mercredi 3 février 2016

La Discothèque du 20e siècle #152

En 1970, le nouveau succès de Dalida revient vers ses racines orientales.

Dalida: Darla dirladada (1970)




La mélodie la plus imparable de cet été 1970, nous la devons... à des pêcheurs grecs du siècle dernier! Un vieil air folklorique adapté en français par Boris Bergman (futur parolier de Bashung, il s'était déjà illustré en écrivant les paroles du tube international Rain & Tears par Aphrodite's Child) et le tour est joué pour l'immense Dalida qui en écoule bientôt plus de 2 millions d'exemplaires, avant d'enchaîner sur ses versions très réussies de Lady d'Arbanville (de Cat Stevens) et de Ils ont changés ma chanson (de Mélanie). (Source: Fascicule "La Discothèque du 20e siècle: 1970", Polygram Direct)

Bonne écoute!


dimanche 31 janvier 2016

Slow Qui Tue #263: The first time

Le slow qui tue de la semaine ressent les émotions des premiers émois amoureux.

Robin Beck: The first time


Bonne écoute!


jeudi 28 janvier 2016

Un hiver à Paris

4e de couverture: Jeune provincial, le narrateur débarque à la capitale pour faire ses années de classe préparatoire. Il va découvrir une solitude nouvelle et un univers où la compétition est impitoyable. Un jour, un élève moins résistant que lui craque en plein cours, sort en insultant le prof et enjambe la balustrade.
On retrouve dans Un hiver à Paris tout ce qui fait le charme des romans de Jean-Philippe Blondel : la complexité des relations ; un effondrement, suivi d’une remontée mais à quel prix ; l’attirance pour la mort et pour la vie ; la confusion des sentiments ; le succès gagné sur un malentendu ; le plaisir derrière la douleur ; l’amertume derrière la joie.

La déprime qui s'est installée dans ma vie depuis quelques semaines, me faisant ruminer des idées grises et noires, qui ne me donnaient envie de rien, et de ne surtout pas lire (j'avais besoin de bruit constant pour échapper à ce silence qui m'oppressait (et je ne peux lire que dans le silence) a eu raison de mes lectures...puis, à quoi bon lire quand vous n'êtes pas capable de vous concentrer sur ce que vous lisez. 
Puis, comme un appel, j'ai eu besoin de retrouver la plume de Jean-Philippe Blondel. C'est ainsi que j'ai ouvert Un hiver à Paris (alors, je vous avoue que le sujet traité dans ce roman n'allait pas me redonner la joie de vivre. Au contraire, il aurait pu m'y plonger encore plus. sauf que c'est le contraire qui s'est passé). 
Je suis entré dans ce roman à petits pas feutrés, découvrant Victor et sa vie parisienne qui va être rythmé par un événement tragique (le suicide d'un camarade de classe). 
Avec sa plume tendre et légère, malgré la gravité du propos, Jean-Philippe Blondel, dresse un portrait touchant d'un jeune provincial qui se sent progressivement perdu dans ce monde parisien (et celui des classes préparatoires que l'auteur décrit de fort belle manière, n'omettant rien de la dureté de ce monde froid et compétitif). 
Bizarrement, malgré son sujet grave, ce roman m'a apaisé et, une fois n'est pas coutume, j'ai pris le temps de m'y intégrer (moi qui habituellement, lit les romans de Jean-Philippe Blondel en quelques heures, là, il m'a fallu près d'une semaine). Je laissais faire mon envie et à chaque fois que j'avais besoin, j'y revenais comme un bien être. 
Ce roman a été une bouée de sauvetage: à chaque fois que je le reprenais, je m'y sentais bien et surtout, j'étais à ce que je lisais, voyant dans la vie solitaire de Victor, un ersatz de la mienne. 
Le suicide de Matthieu va être le déclencheur qu'il faut à Victor pour changer sa vie du tout au tout et que le monde s'ouvre à lui. La relation qu'il entretient avec le père de la victime est des plus étrange mais des plus touchante aussi. Comme une relation père-fils qui se tisse autour du disparu (une relation un peu malsaine, comme le dira Anne Lestaing, la mère de Matthieu). 

