dimanche 21 décembre 2014

Dash & Lily's book of dares

4e de couverture: “I’ve left some clues for you.
If you want them, turn the page.
If you don’t, put the book back on the shelf, please.”

So begins the latest whirlwind romance from the bestselling authors ofNick & Norah’s Infinite Playlist. Lily has left a red notebook full of challenges on a favorite bookstore shelf, waiting for just the right guy to come along and accept its dares. But is Dash that right guy? Or are Dash and Lily only destined to trade dares, dreams, and desires in the notebook they pass back and forth at locations across New York? Could their in-person selves possibly connect as well as their notebook versions? Or will they be a comic mismatch of disastrous proportions?


Voilà le livre idéal pour se mettre dans l'ambiance des fêtes qui arrivent. 
Cela fait plusieurs années que je veux découvrir la plume de David Levithan. Malheureusement, les romans de ce cher David sont peu nombreux a avoir été traduit en français ("Will & Will" co-écrit avec John Green, "A, comme aujourd'hui", "Dictionnaire d'un amour" ou "Une nuit à New York/La Playlit infinie de Nick & Norah (ces deux titres sont un seul et même livre ou quand on change un titre quand celui ci est adapté au cinéma), co-écrit avec Rachel Cohn) et comme je ne lisais pas en anglais, j'aurai eu du mal à le lire (cela peut passer pour de la mauvaise foi de ma part, vu tous les titres des livres traduits que j'ai cité plus haut, mais pour ma défense, je pensais que seul "Will & Will", "A comme aujourd'hui" et "Nick & Norah's infinite playlist" avaient été traduit. Mais, on peut dire qu'au vu du nombre de livres que David Levithan a écrit (environ une vingtaine), on peut quand même dire que ses romans sont peu traduits) Fermons la parenthèse et passons à mon avis sur ce roman. 

Heureusement, tout cela a changé depuis cet été, puisque j'ai pris la résolution de sauter le pas en lisant des livres VO (l'anglais pour ma part). Je ne le regrette absolument pas car je serai passé à côté de cette petite pépite. Ce livre est une merveille, une petite sucrerie délicate que l'on déguste, bien au chaud, au fond de sa couette, avec un chocolat chaud (ou un thé selon votre convenance) et on se laisse embarquer dans cette romance très drôle, toute de délicatesse et de tendresse. 
J'ai adoré ce livre! Les deux protagonistes principaux Dash et Lily sont fabuleux. J'ai adoré les suivre et surtout entendre leur voix et suivre chacun leur chemin. Par certains côtés, ils étaient fait pour se trouver car, ils sont assez semblable. Mais c'est surtout le point de départ du livre que j'ai trouvé génial. 
Imaginez vous dans une librairie, au rayon de votre auteur préféré: Là, vous voyez un carnet rouge posé à côté d'un livre que vous aimez. Qu'est ce que vous faites? Vous prenez le carnet. En tout cas, c'est ce que fait Dash, qui va alors être invité à jouer à un petit jeu, avec une certaine Lily. Dans ce carnet, cette dernière lui lance un défi: allez chez Macy's, au pire moment de l'année (le 21 décembre)  pour aller y faire une course (ce défi arrive peut être un petit peu plus loin dans le livre, mais c'est pour vous donner un genre d'idée sur les défis en questions) . Dash accepte le défi et voilà que commence une correspondance entre les deux jeunes gens qui vont alors se lancer des défis chacun leur tour). 
Ce qui est bien dans ce livre, c'est que les défis de Dash & Lily vont nous emmener dans différents coins de New York. Le lecteur est alors immergé complètement dans cette ville à ce moment particulier des fêtes: on se retrouve à Macy's, au Musée de Madame Tussaud, au Rockfeller Center, et j'en passe. Je peux vous dire qu'après avoir lu ce livre, j'ai encore plus envie de retourner dans cette superbe ville, à ce moment de l'année. 

C'est aussi un roman fait pour les amoureux des livres: il y a de nombreuses références à la littérature (la scène finale est d'ailleurs adorable et a fait fondre mon petit coeur tout mou) et on ne peut que s'attacher aux deux adolescents que sont Dash et Lily. Mais il n'y a pas qu'eux: tout un joli petit monde gravite autour d'eux, comme Langston, le frère de Lily, qui est l'instigateur du carnet, ou Boomer, le meilleur ami de Dash, qui l'aidera dans ce jeu qu'à mis en place Lily et à savoir qui elle est (Dash & Lily  ne se rencontreront pas tout de suite et c'est aussi ce qui m'a plu: d'ailleurs, leur première rencontre est très drôle), le grand-père de Lily qui débarque à New York de Floride et bien d'autres.   
Tout ce joli petit monde embarque le lecteur dans des aventures rocambolesques, qui m'ont fait passer des moments très drôles. 

