dimanche 24 mai 2015

Slow Qui Tue #236: Confession

Le slow qui tue de la semaine nous fredonne une confession.

Vibe: Confession


Bonne écoute!


mercredi 20 mai 2015

La Discothèque du 20e siècle #107

En 1966, Hugues Aufray rendait un hommage vibrant à cette soeur qui mit sa vie de femme entre parenthèse pour s'occuper de ses frères et soeurs.

Hugues Aufray: Céline (1966)


Le saviez-vous? Sur son premier 45 tours, en 1958, le jovial Hugues Aufray chantait Le poinçonneur des lilas d'un certain Gainsbourg! Quand il met en boite Céline, 8 ans après, il est une star avec, à son actif des succès tels que Santiano et Debout les gars, sans parler des adaptations des chansons de Bob Dylan. Paroles d'Aufray et de Vline Buggy sur une musique qui rappelle le folklore yiddish d'Europe de l'Est, une mélodie signée Mort Shuman, à l'époque jeune compositeur américain encore inconnu en France; (Source: Fascicule "La Discothèque du 20e siècle: 1966", Polygram Direct)

Bonne écoute!

mardi 19 mai 2015

Ecran total

4e de couverture: À qui appartient ce corps sans vie et sans tête, jeté dans le fleuve par une nuit d’été poisseuse ? Peut-on jamais guérir d’une blessure d’amour ? Est-il possible de vivre seul quand les autres vous ont abandonné ?
Pour éviter le danger, certaines questions devraient sans doute rester sans réponses. Sauf une, la seule qui vaille : qui est vraiment la douce et timide laura_73 ?
Sur fond de pop culture, cette romance sombre et violente mêle intrigue, amour et réflexion sur le paradoxe des moyens de communication actuels, capables de rapprocher virtuellement les hommes tout en les isolant physiquement.

Ce que j'apprécie avec Laurent Bettoni, c'est sa capacité à s'immerger dans différents genres littéraires. 
Ecran total est le 3e roman de l'auteur que je lis et celui ci est encore une fois, bien différent d' Arthus Bayard et de Mauvais garçon
Voici un livre psychologique d'une noirceur qui fait flipper sa race et qui nous rend aussi schizophrénique que son narrateur. 
En effet, dès les premières pages, je ne savais pas dans quoi je m'étais embarqué, ne comprenant pas totalement l'intrigue que je lisais. Tout simplement parce que l'auteur brouille les pistes en naviguant entre le virtuel (ou l'imaginaire) et la réalité, et ce, parfois dans la même page...ce  qui fait que l'on se sent un peu perdu...mais c'est ce qui fait le charme et tout l'intérêt du livre, et qui m'a fait tourner les pages très facilement. 

Laurent a un style percutant et vif, souvent cash et quelquefois trash (certaines scènes peuvent choquer les personnes sensibles) qui donne du rythme au roman et a captivé le lecteur que je suis. Mais ce roman n'est pas seulement un roman à suspense, il est surtout là pour nous parler de création et du métier d'écrivain. Ce roman psychologique nous plonge dans la tête d'un écrivain, et c'est parfois pas très joli: en effet, le narrateur a été quitté par sa femme, après que celle ci se soit aperçu que son écrivain de mari s'était "servi" de leur histoire pour écrire son premier roman. Le narrateur va alors se retrouver seul, abandonné par la femme qu'il aime, ses amis, qui lui tournent quasiment tous le dos. C'est ainsi, qu'un soir de solitude, il va errer sur le net et sur un site de rencontre particulier, Anozerlife, et y faire la rencontre d'une certaine laura_73... et c'est à partir de ce moment là que le roman part en cacahuète et qu'on n'arrive pas à décrocher. C'est un roman qui, en parlant de la création et de l'imaginaire d'un écrivain, nous fait prendre conscience que ces chers auteurs peuvent parfois perdre pied avec la réalité en se prenant pour des héros, voir, des dieux (des personnes qui ont le droit de vie ou de mort sur leurs personnages et qu'ils peuvent perdre pied. C'est totalement fascinant.  

Certes, j'ai beaucoup apprécié ma lecture, qui est captivante en tout point sauf que plus je m'approchais de la fin, plus j'ai deviné le fin mot de l'histoire (tout ça à cause de Brad et Edward...pff, c'est vraiment pas juste! (Ceux qui ont vu un certain film tiré d'un certain livre dont le prénom de l'auteur est Chuck, comprendront de quoi je parle). Cela ne m'a pas gâché la fin de la lecture, mais j'ai eu un sentiment de "déjà-vu". 

