mercredi 17 décembre 2014

La Discothèque du 20e siècle #86

En 1981, les yeux de Bette Davis étaient à l'honneur.

Kim Carnes: Bette Davis eyes (1981)

Bette Davis Eyes by Kim Carnes on Grooveshark

Ce slow imparable, nous le devons à l'actrice Bette Davis (pour l'inspiration) et à la flamboyante Kim Carnes dont la voix sensuelle fait merveille: le titre passe la bagatelle de quatre mois dans le top des cinq meilleures ventes en France, faisant d'elle une star instantanée (aux Etats Unis, elle avait déjà chantée en duo avec le crooner country Kenny Rogers et obtenu un premier tube avec Don(t fall in love with a dreamer en 1980). (Source: Fascicule "La Discothèque du 20e siècle: 1981", Polygram Direct)

Bonne écoute!

lundi 15 décembre 2014

Les Crèvecoeur (Romain)

4e de couverture: Le monde étrange dans lequel grandit Germain Crèvecœur est peuplé de silences, de secrets de famille, de chaussures usées qu’on adule, d’une Chinoise édentée cachée dans un placard et d’une tapisserie légendaire. Prisonnier de Romain et d’Édith – un père à la folie fétichiste et une mère à l’amour excessif –, Germain cultive sa différence et recherche dans l’amertume de sa jeunesse le bonheur et la force d’aimer. Son incroyable parcours fascine, de son enfance à son adolescence, de son apprentissage à la découverte de la sensualité, de l’horreur de la mutilation à la magie de la création. En cela, Romain a marqué son fils de son empreinte indélébile.
Entre passions et intrigues familiales, la saga des Crèvecœur est un hymne à la beauté féminine autant qu’un voyage dans le cœur meurtri d’un homme à la sensibilité unique, qui pensait soigner son âme au fond d’une bottine pour dame.


Risque de Spoilers sur le tome précédent. 

7 mois après avoir lu le premier tome, "Edith", les Crèvecoeur sont de retour avec ce 2e tome tout aussi bon, voir, meilleur que le premier. 

Après avoir fini le premier tome, j'avais été frustré de ne pas en savoir plus sur Germain, qui nous était présenté dans les premières pages d'"Edith". Cette frustration est réparée avec ce second tome, qui, nous déroule le fil de la vie de Germain, car oui, cette fois ci, malgré le sous-titre "Romain", c'est Germain qui nous est dévoilé. 
Germain, né dans la cathédrale de Bayeux, vit ses premières années dans la cordonnerie familiale entre sa mère Edith, qui l'adore, et un père,Romain, qu'il déteste (et le sentiment est réciproque). Dès son plus jeune âge, Germain est un enfant solitaire, qui va constamment chercher l'approbation et l'amour qu'il ne reçoit pas (sauf de sa mère). Arrivé à l'adolescence, il va découvrir le secret de son père qui va alors chamboulé sa vie et lui donnér un sens. 

Dès le début de la saga, j'ai été attiré par Germain et je voulais en savoir plus. Je n'ai pas été déçu une seule seconde: Germain m'a charmé, et son parcours est fascinant. 
Le ton du roman est différent du premier tome: Antonia Medeiros prend la forme du récit et le "je" pour mieux incarner Germain, qui s'adresse à son fils dans ces carnets que Raphaël, le fils de Germain, avait trouvé à la fin du tome 1 si je me souviens bien). Le personnage se dévoile ainsi, et nous montre les failles de ses proches et de lui même. 

J'ai alors avancé, fasciné par ce destin hors du commun: les événements s’enchaînent à tout allure pour mon plus grand bonheur. C'est bien simple, on ne peut pas décrocher une seule minute et on a envie d'en savoir toujours plus. 
L'écriture d'Antonia Medeiros est fluide et très poétique (il y a des passages de toute beauté (notamment une déclaration faite au lecteur, par Germain, à propos de sa mère, au moment du départ de Germain.)

Le roman débute dans l'ombre pour se finir dans la lumière (c'est d'ailleurs la 2e partie qui m'a le plus plu car ce cher Germain commence a entrevoir la lumière, même s'il n'a pas encore trouvé ce qu'il cherchait. D'ailleurs, sait il lui-même ce qu'il cherche?
Après nous avoir dévoilé Bayeux dans le premier tome, ce sont les chaussures (le métier, la fabrication, etc...) qui donnent aux femmes une beauté sans pareille, que l'auteur met en avant et ceci est passionnant à découvrir. 

Mais il y a aussi des personnages truculents, inquiétants, bienveillants, mais qui ne laissent pas indifférents dans ce roman (la chinoise MiMei, qui m'a angoissé, Romain, que j'ai continué à détesté, les Bonhomie, qui sont un peu la lumière de ce livre, Ninon, la sénégalaise, qui nous montre une réalité de cette époque (les années 30), et encore d'autres. 