Le fait d'avoir lu ce livre avant les fêtes a été un point essentiel pour l'apprécier comme il se doit. En effet, il nous met directement dans l'ambiance et pour tout vous dire, j'ai réussi à entrer dans le livre rapidement, à mon grand étonnement (oui, je suis toujours étonné d'avancer aussi rapidement dans un livre en anglais alors qu'il n'y a pas longtemps que j'ai commencé à en lire) . En fait, ce roman m'a rappelé un film romantique que j'adore: Serendipity (un amour à New York). L'histoire est différente mais le contexte est quasiment le même: Noël, l'amour, New York.
Il y a également l'écriture des deux auteurs qui m'a charmé (même si j'ai eu un peu plus de mal au niveau compréhension avec l'écriture de David Levithan, que j'ai trouvé très belle): j'ai trouvé une belle complémentarité entre les deux. C'est frais, c'est poétique. Une belle écriture, que je retrouverai dans d'autres livres, car soyez certains que je ne vais pas lâcher ces deux auteurs, que ce soit ensemble (avec leur deux autres romans "Nick & Norah infinite playlist" et "Naomi & Eli no kiss list") ou séparément. J'ai trop adoré ce livre pour en rester là. 

Au final, voilà un roman idéal pour la saison, avec un duo/couple très bien assorti (et dont l'histoire est très bien amenée et construite), une ambiance magique qui vous plonge immédiatement dans l'ambiance des fêtes de fin d'année, et une histoire d'amour toute choupie. Un roman fait pour tous les amoureux des livres, mais aussi de New York, des fêtes de fin d'année et qui aiment les belles histoires d'amour. 
Sans Justine du blog Fairy Neverland (qui en parle mieux que moi), je serai passé à côté d'un merveilleux roman. L'un des romans les plus beaux que j'ai pu lire cette année. Merci Justine! 

Rachel Cohn & David Levithan: Dash & Lily's book of dares, Ember Edition, 260 pages, 2011



Slow Qui Tue #214: Last Christmas

Le slow qui tue de la semaine se met dans l'ambiance des fêtes de fin d'année.

George Michael: Last Christmas


Bonne écoute!


mercredi 17 décembre 2014

La Discothèque du 20e siècle #86

En 1981, les yeux de Bette Davis étaient à l'honneur.

Kim Carnes: Bette Davis eyes (1981)

Bette Davis Eyes by Kim Carnes on Grooveshark

Ce slow imparable, nous le devons à l'actrice Bette Davis (pour l'inspiration) et à la flamboyante Kim Carnes dont la voix sensuelle fait merveille: le titre passe la bagatelle de quatre mois dans le top des cinq meilleures ventes en France, faisant d'elle une star instantanée (aux Etats Unis, elle avait déjà chantée en duo avec le crooner country Kenny Rogers et obtenu un premier tube avec Don(t fall in love with a dreamer en 1980). (Source: Fascicule "La Discothèque du 20e siècle: 1981", Polygram Direct)

Bonne écoute!

lundi 15 décembre 2014

Les Crèvecoeur (Romain)

4e de couverture: Le monde étrange dans lequel grandit Germain Crèvecœur est peuplé de silences, de secrets de famille, de chaussures usées qu’on adule, d’une Chinoise édentée cachée dans un placard et d’une tapisserie légendaire. Prisonnier de Romain et d’Édith – un père à la folie fétichiste et une mère à l’amour excessif –, Germain cultive sa différence et recherche dans l’amertume de sa jeunesse le bonheur et la force d’aimer. Son incroyable parcours fascine, de son enfance à son adolescence, de son apprentissage à la découverte de la sensualité, de l’horreur de la mutilation à la magie de la création. En cela, Romain a marqué son fils de son empreinte indélébile.
Entre passions et intrigues familiales, la saga des Crèvecœur est un hymne à la beauté féminine autant qu’un voyage dans le cœur meurtri d’un homme à la sensibilité unique, qui pensait soigner son âme au fond d’une bottine pour dame.