Mis a part ce léger bémol, j'ai encore une fois passé un très bon moment avec l'écriture et les personnages de Laurent Bettoni, et j'aime qu'il me surprenne de livre en livre. Car ce qui est bien avec Laurent, c'est qu' à chaque livre, il propose autre chose que la fois d'avant. Il se promène dans les genres littéraires comme on le fait nous, lecteurs, en choisissant nos différentes lectures. Et moi, je dis qu'un auteur qui sait se renouveler de livre en livre, je dis bravo, et je reviendrai vers un de ses autres livres avec plaisir. 

Merci aux Editions La Bourdonnaye pour cette nouvelle découverte et pour leur patience (car oui, ce livre a un peu traîné dans ma PAL, je l'avoue).

Laurent Bettoni: Ecran total, La Bourdonnaye, 230 pages, 2014


dimanche 17 mai 2015

La vérité à propos d'Alice

4e de couverture: ​Après "L'Héritage" et "Pressentiments", la nouvelle star des lettres anglaises nous livre un autre bijou, encore plus prenant, encore plus vénéneux, une plongée troublante dans les drames et les secrets de la haute société britannique du xixe siècle.

En acceptant sur le tard d'épouser Richard, Rachel Crofton croyait enfin échapper à son destin de gouvernante. Hélas, derrière le négociant en vins affable, bien introduit dans la bonne société de Bath, se cache un homme colérique, opportuniste et pingre.
Pour tromper l'ennui et les regrets, Rachel accepte la proposition de lady Alleyn, figure de l'establishment, qui recherche une dame de compagnie pour son fils, Jonathan, vétéran de la guerre d'Espagne.

Dès sa première visite, Rachel comprend que les belles apparences masquent de profondes failles : pourquoi Jonathan réagit-il si fortement à sa vue ? Ses traumatismes sont-ils uniquement liés à ses souvenirs de guerre ? Que complote Starling, la petite servante ? Quelle emprise lady Alleyn exerce-t-elle sur ces esprits troublés ? Et surtout, qui était Alice, la fiancée de Jonathan, disparue sans aucune explication ?

Décidée à percer le secret de la maison Alleyn et à sauver Jonathan du mal qui le ronge, Rachel n'a bientôt plus qu'une idée en tête : découvrir la vérité à propos d'Alice...


4e roman de Katherine Webb, celui ci est ma deuxième incursion dans l'univers de cette auteure anglaise, après A la Claire Rivière , lu l'année dernière. 
Si mes souvenirs sont exacts, j'avais beaucoup apprécié cette lecture, malgré quelques passages qui m'avaient laissé un sentiment mitigés, car trop éloigné de l'ambiance anglaise et ténébreuse que l'auteure avaient installée dans son roman.

La vérité à propos d'Alice est sensiblement construit sur le même schéma que son précédent roman (je ne peux pas dire si Katherine Webb utilise ce schéma depuis ses débuts n'ayant pas lu ses deux premiers romans): un savant mélange entre mystères, secrets de familles, disparitions, un personnage extérieur à ces secrets qui débarque dans la petite ville et qui vient tout bousculer, le tout construit de chapitres alternant le passé et le présent (le passé étant là pour donner des pistes au lecteur, qui se prend à trouver les clés de ce jeu de piste un peu morbide, par moments).
Mais, qui dit schéma semblable, ne veut pas dire que l'auteur nous donne à lire le même roman à chaque fois. Elle arrive à nous immerger dans une histoire différente, avec de nouveaux personnages, de nouvelles intrigues. Katherine Webb est comme un auteur de polars, qui prenant les mêmes codes inhérent  au genre, va créer un univers différent, mais tout aussi prenant, et dévoiler un pan d'une société gangrenée par les secrets.

En effet, dans ce roman, Katherine Webb laisse le XXe siècle, pour le XIXe et sa société bourgeoise, en en dressant un portrait pas très glorieux...c'est le cas de le dire. En suivant deux héroïnes, très dissemblables  mais très fortes (Rachel,  nouvelle arrivée à Bath et qui va faire sortir tous les secrets de la famille Alleyn; et Starling, la servante des Alleyn, qui veut découvrir ce qui est arrivé à son amie), l'auteur va nous dévoiler, par petites touches, le passé de la famille Alleyn, mais surtout, suivre le personnage qui hante le roman et pour lequel j'ai une affection particulière: Alice. Alice est l'un des plus beaux personnages de roman que j'ai pu croiser: elle est douce, adorable, généreuse...comme disent plusieurs personnages, on ne pouvait que l'aimer. En donnant cette personnalité là, à Alice, l'auteur nous fait ressentir de l'empathie pour elle, et le lecteur cherche ainsi à savoir ce qui lui est arrivé.