Que dire, à part, que ce roman m'a fait du bien, comme tous les romans de Jean-Philippe Blondel. Il m'a redonné le goût de lire (enfin, cela se confirmera ou non avec ma prochaine lecture). En tout cas, il m'a permis d'oublier mes soucis pendant quelques heures, chaque jour et rien que pour ça: Merci. Les romans de Jean-Philippe Blondel font tellement de bien (et ce, même si le sujet est grave) qu'ils devraient être remboursés par la sécu. 

Jean-Philippe Blondel: Un hiver à Paris, Buchet Chastel, 268 pages, 2015


Les Crèvecoeur (Romain)

4e de couverture: Le monde étrange dans lequel grandit Germain Crèvecœur est peuplé de silences, de se-crets de famille, de chaussures usées qu’on adule, d’une Chinoise édentée cachée dans un placard et d’une tapisserie légendaire. Prisonnier de Romain et d’Édith – un père à la fo-lie fétichiste et une mère à l’amour excessif –, Germain cultive sa différence et recherche dans l’amertume de sa jeunesse le bonheur et la force d’aimer. Son incroyable parcours fascine, de son enfance à son adolescence, de son apprentissage à la découverte de la sen-sualité, de l’horreur de la mutilation à la magie de la création. En cela, Romain a marqué son fils de son empreinte indélébile.
Entre passions et intrigues familiales, la saga des Crèvecœur est un hymne à la beauté féminine autant qu’un voyage dans le cœur meurtri d’un homme à la sensibilité unique, qui pensait soigner son âme au fond d’une bottine pour dame.
Romain est le deuxième volet de cette épopée familiale.


En ce 28 janvier 2016, pour la sortie en librairie du Tome 2 des Crèvecoeur, la magnifique saga d'Antonia Medeiros, un petit rappel de tout le bien que je pensais de ce 2e volet. En tout cas, si vous n'avez pas encore fat la connaissance de Germain, foncez tout de suite chez votre libraire...sinon, vous ne savez pas ce que vous ratez! 



 Après un  premier tome, "Edith", captivant à souhait mais où beaucoup de questions restaient sans réponse , les Crèvecoeur sont de retour avec ce 2e tome tout aussi bon, voir, meilleur que le premier. 

Après avoir fini le premier tome, j'avais été frustré de ne pas en savoir plus sur Germain, qui nous était présenté dans les premières pages d'"Edith". Cette frustration est réparée avec ce second tome, qui, nous déroule le fil de la vie de Germain, car oui, cette fois ci, malgré le sous-titre "Romain", c'est Germain qui nous est dévoilé. 
Germain, né dans la cathédrale de Bayeux, vit ses premières années dans la cordonnerie familiale entre sa mère Edith, qui l'adore, et un père,Romain, qu'il déteste (et le sentiment est réciproque). Dès son plus jeune âge, Germain est un enfant solitaire, qui va constamment chercher l'approbation et l'amour qu'il ne reçoit pas (sauf de sa mère). Arrivé à l'adolescence, il va découvrir le secret de son père qui va alors chamboulé sa vie et lui donner un sens. 

Dès le début de la saga, j'ai été attiré par Germain et je voulais en savoir plus. Je n'ai pas été déçu une seule seconde: Germain m'a charmé, et son parcours est fascinant. 
Le ton du roman est différent du premier tome: Antonia Medeiros prend la forme du récit et le "je" pour mieux incarner Germain. Le personnage se dévoile ainsi, et nous montre les failles de ses proches et de lui même. 

