jeudi 23 octobre 2014

Mauvais garçon

4e de couverture: « Bad guy la nuit, premier de la classe le jour. Cette dichotomie aurait eu de quoi rendre schizo n’importe qui. Mais Thomas avait tenu ferme toutes ces années et il se répétait que bientôt plus rien ne l’obligerait au grand écart. […] Il se faisait penser à Superman quand il quitte sa tenue de héros pour revêtir les habits de Clark Kent. Sauf que sa tenue de combat à lui, c’était un jogging de caillera dealer de beuh. »

Meilleur élève de sa promo et diplômé en sociologie et philosophie politique, Thomas, 23 ans, se voit refuser stages en entreprise et emplois auxquels il postule. D’autres lui passent devant, moins compétents mais mieux nés, des « fils de » qui disposent de réseaux d’entraide dont Thomas est privé. Alors, en attendant de décrocher un vrai boulot qui lui permettrait de vivre une vie décente aux côtés de sa petite amie, Thomas bricole avec les gars de la cité – deal de shit et autre matos tombé du camion – tout en aiguisant sa rancoeur. Si rien ne bouge, Thomas risque de prendre perpète en HLM, « horizon lointain limité », et de crever lentement dans sa cage de béton. Mais un jour, son directeur de soutenance, Louis Archambault
– star médiatique des sociologues politiques –, lui propose de venir l’aider à gérer Ideo, un site d’opinion qu’il dirige anonymement sur le Darknet…

Avant de donner mon avis sur ce roman, j'aimerai remercier Laurent Bettoni pour sa jolie dédicace, mais aussi pour sa confiance. 

Il y a un an, j'avais eu la chance de lire Arthus Bayard et les maîtres du temps, un roman d'aventures fantastique qui m'avait énormément plu.
Cette année, Laurent Bettoni revient, non pas avec la suite des aventures d'Arthus, mais avec un tout autre roman, au ton bien différent.

Mauvais garçon s'ancre dans notre réalité et notre quotidien. On va suivre Thomas, un jeune homme brillant, qui, pour vivre, se voit obliger de dealer dans la cité où il habite, puisque, malgré ses diplômes, il n'arrive pas à trouver un travail digne de son niveau, tout ça parce qu'il est né du mauvais côté de la barrière. Après un stage dans une boite de communication qui s'est mal terminé, il rencontre Louis Archambault, son ancien professeur, qui lui propose de gérer un site d'opinion.

Pour tout vous dire, j'ai été désarçonné par ce roman, qui m'a, au fil de ma lecture, mis de plus en plus m'al à l'aise et que je n'ai pourtant pas pu lâcher, tellement j'étais fasciné. Je sais, c'est contradictoire, mais mon malaise ne m'empêchait pas de vouloir savoir ce qui allait arriver à Thomas.
Thomas est un personnage des plus intéressants, car il a plusieurs facettes: le gentil petit garçon, bien sous tous rapports, qui a fait des études, et qui essaye de se sortir de sa cité par tous les moyens, d'un côté , et le jeune "caillera" qui deale du shit et qui tombe dans les coups foireux pour pouvoir vivre et faire vivre les siens, de l'autre. Sa rencontre avec Archambault va le changer progressivement. Et c'est ce changement qui m'a mis mal à l'aise: le discours, le regard et les idées de Thomas changent et se transforment progressivement en un discours d’extrémiste, limite "nazi". Pourtant, je n'ai pas réussi à le détester, car tout simplement, je l'ai senti paumé.

Voilà un roman fort, percutant, qui lance un pavé dans la mare sur le monde d'aujourd'hui, qui est un horizon bouché pour les jeunes des banlieues qui voudraient s'en sortir, mais ne le peuvent pas, car ils ne sont pas nés du bon côté de la barrière. Parfois, le discours et les phrases de l'auteur pourrait paraître bourrés de clichés et déjà lu mille fois, mais elles sont là pour nous rappeler qu'on est pas si loin de la vérité.
C'est aussi un roman sur la désillusion d'une jeunesse flouée, à qui on refuse de donner les bonnes cartes. Une désillusion qui fait que ces jeunes qui, comme Thomas, rêvent d'une autre vie, mais sont déçu par les résultats, sont plus facilement manipulables et se font parfois embrigader dans des groupes extrémistes, qui vont changer leur façon de voir et les entraîner dans une spirale infernale, qui peut se terminer dans la violence.

