dimanche 5 juillet 2015

La Discothèque du 20e siècle #114

En 1974, Marie Laforêt offrait un très beau cadeau à ses admirateurs.

Marie Laforêt: Cadeau (1974)


Les plus beaux yeux du monde, disent certains... Maire Laforêt avait débuté dans le film Plein Soleil en 1959, suivi l'année suivante d'un premier 45 tours sur lequel joue un guitariste débutant nommé...Jacques Higelin! On se souvient de ses succès des années 60 (Les vendanges de l'amour, Ivan Boris et moi..etc). En 1973 Viens viens, offre à son interprète un nouveau départ, confirmé via l'énorme hit Cadeau en 1974 suivi, à son tour de la ballade Il a neigé sur Yesterday trois ans plus tard. (Source: Fascicule "La Discothèque du 20e siècle: 1974", Polygram Direct)

Bonne écoute!

samedi 4 juillet 2015

Les Déviants

4e de couverture: Paris, France, 2022, Tyler et Alexandre vivent en couple depuis plusieurs années lorsque le Lord arrive au pouvoir. La France s’assombrit et bientôt l’Europe toute entière sombre dans un chaos indescriptible. « Les Déviants » sont fichés, interpellés, privés de leurs droits et petit à petit, on voit leur nombre diminuer. « Les Déviants » sont les hommes qui aiment les hommes, les femmes qui aiment les femmes… Ils sont devenus des cibles, des sous-hommes, et la traque a déjà commencé. Fuir est une possibilité, mais le secret que les deux jeunes hommes gardent dans leur cœur, les retient dans l’ancienne Ville Lumière… Prêts à tout pour le protéger, ils mettront leur vie en danger. Pour l’Amour, contre l’Injustice.

Le Projet de Westley Diguet, qui a abouti à ce roman, "Les Déviants" est, en soi, un projet à défendre. Quand, en plus, une partie des ventes du livre est reversé à l'association Le Refuge, je n'hésite pas à sauter le pas. (je ferai pareil pour une autre association, mais celle ci me tient particulièrement à coeur) Si on peut aider, tout en découvrant un auteur, et un roman, il n'y a pas à hésiter. 


Les Déviants a une résonance particulière avec la seconde guerre mondiale et le sort des juifs durant ce conflit (ici remplacé par les homosexuels, appelé des déviants). C'est un roman qui ne m'a pas laissé indifférent, loin de là. Avec une écriture sans fard, parfois brut de décoffrage, mais également rempli de poésie, Westley Diguet nous raconte une histoire d'amour magnifique, dans un contexte abominable. Ce roman sur le thème du "Et si", d'une certaine manière, donne à réfléchir. 
Certains pensaient qu'avec le mariage pour tous, la tolérance allait triompher;c'est malheureusement, le contraire qui s'est produit. On a vu une recrudescence de l'homophobie et certaines langues se sont déliées pour déversé leur haine sur les homosexuels qui n'avaient rien demandé. (Ce dont, je vous parle là, n'est pas de la fiction, c'est bien la réalité). 
Il n'est donc pas inconcevable que l'idée de Westley trouve un écho dans notre histoire (comme celle ci n'est parfois qu'un éternel recommencement). Mais, malgré son sujet parfois insoutenable (qui rappelle les heures sombres de la seconde guerre mondiale, dans ce qu'elle a de plus abject), allant de la traque des Déviants, jusqu'au camp de concentration, ou ceux ci sont enfermés, Westley nous parle simplement d'amour, et du combat de Tyler et Alex pour pouvoir vivre ensemble et garder leur secret (le plus beau qui soit) à l'abri du Lord et de sa cohorte de garde. 

J'ai été bouleversé devant cette histoire: Westley a réussi à m'émouvoir, (comme l'avait fait Ophélie Pemmarty avec Les Somnambules), à m'indigner aussi, devant le destin de ce couple. J'ai été ému, parfois aux larmes, me sentant impuissant, spectateur inactif, qui ne sait pas quoi faire pour les sortir de là. 
Westley démontre surtout, que l'amour n'a aucune barrière et qu'il peut frapper n'importe qui, sans distinction, se moquant des convenances et des préjugés: la preuve avec Tyler et Alexandre, qui avant de tomber amoureux l'un de l'autre n'avaient aucune attirance pour les garçons. C'est simplement l'amour qui les a réuni et cela ne se contrôle pas. 

