mercredi 14 novembre 2018

La Discothèque du 20e siècle #295

En 1962, un nouveau venu dans la chanson française allait faire souffler un air de jazz dans le monde musical.

Claude Nougaro: le Jazz et la java (1962)


Si son premier album date de 1959, c'est en 1962 qu'explose le phénomène Nougaro en dehors des modes mais instantanément adopté par le public: c'est une année faste pour le chanteur toulousain qui propose coup sur coup Une petite fille, Le Cinéma, Le jazz et la java et Cécile ma fille, déclaration d'amour au bébé qui vient de naître... (Source: Fascicule "La Discothèque du 20e siècle: 1962", Polygram Direct)

Bonne écoute!


dimanche 11 novembre 2018

Slow Qui Tue #383: Loving you is a dirty job

Le slow qui tue de la semaine trouve que aimer est un sale boulot, mais qu'il doit être fait.

Bonnie Tyler: Loving you is a dirty job



Bonne écoute!


vendredi 9 novembre 2018

Les chemins de promesse

4e de couverture: A une vie tracée par son père, Aubin, l’héritier du mas de Castanhal, a préféré l’aventure. La construction de la ligne de chemin de fer entre Paris et la Méditerranée sera pour le jeune homme le terrain d’intenses initiations et de rencontres en ce milieu du XIXe siècle.
Tout doit être immuable au mas du Castanhal où le maître des lieux, Lazare Pradier, trace pour ses enfants, Aubin et Adélie, des chemins de vie calqués sur le modèle des anciens. A l’insu de son ombrageux époux, Blanche les instruit de son mieux d’un savoir reçu d’un vieil abbé. Adélie récoltera les premiers fruits de cet enseignement en quittant le Castanhal pour s’occuper des enfants d’un ingénieur des mines. Les premiers émois amoureux d’Aubin, cruel apprentissage, vont ouvrir à l’héritier du Castanhal d’autres horizons. Comme celui de la construction d’une ligne de chemin de fer qui sera pour lui le champ d’intenses découvertes : celle de l’amitié, d’abord, qui le liera à Pierre, un cadet dépossédé et jeté sur les chemins de misère ; celle de la satisfaction du travail accompli ; celle de l’amour enfin !
Et tant pis si les plans minutieusement établis par Lazare s’en trouvent bouleversés. Le voyage initiatique de son fils Aubin en fera un homme dont Lazare pourra être fier.

Le nouveau roman de Mireille Pluchard est une lecture rempli de promesses. La promesse de passer un bon moment, la promesse d'apprendre des choses sur la naissance du rail...et tant d'autres choses. 
J'ai pris le temps de savourer ce roman car je m'y sentais bien à chaque fois que je m'y plongeais. Nous allons suivre la famille Pradier dans ce petit coin des Cévennes, au mas du Castanhal (qui veut dire Chataigneraie en Occitan): un père rude et bougon,Lazare (qui représente bien les paysans de ce temps là, celui du XIXe siècle), une mère douce et aimante, Blanche, qui fera tout pour que ses enfants aient de l'éducation. Et les enfants, donc, Aubin et Adélie. Aubin, qui, à vingt ans, partira sur les chantiers du rail, et Adélie, qui deviendra gouvernante dans une riche famille. 
Qu'est ce que j'ai aimé suivre ces deux jeunes gens, Aubin et Adélie dans leurs péripéties (et elles seront légions au fil de ces 540 pages): ils sont des personnages tels que je les aime: gentils, doux, faisant face à l'adversité et aux multiples misères que la vie sème sur leur route. On tremble pour eux, on voudrait les épauler, comme le fait Pierre, l'ami et confident d'Aubin. On rit avec eux. En bref, on vit en leur compagnie des aventures extraordinaires. 
La plume de Mireille Pluchard est des plus belles. Elle a le charme d'une écriture du XIXe siècle, dans certaines expressions, se mariant bien avec l'époque qu'elle raconte. Les mots et expressions occitanes qui parsèment le roman fait que je me suis senti en immersion totale. Le plus de ce roman régional, c'est la découverte de ce progrès qu'était le chemin de fer qui se construisait au prix de vies humaines (comme tout progrès j'ai l'impression). Avec force détail, Mireille Pluchard nous montre comment ces rails ont traversé le pays, et plus particulièrement ici, en Cévennes, pour relier les gens et les villes entre eux. C'est passionnant de bout en bout, surtout qu'en parallèle, on suit l'ascension d'Aubin dans ce monde là. Mireille Pluchard montre aussi deux mondes qui se télescopent, celui des temps anciens, que représente Lazare, dans tout ce qu'il a de plus arriéré, et celui du progrès, représenté par Blanche, qui, pour l'avenir de ses enfants, ira contre son mari,en leur apprenant à lire et écrire, au risque d'essuyer sa colère. 
Plus je redécouvre le roman régional, plus j'apprend à l'apprécier. C'est un genre à part entière de la littérature, qui,en parlant de nos régions, nous en apprend toujours plus sur la vie de nos ancêtres et sur nous même. Les Chemins de Promesse en est encore une fois une belle preuve. 
Au final, un roman que l'on savoure lentement afin d'en apprécier toutes les saveurs. Un roman, qui, tout en nous contant un destin commun à beaucoup de jeunes gens, nous parle du progrès, et nous en apprend plus sur le monde du rail et ce nouveau moyen de transport qu'était le train. Sans oublier pour autant d'où l'on vient: de cette terre qui nous a vu naître et vers laquelle on revient toujours. Un roman plein de promesses, qui m'a ravi. 
Merci aux Editions Presse de la Cité pour ce voyage temporel, sur les rails de la vie d'Aubin et des siens. 
Merci également à Mireille Pluchard pour la gentille dédicace. 
Mireille Pluchard: Les chemins de promesse: Presses de la Cité, 540 pages, 2018


