dimanche 20 mai 2018

Slow Qui Tue #366: I love you always forever

Le slow qui tue de la semaine aimera toujours celui qu'elle aime.

Donna Lewis: I love you always forever


Bonne écoute!


jeudi 17 mai 2018

La Symphonie du hasard (Livre 3)

4e de couverture: On ne peut jamais vraiment prévoir l'avenir ni savoir ce qui nous attend. On peut échafauder des projets, entretenir des espoirs. Mais la symphonie du hasard égrène toujours ses notes, et ses variations incessantes nous rappellent que tout ce que la vie a d'intéressant, de bon, de merveilleux, sera éternellement contrebalancé par le mauvais, le tragique, l'effroyable. C'est le prix à payer pour ce cadeau extraordinaire qui nous est fait : l'absence de certitudes... Sinon celle, absolue, que la présence de chacun de nous dans cet espace grand ouvert touchera un jour à sa fin.
Mais pour ceux d'entre nous qui sont toujours là, sur le chemin, que dire de ce qui nous attend ? Quels mots suffiraient à résumer ce qui s'étend devant nous ?

Risque de Spoilers sur les tomes précédents. 

A peine un mois et demi après la lecture du Second Volet, voici que je referme le 3e volet de cette symphonie du hasard avec bonheur. 

j'avais été un peu chafouin à la lecture du second volet, car je trouvais qu'il avait une mise en place un peu longue, du fait qu'Alice partait dans un autre pays, qu'il fallait laisser le temps au lecteur de découvrir. Mais la fin m'avait redonné l'envie et l'espoir d'un 3e volet passionnant. 

Et, en effet, ce fut le cas. 
Donc, pour ce 3e volet, Alice est de retour aux Etats Unis, au moment de la démission de Nixon. Elle essaie de reprendre pied après l'attentat dont elle fut victime et qui lui a pris l'homme qu'elle aimait. Elle retrouve sa famille, reprend ses études et essaie de remonter la pente. 

J'ai adoré ce tome! On se retrouve plongé dans les Etats Unis de la fin des années 70, début 80 (en clair, en pleine années Reagan, celles de l'argent et des yuppies de Wall Street). On y retrouve une Alice en plein doute, mais qui saura reprendre le dessus et trouvera une place dans l'édition. Son frère Peter, devenu un phénomène d'édition avec son livre sur son expérience au Chili, va connaitre le faste des soirées new yorkaises, et Adam (enfin là après avoir été un "fantôme" dans les tomes précédents) fera partie de ces fameux yuppies, travaillant à Wall Street. 

Ce tome est certes, centrée sur les années Reagan (ce début des années 80 florissante où l'argent était le centre de tout), mais va surtout se focaliser sur la famille d'Alice: une famille bien dysfonctionnelle avec ce père imbuvable, que j'ai adoré mépriser, une mère qui va prendre sa revanche en s'émancipant et en devenant agent immobilier, et deux frères que tout opposent et qui ne pensent qu'à eux. Puis, Alice au milieu de tout ça, qui essaye de se faire une place dans le monde de l'édition. 
D'ailleurs, j'ai aimé découvrir ce monde de l'intérieur et je l'ai trouvé fort passionnant: entre les recherches de nouveaux auteurs, ceux qu'ils faut chouchouter, ceux, à qui l'on demande de réécrire des passages de leur bouquin, les promotions des livres. Tout ceci est très intéressant à découvrir. 
Puis, j'ai aimé la relation qui se tisse entre Alice et Howie (qu'elle avait connu lors de sa première année d'université): ce lien d'amitié qui va se forger est des plus jolis, mais va être menacé par la plus perfide des menaces: le Sida, qui fait son apparition en ce début des années 80 et qui va toucher l'un de leurs amis. 

Et enfin, il y a ces derniers chapitres, qu'on lit dans un souffle et d'une traite, qui nous ramène au début du 1er livre et de la fameuse révélation qu'Adam fait à Alice. Les révélations et les événements s'enchaînent à un rythme effréné, dans ce style fluide si prompt à Douglas Kennedy. Puis, ce final qui m'a complètement frustré. Alors, certes, la boucle est bouclée sur le passé d'Alice (ces fameuses années 70) mais il reste encore tellement de choses à nous raconter sur la vie d'Alice et ses proches (Peter et Adam en tête et leur guerre fratricide) que j'ai eu l'impression de lire une trèèèsss loonnguue introduction sur la vie d'Alice et que tout cela n'est pas fini. Comme si ces plus de 1000 pages n'étaient que le tome 1 d'une longue saga d'envergure, qui raconterait l'histoire de l'Amérique moderne des années 70 à nos jours, à travers le prisme d'une famille américaine de la classe moyenne. Il nous resterait alors à découvrir la fin des années Reagan, les années Bush, les années Clinton, les années Bush fils, les années Obama et pourquoi pas les années  Trump (qui soit dit en passant fait un petit coucou dans ce 3e volet).  En tout cas, j'ai envie d'y croire. Et les derniers mots du livre ("A suivre") me donne de l'espoir. 

