mercredi 24 août 2016

La Discothèque du 20e siècle #181

En 1980, naissait l'un de ces slows qui allaient devenir mythique: celui des Korgis.

The Korgis: Everybody's got to learn sometines (1980)



Parmi les grands tubes de l'été 1980, on trouve Ottawan avec T'es ok, George Benson avec Give me the night, Lipps Inc avec Funkytown, Police avec Walking on the moon et les Korgis avec ce slow sublime. Et que sait on de ce duo anglais romantique en diable? Pas grand chose: leur nom était un clin d'œil au "corgy", le chien officiel de la famille royale britannique, ils s'appelaient Andy et James et vivaient dans la jolie petite station thermale de Bath. (Source: Fascicule "La Discothèque du 20e siècle: 1980", Polygram Direct)

Bonne écoute!


dimanche 21 août 2016

So Jazz #8: Norah Jones


Norah Jones

Née à New York le 30 mars 1979, Norah Jones est la fille du joueur de sitar le plus connu (en dehors de l'Inde), Ravi Shankar et de Sue Jones. 
Après la séparation de ses parents, elle part avec sa mère à Grapevine, dans la banlieue de Dallas au Texas, à l'âge de 4 ans. Dès son plus jeune âge, elle est bercée par la soul et le jazz, avec les musiques de Bill Evans et Billie Holiday, par exemple, que sa mère écoute. Elle prend des leçons de piano et de chant, très jeune, et affûte sa voix dans des chorales. 
En janvier 2001, Bruce Lundvall, le patron du label "Blue Note" lui fait signer un contrat, mais c'est seulement, un an plus tard, (en 2002) que sort son premier album "Come away with me", qui sera un énorme succès (plus de 20 millions d'albums vendus). 
Dès son 2e album, elle se tourne vers un autre genre musical, la country. Feels like home" n'aura pas le même succès que son premier (en même temps, elle avait fait très fort), mais se vendra tout de même à plus d'un million d'exemplaires. 
Ses  autres albums se tourneront plus vers la pop, délaissant, encore une fois, le jazz. 
Mais voilà que la sortie prochaine de son 7e ablum "Day Breaks", 'prévue pour octobre 2016), sonne comme un retour aux sources, et l'ambiance de son premier disque Come away with me

Dès que j'ai entendu son premier album, j'ai été enchanté par cette musique lente, qui me berce et m'apaise à chaque fois. Malheureusement, je n'ai pas retrouvé cela dans ses albums suivants. Puis, il y a quelques jours, sur "TSF Jazz" ("la seule radio 100% Jazz " (c'est le slogan de la station), j'ai entendu les premières notes de "Carry on", le premier extrait de son nouvel album et j'ai été de nouveau charmé. 

Pour "So Jazz", j'aurai pu choisir, l'un de ses premiers succès (c'était mon idée première d'ailleurs, en début d'été), puis, en entendant l'annonce de "son retour dans le jazz", j'ai plutôt envie de vous faire découvrir (si ce n'est déjà fait) son nouveau titre. 


Carry on

Bonne écoute! 


mercredi 17 août 2016

La Discothèque du 20e siècle #180

En 1980, Didier Barbelivien connaissait son premier succès en tant...qu'interprète.

Didier Barbelivien: Elle (1980)



[Voici l'un des] grands tubes en solo [de Didier Barbelivien], au début des années 80, après avoir démontré ses talents d'auteur-compositeur pour une multitude d'interprètes. Ensuite, bien sûr, il y eut les tubes en duo avec Félix Gray: A toutes les filles, qui dépassa le million d'exemplaires, ou encore le très mittérrandien Il faut laisser le temps au temps. (Source: Fascicule "La Discothèque du 20e siècle: 1980", Polygram Direct)

Bonne écoute!