En peu de pages, Westley réussit à mettre en place un univers fort, déstabilisant et le lecteur ne peut décrocher et est abasourdi par les événements qui s'enchaînent à une vitesse folle. Alors, bien sûr, il y a des élipses et quelques éléments (surtout à la fin) sont éludés, mais c'est normal et le but n'est pas d'avoir tous ces éléments en tête: l'essentiel est que l'idée principale soit menée jusqu'au bout...et c'est le cas. 

Voilà un roman qui me marquera longtemps, avec des personnages bien dessinés, et ayant une personnalité propre (ce qui n'est pas évident à mettre en place en si peu de pages): ce qui fait que je m'y suis beaucoup attaché. Une écriture forte et sans concession qui vous happe dès les premières phrases (a ce sens, le prologue est magistral et nous donne un aperçu vibrant de l'histoire qu'on va lire). Un roman qui fait écho à ce qui s'est passé, il y a plus de 70 ans (on a trop tendance à oublier que lors de cette guerre, les homosexuels étaient aussi traqués et enfermés dans les camps de concentration et devaient porter un triangle rose. Je vous recommande d'ailleurs le visionnage du  magnifique téléfilm Un amour à taire  avec Jeremie Renier, Bruno Todeschini, Catherine Jacob, Michel Jonasz et Nicolas Gob qui parle de ce sujet là),traité de manière très actuel. Mais surtout, c'est un beau message sur la tolérance et sur l'amour. 

N'oublions pas: l'amour n'a pas de barrière, de frontière, et c'est la plus belle chose au monde. Ne le détruisons pas, sinon, que nous restera t'il? 

Merci à Westley pour l'écriture de cette histoire d'amour poignante. Le roman, (publié à 150 exemplaires) est apparemment épuisé. Mais il me semblait important d'en parler, d'une part, parce que c'est un beau roman, et d'autre part, il est fait dans le but d'une belle action. 

Mais, n'hésitez pas à demander à Westley, des informations sur ce livre, s'il vous intéresse, sur sa page facebook ou sur son site. Sait on jamais. 

Pour ma part, j'ai découvert une belle histoire, bouleversante,et une belle plume que je serai ravi de retrouver dans un autre roman. Westley Diguet est un auteur que je vais continuer à suivre, surtout si ses autres histoires  sont  du même acabit que ses Déviants. 

Westley Diguet: Les Déviants, Westley Diguet éditions, 150 pages, 2015



vendredi 3 juillet 2015

Danse Avec les Loups

4e de couverture: Fort Sedgewick. Un avant-poste au fin fond de l'Ouest sauvage. Trois ou quatre baraques délabrées, une poignée d'hommes épuisés. C'est là qu'est affecté le lieutenant Dunbar. Il rêvait de grands espaces, de batailles glorieuses. A son arrivée, une surprise l'attend : le fort est abandonné, il se retrouve seul. Seul... jusqu'au jour où il découvre une femme blessée qu'il ramène chez les Comanches. Au fil des jours, il gagne leur amitié, apprend leur langue... et tombe amoureux de cette étrange squaw aux yeux couleur de feu, cette Blanche que les Indiens ont enlevée quand elle était enfant. Comme elle, il deviendra un Comanche. Désormais, le lieutenant Dunbar n'existe plus. Il est celui qui " danse avec les loups ". Mais la guerre n'est pas finie. Pour l'armée des Etats-Unis d'Amérique, John Dunbar est un déserteur... 

Danse Avec Les Loups est l'un des films qui m'a le plus marqué étant ado. Ce fut une vraie claque. Quand j'appris que le film était tiré d'un roman (roman passé plutôt inaperçu, au contraire du film qui fut un succès), il a fallu que j'ai un exemplaire de ce dernier pour pouvoir retrouver cette histoire qui m'avait fait chavirer le coeur. 

J'ai voulu me plonger dans le livre quelques semaines après avoir vu le film, et là, je n'arrivais pas à retrouver la magie du film. L'histoire m'était connue (et comme le film est des plus fidèles au livre, aucun détail nouveau n'accrochait mon intérêt. C'est ainsi que j'ai abandonné ma lecture au bout d'une centaine de pages...pour remettre le livre dans ma bibliothèque où il allait dormir plus de 20 ans (!!) (le pauvre). 