Au final, une "Symphonie du hasard" qui m'a enchanté, du début à la fin (malgré un coup de mou dans le 2e volet) pour moi qui aime les Etats Unis. Elle est bien écrite, et on sent que Douglas Kennedy maîtrise son histoire et qu'il sait la raconter. 
je vous encourage à vous plonger dans cette saga fabuleuse, si les Etats Unis vous intéresse, et pour ma part, même si des questions restent sans réponse, la boucle est bouclée en ce qui concerne le passé d'Alice, je pense que rien n'est encore fini. Il ne reste maintenant qu'à regarder vers l'avenir...et je sais que celui d'Alice recroisera ma route un jour. Les mots "A suivre" qui boucle ce 3e volet m'en donne la certitude. 

Merci aux Editions Belfond pour la découverte de la plume de Douglas Kennedy avec cette fabuleuse saga. 

La Symphonie du hasard (Livre 3), (The Great Wide Open), Belfond, 392 pages, 2018


mercredi 16 mai 2018

J'irai danser (si je veux)

4e de couverture: Diane danse comme une enclume, aime les chats, se trouve moche et déteste les mariages. Surtout le sien. Elle vient de se faire plaquer pour « quelqu’un d’autre » (sexe non-identifié mais prévisible, genre « jeune pétasse »)… Désagrégée ou presque, Diane est secouée par sa meilleure amie. Celle-ci lui suggère de se remettre au plus vite sur le marché de la séduction, en commençant tout doux par le « frenchage », le flirt. Ji-Pi, le charmant comptable du quatrième étage, marié, devrait faire l’affaire. Enfin, normalement…

Premier titre de la nouvelle collection de chez J'ai lu,  LJ, "J'irai danser (si je veux)" est une petite pépite. 

En découvrant le premier roman de cette nouvelle collection de comédies romantiques, je ne m'attendais pas du tout à être surpris comme cela. 
Comme pour toute comédie romantique, je m'attendais à avoir une belle histoire d'amour semé d’embûches, qui se termine forcément bien à la fin...comme dans toute  comédie romantique. Que nenni. Pas de ça ici. 
Le roman de Marie-Renée Lavoie,donne la parole à une femme trompée, qui vient de se faire larguer par son mari, après 25 ans de mariage. On assiste alors impuissant, à toutes les remises en questions et les changements qu'elle va vouloir instaurer dans sa vie, afin de rebondir après ce départ. On y parle de reconstruction, de solitude, aussi, car Diane, qui a eu trois enfants, les à vus partir vivre leur propre vie, et se retrouve donc seule dans cette maison où elle a tant de souvenirs. 
J'ai aimé les personnages croqués par Marie-Renée Lavoie et, en premier lieu, Diane: narratrice de ce roman, elle nous emporte avec elle dans ses folies, ses galères, en nous faisant passer du rire aux éclats, aux larmes les plus intimes. La détresse de Diane, quelquefois, m'a beaucoup ému, tellement que j'en ai pleuré (une scène en particulier vers la fin du livre). Heureusement, le rire est là pour contrebalancer, et les facéties de Diane, accompagné par sa meilleure amie Claudine, m'ont fait souvent sourire et rire. 

Ce roman est une réflexion sur le temps qui passe, sur les mariages que l'on pense voir durer et qui se terminent fatalement, par le départ de l'autre. Ce qui fut intéressant, justement, c'est de voir un personnage central, proche de la cinquantaine, (ce qui est peu courant dans les romances) qui doit se reconstruire. Alors, il va bien y avoir du frenchage (comprendre du flirt) avec le beau JP, du quatrième, mais ce n'est pas ça l'éssentiel. Il est juste là pour passer une étape. 

Un autre point qui m'a plu fut le style de l'auteure: il est enlevé, drôle émouvant, mais surtout, il a ce ton particulier, cet accent québécois que j'affectionne tant et qu'on retrouve dans les dialogues. Ces dialogues qui chantent à notre oreille et qui sonnent si vrai. (Alors, il est vrai que certains mots ou expressions vont vous sembler étrangères, mais un glossaire avec les mots et expressions québécoises se retrouvent à la fin du livre, pis, à un moment, qu'est ce tu veux, tu comprends t'y ce qui disent. Enfin, j'ai adoré ça, retrouver c't'accent là, que j'aime particulièrement. 