Ce roman est une spirale infernale qui enferme le lecteur dans une bulle de plus en plus nauséabonde, dans laquelle il ne peut pas sortir. Je me suis demandé tout du long comment cela allait finir: malgré mon dégoût pour certains dialogues ou certaines situations, j'espérais qu'il y ait une lumière bienfaisante au bout du chemin.

Ce que je dis pourrait faire penser que je ne me suis pas senti bien dans ce roman: c'est vrai par moment, mais Laurent Bettoni trouve le moyen de nous captiver jusqu'au bout.
Laurent à la capacité de faire rebondir son histoire jusqu'au dernier instant. C'est un formidable conteur qui sait captiver  le lecteur jusqu'à la dernière page. Il dresse également le portrait d'une jeunesse en dérive, qui n'a pas totalement les moyens de ses ambitions, mais qui veut tout faire pour trouver la bonne porte de sortie: celle qui lui fera quitter les hauts murs de la cité.

Pour finir, voilà un roman percutant, bien ancrée dans son époque,  qui sonne vrai et qui ne vous laisse pas indifférent. Malgré son côté sombre, ce roman se lit quasiment d'une traite, et nous fait découvrir un monde "nouveau" (le Darknet) et pourtant si proche de nous. Arthus m'avait charmé, Thomas m'a fasciné et ému. Voilà un autre héros de Laurent Bettoni qui mérite d'être connu. Un roman qui bouscule les consciences. Un roman que je vous conseille fortement.

Merci à Laurent de m'avoir fait connaitre Thomas. Il s'est trouvé une petite place aux côtés d'Arthus, dans ma mémoire, et je ne l'oublierai pas de sitôt. (Et il n'est pas aussi "Mauvais garçon" que le titre peut le laisser croire)

Merci à Audrey et aux  Editions Don Quichotte pour "cette grande claque dans la face".

Laurent Bettoni: Mauvais Garçon, Don Quichotte, 308 pages, 2014




mercredi 22 octobre 2014

La Discothèque du 20e siècle #80

En 1973, Claude François nous parlait d'une blonde au yeux bleus.

Claude François: Belinda (1973)

Belinda by Claude François on Grooveshark

1973? Une année tout ce qu'il y a de plus normal pour celui que l'on surnomme Cloclo: une petite centaine de galas à travers la France mais aussi en Suisse et en Belgique, y compris une triomphale tournée d'été avec la grande vedette de son label Flèche, le jeune et pétillant Alain Chamfort. Quant aux tubes, ils enchaînent: après Belinda (à l'origine Face B de Le Lundi au soleil, la chanson s'offre un joli parcours au début de l'hiver 1973), il cartonne avec Je viens dîner ce soir puis, A part ça la vie est belle, et Chanson populaire. (Source: Fascicule "La Discothèque du 20e siècle: 1973", Polygram Direct)

Bonne écoute!

mardi 21 octobre 2014

Succubus Tome 5 (Shadows)

4e de couverture: Georgina Kincaid a beau avoir des superpouvoirs, l’organisation de mariages n’en fait pas partie. Surtout s’il s’agit de celui de son ex !
Heureusement qu’entre les activités déprimantes, comme regarder Seth en épouser une autre ou chercher une robe de demoiselle d’honneur, la libraire démoniaque a des distractions. Par exemple suivre les progrès d’un succube fraîchement débarqué à Seattle qui tente de corrompre le futur marié.
Mais le danger rôde : une force mystérieuse envahit les pensées de Georgina et tente de l’attirer vers le côté obscur…

(Déjà) l'Avant dernier tome de la série "Georgina Kincaid, et cela est toujours plaisant à lire, même si ce tome ne fera pas partie de mes préférés (mais j'y reviendrai plus tard). 

Je n'en reviens toujours pas d'être aussi régulier dans la lecture de cette saga: tous les deux mois, je retrouve Georgina avec toujours autant de plaisir, mais surtout, c'est facile de se rappeler les événements passés dans les tomes précédents, vu que ma lecture est encore fraîche après un mois de "repos". 