Grâce à l'opération "Book Jar" que j'ai décidé de mener cette année, j'ai ressorti mon exemplaire de ma bibliothèque (où il prenait la poussière), et là, la magie à de nouveau opérée. 
J'ai pris un plaisir fou a revivre cette histoire (les images du film (que j'ai vu au moins cinq fois) me revenaient en mémoire). Le style fluide de Michael Blake nous transporte dans un monde sauvage qui nous émerveille. John Dunbar est un des personnages les plus magnifiques de la littérature:il donne une belle image de l'humain et nous rappelle que la curiosité et l'envie de découvrir et d'apprendre sont les moteurs pour communiquer et vivre avec les autres. Surtout Michael Blake nous donne une très belle image des indiens et il m'a surtout fait de nouveau, prendre conscience que l'homme blanc était l'envahisseur (et le plus sauvage parfois) de ces grands espaces. 

J'ai été très étonné de voir les pages s'envoler et lire ce livre très rapidement. Je pense que le plaisir de retrouver une histoire et des personnages déjà connu, a été pour beaucoup dans l'avancement de ma lecture. En fait, le plus étonnant, je pense, c'est la brièveté du roman: j'avais oublié que celui ci ne faisait qu'un petit peu plus de 300 pages. La durée du film (j'ai une version DVD "4 heures" du film dans ma DVDthèque) m'a induit en erreur. Je pensais lire un pavé, en fait. 

Michael Blake a su trouver le ton juste pour décrire les grands espaces et surtout les saisons qui passent. C'est, en fait, un roman très contemplatif, ou le héros (et le lecteur par la même occasion) vit et regarde s'écouler le temps au gré des saisons pour prendre le temps de découvrir les indiens et leur mode de vie. On s'attache à John, bien sûr, mais également aux indiens, de Celle Qui Se Dresse Avec Un Poing Fermé, à Oiseau Frappeur, en passant par Dix Ours ou Vent Dans Les Cheveux. Je me suis également surpris à avoir de la tendresse pour Cisco, le cheval de John, et Deux Bottes, le vieux loup, qui devient le compagnon de John au Fort (le destin de ces deux animaux m'a beaucoup ému). 

Au final, j'ai retrouvé avec plaisir cette histoire qui m'avait bouleversée et émerveillée, lors de la sortie du film en 1991. Un film de grande beauté qui est entré dans le panthéon du cinéma américain. Mais c'est également l'un des plus beaux romans qui a été écrit sur les indiens (mais surtout qui leur donne un visage humain, loin du sauvage qu'on décrit souvent). Un roman qui montre les différences entre la culture blanche et celle des indiens, mais que cette différence ne fait pas d'eux des sauvages ou des étrangers. Un superbe roman qui entre dans l'histoire du Nature Writing et qu'il est bon de (re)découvrir. 

Michael Blake (qui nous a quitté en mai 2015) avait donné une suite aux aventures de John/Danse Avec Les Loups et sa famille, dix ans après le succès de son premier roman, et qui s'intitulait, La Route Sacrée. Si je réussi à tomber sur un exemplaire de ce dernier, je serai curieux de le lire pour retrouver tous ces personnages qui m'ont fait rêver, une fois encore. 

Michael Blake: Danse Avec Les Loups (Dances With Wolves), J'ai Lu, 317 pages, 1991



mercredi 1 juillet 2015

Descente en librairie #57

Au mois de Juin, 19 livres ont rejoint ma PAL.

03/06


Une saga d'une auteure québécoise (France Loisirs aime apparemment faire découvrir à ses adhérents des auteurs de cette belle contrée, à mon plus grand bonheur) qui m'a interpellée: elle se déroule durant la seconde guerre mondiale (et plus précisément vers la fin de la guerre) et ce du côté allemand. Ne connaissant pas beaucoup cette période de ce point de vue là, j'ai foncé.







J'ai croisé ce livre sur le blog de Tiphanie (c'est l'un de ses récents achats), il m'a paru idéal pour les vacances qui approchent.










(Achats France Loisirs)

04/06


2e tome de la saga des Cow-boys du Montana. (Il faut que je pense d'ailleurs à sortir le tome 1 de ma PAL, cet été).