Mais ce qui devait arriver, arriva: la fin qui me laisse encore avec des questions plein la tête. Germain n'est qu'au début de sa vie (23 ans)  et l'événement qui s'annonce en fin de livre, me donne l'envie d'en savoir plus. 

Au final, ce 2e tome ne fait que confirmer que cette saga "Les Crèvecoeur" est une belle saga, passionnante à souhait, empli de poésie, de malheur, et de tendresse, de secrets et de bonheur (tout le sel d'une bonne saga). Je n'ai maintenant qu'un seul souhait: savoir la suite. Vivement le Tome 3!

Disponible en version ebooks ou papier sur le site des Editions La Bourdonnaye .

Merci infiniment  à l'auteur Antonia Medeiros et aux Editions La Bourdonnaye de m'avoir permis de continuer mon voyage dans la vie passionnante de Germain.

Antonia Medeiros: Les Crèvecoeur (Romain), Editions La Bourdonnaye (Collection "Fictions"), 164 pages, 2014


dimanche 14 décembre 2014

Slow Qui Tue #213: Le Dilemme

Le slow qui tue de la semaine a son coeur qui balance.

Ginie Line: Le dilemme


Bonne écoute!


mercredi 10 décembre 2014

La Discothèque du 20e siècle #85

En 1980, Kate Bush "cassait la vaisselle" avec Babooshka.

Kate Bush: Babooshka (1980)

Babooshka by Kate Bush on Grooveshark

Découverte par David Gilmour, du Pink Floyd, Kate est née dans le Kent (Angleterre) en 1958. Elle n'a que 19 ans lorsqu'elle se retrouve en tête des classements avec Wuthering Heights, une chanson écrite et composée par elle; elle est ensuite, historiquement, la première chanteuse anglaise à atteindre le sommet du top albums avec son premier 33 tours... Des débuts fracassants dont on aurait pu craindre qu'ils soient sans lendemain, mais en 1980, elle revient avec le très romantique Babooshka et reprend la place qu'elle n'aurait jamais dû quitter. (Source: Fasciculé "La Discothèque du 20e siècle: 1980", Polygram Direct)

Bonne écoute!

mardi 9 décembre 2014

Mes lèvres sont mortes à minuit

4e de couverture: Dans l’appartement de Paul et Laura, tout est immaculé, du costume du maître de maison aux tenues impeccables de sa splendide épouse. Sous l’œil interrogatif de Malika qui, du matin au soir, ne nettoie que du propre, un ancien amant toujours épris et une amie envieuse viennent interroger les raisons de cette perfection qui tourne à l’obsession. Jusqu’au jour où une tache de sang indélébile sur la moquette blanche ébranle l’univers de Paul et Laura, arrachant les masques et révélant un effroyable secret…

En lisant ce roman d'Arièle Butaux, au titre des plus poétiques, j'ai eu un sentiment étrange. Je n'arrivais pas à comprendre où j'avais mis les pieds. 
Ce huis-clos nous enferme véritablement dans ses serres, pour ne plus nous lâcher avant la fin, mais nous laissant tout de même avec un mailaise ambiant. 
J'ai trouvé les personnages de ce roman tous pathétiques, de Laura à Paul, en passant par Hélène et Alexandre. Cependant, le petit incident (la tache de sang sur la moquette blanche immaculée) au milieu de l'histoire, , m'a permis de comprendre le comportement de Laura. C'est d'ailleurs le personnage qui m'a le plus fasciné, car des plus changeants. Je la pensais folle et dérangée (et en même temps, vu son passé, il y aurait de quoi) mais son comportement changeant n'est qu'une façade qui se craquelle devant cette tache de sang. Grâce à elle, elle va se révéler au lecteur de manière étonnante.

L'écriture d'Arièle Butaux est hypnotique: elle nous capte pour nous entraîner dans un univers des plus tordus, mais qui prend tout son sens, dans les dernières pages. Les dialogues ciselés, sur le fil du rasoir, font la force de ce roman et lui donnent ce rythme saccadé et lancinant (balançant entre les deux) qui retient l'attention du lecteur, qui se croit dans un théâtre où se joue cette fascinante mascarade. 
J'aimerai ne pas trop en dire, car je trouve qu'il faut le découvrir par soi-même et se laisser porter par les mots d'Arièle Butaux, mais ce petit roman m'a beaucoup plu: il se dévore d'une traite car on a qu'une seule envie: voir où toute cette histoire de "fous" va nous mener. Un roman étrange et fascinant que je vous recommande. 