dimanche 14 août 2016

So Jazz #7: Stacey Kent


Stacey Kent

Née le 27 mars 1968, à South Orange dans le New Jersey, cette chanteuse américaine s'installe en Grande Bretagne, après avoir obtenu un diplôme de littérature, pour suivre les cours de la Guildhall School of Music & Drama où elle rencontre le saxophoniste Jim Tomlisson (qui deviendra son époux en 1991.)
Son premier album, Close your eyes sort en 1997. Elle participera aux albums de Jim Tomlisson, dont The Lyrics (2005) qui a remporté le prix de l'album de l'année aux BBC Jazz Awards, en 2006. 
Sorti en 2010, Raconte moi est une succession de titres en français où elle reprend notamment Jardin d'hiver et Les vacances au bord de la mer
Le 31 mars 2009,elle se voit décorée de l'Ordre des Arts et des Lettres. 
En septembre 2013,elle rend hommage à la musique brésilienne, dans un album,  The Changing Lights, où elle revisite ses chansons favorites de Bossa Nova. 

Il n'y a pas si longtemps que j'ai découvert la voix de Stacey Kent (je la connaissais de nom, mais n'avait jamais eu la curiosité de l'écouter. Quelle erreur!). C'est sur la radio "TSF Jazz" (que j'écoute seulement depuis cinq mois) que j'entendis la voix délicate de Stacey pour la première fois. J'ai été séduit dès la première écoute. Elle est toute en douceur et le contraste entre sa voix douce et la chaleur des morceaux de Bossa Nova, par exemple se marient bien. 
J'aime également l'entendre chanter en français. Son petit accent donne un charme particulier aux titres de Charles Trenet, Henri Salvador ou Serge Gainsbourg. 

Le titre choisi pour "So Jazz" est la première chanson que j'ai entendu à la radio et qui m'a conquise. C'est une reprise de Serge Gainsbourg: 


Ces petits riens

Bonne écoute! 



vendredi 12 août 2016

Mensonges et faux-semblants

4e de couverture: « Tu sais, Jenny, derrière ces murs, on enferme les petites filles qui parlent trop... »
Petite fille docile et sensible, Jenny passe les sept premières années de sa vie dans le mensonge et la douleur.
Elle survit, essaie de comprendre et subit en silence et dans les pleurs. Marquée pour toujours, elle écrit et clame ainsi publiquement les faits. Elle raconte, avec courage et détermination, la maltraitance sexuelle. Le ton, d'une sobriété pudique, est celui d'une violence rentrée et maîtrisée sous forme d'interrogations quant au rôle d'une mère dans le déni. Car plutôt que de se concentrer sur la pathologie et les agissements du prédateur et d'accuser, Mensonges et Faux-semblants évoque avant tout le comportement des proches, mère et grand-mère, englués avec complaisance dans leurs mensonges, leur passivité et leur confort organisé. Toute l'originalité de ce récit se situe dans l'évocation d'une tacite malfaisance familiale et pose la question d'une résilience possible.

Les rencontres de hasard sont probablement les plus belles. 
J'ai rencontré Martine Magnin, en Mars 2016, au Salon du livre de Paris. Nous étions venus rencontrer Mathieu Tazo sur le stand des éditions Daphnis et Chloé, avec d'autres bloggueurs et bloggueuses. 
C'est lors de cette rencontre que Martine m'apprit qu'elle écrivait également. Toujours curieux et friand de nouvelles découvertes livresques, j'ai voulu en savoir plus et en lire plus. 
C'est ainsi que Martine m'a permis de découvrir ce "Mensonges et faux-semblants", l'un de ses écrits. 
J'ai mis un peu de temps pour le sortir et je me demande bien pourquoi. Ce petit roman est une véritable claque que l'on se prend en plein coeur. Jamais je n'ai lu une plume pareille. Je retrouve la voix de Martine dans sa plume. 
D'un sujet encore tabou aujourd'hui (les violences sexuelles au sein d'une famille), Martine dévoile le parcours d'une petite fille, Jenny, du moins, celui de sa petite enfance (ce moment où l'être adulte que l'on deviendra, se construit), avec pudeur et simplicité. Les mots simples et beaux qu'elle fait couler sur la papier, nous murmure à l'oreille les faits sans en faire trop, et, sans le vouloir, on ressent quelque chose sur le côté coeur.  
Surtout, elle s'attarde sur l'entourage de la petite victime, plutôt que sur le bourreau qui n'est qu'une ombre menaçante, mais à laquelle l'auteur ne veut pas donner d'importance. Ce ne sont pas les faits qui importent, ici, mais les conséquences: surtout, les mensonges qui émaillent la vie de Jenny. Toute sa vie, sa mère et sa grand-mère, lui ont raconté des "légendes", sur son père, qui a fuit le foyer familial, sur son beau-père qui va abuser d'elle, sans que sa mère ne fasse rien. 
C'est dramatique, certes, mais le pathos n'a pas droit de cité. L'auteur n'a pas besoin d'utiliser ce moyen pour émouvoir: des mots simples suffisent pour comprendre et être ému. La vérité brute suffit, pas besoin de broder. 