Dans ce tome, Georgina va être (encore) confronté à des ennemis particuliers. Je n'arrive pas à croire qu'elle soit encore la cible de méchant (en même temps, la série n'aurait pas lieu d'être si ce n'était pas le cas). 
La fin du tome précédent augurait quelque chose de drôle: la nouvelle situation de Seth allait permettre à Georgina de tourner la page. Malheureusement, cela n'aura pas duré bien longtemps, pour mon plus grand "malheur" (car je trouve que l'histoire du couple Georgina/Seth n'est pas des plus passionnantes et ce depuis le début). 

Malgré un bon départ, j'ai été désarçonné par le milieu du roman: le fait que Georgina soit enfermé et qu'elle disparaisse aux yeux du monde m'a laissé perplexe: j'ai eu l'impression d'un flottement et surtout, je trouvais que cela ne faisait pas avancer l'action (par contre, avancer l'histoire, il n'y a pas de doute, puisqu'on en apprend un peu plus sur le passé de Georgina, même si on se demande, comme Georgina, si cela est vrai ou faux. )
Richelle Mead a trouvé une belle parade pour que l'on voit ce qui se passe, alors que Georgina n'est pas dans le monde réel (Georgina étant la narratrice du roman, cela  rendait impossible cet état de fait, normalement...mais Richelle Mead à plus d'un tour dans son sac et à trouvé la parade). 

Malgré ce flottement, qui ne m'a pas empêché d'apprécier ma lecture (car c'est toujours un plaisir de revoir tous ces personnages que j'affectionne), j'ai été captivé par la fin du roman que j'ai lu à vitesse grand v. Les événements s'enchaînent à une vitesse folle qui tourne un peu la tête. Et la fin augure un 6e et dernier tome d'apothéose. 

Maintenant, parlons de ce qui me gêne le plus: Seth et sa relation avec Georgina. Je n'arrive vraiment pas à accrocher à ce "petit couple", qui nous impose les atermoiements, certes peu nombreux heureusement de Georgina. 
Heureusement, le retour de Roman (vu dans le premier tome) dans la vie de Georgina me faisait espérer un point final à la relation Seth/Georgina. La fin m'a malheureusement détrompé. Mais le retour de Roman est une bonne chose, même si il n'a pas apporté ce que j'espérais.  

Mais bon, vu le final, qui m'a laissé pantois, je l'avoue, une petite théorie s'est mis en place dans mon cerveau...je suis donc impatient de lire le 6e tome qui devrait nous donner les réponses aux questions que l'on se pose. 

Au final, un 5e tome qui ne fera pas parti de mes préférés de la saga, mais qui fut agréable à lire et captivant pour les pistes qu'ils nous donne pour le tome final. Tome que je lirai en décembre. 
Allez, plus que deux mois avant de connaître le fin mot de l'histoire. Ma théorie sera t'elle confirmé? 

Richelle Mead: Succubus Tome 5 (Succubus Shadows), (Succubus Shadows), Milady, 406 pages, 2010. 




dimanche 19 octobre 2014

Slow Qui Tue #205:Téléphone moi

Le slow qui tue de la semaine attend un coup de fil.

Nicole Croisille: Téléphone moi


Bonne écoute!


jeudi 16 octobre 2014

L'émeraude oubliée (l'évasion)

4e de couverture: Dans la sinistre ville de Mornia, à la végétation inexistante, seules des tours de béton grises aux dimensions célestes s’élèvent vers des hauteurs indistinctes. Un mur infranchissable empêche toute sortie de cette prison qui ne dit pas son nom, gouvernée par un dictateur, le président Percy.
Les plus riches vivent en haut des tours, dans un confort luxueux. Les plus pauvres vivent en bas, dans une brume permanente, le « smog » métropolitain.
Yan, un garçon de 15 ans, est l’un de ces indigents dont le destin est de finir ouvrier dans une usine, comme son père et son grand-père. Mais il rêve d’une autre vie. Peut-être là-haut, chez les riches ? Ou bien ailleurs qu’à Mornia. Existe-t- il un autre monde que celui-ci ? Pour le savoir, il faudrait s’échapper. C’est alors que Yan rencontre Sonia, une jeune fille de son âge, issue des niveaux supérieurs, avec laquelle il va peut-être concrétiser ses rêves. L’évasion se prépare. Cependant, Percy et ses hommes sont prêts à tout pour faire échouer ce projet.

