mercredi 29 juin 2016

La Discothèque du 20e siècle #173

En 1953, le jeune Charles Aznavour, encore inconnu du grand public, travaille dans l'ombre, en écrivant pour les autres, comme pour Eddie Constantine, qui enchante les foules avec ce titre.

Eddie Constantine: Et bâiller, et dormir (1953)




Ce "dur au cœur tendre" avait débarqué en France en 1949, avant d'éclater en 1952 aux côtés d'Edith Piaf, dont il est l'amant dans l'opérette La p'tite Lili. Composé par Jeff Davis, un autre américain à Paris, on doit les paroles de Et bâiller, et dormir, gros tube de l'année 1953, à un débutant nommé...Charles Aznavour! (Source: Fascicule "La Discothèque du 20e siècle: 1950/54", Polygram Direct)

Bonne écoute!


dimanche 26 juin 2016

Un été So Jazz

Les "Slows" prennent des vacances bien méritées, pour revenir en forme à la rentrée. Mais, ne vous inquiétez pas, vos dimanches seront aussi en musique tout l'été.

Pour cette année, j'ai décidé que l'été serait rythmée au son du  jazz. C'est une musique que j'apprécie également, et surtout le jazz vocal et plus particulièrement les chanteuses de jazz.

C'est ainsi qu'est née cette nouvelle rubrique musicale:


Dès dimanche prochain, et ce,pendant 9 semaines, venez découvrir ou redécouvrir 9 chanteuses qui ont fait ou qui font le jazz, d'Ella Fitzgerald à Nina Simone, sans oublier les nouvelles voix du jazz comme Melody Gardot ou Diana Krall...mais aussi quelques petits découvertes, qui ,je l'espère, vous enchanteront.

Alors, à dimanche prochain pour

Un été So Jazz


Slow Qui Tue # 284: Cherish

Le slow qui tue de la semaine finit la saison en beauté en chérissant l'amour.

Kool & the Gang: Cherish



Bonne écoute












C'est avec ce slow que se clôt  cette 7e saison de "Slow qui tue". J'espère qu'elle vous aura fait passer des moments merveilleux, blottis à deux. La rubrique "Slow Qui Tue"  prend des vacances, mais reviendra en septembre pour une 8e saison, rempli de musique et d'amour. 

mercredi 22 juin 2016

La Discothèque du 20e siècle #172

En 1923, Mayol, grande star de la chanson comique revient avec un nouveau succès.

Mayol: Elle vendait des petits gâteaux (1923)



Le premier grand succès de Félix Mayol remonte à 1898: sa Paimpolaise, sur des paroles de Théodore Botrel, le chantre de la Bretagne, assure sa fortune. Ave son brin de muguet à la boutonnière et sa silhouette rondouillarde, il enthousiasme les foules au Ba-Ta-Clan. Après ses premiers "faux adieux" à la scène (Charles Trenet et Tino Rossi n'avaient rien inventé!) il se produit au début du siècle va à  l'Eldorado et à la Scala: il devient la vedette populaire n°1 avec Embrasse moi Ninette, La polka des trottins et Viens Poupoule. En 1910, comme le raconte l'historien de la chanson Pierre Saka, il rachète les Concerts Parisiens et les rebaptise Concerts Mayol. En 1923, au moment où est publié Elle vendait des petits gâteaux, Mayol souvent rallié par la critique pour son style "avant guerre", met tout le monde d'accord avec une chanson qui fait sourire la France entière. (Source: Fascicule "La Discothèque du 20e siècle: 1900/29", Polygram Direct)

Bonne écoute!


lundi 20 juin 2016

Les profondeurs

4e de couverture: Les marais des Everglades sont troubles, ce matin. On vient de trouver le corps d’une femme. Une femme noire. Abe est procureur, réputé irréprochable et sans tache et, pour lui, cette scène de crime n’est pas différente d’une autre. Mais quand on identifie le corps, et que l’agent Victoria Santos lui demande s’il connaît cette femme, Abe hésite à répondre… Une seconde d’hésitation qui le propulse du côté des suspects. Et l’entraîne dans les profondeurs d’une spirale infernale le jour où sa propre femme, Angelina, disparaît à son tour. 
Meurtres en série. Infidélités conjugales.
Secrets inquiétants. Machination.
Qu’y a-t-il vraiment sous la surface des êtres et des choses ?

J'avais été tenté par ce roman pour le lieu de son action, le Sud des Etats Unis...sauf que je me suis trompé de Sud. Je pensais lire un roman se passant dans le sud profond, près du bayou et c'est à Miami, dans les Everglades que je me suis trouvé. 
Qu'à cela ne tienne: pas grave et lance toi quand même dans cette lecture, me suis je dis. 

J'ai attendu près d'un an pour lire ce roman, trouvant plus propice l'arrivée de l'été pour lire un thriller (c'est souvent à la saison estivale que ce genre de livre m'attire) et j'ai bien fait. J'ai été emballé par ce roman, qui pourtant au départ, me perdait un peu dans toutes ses pistes mais surtout une petite lenteur. Mais cela est nécessaire à l'auteur et au lecteur pour appréhender ce roman qui m'a fait poser mille questions et autant de situations à m'en tirer les cheveux. 

Il faut dire que l'auteur sait mener son lecteur en bateau, le laissant bien mariner et enchaînant les fausses pistes et les révélations à un rythme effréné, ne me laissant aucun temps mort et une addiction qui ne me faisait pas lâcher le livre. 