mercredi 7 novembre 2018

La Discothèque du 20e siècle #294

En 1961, Richard Anthony continue de connaitre le succès avec cette ballade.

Richard Anthony: J'entends siffler le train (1961)


Depuis quelques mois, les yéyés sont arrivés en force, mais ne sont pas parvenus à déboulonner Anthony le débonnaire qui cette année là obtient son plus gros succès (il devra attendre 8 ans pour faire mieux encore avec ...Le Sirop Typhon!) Il choisit pour cela un standard du folk américain, 500 miles qui vient d'être remis au goût du jour par le trio Peter Paul & Mary de l'autre côté de l'Atlantique. (Source: Fascicule "La Discothèque du 20e siècle: 1961", Polygram Direct)

Bonne écoute!


dimanche 4 novembre 2018

Slow Qui Tue #382: Tombe la neige

Le slow qui tue de la semaine voit tomber la neige sur la fin de son histoire d'amour.

Adamo: Tombe la neige



Bonne écoute!


mercredi 31 octobre 2018

La Discothèque du 20e siècle #293

En 1956, René Louis Lafforgue nous offre l'une de ses chansons les plus connues.

René Louis Lafforgue: Julie la rousse (1956)


Sur un air de valse-musette, cette chanson fait connaître ce copain de Brassens du grand public en 1957. Né en 1928, il ne sera pourtant jamais une grande vedette. Comédien autant que chanteur, il fut davantage un artiste de cabaret que de music-hall, avec sa moustache avantageuse et son oeil coquin, oscillant entre la rengaine populiste et la chanson à texte (Les enfants d'Auschwitz). Il trouva la mort dans un accident de voiture près d'Albi en 1967. (Source: Fascicule "La Discothèque du 20e siècle: 1955/59", Polygram Direct)

Bonne écoute!


mardi 30 octobre 2018

Faux Amis (Promise Falls Tome 2)

4e de couverture: La ville de Promise Falls est sous le choc. L’écran du drive-in vient de s’effondrer en pleine séance. Bilan : quatre morts. Accident ? Acte malveillant ? L’impassible inspecteur Barry Duckworth enquête. Et un détail le perturbe : l’heure de l’explosion, 23 h 23 ; un chiffre qui évoque d’autres crimes non élucidés…

De son côté, le privé Cal Weaver travaille sur une sombre affaire. Une effraction a eu lieu au domicile d’Adam Chalmers, ponte local décédé au drive-in. Le vol en question : des vidéos érotiques que le défunt réalisait dans son sous-sol… Qui apparaissait sur ces films ? Y a-t-il un lien entre tous ces faits divers ?