J'ai aimé l'écriture de Martine car elle touche au coeur: elle explique les non-dits et les moments que Jenny préférerait oublier, en alternant le "je" et le "elle", comme si la Jenny qui vit ce drame était une personne étrangère. 
Derrière ce drame, Martine, n'oublie pas de dresser le portrait de ce père, qui malgré ce que la mère de Jenny disait, n'a pas oublier sa petite fille. C'est une belle déclaration que la petite Jenny fait à son père, dans ce livre émouvant. 

Je ne voudrais pas trop en dévoiler, car, la plume de Martine Magnin, est à découvrir dans toute sa force et sa splendeur, sans trop en dire. Afin d'être happé et surpris. Juste vous inciter à lire ce livre qui lève le voile sur un sujet encore tabou aujourd'hui, même si la parole des enfants est beaucoup plus libre et  entendue, qu'à l'époque où se situe le roman (les années 50). Un roman qui ne vous laissera pas insensible. 

Merci à Martine pour la découverte de son univers et de sa plume qui a su conquérir mon petit coeur. 

Martine Magnin: Mensonges et faux-semblants, Estelas Editions, 154 pages, 2016


mercredi 10 août 2016

Sans raison

4e de couverture: Kay Scarpetta, promue consultante à l’Académie nationale des sciences légales de Floride, se trouve plongée dans une affaire de meurtres où les indices matériels divergent mais semblent confirmer l’hypothèse d’un tueur agissant sans mobile. Parallèlement, elle enquête sur l’étrange disparition, dans un quartier en apparence tranquille, de quatre personnes. Marino, lui, découvre, dans une maison voisine, le corps martyrisé d’une femme… Pour élucider ces affaires, Kay Scarpetta dispose des seules informations que lui fournit un psychopathe: est-ce pour l’aider ou, au contraire, pour brouiller les pistes, sans raison.

Je suis fidèle à Scarpetta depuis une dizaine d'années. Chaque année, je lis un livre de ses enquêtes, et ce, dans l'ordre de parution. Cependant, je suis très largement en retard, puisque je n'en suis qu'au 14e livre de la série "Scarpetta" alors que le 23e vient de sortir cette année, en France. Pas grave, je poursuis mon petit bonhomme de chemin. 

Alors, ne nous leurrons pas, la série n'aura plus la saveur des premiers tomes et la lenteur, et, de ce fait, la longueur,  fait partie intégrante des romans de Patricia Cornwell. Ayant incorporé et assimilé cet état de fait, je pense que le plaisir de la lecture est de retour. 

J'ai apprécié la lecture de ce livre, et ce, pour plusieurs raisons: j'aime lire des romans policiers où la psychologie des personnages  est mis en avant. C'est ce que j'ai retrouvé dans celui-ci. Ainsi,le personnage de Lucy, que je trouvais dénué de sentiments, faisant d'elle une super machine, voit cette assurance se fissurer. On retrouve ainsi un personnage non dénué de ces sentiments qui lui faisaient défauts. 
Même chose pour Marino: son animosité qui en faisait un personnage antipathique (il l'est toujours, cela ne change pas) est expliqué par son passé et par le fait qu'il suive une thérapie pour dépression. 
De plus, son "amitié" avec Scarpetta est mis à mal, et leurs rapports sont de plus en plus tendue (le fait que Marino ressente du désir pour Scarpetta, fait que son agressivité et son animosité sont renforcé vis à vis d'elle, mais également des personnes avec qui ils travaillent (je pense à Reba, la jeune détective, qu'ils rabaissent au plus bas). 