Vous l'aurez donc compris, pour moi, c'est un gros crush que ce livre, qui m'a fait passer du rire aux larmes en deux secondes. C'est un roman qui sort des sentiers battus des comédies romantiques, de par l'âge de l'héroïne (49 ans) mais aussi parce qu'il se focalise sur l'après rupture, et le parcours du combattant de cette femme qui voit sa vie de femme et de famille chamboulée par le départ de son mari avec une autre (et une plus jeune forcément). C'est drôle, émouvant, touchant. Une jolie découverte et un gros point positif pour le départ de cette nouvelle collection "LJ". 
En tout cas, je vous encourage fortement à faire la connaissance de Diane, une femme, comme vous, comme moi, qui parlera à beaucoup de monde. En refermant le livre, j'avais l'impression de quitter une amie. Et ça pour moi, c'est le gage d'un livre réussi. 

Merci aux Editions J'ai lu pour la formidable découverte de ce roman et de cette nouvelle collection (LJ) qui démarre fort avec ce titre. 



Marie-Renée Lavoie: J'irai danser (si je veux), Editions J'ai lu, Collection LJ, 251 pages, 2018


La Discothèque du 20e siècle #269

En 1970, le groupe Aphrodite's Child s'offrait un nouveau tube.

Aphrodite's Child: It's five o'clock (1970)


Tout le monde se souvient de l'histoire de Rain & Tears le slow du printemps 1968, un printemps riche en événements, par ce sympathique trio de Grecs qui s'étaient retrouvés bloqués à Paris par la Révolution de Mai. On oublie trop facilement qu'ils eurent d'autres tubes à leur actif, dont ce magnifique It's five o'clock, qu'il est urgent de redécouvrir. Ensuite, bien sûr, le chanteur Demis Roussos fit la carrière poids-lourd que l'on sait, tandis que le claviériste Vangelis s'en allait composer de grandes musiques de films, tels les inoubliables Chariots de Feu. (Source: Fascicule "La Discothèque du 20e siècle: 1970", Polygram Direct)

Bonne écoute!


mardi 15 mai 2018

LJ La comédie romantique à enfin sa collec'!

Pour ceux qui me suivent depuis longtemps, vous savez que l'un de mes genres préférés au cinéma, est "La Comédie Romantique". J'adore rire et pleurer devant une belle histoire d'amour.
J'aime également lire de la romance de temps en temps.

Alors imaginez ma joie quand j'ai appris qu'une nouvelle collection de livres se focalisant sur les comédies romantiques allaient voir le jour.

Cette nouvelle collection se nomme 
 et va nous proposer plusieurs titres d'auteurs du monde entier.
Des romans vitaminés, décalés et déjantés! (je peux déjà vous dire que c'est effectivement le cas puisque j''ai déjà lu, avec bonheur l'un des premiers titres dont vous lirez ma chronique demain. )

L'originalité de cette nouvelle collection, c'est qu'elle sort des sentiers battus, en s'éloignant des auteures américaines, qui sont souvent légion dans la romance. Ainsi, pour les quatre premiers titres, la collection "Lj" nous proposent de découvrir les plumes de

Marie Renée Lavoie, auteure québécoise, qui remporte un vif succès , autant critique que populaire depuis La petite et le vieux son premier roman. 

Résumé: Diane danse comme une enclume, aime les chats, se trouve moche et déteste les mariages. Surtout le sien. Elle vient de se faire plaquer pour « quelqu’un d’autre » (sexe non-identifié mais prévisible, genre « jeune pétasse »)… Désagrégée ou presque, Diane est secouée par sa meilleure amie. Celle-ci lui suggère de se remettre au plus vite sur le marché de la séduction, en commençant tout doux par le « frenchage », le flirt. Ji-Pi, le charmant comptable du quatrième étage, marié, devrait faire l’affaire. Enfin, normalement…

Date de Parution: 16 mai 2018



Anna Premoli, auteure italienne, qui est une star dans son pays. Repérée sur le Net avec Je déteste tellement t'aimer, elle se classe depuis, dans le Top 5 numérique et dans le Top 20 des fictions papiers. Un véritable phénomène d'édition en Italie. 

Résumé: Jordan débarque à New York avec un plan bien précis : trouver un mari. Pas le genre craquant mais pauvre comme Job. Un mari qui lui assurera sécurité et sérénité. Décidée à épouser un médecin – Chef de service, évidemment —, elle dégote un petit boulot de serveuse pile en face d’un hôpital. Mais le matin de sa première journée de travail, elle s’évanouit… et reprend conscience dans les bras d’un jeune médecin très beau mais surtout très endetté… Enlevé, à la fois tendre et ironique Pas facile d’être une fille facile revisite en beauté les démêlés du cœur et de la raison et Diamants sur canapé!

