mercredi 19 septembre 2018

La Discothèque du 20e siècle #287

En 1998, une jeune chanteuse fait son entrée dans les hits parades avec ce titre.

Loïs Andrea: In (1998)



Sa voix limpide comme un cristal de roche et sa fraîche blondeur ont surgi au cours de l'été 1998 sur les ondes et les écrans pour s'inscrire dans le ton de la mode du groove avec son single In. Dès l'âge de 11 ans, au coeur de sa Normandie natale, Loïs avait décidé de vouer sa vie à ne carrière dans le monde du spectacle. Après des années de pratique de la danse classique, c'est vers la musique qu'elle s'est tournée, et c'est à Paris qu'elle a pris des cours de chant, de comédie et d'expression corporelle. A 21 ans son chemin a croisé celui du compositeur Jean-Patrick Allouche: un coup de foudre artistique dont on n'a pas fini d ressentir les effets: écoutez l'album Insomnies pour vous en convaincre. (Source: Fascicule "La Discothèque du 20e siècle: 1998" Polygram Direct)

Bonne écoute!


dimanche 16 septembre 2018

Slow Qui Tue #375: Le premier pas

Le slow qui tue de la semaine joue les grands timides.

Claude Michel Schönberg: Le premier pas



Bonne écoute!


samedi 15 septembre 2018

Héléna

4e de couverture: Kansas, un été plus chaud qu’à l’ordinaire.
Une décapotable rouge fonce sur l’Interstate. Du sang coule dans un abattoir désaffecté. Une présence terrifiante sort de l’ombre. Des adolescents veulent changer de vie. Des hurlements s’échappent d’une cave. Des rêves de gloire naissent, d’autres se brisent.
La jeune Hayley se prépare pour un tournoi de golf en hommage à sa mère trop tôt disparue.
Norma, seule avec ses trois enfants dans une maison perdue au milieu des champs, essaie tant bien que mal de maintenir l’équilibre familial.
Quant à Tommy, dix-sept ans, il ne parvient à atténuer sa propre souffrance qu’en l’infligeant à d’autres…
Tous trois se retrouvent piégés, chacun à sa manière, dans un engrenage infernal d’où ils tenteront par tous les moyens de s’extirper. Quitte à risquer le pire.
Et il y a Helena… 
 
Jusqu'où une mère peut-elle aller pour protéger ses enfants lorsqu'ils commettent l’irréparable ? Après Les loups à leur porte, Jérémy Fel aborde cette vertigineuse question dans une grande fresque virtuose aux allures de thriller psychologique.



Rentrée Littéraire 2018 (#3)

2e roman de Jérémy Fel, Héléna est un page turner glaçant, qui vous prend sur sa route pour ne plus vous lâcher avant la fin. 

Alors, je préfère vous prévenir, ce roman ne conviendra pas à tout le monde. Il est très noir et cruel, et pour le savoir, il faut juste lire le premier chapitre du roman. Celui ci vous place dans une ambiance dérangeante qui provoque une gêne. (Il est vrai que par la suite, la centaine de pages qui suit, rien ne prédit une catastrophe glaçante et cruelle, car elles nous présentent les personnages que l'on va suivre sur plus de 700 pages, mais il faut toujours garder en mémoire ce premier chapitre où l'on voit un ado de 17 ans, massacrer un chien, car elles prédisent la noirceur qui nous attend lors de cet été suffocant.)

Je dois dire que j'ai été happé de suite par ce livre. Ce thriller psychologique nous emmène loin dans la noirceur, mais il est impossible de décrocher une seule minute. Jérémy Fel nous prend par la main et ne nous lâche plus avant le mot final, car même si vous devez quitter le roman un seul instant, pris par d'autres activités, il continue de vous hanter, et vous êtes irrésistiblement attiré vers lui et vous revenez alors dans cet enfer, avec un plaisir non dissimulé j'avoue. 

Dans ce roman, nous allons suivre 4 personnages (Hayley, jeune fille qui part pour un tournoi de golf et qui tombera en panne sur la route, Norma, mère de trois enfants, qui, accompagnée de sa fille Cindy, prendra en charge Hayley et l'emmènera chez elle; Tommy, jeune ado un peu (voire beaucoup) perturbé, et Graham, jeune homme qui veut prendre un nouveau départ dans la vie, avec sa petite amie, Amber). 
Puis un drame survient et chacun à sa manière, va vouloir sortir de ce piège par tous les moyens, quitte a commettre parfois l'irréparable. 