Le fait que l'histoire soit racontée à la 3e personne, me dérangeait précédemment. Cela n'a pas été le cas, ici. Je pense que je me suis fait à cette narration, qui, apporte un avantage: entrer dans la tête du tueur et donner plus d'importance aux autres personnages qui entourent Scarpetta. Le fait que les romans de Cornwell deviennent plus psychologique font qu'elle se doit de nous montrer ce qui se passe dans la vie (et dans la tête)  de plusieurs personnages. Ce qui est fort intéressant. Surtout que dans ce tome là, le tueur est des plus passionnants à suivre. 

Je vous l'accorde, les enquêtes deviennent de plus en plus complexes (et le fait que l'auteur s'évertue a incorporer des termes techniques des plus pointus, n'arrange rien) et ce tome ne déroge pas à la règle. Il y a plusieurs affaires criminelles qui se croisent dans ce tome et j'ai été perdu rapidement. En fait, quand je lis un roman de Patricia Cornwell, je ne cherche pas à savoir qui a fait quoi...non, je me laisse guider et suit l'intrigue comme un lecteur passif, et je fais confiance à l'auteur pour tout éclaircir, à la fin. J'ai bien fait pour celui ci, car, plus on avance (lentement, c'est sûr, mais on avance tout de même), plus les pièces du puzzle se mettent en place. 

Bon, l'auteur n'évite pas les mêmes défauts, comme le fait de mettre Scarpetta encore en danger, que la fin soit un peu rapide, mais là, je crois qu'elle a fait très fort pour son final. En refermant le livre, j'ai eu l'impression d'avoir lu  un long prologue, et je me suis demandé si l'auteur allait nous donner la suite de cette histoire, dans le prochain tome. (Ce qui ne sera pas le cas, je crois). Pourtant, tout à été éclairé, mais je me sens frustré. Ce qui veut dire que j'ai été captivé et attaché aux personnages que j'ai suivi, au point de vouloir savoir ce qui allait leur arriver, par la suite.
Je trouve d'ailleurs que les personnages secondaires comme Amos, le Dr Self, ou Reba, ont retenu plus mon attention, que Scarpetta et consorts (Marino, Lucy et Benton) que je suis depuis des années.

Au final, un roman plaisant à lire, et qui me donne envie de continuer l'aventure, grâce à une psychologie plus fouillée des personnages, qui ne font pas d'eux, des machines, (même s'ils sont arrogants. L'arrogance de Marino, Scarpetta, Benton et Lucy, m'exaspèrent au plus haut point...comme si c'était eux les meilleurs et que les autres ne soient que des incompétents). Ce 14e tome me fait un peu oublier ce que j'avais ressenti pour "Bâton Rouge", le tome de la "chute" de la série) et me donne l'envie de continuer l'aventure. Donc, à une prochaine, Kay Scarpetta. 

Patricia Cornwell: Sans raison, (Predator), Le livre de poche, 500 pages, 2006



La Discothèque du 20e siècle #179

En 1978, Serge rendait un hommage vibrant aux chanteurs et groupes marquants des sixties, grâce à la voix de Jane.

Jane Birkin: Ex fan des sixties (1978)




En 1978, Serge Gainsbourg s'est remis au travail pour écrire un nouvel album pour Jane Birkin. Avec la chanson-titre, le duo exprimait sur une mélodie subtile leur goût certain pour les années 60, à travers un hommage sincère rendu aux icônes de la pop fauchées en pleine gloire. De Janis Joplin à Brian Jones, la voix de Jane est lourde de symboles. Ex-fan des sixties est entré dans les hit-parades en février 1978. (Source: Fascicule "L'encyclopédie de la chanson française n°12", Universal Collections)

Bonne écoute!