Risque de Spoilers sur le tome précédent. 

7 mois après avoir lu le premier tome, "Edith", les Crèvecoeur sont de retour avec ce 2e tome tout aussi bon, voir, meilleur que le premier. 

Après avoir fini le premier tome, j'avais été frustré de ne pas en savoir plus sur Germain, qui nous était présenté dans les premières pages d'"Edith". Cette frustration est réparée avec ce second tome, qui, nous déroule le fil de la vie de Germain, car oui, cette fois ci, malgré le sous-titre "Romain", c'est Germain qui nous est dévoilé. 
Germain, né dans la cathédrale de Bayeux, vit ses premières années dans la cordonnerie familiale entre sa mère Edith, qui l'adore, et un père,Romain, qu'il déteste (et le sentiment est réciproque). Dès son plus jeune âge, Germain est un enfant solitaire, qui va constamment chercher l'approbation et l'amour qu'il ne reçoit pas (sauf de sa mère). Arrivé à l'adolescence, il va découvrir le secret de son père qui va alors chamboulé sa vie et lui donnér un sens. 

Dès le début de la saga, j'ai été attiré par Germain et je voulais en savoir plus. Je n'ai pas été déçu une seule seconde: Germain m'a charmé, et son parcours est fascinant. 
Le ton du roman est différent du premier tome: Antonia Medeiros prend la forme du récit et le "je" pour mieux incarner Germain, qui s'adresse à son fils dans ces carnets que Raphaël, le fils de Germain, avait trouvé à la fin du tome 1 si je me souviens bien). Le personnage se dévoile ainsi, et nous montre les failles de ses proches et de lui même. 

J'ai alors avancé, fasciné par ce destin hors du commun: les événements s’enchaînent à tout allure pour mon plus grand bonheur. C'est bien simple, on ne peut pas décrocher une seule minute et on a envie d'en savoir toujours plus. 
L'écriture d'Antonia Medeiros est fluide et très poétique (il y a des passages de toute beauté (notamment une déclaration faite au lecteur, par Germain, à propos de sa mère, au moment du départ de Germain.)

Le roman débute dans l'ombre pour se finir dans la lumière (c'est d'ailleurs la 2e partie qui m'a le plus plu car ce cher Germain commence a entrevoir la lumière, même s'il n'a pas encore trouvé ce qu'il cherchait. D'ailleurs, sait il lui-même ce qu'il cherche?
Après nous avoir dévoilé Bayeux dans le premier tome, ce sont les chaussures (le métier, la fabrication, etc...) qui donnent aux femmes une beauté sans pareille, que l'auteur met en avant et ceci est passionnant à découvrir. 

Mais il y a aussi des personnages truculents, inquiétants, bienveillants, mais qui ne laissent pas indifférents dans ce roman (la chinoise MiMei, qui m'a angoissé, Romain, que j'ai continué à détesté, les Bonhomie, qui sont un peu la lumière de ce livre, Ninon, la sénégalaise, qui nous montre une réalité de cette époque (les années 30), et encore d'autres. 

Mais ce qui devait arriver, arriva: la fin qui me laisse encore avec des questions plein la tête. Germain n'est qu'au début de sa vie (23 ans)  et l'événement qui s'annonce en fin de livre, me donne l'envie d'en savoir plus. 

Au final, ce 2e tome ne fait que confirmer que cette saga "Les Crèvecoeur" est une belle saga, passionnante à souhait, empli de poésie, de malheur, et de tendresse, de secrets et de bonheur (tout le sel d'une bonne saga). Je n'ai maintenant qu'un seul souhait: savoir la suite. Vivement le Tome 3!

Disponible en version ebooks ou papier sur le site des Editions La Bourdonnaye .

Merci infiniment  à l'auteur Antonia Medeiros et aux Editions La Bourdonnaye de m'avoir permis de continuer mon voyage dans la vie passionnante de Germain.

Antonia Medeiros: Les Crèvecoeur (Romain), Editions La Bourdonnaye (Collection "Fictions"), 164 pages, 2014


dimanche 14 décembre 2014

Slow Qui Tue #213: Le Dilemme

Le slow qui tue de la semaine a son coeur qui balance.