Voilà un roman haletant, aux personnages à la psychologie fort bien dessinée, et qui nous emporte loin dans l'horreur glaçante. Il est vrai que chacun des personnages a un côté très sombre, sauf, peut être Graham, qui, pour moi, est le personnage le plus solaire de ce roman, mais qui va jouer sa partition dans cette horreur. 
Honnêtement, je me suis demandé comment Jérémy allait faire pour tenir son histoire sur plus de 700 pages, sans qu'il y ait de temps mort ou de longueurs. Eh bien, cet auteur est follement génial car il tient son histoire au cordeau, avec de nombreux twists que je n'ai pas vu venir  et qui m'ont laissé sur le carreau, tellement tendu pour savoir jusqu'où il pouvait aller. Et il va aller très loin dans la noirceur. Pourtant, il y a un côté conte cruel qui se dégage dans certaines de pages, un côté onirique qui nous emporte (comme la tornade qui emporte Dorothy à Emerald City),  mais qui est tout de suite après contrebalancé par la réalité la plus cruelle qui soit. 

C'est aussi un roman qui parle de la maternité, et de ce qu'une mère est capable de faire pour ses enfants. L'auteur a formidablement compris ce que peut être une mère pour ses enfants, et le personnage de Norma, que l'on pourrait détester par moment, n'en reste pas moins très humaine, car, elle a cette dualité qui est en chacun de nous. Et les autres personnages ont cette dualité, qui fait qu'on ne peut pas les détester complètement, malgré leurs actes. De ce point de vue psychologique, l'auteur a réussi à donner chair à ses personnages de papier. 

Le titre du livre m'a longtemps intrigué, car je ne voyais pas le lien entre lui et l'histoire, sauf que ce lien s'explique dans les dernières pages du livre. D'ailleurs cet épilogue ferme la boucle de toute cette tragédie et les toutes dernières pages m'ont beaucoup ému, je dois dire. 

Autre avertissement, avant de vous plonger dans ce roman: celui ci est intrinsèquement lié au premier roman de l'auteur, "Les Loups à leur porte": le point commun entre les deux se trouve être le lieu de l'action. La maison où habite Norma est la même que celle des "Loups à leur porte". Mais je vous rassure,on peut très bien lire ce roman sans avoir lu le précédent (même si l'auteur fait référence à certains personnages de son premier roman). D'ailleurs, cela ne va pas m'empêcher de lire ce premier roman ,tellement j'ai adoré l'ambiance d'"Héléna" et la plume de Jérémy Fel. 

Vous l'aurez compris, ce roman a été une claque monumentale, qui m'a emporté très loin dans la noirceur humaine, qui m'a parfois glacé le sang, mais dont je ne pouvais pas détacher mes yeux, tellement hypnotiser par la plume de l'auteur et l'ambiance qu'il a instaurer dans ces pages fort sombres. Un thriller psychologique que je vous encourage fortement à découvrir...si vous n'avez pas peur de partir au plus profond de la noirceur de l'âme humaine. 

Jérémy Fel: Héléna, Rivages, 732 pages, 2018



mercredi 12 septembre 2018

La Discothèque du 20e siècle #286

En 1996, un duo de rappeurs fait danser sur les dancefloor avec ce titre.

Addis Black Widow: Innocent (1996)


Duo rap originaire d'Oakland en Californie, mais transplanté en Suède, la "Veuve noire d'Addis" publie un premier album en 1995, intitulé Breakin' DreadInnocent fut un gros succès de l'hiver 1995-96 et rien qu'à l'écouter, on a des fourmis dans les jambes et on se prend d'une furieuse envie de danser! (Source: Fascicule "La Discothèque du 20e siècle: 1996", Polygram Direct)

Bonne écoute!


dimanche 9 septembre 2018

Slow Qui Tue #374: Bridge over troubled water

Le slow qui tue de la semaine sera un soutien, tel un pont enjambant l'eau trouble.

Simon & Garfunkel: Bridge over troubled water



Bonne écoute!


vendredi 7 septembre 2018

Sous les branches de l'Udala

4e de couverture: Dans la lignée d’Imbolo Mbue et de Chimamanda Ngozi Adichie, la découverte coup de cœur d’une voix puissante et singulière. Nommé pour de nombreux prix littéraires, porté par une atmosphère foisonnante où se bousculent les sensations, un roman bouleversant de courage sur la quête de soi, le poids dévastateur de la religion et des traditions, et la force éperdue de l’amour.


 1968. Le Nigeria et la jeune république du Biafra se déchirent, les conflits interethniques sont chaque jour plus meurtriers, la population sombre peu à peu dans le désespoir.
Au cœur de cet océan de violence, la jeune Ijeoma tombe amoureuse d’Amina.
La relation des deux adolescentes est rapidement découverte et tous, mères, pères, voisins, amis, se chargent de leur rappeler qu’aux yeux de Dieu et de la loi, leur amour est criminel.

Pour Ijeoma, un choix se dessine alors : se cacher et suivre ses désirs ; ou s’oublier et jouer le rôle que la société lui impose.
Une existence prisonnière du mensonge, est-ce la seule issue qui s’offre à Ijeoma ?