(Achat Leclerc)

10/06


J'ai profité de la venue de Gaëlle Nohant à la librairie Gibert de ma ville pour acquérir son dernier roman. Elle en parle tellement bien que j'ai hâte de m'y plonger...mais je patienterai jusqu'à cet automne ou cet hiver, saison qui, selon moi, convient bien à ce livre.
En tout cas, ce fut une belle rencontre que celle de Gaëlle Nohant, une auteure accessible et adorable, qui est tellement passionnée, qu'elle ne peut donner qu'envie de se plonger dans son roman.
PS. Karine, si tu passes par là, nous avons même parlé de toi. (Pour tout avouer, j'ai même une petite dédicace pour toi, de la part de Gaêlle Nohant. Dis moi simplement comment faire pour te la faire parvenir. Bisou, ma chère Karine et merci pour la découverte de cette formidable auteure).

(Achat Gibert)

Une romance qui à l'air drôle et fun. Une lecture qui sera idéale pour l'été.











(Reçu dans la BAL)

Après quelques petites péripéties, ce livre est arrivé chez moi au mois de Juin. Un roman psychologique plus qu'intriguant, au point de titiller ma curiosité.










(Reçu dans ma BAL)

11/06


2e tome de la série "Blackberry Island".











(Achat Leclerc)

12/06


Une surprise m'attendait ce jour là dans ma BAL. Un thriller qui m'a l'air intriguant comme tout et qui sera idéal pour l'été.










(Reçu dans ma BAL)

17/06


Une autre surprise que la réception de ce livre. Mais réception qui me ravi au vu du résumé (le maire d'un petite village qui voit son passé resurgir au plus mauvais moment: celui des élections). Une lecture qu'il me tarde de faire.









(Reçu dans ma BAL)

18/06

 2e tome de la série "Harbor House Café" avec une couverture qui dénote un peu avec celle du premier tome (mais qui est dans le ton de ce 2e tome au vu du résumé).









(Achat Leclerc)

25/06


2e tome de la série "Sexy Girls".











(Achat Leclerc)

Un roman qui se déroule à Cuba, dans les années 50, le destin de deux soeurs, cela m'interpelle et je dis: je veux découvrir! Maintenant, il n'y a plus qu'à.










(Reçu dans la BAL)

27/06



Il rejoint ma collection Oates...qui commence à être conséquente, au point que j'ai eu un doute en achetant ce roman. Il serait bon que lors de mes virées en librairie, j'ai toujours avec moi la biblio de cette chère Mrs Oates afin de ne pas faire de doublons malencontreux.







(Achat Gibert)

Le week-end dernier se déroulait le premier salon du Livre de Poitiers. J'en ai profité pour aller y faire un tour, et comme la part belle était donné aux petits éditeurs, j'en ai profité pour faire quelques acquisitions (et rencontrer des auteurs). 


Sur le stand des éditions "La Bourdonnaye", j'ai craqué pour la première saison des Costello (famille de vampires, affreux, sales et méchants (on est loin des vampires pour ados et ça ça me plait!). Puis, ce sera aussi l'occasion de continuer ma découverte de la plume de Laurent Bettoni qui va encore m'embarquer dans un nouvel univers.







Les Editions La Bourdonnaye ont eu la belle idée de consacrer une collection aux classiques de la littérature érotique avec des auteurs "peu connu", du moins dans ce domaine là. Saviez vous, par exemple que Zola, avait écrit des histoires érotiques? Ou bien ce cher Maupassant (que j'aime beaucoup). Curieux comme tout, j'ai voulu lire par moi même et c'est pour ça que je me suis tourné vers celui ci. De plus, la couverture est d'un raffinement!






C'est en voyant le nom d'Ophélie Pemmarty sur la couverture que j'ai craqué. Son roman Les Somnambules avait été un tel coup de coeur l'année dernière que je n'ai pas hésité une seule minute à me procurer ce recueil de nouvelles écrit à quatre mains par deux amis, Ophélie Pemmarty et Westley Diguet. Ophélie a écrit deux nouvelles de ce recueil, Westley, écrivant les deux autres. 4 histoires d'amour homosexuelles qui m'ont l'air géniales.
Ophélie n'était pas au Salon du livre, mais j'ai fait la connaissance de Westley Diguet, auteur très sympathique.





