ana avoue à James qu'elle ne voulait pas d'enfant. Et elle prononce ces phrases: 

"Quand on est une femme, poursuivit Ana, on ne peut pas dire cela à voix haute. Le savais tu? On n'a pas le droit de le dire...
[...]
Parce que ça fait de vous un monstre. Ne pas vouloir être mère, c'est quelque chose de monstrueux pour une femme. De grotesque. (p.315)

Ana énonce juste dans cette phrase tout ce que la société nous inculque en nous disant que c'est la seule vérité qui prévaut. Mais une femme a tout à fait le droit de ne pas vouloir d'enfant. Cela ne fait pas d'elle une paria. Une femme est libre de ces choix et je ne vois pas en quoi cela fait d'elle une pestiférée quand elle affirme qu'elle ne veut pas d'enfant. L'instinct maternel ne se commande pas. Personne n'a le droit de mal juger une femme et de la regarder comme si elle n'était pas normale, car elle fait ce choix. 

Je me suis senti très proche d'elle, car je suis dans le même cas (sauf que je suis un homme donc on ne me regarde pas comme un extraterrestre quand j'affirme ne pas vouloir d'enfant). Je ne me vois pas être père, même si j'aime bien les enfants. D'ailleurs, j'ai été conquis pas Finn, qui est mon personnage préféré du roman. Ce petit bout de chou est un formidable petit garçon, plein d'esprit pour son âge et qui,malheureusement vit un drame dès son plus jeune âge. 

Voilà un roman percutant qui nous fait nous poser des questions: ces questions que j'ai noté au début de mon billet  et que je me suis posé tout au long de ma lecture. Un roman bouleversant avec des personnages qui ont une consistance et dans lesquels on se retrouve tous.Un roman passionnant qui nous tient tout de même en haleine (je me suis demandé comment tout cela allait se terminer, (même si j'avais deviné un élément qui va changer la donne avant de le lire, cela ne m'a pas gâché ma lecture, car j’espérais que cela se produise, en ne sachant pas que l'auteur allait le mettre en place.)
Un petit bravo à la traductrice (ou à l'éditeur français car je ne sais pas qui choisi les titres des livres) pour ce titre ("La vie rêvée des gens heureux") que je trouve très ironique...mais au final fort bien choisi. 

Un roman qui ne nous laisse pas indifférent et qui nous met un coup de poing dans le coeur et dans l'esprit. Un roman qui bouscule nos convictions et donne un coup de pied dans la fourmilière et ça fait du bien de temps en temps. 

Merci à Brigitte et aux  Editions Belfond d'avoir su que ce livre allait me plaire. 



Katrina Onstad: La vie rêvée des gens heureux, (Everybody has everything), Belfond, 350 pages, 2014


mercredi 27 août 2014

La Discothèque du 20e siècle # 72

En 1961, notre coeur faisait boom boom en écoutant John Lee Hooker.

John Lee Hooker: Boom Boom (1961)

Boom Boom by John Lee Hooker on Grooveshark

Incroyable! Un tube 100% blues dans les hit-parades anglais, américains et même français. Eh oui, c'est l'un des grands événements musicaux de la saison 1961-62. Alors qu'en Grande-Bretagne et en Irlande, dans des caves enfumées, répètent des musiciens blancs férus de blues noir américain, parmi lesquels Eric Clapton, Van Morisson, les futurs Animals, Yardbirds et autres Rolling Stones, un bluesman 100% vrai de vrai, nous balance son menaçant boom boom boom- avant de récidiver un an plus tard avec Shake it baby. (Source: Fascicule "La Discothèque du 20e siècle: 1961", Polygram Direct)

Bonne écoute!

dimanche 24 août 2014

Clip-Clap #17: Englishman in New York (Sting)

Pour ce 8e rendez-vous de la saison 2 de Clip Clap, voici un clip dont j’aime beaucoup la chanson et le clip (un noir et blanc qui magnifie la ville de New York).
C'est également la 2e incursion du réalisateur David Fincher, dans cette rubrique, puisque, après Vogue de Madonna, c'est lui qui est derrière le clip de Sting, Englishman in New York. 