Ce court roman de Lina Carmen est une invitation au voyage. 
Il pourrait s'apparenter au genre de la Dystopie, qui est revenue en force depuis le succès de Hunger Games.
Yann est un jeune garçon qui ne rêve que de partir de Mornia, une "ville prison" puisqu'un haut mur de 600 mètres entoure la ville et empêche ses habitants de s'échapper. Il rencontre Sonia, une jeune fille du monde des riches (qui correspond au monde des riches, en opposition aux bas fonds où les pauvres s'entassent). 
Ils vont alors échafauder un plan d'évasion qui va leur promettre bien des déboires et des aventures. 

En débutant la lecture de ce livre, j'ai eu peur de sa brièveté: l'aventure de Yan et Sonia ne courrait que sur 200 petites pages. 200 pages pour nous présenter un univers original, des personnages et une histoire qui tiennent la route, c'est un peu court. 
Mais en fait, ce n'est pas du tout le cas. Lina Carmen trouve le moyen de mener son histoire tambour battant, sans trop d'élipse, sans oublier aucun personnage sur sa route. Le lecteur rentre dans le vif du sujet dès les premières pages et tout se déroule, sans temps mort. L'auteur ne délaye pas son histoire avec des descriptions à n'en plus finir et l'action est omniprésente tout le temps. Ainsi, le lecteur n'a pas le temps de s'ennuyer ou de trouver le temps long. 

Le roman est composé de deux parties bien distinctes: tout d'abord Mornia et le projet d'évasion de Yan et Sonia, puis "au coeur de L'émeraude" qui nous raconte l'après évasion...mais je n'en dirais pas plus. Je vous laisse le soin de le découvrir par vous même. 

Même si le roman est court, j'ai trouvé les personnages principaux (Yan et Sonia) bien dessiné, avec une personnalité, certes basique (c'est à dire la fille riche rebelle qui veut aller contre le système et le jeune garçon courageux qui veut changer sa vie à tout prix) mais attachante...surtout Yan, qui va faire une découverte surprenante de l'autre côté du mur. 

Ce qui a retenu mon attention, c'est sourtout l'univers mis en place par l'auteur: nous sommes vers les années 2100 et les habitants de la Terre, devenus trop nombreux, ont pris la décision de laisser la nature reprendre ses droits et d'"enfermer" la population dans les villes. Ce qui explique le grand mur qui entoure Mornia. Derrière cet univers, il y a un message écologique qui m'a vraiment interpellé et je me suis dis que la solution de l'auteur n'était peut être pas si mauvaise. 

Au final, voilà un roman dystopie qui réussit à trouver sa place parmi tous les autres romans de ce genre, grâce à une intrigue bien menée et sans temps mort, des personnages attachants, et un univers original et surprenant. Un roman qui me laisse un bon souvenir et dont la fin amène une suite.  C'est obligé. Et si suite, il y a, je la lirai avec grand plaisir. 

Merci aux Editions La Bourdonnaye pour ce merveilleux voyage au coeur de L'Emeraude.


Lina Carmen: L'émeraude oubliée (L'évasion), Editions La Bourdonnaye, 200 pages, 2014


mercredi 15 octobre 2014

La Discothèque du 20e siècle #79

En 1972, Gilles Servat prenait la décision de partir faire la guerre.

Gilles Servat: La Blanche Hermine (1972)

La blanche hermine by Gilles Servat on Grooveshark

Comme Alan Stivell et quelques autres, Gilles Servat a défendu vaillamment la culture des provinces, plus précisément la culture bretonne (même s'il est originaire de Tarbes, dans les Hautes-Pyrénées). Il le prouvait sans ambiguïté aucune avec La blanche hermine, la chanson la plus célèbre de son répertoire. La blanche hermine est même l'hymne de tous ceux qui luttaient contre l'hégémonie parisienne, au point que le pionnier de la renaissance celtique se disait prêt à faire la guerre aux Français...(Source: Fascicule "L'encyclopédie de la chanson française n°48", Polygram Collections)

Bonne écoute!

mardi 14 octobre 2014

Agatha Doyle au service de sa majesté

4e de couverture: En voyage scolaire à Londres, Agatha Doyle, une jeune collégienne française, se retrouve enfermée par erreur dans la Royal Gallery de Westminster Palace. Ce n’est pas sur la vieille bique de Miss Marple, sa sévère professeure d’anglais, qu’Agatha peut compter pour sortir de ce guêpier mais sur ses deux amis : le sportif Sherlock et le gros Hercule !
Les voilà embarqués dans une enquête digne des plus grandes histoires policières, à la recherche du Traité d’indépendance de l’Irlande et de son voleur. Entre la découverte d’un labyrinthe secret, la rencontre d’un membre de la famille royale et de folles escapades nocturnes, les trois amis ne sont pas au bout de leurs surprises.
Parviendront-ils à retrouver le Traité et à démasquer le traître à la Couronne ? Il faudra toutes les cellules grises d’Hercule, le sens de l’observation de Sherlock et l’extraordinaire maladresse d’Agatha pour mener à bien cette mission.