J'ai trouvé très bien joué de la part de l'auteur d'alterner une double narration: la première personne quand il s'agit de Abe, le procureur en charge de l'affaire sur Tyla Tomkins, me faisant entrer dans sa tête, et une narration à la 3e personne quand d'autres personnages devaient mener des investigations à l'abri du regard de Abe, qui, progressivement, devient un suspect potentiel dans le meurtre de Tyla Tomkins. Ainsi, le lecteur à toutes les cartes en mains pour tergiverser et fomenter des théories. Car oui, même si l'auteur nous donne beaucoup d'informations, et que le lecteur pourrait n'être qu'un simple spectateur passif, j'ai réussi à m'impliquer dans l'histoire, à tel point que j'avais élaborer mes propres théories (qui sont tombées à l'eau, et tant, mieux, car j'ai ainsi pu être surpris jusqu'au bout). 

James Grippando sait comment mener une intrigue policière, mais surtout, il réussit à donner une profondeur à ses personnages, leur donnant toutes les nuances de gris possibles, surtout chez Abe, le personnage principal. J'ai aimé également la guerre entre lui et l'agent Santos: elle le prend en grippe quasiment dès le départ et défend  mordicus son point de vue: ce type n'est pas clair et il est coupable...de quelque chose. Leur affrontement est ce qui m'a le plus fasciné car il fait tout le temps douter de l'innocence ou de la culpabilité de Abe. 
Mais surtout, le final est l'un des plus pervers que j'ai lu. L'auteur laisse une part de  doute s'insinuer dans la tête du lecteur en le laissant planer, même si l'affaire est résolue et ça c'est pas cool. 

Au final, un thriller psychologique des plus tendus et des plus addictifs qu'on ne lâche pas avant d'avoir le fin mot de l'histoire et qui nous fait cogiter comme un malade, puis qui nous laisse pantois et un peu frustré par une fin, qui laisse des zones d'ombres par ci par là. 

En tout cas, un thriller idéal pour l'été et ça tombe bien, il vient de sortir en poche, aux éditions Mosaïc  avec une couverture de toute beauté.

Merci à Flora et aux Editions Mosaïc pour cette découverte. 

James Grippando: Les profondeurs (Cane & Abe), Editions Mosaïc, 393 pages, 2015


dimanche 19 juin 2016

Slow Qui Tue #283: Spiritual Love

Le slow qui tue de la semaine  ressent un amour très spirituel.

Urban Species: Spiritual love


Bonne écoute!


jeudi 16 juin 2016

Le Fonctionnaire amoureux

4e de couverture: « Ça tournait dans la tête de Charlie, comme une valse de Vienne interprétée par un orchestre atteint de Parkinson. Alors il tentait de se rassurer comme il le pouvait : tout va bien, ça peut pas être pire. »
Charlie mène une petite vie bien tranquille en Haute Marne, le département le plus froid de France, auprès de sa femme aimante et attentionnée. Jusqu’au jour où il pense découvrir le grand amour en croisant la belle Juliette dans une boulangerie. Problème : il est contrôleur à la SNCF, elle est femme de banquier. Alors pour la séduire, le petit fonctionnaire va se transformer en stratège. Un stratège sans limite. Mais Juliette se révélera bien loin de l’image qu’elle donne d’elle-même…
Un roman drôle et tendre : on rit, on pleure, on compatit, on s’apitoie… Bref, on ne lâche pas Charlie !
De retour dans l'univers de Thierry des Ouches, et je dois dire que j'apprécie toujours autant. 
Avec ce 3e roman, Thierry des Ouches revient au climat qui a fait le succès de Martin de la Brochette. C'est drôle, touchant, émouvant, mais il y a aussi un côté cynique derrière tout ça quelquefois (où est ce la jalousie de Charlie qui m'a fait penser cela). 
Par l'intermédiaire de Charlie, le fonctionnaire amoureux de la femme du banquier, c'est à la découverte de l'amour et tout ce qui s'ensuit (le coup de foudre, la jalousie, les stratagèmes, l'aveuglement) à laquelle l'auteur nous convie. Avec une pointe d'humour, et de dérision, Thierry des Ouches photographie admirablement la vie des simples gens dans une petite province, proche de Paris. C'est ainsi que le lecteur se sent proche des personnages, comme Charlie et Charlène. 
C'est aussi la vie de couple que l'auteur nous raconte et comment la faire durer. Charlie, qui s'est marié car Charlène était enceinte, mais non par amour,  restera marié avec elle par convenance.Il  va tomber amoureux de la femme du banquier Juliette de Blagnac, nouvellement arrivée. Cet état de fait va surtout changer la vie de couple de Charlie et Charlène et démontrer à Charlie qu'il sait aussi aimer. 
C'est un roman drôle, mais aussi touchant, qui peut émouvoir. Pourtant, le comportement de Charlie pourrait en agacer plus d'un. C'est là toute la force de l'écriture de Thierry des Ouches: il réussit à nous faire aimer Charlie, même dans ses bassesses et ses jalousies. Et on espère qu'une seule chose, c'est qu'il arrive à ses fins. Et, en plus, l'auteur parsème le roman de références cinématographiques, qui ont fait du bien à mon petit coeur de cinéphile
Au final, un conte qui vous fera pousser des ailes et qui vous fera croire en l'amour. Pour ma part, les romans de Thierry des Ouches ne me laissent pas indifférent et je serai au rendez-vous de son  prochain roman. 
Si vous n'avez pas encore découvert l'univers de Thierry des Ouches, lancez-vous: ce n'est que du bonheur! 
Merci à Eric et aux Editions Daphnis & Chloé pour cette petite bulle de rire et de douceur.

Thierry des Ouches: Le fonctionnaire amoureux, Daphnis & Chloé, 222 pages, 2016