Le choix du roi, qui suit "Mes lèvres sont mortes à minuit", à le point commun d'être également un huis clos. En effet, le roi Louis XIII rend visite à un condamné à mort Cinq Mars, qui fut son favori et qui a trahit le cardinal de Richelieu. Ecrit sous la forme d'une pièce, j'ai trouvé ce texte très bien écrit, poétique à souhait mais qui ne m'a pas passionné outre mesure. J'ai passé un agréable moment, et le duo/duel du Roi et de Cinq Mars est bien mené, mais il est trop court pour pouvoir capter entièrement mon attention. Dommage. 

Au final, un roman (Mes lèvres sont mortes à minuit) captivant et fascinant, qui surprend son lecteur jusqu'à la dernière ligne. Il suffit juste de se laisser guider dans cette histoire étrange et nébuleuse pour avoir toutes les clés du mystère final. Une belle plume également que je suis ravi d'avoir découverte. 

Merci aux Editions Ecriture pour cette découverte.

Arièle Butaux: Mes lèvres sont mortes à minuit, Ecriture, 175 pages, 2014


lundi 8 décembre 2014

Succubus Tome 6 (Revelead)

4e de couverture: Georgina a eu l’éternité pour comprendre le sexe opposé, et pourtant des hommes parviennent encore à la surprendre. Comme Seth Mortensen, qui a risqué son âme pour être avec elle.
Mais avec un patron comme Lucifer, Georgina ne peut pas simplement raccrocher. Elle est même obligée d’accepter une mutation à Las Vegas.
Le rêve de tout succube qui se respecte. Sauf que c’est louche : pourquoi les autorités de l’Enfer sont-elles si pressées de l’éloigner de Seattle… et de Seth ?

Risque de Spoilers sur les tomes précédents


Dernier tome de la série "Georgina Kinkaid", qui nous donne son lot de révélations. 
Ce dernier tome ne m'a pas déçu. Il va même faire partie de mes préférés. 
Il est centré sur la relation Georgina/Seth (et vu ce que je pense du "petit couple", c'était mal barré pour que j'aime) qui va nous donner des rebondissements jusqu'au final. 
Ma petite théorie que j'avais dans la tête à la fin du tome 5, s'est en effet confirmé. Même si j'avais vu juste, cela ne m'a pas gâché la lecture. J'ai même été étonné d'aimer (enfin!) la relation Georgina/Seth. Les révélations ne sont pas pour rien dans mon appréciation. En fait, il fallait pour cela se focaliser sur leur relation, sans emmener d'ennemis extérieurs qui parasitaient le tout pour que mon intérêt soit piqué. 

Je n'ai pas pu décrocher du tout, malgré un petit flottement dans ma lecture, au milieu du livre, mais cela n'est pas dû au livre mais à mon temps de lecture qui s'amenuisait certains jours, à ma plus grande frustration. 

J'ai toutefois une petite déception sur le sort funeste d'un personnage: j'ai même espéré un autre sort jusqu'au bout mais non, le sort en était jeté. 
En revanche, la tournure que prend le destin de Georgina m'a complètement estomaqué. Je ne m'attendais pas à cela, mais je trouve cette fin tout a fait grandiose et originale. Bravo à Richelle Mead pour avoir eu l'audace de cette fin. 

En lisant, la dernière phrase du dernier chapitre (avant l'épilogue qui conclut la saga), j'ai pensé (à tort) que l'épilogue était superflu, cette fin se suffisant à elle-même. Quelle erreur de ma part. C'était mal connaître l'auteure qui avait encore quelques petites révélations à nous faire pour conclure en beauté. 

Au final, un dernier tome qui tient la route de bout en bout et qui conclut magistralement cette série qui fera partie de mes séries fantastiques préférées (pour le moment). 
Dans son ensemble, la série tient toutes ses promesses, malgré un ou deux tomes qui m'ont moins convaincu (sans être mauvais pour autant), avec une héroïne sensationnelle, bourrée d'humour (même si celui ci était moins présent dans le dernier tome mais vu les enjeux, cela se prêtait moins au rire), avec une très bonne plume (que Benoit Domis à su retranscrire et  mettre en valeur avec brio. Bravo à lui! (j'ai d'ailleurs apprécié que le traducteur soit le même pour toute la saga, gardant ainsi le même ton)), un univers riche et bien menée et une intrigue qui tient la route, même au bout de 6 tomes. Chapeau bas à Richelle Mead que je compte bien continuer à lire avec une autre saga. Reste à savoir laquelle. Si certains fans de Richelle Mead ont des idées, dites le moi en commentaires, je suis preneur. 

Richelle Mead: Succubus Tome 6 (Revelead), (Succubus Revelead), Milady, 406 pages, 2012



 

dimanche 7 décembre 2014

Slow Qui Tue #212: Many rivers to cross

Le slow qui tue de la semaine nous emmène le soleil de la jamaïque, pour réchauffer notre journée.

Jimmy Cliff: Many rivers to cross


Bonne écoute!