(A Partir de 9 ans)

Quand les Editions Naïve ont pris contact avec moi pour me proposer de découvrir certains de leurs livres jeunesse, j'ai été très surpris. 
En effet, je lis peu de romans jeunesse et ceux que je lis sont plutôt des romans ados. Alors, lire des romans pour des enfants, c'était pas trop mon truc. 

Puis, après une (longue) réflexion, je me suis dis pourquoi pas. Mon choix s'est alors porté sur ce petit roman qui combine tout ce que j'aime dans le roman policier. (De toute façon, dès que je vois Agatha quelque part, je fonce). 

Après lecture, je peux vous dire que j'ai bien fait de craquer. Quel petit roman policier charmant qui à plusieurs atouts dans ses pages. 
Tout d'abord, des personnages charmants, rigolos et sympathiques, en tête, le trio Agatha/Sherlock/Hercule (déjà, vous pouvez remarquez que nous sommes en terrain connu puisque de suite, cela fait penser au lecteur plus âgé que je suis, à Agatha Christie, Hercule Poirot et Sherlock Holmes). : ces trois compères se retrouvent embarqué dans une aventure rocambolesque lors d'un voyage scolaire à Londres. J'ai trouvé les maladresses d'Agatha trop choupinettes (malgré un caractère fort marqué), la sagacité de Sherlock (qui ressemblerait à s'y méprendre au héros de Conan Doyle, les défauts en moins) et la bonhomie d'Hercule (qui là aussi ressemble un eu au héros d'Agatha, sauf que j'ai préféré ce petit Hercule qui m'a fait rire avec ses petites malchances), m'ont également ravi. 

Avec une écriture simple, vive, et une intrigue très bien menée et qui va à 100 à l'heure (et qui retiens l'intérêt du lecteur, peu importe son âge, car je me suis pris au jeu), Caroline Triaureau a eu la belle idée, de faire découvrir Londres à ses (jeunes) lecteurs. Déjà, au début du premier chapitre, un plan de Londres nous est donné afin de suivre le parcours de toute la petite bande. Mais, surtout, elle parsème des petites anecdotes historiques (surtout sur le conflit opposant l'Irlande et la Grande Bretagne) dans son histoire, captivant ainsi son lecteur avec intelligence. Un roman ludique, en somme, qui nous en apprend plus sur la ville de Londres et son histoire. 

L'autre petit plus de ce court roman se trouve dans les dernières pages. Par des petits chapitres, Caroline Triaureau présente à son jeune lectorat les personnages qui lui ont inspiré ses personnages (Sherlock Holmes, Hercule Poirot et Miss Marple (je préfère d'ailleurs le personnage d'Agatha Christie, au  professeur d'anglais intraitable et insupportable qu'avait Agatha et ses amis). Puis,  elle leur propose une petite visite guidée de Londres, ainsi que sur son Histoire. C'est passionnant! Mais surtout, cela peu donner envie d'aller plus loin et ouvrir la porte vers d'autres lectures. 

Voilà un roman très sympathique, qui nous entraîne dans une enquête trépidante, dans le Londres d'aujourd'hui, avec un trio d'amis fort sympathique. De plus, un roman ludique qui nous apprend certaines choses sur Londres et son histoire. Puis, aussi, parsemé de clins d'oeil à la littérature policière du début du 20e siècle (Agatha Christie et Conan Doyle en tête) que le lecteur averti que je suis à pris plaisir à dénicher. Un petit roman idéal pour découvrir, de façon amusante, le roman policier. 

Merci à Benjamin et aux Editions Naïve livres pour cette jolie découverte.

Caroline Triaureau: Agatha Doyle au service de sa majesté, Naïve livres, 178 pages, 2014