Malgré que je sois entré dans ce livre, à tâtons (il ne m'est jamais évident d'entrer dans un nouvel univers, surtout aussi riche, et aussi complexe), essayant de comprendre les tenants et les aboutissants, j'ai beaucoup aimé ce roman. Plus j'avançais dans le roman, plus j'avais envie de savoir la vérité à propos d'Alice, et je dois dire que je n'ai pas été déçu: plus je tournais les pages plus les révélations qui s'enchaînaient page après page, me laissaient sans voix. Katherine Webb a le don particulier des auteurs anglais, de savoir distiller les révélations au compte goutte, laissant le lecteur dans une envie permanente de connaitre la suite. Elle sait également comment installer une ambiance, certes parfois pesante (et j'ai l'impression qu'a chaque roman, elle va encore plus loin dans la noirceur et l'horreur de l'âme humaine. Enfin, dans celui ci, certaines révélations m'ont beaucoup choqué.
 Là où j'avais trouvé que les souvenirs de Mitzy sur le Maroc, dans "A la Claire Rivière" avait cassé l'ambiance du roman et m'avait moins plus, les souvenirs de guerre de Jonathan Alleyn sont des plus approprié dans ce roman où la noirceur est constamment présente (en tout cas, Katherine Webb a su décrire l'horreur de la guerre sans pathos, ne nous cachant pas cette atrocité sous une plume trop poétique. Bien au contraire, elle dit les choses brutes, sans rien cacher).

Au final, cette 2e incursion dans l'univers de Katherine Webb est encore une fois très bien passé, et cette fois ci sans petit bémol. Voilà une auteure anglaise, qui n'a rien à envier à ces aînées: elle a le don d'écrire des histoires à ambiance, patinés de secrets, que le lecteur a envie de découvrir avec avidité. C'est toujours un plaisir de découvrir un nouvel univers, de nouveaux personnages et cette Angleterre, qui me fascine et dont l'auteur nous dévoile de nouvelles facettes. Encore une fois, je conseille ce livre, aux amoureux des secrets de familles, des mystères mais aussi à ceux qui aiment les romans anglais du XIXe siècle, début XXe. . (D'ailleurs, je me demande si Katherine Webb ne serait pas une descendante de Mary Webb, auteure anglaise du début du XXe siècle que j'ai découvert il y a plusieurs années avec son roman Sarn. Si elle ne l'est pas par le sang, elle l'est incontestablement par l'écriture. Car cette Vérité à propos d'Alice, baigne dans la même ambiance que "Sarn").
La vérité à propos d'Alice: un roman idéal pour l'été qui approche, et qui vous procurera des heures de lecture intense.

Merci à Brigitte et aux Editions Belfond pour cette nouvelle incursion dans l'univers si particulier de Katherine Webb.

Katherine Webb: La vérité à propos d'Alice, (The Mlisbegotten), Belfond, 497 pages, 2015



Slow Qui Tue #235: Just to see her

Le slow qui tue de la semaine veut juste la voir encore une fois.

Smokey Robinson: Just to see her


Bonne écoute!


mercredi 13 mai 2015

La Discothèque du 20e siècle #106

En 1966, Johnny Hallyday répondait aux élucubrations d'Antoine qui voulait le mettre dans une cage.

Johnny Hallyday: Cheveux longs, idées courtes  (1966)


Ouh la laaaa... ça lui avait pas plu du tout, à notre Johnny national que le chanteur Antoine préconise de le "mettre en cage à Médrano" dans ses fameuses Elucubrations. Et si Antoine préfigurait la vague hippie qui ne tarda pas à déferler, de San Francisco, aux faubourgs de Paname, Johnny ne tarda pas à répliquer avec un coup de main du regretté Gilles Thibault pour les paroles, avec cette chanson pour le moins cinglante! (Source: Fascicule "La Discothèque du 20e siècle: 1966", Polygram Direct)

Bonne écoute!

dimanche 10 mai 2015

Slow Qui Tue #234: Parler d'amour

Le slow qui tue de la semaine nous parle d'amour en duo.

Ute Lemper & Art Mengo: Parler d'amour


Bonne écoute!