Bon visionnage!

samedi 23 août 2014

Succubus Tome 4 (Heat)

4e de couverture: Georgina Kincaid est un vilain, vilain succube : depuis sa rupture avec l’auteur de best-sellers Seth Mortensen, elle est devenue si insupportable que son patron Jérôme, l’archidémon de Seattle, décide de la « prêter » à l’un de ses rivaux… et de lui faire jouer les Mata Hari.
Mais Jérôme est enlevé et Georgina perd ses pouvoirs ! Point positif : rien ne l’empêche plus de coucher avec Seth sans l’estourbir – sauf un détail : sa nouvelle petite amie.
Georgina semble être la seule à vouloir retrouver Jérôme, et elle a peu de temps avant que l’enfer se déchaîne…

Risque de Spoilers sur les tomes précédents. 

Je reviens  vers cette chère Georgina, pour mon rendez-vous bimensuel. (Si je continue sur ma lancée, j'aurai le fin mot de l'histoire à la fin de l'année). 

Ce que j'aime dans ce procédé (lire une saga à un rythme régulier) c'est que je n'oublie pas ce qui s'est passé dans les tomes précédents. De plus, l'auteur nous aide à nous souvenir en rappelant les événements importants des tomes précédents. 

J'ai trouvé ce 4e tome aussi bien que les autres tomes (et même meilleur que le tome 3): la relation Georgina/Seth prend une tournure inattendue (et le final augure quelques chose de bien compliqué, mais comme je les aime). 
Bizarrement, le côté librairie n'est pas très présent, mais cela m'a moins gêné (en aurai je pris mon parti? Ou serait ce parce que l'intrigue principale du tome (la disparition d'un personnage important) est excellente et très bien menée? Elle m'a tenue en haleine de bout en bout. On en apprend encore un peu sur la hiérarchie de l'enfer, et les questions liées aux religions sont très pertinentes et très intéressantes. 

J'avais peur que Georgina s'apitoie sur son sort, à la fin du 3e tome. Il est  vrai qu'il y a un peu de ça, quelquefois, mais ce n'est pas aussi important que je le craignais. 
On fait aussi la connaissance de nouveaux personnages comme Cédric et Kristin (c'est ce que j'aime aussi dans cette saga, c'est que de nouveaux personnages relancent la machine pour nous proposer quelque chose de différent à chaque tome), mais aussi le retour de certains personnages entrevue dans les tomes précédents (dont un d'ailleurs qui me ravit car une hypothèse est en train de se dessiner dans mon esprit pour le final de la série).  

Le petit voyage de Georgina au Canada est aussi une bouffée d’oxygène car fort drôle
J'aime également en découvrir plus sur la ville de Seattle qu'on ne voit pas si souvent dans les romans ou autres. C'est un plaisir de découvrir cette ville selon différents quartiers. Grâce à cette série, j'apprécie la ville de plus en plus. 

Voilà un 4e tome très bien mené et qui m'a fait passer un excellent moment. Je ne regrette aucunement d'avoir acheté toute la série à l'avance, car je ne m'ennuie jamais. Le petit bémol reste la relation Gerogina/Seth, il est vrai, mais elle prend un tournant inhabituel dans ce tome qui m'a comblé. Le final de ce 4e tome me laisse un peu sur ma faim. Je serai donc ravi de savoir ce que l'avenir réserve à Georgina dans le tome 5...au mois d'octobre. 

Richelle Mead: Succubus Tome 4 (Succubus Heat), (Succubus Heat), Milady, 512 pages, 2009




mercredi 20 août 2014

La Discothèque du 20e siècle #71

En 1960, Ben Sa Tumba nous faisait danser sur de jolies bananes!

Ben Sa Tumba: La Banana (1960)

La Banana (El unico fruto del amor) by Ben Sa Tumba & Son Orchestre on Grooveshark

Comment? Vous ne connaissez pas le fabuleux Ben avec sa Tumba et son orchestre? On vous rassure tout de suite: il n'a pas laissé dans l'histoire de la musique une marque indélébile. En revanche, La Banana a été déterrée par un habile concepteur publicitaire qui l'a utilisé sur une [...] campagne Citroën. (Source: "La Discothèque du 20e siècle: 1960", Polygram Direct)

Bonne écoute!