Phénomènes étranges autour de la grande roue, agressions sur le campus, meurtres inexplicables. Un vent de panique souffle sur Promise Falls et l’heure est venue pour Cal Weaver et Barry Duckworth d’unir leurs forces.
Mais par où commencer dans cette ville où tous les psychopathes du coin semblent s’être donné rendez-vous ?


Risque de Spoilers sur le tome précédent, "Fausses promesses". 

Retour  à Promise Falls, petite bourgade de l'état dee New York, où il ne fait décidément pas bon vivre. 

Souvenez-vous, j'avais lu le premier tome de cette trilogie:Fausses Promesses en mars de cette année. C'était ma découverte de l'univers et de la plume de Linwood Barclay. Et je me souviens que j'avais adoré, même si j'avais trouvé que l'intrigue était classique, mais bien menée. 

Pour ce 2e volet, l'auteur canadien nous donne la même recette que dans son précédent roman, et cela fonctionne toujours grâce à sa plume nerveuse, addictive et ses rebondissements à la chaîne. Et j'adore. 
Tout commence à cent à l'heure avec une scène choc: l'effondrement d'un écran de cinéma au drive in de la ville qui doit être démoli. Panique à bord et le lecteur est déjà sur les dents. L'effondrement de cet écran, qui fait quatre morts va faire qu'on va s'intéresser à un certain couple, mort lors de cet accident(?), attentat (?): Adam et Miriam Chalmers, couple bien loti de la ville, cachant une vie dissolue des plus dérangeantes. On le découvrira par la suite. 
L'inspecteur Barry Duckworth est encore et toujours sur cette affaire (et accessoirement sur l'affaire des Numéros 23 (voir le tome précédent)...mais un détective privé, Cal Weaver, est mandaté par la fille de l'écrivain Adam Chalmers, pour savoir qui s'est introduit chez son père. 
Sans compter, qu'à côté de ça, le lecteur suivra le parcours de Finley, qui veut redevenir maire, avec l'aide de David Harwood (vu également dans le tome précédent), mais aussi la bataille entre Samantha Worhington, et son ex belle famille concernant son fils Carl.. 
Comme vous pouvez le voir, il se passe beaucoup de choses à Promise Falls, pour mon plus grand bonheur. 
On ne s'ennuie pas une minute dans ce roman, dont on tourne les pages avec avidité, pour démêler le vrai du faux. 
Ici, le protagoniste de l'histoire, qui va parfois prendre la parole, c'est Cal Weaver, le détective privé (ancien personnage que Linwood Barclay avait intégré dans un roman précédent "La Fille dans le rétroviseur") qui  va être impliqué dans au moins deux histoires: la principale de ce tome, sur l'écrivain Adam Chalmers, mais aussi dans celle de Sam Worthington, qui a toujours une petite histoire avec David, commencée dans le tome précédent. Oui, je sais, cela devient complexe, mais passionnant. C'est comme de suivre une série, et j'adore cela. 

J'ai trouvé d'ailleurs, que l'intrigue principale (sur Adam Chalmers) était plus intrigante et surprenante que celle sur Rosemary Gaynor, du tome précédent, où j'avais deviné pas mal de choses. Là, je n'ai rien vu venir et c'est tant mieux. J'aime être surpris quand je lis un polar. 

Puis, le final, me laisse encore une fois sur les dents, surtout qu'il se termine sur un cliffhanger sanglant...mais chut. 

Au final, un 2e volet tout aussi efficace que le précédent, avec une plume aussi nerveuse et addictive que jamais et qui nous plonge dans la noirceur de cette petite ville de l'est des Etats Unis où il ne fait vraiment pas bon vivre. 
Maintenant, je n'ai qu'une hâte: c'est de découvrir d'autres romans de Linwood Barclay, particulièrement ceux consacré à David Harwood et Cal Weaver...et bien sûr de lire le dénouement de cette trilogie qui me met à chaque fois les nerfs en pelote. 
Vivement le prochain...

Merci aux Editions Belfond pour la découverte de cette suite fort réussie. 

Linwood Barclay: Faux amis, Promise Falls Tome 2), (Far From True), Belfond, collection Noir, 492 pages, 2018