28/06


2e jour au Salon du livre: (Vêtu de mon tee-shirt "Derrière les mots" acheté au concert de Laurent Voulzy et Alain Souchon) et lors de mon passage au Stand des édtions "Rebelle", j'ai été interpellé par Roger Pascault qui m'a posé cette question: "qu'est ce qu'il y a derrière les mots?" En guise de réponse, je me tourne et il rit en voyant Alain Souchon et Laurent Voulzy Tour.
C'est ainsi que s'est engagé une discussion très intéressante entre Roger Pascault et Anne Feugnet, deux auteurs venus dédicacer leurs romans.
Ils ont été d'une telle gentillesse et tellement abordable. Nous avons parler littérature, écriture, puis des romans qu'ils publiaient. Au final, je me suis laissé tenter par le premier roman d'Anne Feugnet "La face cachée des dômes", un roman de Science Fiction/Anticipation qui m'a l'air captivant. De plus, l'auteure m'a avouée qu'elle avait réécrit la fin pour la réédition de son roman, tenant compte des avis des lecteurs qui avaient été désarçonnée par une fin trop abracadabrante, apparemment.
En tout cas, j'ai vraiment hâte de découvrir cela.

Retour au Stand de Westley Diguet (eh oui, cet auteur m'a "tapé dans l'oeil" et j'avais envie d'en découvrir plus, sur son écriture et ses univers).
Ce petit livre traite d'un sujet qui fait froid dans le dos, mais qui ne peut laisser indifférent (Paris, France 2022. Tyler et Alexandre vivent en couple depuis plusieurs années lorsque le Lord arrivent au pouvoir. La France s'assombrit et bientôt l'Europe toute entière sombre dans un chaos indescriptible. "Les Déviants" sont fichés, interpellés, privés de leurs droits et petit à petit, on voit leur nombre diminuer. "Les Déviants" sont les hommes qui aiment les hommes et les femmes qui aiment les femmes...Ils sont devenus des cibles, des sous-hommes et la traque a déjà commencé). En tout cas, une histoire qui fait réminiscence à un passé pas si lointain.
Un petit livre qui sera l'une de mes prochaines lectures.
De plus, une partie de la vente du livre est reversé à l'association "Le Refuge". Si, en me faisant plaisir, je peux faire une bonne action. Je n'hésite pas.
Pour plus d'information sur le roman et le projet , c'est par ici (les Déviants-le roman)


J'en ai aussi profité pour acquérir le premier tome de sa nouvelle saga "Jeux de pouvoir". Un roman fantasy qui m'a l'air des plus captivants. Un peu de fantasy, cela ne fait pas de mal...et j'espère être agréablement surpris.








Au mois prochain pour les nouveaux arrivés dans ma PAL.








La Discothèque du 20e siècle #113

En 1974, Claude François, le plus populaire des chanteurs yéyés, nous fredonnait une chanson...populaire!(off course)

Claude François: Chanson populaire (1974)


Le 15 décembre 1974, celui qu'on surnomme Cloclo, se produit au Parc des Expositions de Paris- il ne s'était plus produit sur une scène depuis 5 ans, par bouderie vis a vis des critiques, toujours prêts à dégainer leurs sarcasmes. Mais c'est pour la bonne cause: il donne un gala au profit de l'association "Perce Neige", présidé par Lino Ventura, au profit des enfants handicapés. Ceci conclu une année surchargée, qui avait démarré au sommet des classements avec cette Chanson populaire et qui avait été marquée par d'autres méga-tubes tels que Sha la la, Le mal aimé et bien sûr Le téléphone pleure. (Source: Fascicule "La Discothèque du 20e siècle: 1974", Polygram Direct)

Bonne écoute!

mardi 30 juin 2015

Le cortège des épileptiques

4e de couverture: « Nous sommes le souffre, la malséance et le viol. Nous sommes la fausse note dans le requiem, le treizième pied dans l’alexandrin. Nous sommes le glaire et la pisse qui coulent sur vos tricots de peau. Et surtout, nous sommes nombreux. »
Des paysages blancs à n’en plus finir, une ville à fuir, un lac et une prostituée à retrouver pour enfin pouvoir se (re)poser : Victor et son mentor Girodet subissent la faim et le froid dans un décor de fin du monde. Mais qui sont-ils ? Comment en sont-ils arrivés là ? Que fuient-ils ? Et pourquoi cette obsession du lac de Debbie Dew et de sa bouche carmin ? Victor écrit son errance, son épilepsie, son enfance au pensionnat, ses rencontres hors du commun et sa fuite de la ville à feu et à sang.
Le roman de l’impatience, de la turbulence, le récit de l’hyperactivité. Un conte moderne et urbain où l’auteur imagine un avenir peut-être pas si lointain.

Ce roman aux allures d'apocalypse, né de l'imagination de Matthieu Carlier, journaliste de profession, est des plus étranges. 