Date de Parution: 16 mai 2018



Janette Paul, auteure australienne, a su séduire un large public avec ses comédies quirky, mais qui est également une auteure de thriller publié sous le nom de Jaye Ford. (J'adore quand des auteurs écrivent dans deux genres totalement différent et voire même opposés. Je trouve qu'ils se lâchent plus. A découvrir donc)

RésuméTrop boire à une soirée d’entreprise ? Très mauvaise idée ! Que fait Amber, encore endormie, sur le siège passager d’un 4x4 qui file à travers le bush ? Elle qui a en horreur le camping, les moustiques et la nourriture bio... Soudain, le film de sa soirée trop arrosée lui revient : elle a foutu sa carrière en l’air et demandé à sa soeur de l’emmener dans le désert, là où son père, qu’elle n’a jamais connu, vit peut-être encore… Comment échapper à ce cauchemar et revenir quelques heures en arrière ?

Date de parution: 6 juin 2018



Suzy K. Quinn, auteure anglaise, qui cartonne aux Etats Unis, abonnées aux listes des best sellers du New York Times. 

Résumé: 
Mon rêve : un bébé, une jolie maison, un jardin plein de jeux en bois, un petit carré potager. M’éclater à faire des gâteaux. Me marier en blanc… Ma vie en vrai : 10 kilos de plus qu’avant ma grossesse, une fois nue et après avoir fait pipi, une chambre (petite) chez mes parents, un ex-fiancé envolé avec ma meilleure amie ! Mais comme disait ma grand-mère : « Le but n’est pas de s’abriter des orages, mais d’apprendre à danser sous la pluie.» Un journal à la Bridget Jones comme on les adore ! L’héroïne nous plonge au jour le jour dans son petit univers à la fois revigorant et cabossé. De quoi sourire et rire, du 1er janvier au 31 décembre !

Date de parution: 6 juin 2018. 

Comme vous pouvez le voir, nous allons voir du pays avec cette nouvelle collection, qui va nous faire voyagez de Montréal à Sydney en passant par Rome, Londres où même Paris, et bien d'autres destinations. 

Un joli début de programme qui s'annonce avec ces 4 premiers titres, qui seront suivi par 4 autres pour la fin de l'année. 
12 titres seront prévus pour l'année 2019, comme quoi cette nouvelle collection a de beaux jours devant elle. 
 les prix de ces semi poches sont vraiment abordables puisqu'ils tournent entre 12€ et 13€. 

De plus, pour le lancement de cette nouvelle collection, les éditions J'ai lu ont mis en place un Concours de nouvelles parrainé par Gilles Legardinier afin de dénicher les auteurs et les héroïnes de demain. Si vous vous sentez une âme d'auteur(e) ou que vous avez une histoire à raconter, tentez votre chance. Le concours a débuté le 16 mars, et se conclura le 16 juin. il vous reste donc encore un mois pour participer. Tout est encore possible. 

Vous l'aurez compris, cette nouvelle collection est faite pour les amoureux des comédies romantiques...mais pas que. 

La comédie romantique, en littérature, c'est quoi? 
Une littérature accessible et divertissante, écrite par des femmes (mais pas que...!) (enfin d'après le communiqué de presse. J'espère donc fortement, qu'il y aura aussi des auteurs masculins dans cette collection, avec un point de vue également masculin, pour changer) pour des femmes (mais pas que...!) (La preuve ,je suis un garçon et j'adore voir et lire, des comédies romantiques). 

Alors, laissez vous tenter par cette nouvelle collection, elle vaut le détour. Je vous donnerai d'ailleurs mon avis sur l'un des premiers romans, pas plus tard que demain. 



De Montréal à Sydney, 
de New York à Rome
et bientôt à Paris
on a toute (et tous) quelque chose en nous 
d'une héroïne de comédie! 







dimanche 13 mai 2018

Slow Qui Tue #365: Walking on the Chinese Walk

Le slow qui tue de la semaine ira marcher sur la muraille de Chine.

Philip Bailey: : Walking on the Chinese Walk



Bonne écoute!


mercredi 9 mai 2018

La Discothèque du 20e siècle #268

En 1969, le grand Marvin Gaye revient avec l'un de ses plus gros succès.

Marvin Gaye: I heard it through the grapevine (1969)


Les premières versions de  I heard it through the grapevine sont longtemps restées dans les tiroirs de Motown, Berry Gordy étant convaincu que les confessions d'un mari trompé n'avaient rien de commercial. Il a fallu que le producteur Norman Whitfield use de persuasion pour que cette chanson revienne à l'ordre du jour. Résultat, l'enregistrement de Marvin Gaye, qui succède de peu à celui de Gladys Knight & The Pips, sera pendant de nombreuses années le plus gros succès commercial de Motown. (Source: Fascicule "Mes Soirées 60's n°1", Universal Collections)

Bonne écoute!