J'ai alors avancé, fasciné par ce destin hors du commun: les événements s’enchaînent à toute allure pour mon plus grand bonheur. C'est bien simple, on ne peut pas décrocher une seule minute et on a envie d'en savoir toujours plus. 
L'écriture d'Antonia Medeiros est fluide et très poétique (il y a des passages de toute beauté (notamment une déclaration faite au lecteur, par Germain, à propos de sa mère, au moment du départ de Germain.)
Le roman débute dans l'ombre pour se finir dans la lumière :c'est d'ailleurs la 2e partie qui m'a le plus plu car ce cher Germain commence a entrevoir la lumière, même s'il n'a pas encore trouvé ce qu'il cherchait. D'ailleurs, sait il lui-même ce qu'il cherche?
Après nous avoir dévoilé Bayeux dans le premier tome, ce sont les chaussures (le métier, la fabrication, etc...) qui donnent aux femmes une beauté sans pareille, que l'auteur met en avant et ceci est passionnant à découvrir. 

Mais il y a aussi des personnages truculents, inquiétants, bienveillants, mais qui ne laissent pas indifférents dans ce roman (la chinoise MiMei, qui m'a angoissé, Romain, que j'ai continué à détesté, les Bonhomie, qui sont un peu la lumière de ce livre, Ninon, la sénégalaise, qui nous montre une réalité de cette époque (les années 30), et encore d'autres. 

Mais ce qui devait arriver, arriva: la fin qui me laisse encore avec des questions plein la tête. Germain n'est qu'au début de sa vie (23 ans)  et l'événement qui s'annonce en fin de livre, me donne l'envie d'en savoir plus. 

Au final, ce 2e tome ne fait que confirmer que cette saga "Les Crèvecoeur" est une belle saga, passionnante à souhait, empli de poésie, de malheur, et de tendresse, de secrets et de bonheur (tout le sel d'une bonne saga). Je n'ai maintenant qu'un seul souhait: savoir la suite. Vivement le Tome 3!

Merci infiniment  à l'auteur Antonia Medeiros et aux Editions La Bourdonnaye de m'avoir permis de continuer mon voyage dans la vie passionnante de Germain.

Antonia Medeiros: Les Crèvecoeur Tome 2 (Romain), La Bourdonnaye, 240 pages, 2016


mercredi 27 janvier 2016

La Discothèque du 20e siècle #151

En 1968, Serge Lama se dévoilait au public avec un titre des plus touchant.

Serge Lama: D'aventures en aventures (1968)




Chaude année que 1968. Julien Clerc interprète La cavalerie, Brigitte Bardot Harley Davidson, Claude François Comme d'habitude. Puis, il y a Serge Lama. D'une voix puissante, et dans un style qui n'est pas sans évoquer Jacques Brel, Lama chante l'amour. Plus précisément D'aventures en aventures, qui est son premier très grand succès. (Source: Fascicule "Au Cœur des Slows n°20", Universal Collections)

Bonne écoute!


dimanche 24 janvier 2016

Slow Qui Tue #262: Tout doucement

Le slow qui tue de la semaine veut changer ses habitudes, tout doucement.

Bibie: Tout doucement



Bonne écoute!


mercredi 20 janvier 2016

La Discothèque du 20e siècle #150

En 1964, une religieuse trustait les premières places avec une chanson originale, car, peu dans l'air du temps.

Soeur Sourire: Dominique (1964)




"Dominique nique-nique", la phrase en a fait...sourire plus d'un avant d'entrer dans la légende. Nous étions en 1964. Avec l'élection de Paul VI au trône de Saint Pierre, un vent de liberté s'était mis à souffler  sur les églises et les couvents. C'est ainsi que Soeur Luc Gabrielle, sous le nom d'artiste de Soeur Sourire, a enregistré, guitare ne bandoulière, Dominique. Une chanson entraînante qui allait connaître un succès considérable, tout d'abord en Belgique (le pays natal de la religieuse), puis en France et aux Etats Unis. 22 ans plus tard, l'interprète de Dominique avait abandonné le voile, mais sa chanson, elle, demeurait d'actualité. Sorti en 1986, un remix a de nouveau provoqué son effet dans les boites de nuit... (Source: L'encyclopédie de la chanson française n°42, Polygram Collection)

Bonne écoute!