Deux hommes ont fuient la ville pour s'aventurer dans le monde, destination un chalet près d'un lac. Le narrateur (Victor) est un jeune homme impatient, malmené par la vie et qui, par ce voyage, espère reprendre le cours d'une vie devenue des plus chaotiques. Heureusement, Girodet, son mentor, est là pour canaliser et tempérer tout cela.

J'ai été fasciné par ce livre, et ce, malgré le fait  qu'il ne se passe pas grand chose: c'est simplement l'errance de deux hommes dans un monde en ruine, dans un futur plus ou moins proche (en tout cas, on ressent une certaine ressemblance dans les thèmes, à notre monde actuel: la violence, la délinquance, la pauvreté, l'envie de liberté. Tout ceci fait écho à notre société actuelle.) 
Ce n'est donc pas l'histoire qui a retenu mon attention, ni même les personnages (mêmes si ceux ci sont intrigants et que je voulais savoir quelle avait été leur vie pour qu'ils en arrivent là), c'est l'écriture de l'auteur. Celle ci est travaillée à un tel point qu'elle oscille souvent entre un style journalistique, qui relate des faits et des envolées poétiques qui nous emportent dans un monde fantasmagoriques (les scènes hallucinés de Victor lors de ses crises d'épilepsies en sont un bel exemple).

Voilà pourquoi j'ai pris le temps de lire ce livre: la lenteur m'a été nécessaire pour bien capter toutes les subtilités du texte (je pense, d'ailleurs, que je n'ai pas totalement vu toutes ces subtilités); puis, la construction atypique du livre, fait que j'ai été plus d'une fois surpris. En effet, dans une première partie, on suit la fuite en avant du narrateur et de Girodet, dans un monde en ruine. On sait juste qu'ils ont quitté la ville, pour aller retrouver une certaine Debbie Dew (dont le narrateur est amoureux même s'il ne le dit pas clairement), prostituée de son état, qui possède un chalet au bord d'un lac. Arrivé à la fin de cette première partie, une surprise de taille attend le lecteur (mais que je tairais pour vous en laisser la découverte) qui se demande comment l'histoire va continuer. Et c'est là que cela devient fascinant: l'auteur opère un retour temporel en nous contant les événements antérieur à la fuite de Girodet et du narrateur, à l'intérieur de la ville. Ainsi, dans cette partie, le voile se soulève sur toutes les questions que je me posais en lisant la première partie (le passé de Victor, le narrateur, cette fameuse Debbie Dew, "fantôme" fantasmatique de la première partie, qui se dévoile dans la 2e partie). Enfin, dans une dernière partie, c'est à un nouveau décor et une situation des plus complexes et effrayantes à laquelle le lecteur est confrontée. Jusqu'à une fin des plus énigmatiques et poétiques.

Au final, ce roman est une belle expérience de lecture: sa construction m'a intrigué et m'a donné envie de savoir comment cela allait se terminer pour les protagonistes principaux. Matthieu Carlier a réussi a construire un monde des plus fascinants, et pas si futuristes que cela (malheureusement, car cette vision du monde est pessimiste, quand même), en mêlant un style poétique à un style plus journalistique (dans le sens où il décrit un monde et une société , afin de nous le restituer le plus juste possible comme le ferait un journaliste dans un article ou un reportage): ce qui fait un mélange des plus étrange et original, ma foi. 
Le roman de Matthieu Carlier vaut le coup d'être découvert, si comme moi, vous aimez les nouveaux univers et faire de nouvelles expériences de lectures.

Merci aux Editions Daphnis & Chloé pour cette fascinante découverte.



Matthieu Carlier: Le cortège des épileptiques, Editions Daphnis & Chloé, 261 pages, 2014




dimanche 28 juin 2015

Slow Qui Tue #241: Come along

le slow qui tue de la semaine veux qu'on vienne avec lui pour voir ce que c'est d'être libre.

Titiyo: Come along


Bonne écoute!











C'est avec ce titre que se clôt cette 6e saison des "Slow qui tue". Les slows partent donc sur les plages de France (et ailleurs) pour vous faire danser tout l'été. 
Dès la semaine prochaine, c'est "La Discothèque du 20e siècle" qui va rythmer les dimanches de votre été (en plus du mercredi). 
La rubrique "Slow qui tue" reviendra le 6 septembre 2015 pour une 7e saison. 
En attendant, bon été à eux! (Ainsi qu'à vous cher(e)s lecteurs/trices).