Ginie Line: Le dilemme


Bonne écoute!


mercredi 10 décembre 2014

La Discothèque du 20e siècle #85

En 1980, Kate Bush "cassait la vaisselle" avec Babooshka.

Kate Bush: Babooshka (1980)

Babooshka by Kate Bush on Grooveshark

Découverte par David Gilmour, du Pink Floyd, Kate est née dans le Kent (Angleterre) en 1958. Elle n'a que 19 ans lorsqu'elle se retrouve en tête des classements avec Wuthering Heights, une chanson écrite et composée par elle; elle est ensuite, historiquement, la première chanteuse anglaise à atteindre le sommet du top albums avec son premier 33 tours... Des débuts fracassants dont on aurait pu craindre qu'ils soient sans lendemain, mais en 1980, elle revient avec le très romantique Babooshka et reprend la place qu'elle n'aurait jamais dû quitter. (Source: Fasciculé "La Discothèque du 20e siècle: 1980", Polygram Direct)

Bonne écoute!

mardi 9 décembre 2014

Mes lèvres sont mortes à minuit

4e de couverture: Dans l’appartement de Paul et Laura, tout est immaculé, du costume du maître de maison aux tenues impeccables de sa splendide épouse. Sous l’œil interrogatif de Malika qui, du matin au soir, ne nettoie que du propre, un ancien amant toujours épris et une amie envieuse viennent interroger les raisons de cette perfection qui tourne à l’obsession. Jusqu’au jour où une tache de sang indélébile sur la moquette blanche ébranle l’univers de Paul et Laura, arrachant les masques et révélant un effroyable secret…

En lisant ce roman d'Arièle Butaux, au titre des plus poétiques, j'ai eu un sentiment étrange. Je n'arrivais pas à comprendre où j'avais mis les pieds. 
Ce huis-clos nous enferme véritablement dans ses serres, pour ne plus nous lâcher avant la fin, mais nous laissant tout de même avec un mailaise ambiant. 
J'ai trouvé les personnages de ce roman tous pathétiques, de Laura à Paul, en passant par Hélène et Alexandre. Cependant, le petit incident (la tache de sang sur la moquette blanche immaculée) au milieu de l'histoire, , m'a permis de comprendre le comportement de Laura. C'est d'ailleurs le personnage qui m'a le plus fasciné, car des plus changeants. Je la pensais folle et dérangée (et en même temps, vu son passé, il y aurait de quoi) mais son comportement changeant n'est qu'une façade qui se craquelle devant cette tache de sang. Grâce à elle, elle va se révéler au lecteur de manière étonnante.

L'écriture d'Arièle Butaux est hypnotique: elle nous capte pour nous entraîner dans un univers des plus tordus, mais qui prend tout son sens, dans les dernières pages. Les dialogues ciselés, sur le fil du rasoir, font la force de ce roman et lui donnent ce rythme saccadé et lancinant (balançant entre les deux) qui retient l'attention du lecteur, qui se croit dans un théâtre où se joue cette fascinante mascarade. 
J'aimerai ne pas trop en dire, car je trouve qu'il faut le découvrir par soi-même et se laisser porter par les mots d'Arièle Butaux, mais ce petit roman m'a beaucoup plu: il se dévore d'une traite car on a qu'une seule envie: voir où toute cette histoire de "fous" va nous mener. Un roman étrange et fascinant que je vous recommande. 

Le choix du roi, qui suit "Mes lèvres sont mortes à minuit", à le point commun d'être également un huis clos. En effet, le roi Louis XIII rend visite à un condamné à mort Cinq Mars, qui fut son favori et qui a trahit le cardinal de Richelieu. Ecrit sous la forme d'une pièce, j'ai trouvé ce texte très bien écrit, poétique à souhait mais qui ne m'a pas passionné outre mesure. J'ai passé un agréable moment, et le duo/duel du Roi et de Cinq Mars est bien mené, mais il est trop court pour pouvoir capter entièrement mon attention. Dommage. 

Au final, un roman (Mes lèvres sont mortes à minuit) captivant et fascinant, qui surprend son lecteur jusqu'à la dernière ligne. Il suffit juste de se laisser guider dans cette histoire étrange et nébuleuse pour avoir toutes les clés du mystère final. Une belle plume également que je suis ravi d'avoir découverte. 

Merci aux Editions Ecriture pour cette découverte.

Arièle Butaux: Mes lèvres sont mortes à minuit, Ecriture, 175 pages, 2014