Rentrée Littéraire 2018  (#2)
71 pays dans le monde considèrent encore l'homosexualité comme un crime. Dans 13 pays, l'homosexualité est même passible de la peine de mort. Le Nigeria (où se déroule l'action de Sous les branches de l'Udala) fait partie de ces 13 pays là. 
J'étais curieux de suivre une jeune héroïne homosexuelle dans ce pays là. C'est pourquoi je me suis plongé avec curiosité et envie dans le premier roman de Chinelo Okparanta. Je dois dire que je suis passé par plusieurs sentiments: l'étonnement, l'exaspération, la colère l'effroi, devant tout ce que vit la jeune Ijeoma. Composé de plusieurs parties bien distinctes, le roman débute, en pleine guerre civile dans les années 70, par la mort du père d'Ijeoma, lors d'un raid aérien. Sa mère voulant la protéger des conflits va l'envoyer chez un professeur à Aba. C'est là qu'elle va faire la connaissance d'Amina et découvrir un sentiment nouveau pour elle: l'amour. 
C'est un roman choc qui va vous faire partir à la rencontre d'une jeune fille perdue dans l'océan des sentiments. Elle va se poser beaucoup de questions quant à ce désir qui naît en elle, pour une jeune fille, quant à la conduite à avoir et comment faire pour y faire face...surtout dans un pays qui condamne l'homosexualité. J'ai souvent été incrédule et énervé contre la mère d'Ijeoma, qui, par l'intermédiaire de la Bible va vouloir rééduquer sa fille après qu'elle ait appris la liaison de celle ci avec une fille. J'ai souvent fait des bonds en voyant comment la mère d'Ijeoma interprète la Bible, par rapport à l'homosexualité, et les questions que se pose Ijeoma par rapport à ça so,nt des plus légitimes. Les dialogues entre la mère et la fille sont d'ailleurs très intéressants, même si je trouve les réponses de la mère souvent aberrantes. J'ai le souvenir d'un dialogue entre la mère et la fille sur l'histoire d'un paysan qui recueille un étranger chez lui. (c'est à Sodome) Il va alors offrir sa fille aux Sodomites (les habitants de Sodome) pour qu'ils la violent plutôt que de livrer l'étranger. Devant ce récit, Ijeoma se demande pourquoi un paysan livrerait sa fille plutôt que l'étranger. Et sa mère de répondre qu'un homme couchant avec un homme est une abomination. (Je dois dire que j'ai bondi en lisant cela) Pourtant, au fil des pages, j'ai compris que la mère d'Ijeoma ne cherchait qu'à protéger sa fille. 
Je me suis retrouvé dans le personnage d'Ijeoma, même si nous n'habitons pas le même pays: dans ses questionnements, ses combats, et je voulais savoir les choix qu'elle allait faire. La relation entre Ijeoma et Amina est très sensuelle et cette sensualité à été très bien retranscrite par Chinelo Okparanta, sans voyeurisme ni vulgarité. 
J'ai trouvé la plume de Chinelo Okparanta fluide et chantante. Je trouve que ce fut une belle idée, de la part de la traductrice de laisser certains dialogues dans la langue d'origine d'Ijeoma, afin de ressentir cette sonorité particulière. Cela nous immerge complètement au Nigeria. J'ai été bouleversé par certains passages et je me suis surpris à trembler devant certaines situations. Ce roman  m'a permis de me  rendre compte comment se passe la vie dans ce pays d'Afrique où il ne fait pas bon être homosexuel. 
Je ne peux que vous encourager à lire ce livre nécessaire pour comprendre et voir que le chemin sera long avant que l'homosexualité ne soit pas vu comme quelque chose de contre nature. Ce roman est aussi le portrait touchant et juste d'une jeune femme qui va tout faire pour survivre dans ce pays qui ne l'accepte pas telle qu'elle est, quitte à se renier. Un roman de la rentrée littéraire qui sort de l'ordinaire, pour peut être éveiller les consciences.La littérature sert à ça quelquefois. 
Merci aux Editions Belfond pour ce roman bouleversant et nécessaire. 
Chinelo Okparanta: Sous les branches de l'Udala, (Under the Udala trees), Belfond, 367 pages, 2018


mercredi 5 septembre 2018

La Discothèque du 20e siècle #285

En 1996, Zucchero revenait sur le devant de la scène avec ce titre devenu un tube.

Zucchero: Il volo (1996)


Né en Italie en 1955, le Joe Cocker italien a mis des années à percer. En 1987, il atteint le sommet des ventes dans son pays natal grâce à l'album Blues, qui contient la version originale de Senza Una Donna qu'il rechantera plus tard, avec le succès que l'on sait, en duo avec Paul Young. Sur Oro, Incenso et birra, publié en 1989, on remarque des invités prestigieux tels que Clarence Clemons (du groupe de Bruce Springsteen), Eric Clapton ou Ennio Morricone...Ses qualités indéniables de chanteur souls sont mises en valeur sur l'album Spirito di vino, 6 ans plus tard, dont est tiré le tube Il volo,, slow imparable plébiscité par le public français (n°2 au Top Singles). (Source: Fascicule "La Discothèque du 20e siècle: 1996", Polygram Direct)

Bonne écoute!