mercredi 29 octobre 2014

La Discothèque du 20e siècle #81

En 1974, Dick Annegarn, amoureux de sa ville, nous chantait son exil, de Bruxelles à Paris.

Dick Annegarn: Bruxelles (1974)

Bruxelles by Dick Annegarn on Grooveshark

Avec ses allures de Grand Duduche égaré au pays du show-business, ce blond Hollandais à lunettes, épris de folk, de blues et de jazz, excellent guitariste, aura marqué la chanson française des années 70, comme le raconte Jacques Vassal dans "l'Encyclopédie de la chanson française" (ed Hors Collection, 1997). Signé par Polydor, il pose dès son premier album Sacré Géranium, qui est publié en 1974, les bases d'un style unique, au ton goguenard et désabusé avec les tubes Bruxelles (où il vécut de longues années) et La mouche. Après avoir laissé tomber le monde du spectacle durant de longues années, i la fait un comeback aussi étonnant que réussi en 1997 avec l'album Approche toi, suivi deux ans plus tard par Adieu verdure, et d'un disque enregistré en publié début 2000. (Source: Fascicule "La Discothèque du 20e siècle: 1974", Polygram Direct)

Bonne écoute!

mardi 28 octobre 2014

Régiment de femmes

4e de couverture: Clare Hartill avait une existence assez solitaire. C'était une femme aux amitiés fiévreuses et aux ruptures soudaines. Toujours la plus intelligente et la plus inquiète du cercle, elle découvrait en général que les objets de son affection ne pouvaient satisfaire son attente ni sur le plan de l'intelligence ni sur celui des sentiments. Clare ne pardonnait pas à qui l'ennuyait.

Vénéneux, intense, d'une grande profondeur psychologique, le premier roman d'une des figures les plus fascinantes de la scène littéraire britannique du xxe siècle. Dans le huis clos d'un pensionnat de jeunes filles, passions et amitiés s'exacerbent pour bientôt virer à un affrontement impitoyable.

La redécouverte d'une oeuvre surprenante d'audace sur la soif de pouvoir et de domination.


Au début de ma lecture, je me suis demandé: ce "Régiment de femmes" sera t'il le premier livre de la collection "Belfond Vintage" que je n'apprécierai pas? 

Qu'est ce que le début a été difficile à lire. Pensez, donc: lire 80 pages en 3 jours! A ce rythme là, j'y serai encore. 
En fait, j'ai eu du mal à entrer dans ce roman car, je ne voyais pas où l'auteur voulait en venir: elle nous racontait des anecdotes sur la vie au pensionnat, sans lien entre elles (du moins, en apparence). Mais aussi, je ne me sentais pas bien à l'intérieur de ce pensionnat de jeunes filles. J'avais l'impression d'y étouffer, d'être très mal à l'aise. J'ai ainsi pu remarquer que les femmes entre elles sont de vraies poisons, qu'elles sont peu franches. Sur ce point, je préfère les hommes. Les hommes seront toujours cash et se diront les choses en face. Les femmes, entre elles, sont hypocrites: disant tout le bien qu'elle pense d'une personne par devant et lâchant les pires saloperies par derrière, ou faisant même les pires vacheries qui soient, mais toujours avec le sourire. 

Bien sûr, je ne généralise pas: toutes les femmes ne sont pas comme Clare Hartill: l'un des personnages principaux du roman (et le plus abject qui soit)...mais,moi qui ai travaillé dans un univers souvent féminin (étant souvent le seul élément masculin), j'ai remarqué que les femmes étaient très vaches entre elles,et ne se faisaient aucun cadeau. 

Régiment de femmes peut être découpé en deux parties: la première, étouffante et malsaine, qui se déroule au pensionnat. Trois personnages se distinguent du lot dans cette partie: Clare Hartill, professeur d'une trentaine d'années, sorte de mante religieuse, qui monopolise, ou plutôt "vampirise" comme le dit un personnage à un moment, l'attention de Alwynne, jeune professeur de 19 ans, jusqu'à faire d'elle "son esclave", puis, il y a également la jeune Louise, 13 ans, qui vient juste d'arriver au pensionnat et dont Clare et Alwynne vont s'occuper, décelant chez elle, un grand potentiel. Sauf que Louise, va également tomber sous l'emprise de Clare. Pour son plus grand malheur car quand Clare, s'ennuie d'une personne, elle la laisse complètement tomber. 
C'est alors à un jeu malsain que l'on assiste: un jeu de pouvoir et de contrôle: Clare n'a dieu que pour le pouvoir qu'elle excerce sur les êtres qui l'admirent...sauf que ce pouvoir peut avoir des conséquences tragiques. Louise en fera l'amère expérience. 
Cette partie là m'a écœuré. J'ai eu un malaise tout au long de ma lecture et j'étais au bord de la nausée à chaque page. 
Heureusement, la 2e partie est arrivée: celle qui se déroule à Dene, un petit village où Alwynne se rend pour se reposer, après que sa tante, l'ayant vu très affaiblie, décide de l'éloigner de Clare, qu'elle trouve néfaste pour sa nièce. Cette partie là fut une respiration salutaire: Alwynne y retrouve des couleurs et fait la connaissance de ses cousines, Jeanne et Alicia "Les Amours", comme elle les surnomme, mais surtout, elle rencontre Roger, un cousin éloigné. 
J'ai plus apprécié cette partie (normal, Clare n'était plus dans les parages): le calme, le repos prédominait et les conflits n'étaient plus là. Puis, cette partie annonce surtout le "combat" qui opposera Roger et Clare pour le coeur d'Alwynne...mais je ne veux pas trop en dire. 

Ce roman est vraiment passionnant, car très dérangeant: il parle de pouvoir, de soumission. Les phrases de l'auteur s'insinue dans le lecteur comme un venin, pour venir l’asphyxier, (heureusement, le lecteur voit claire dans le jeu de Clare et peut se rebeller contre elle, mais se trouve impuissant devant le destin d'Alwynne. Il ne peut pas lui crier qu'elle fait fausse route (il m'est même arrivé de la trouver très cruche à un moment, se comportant comme une enfant de 10 ans). Il peut juste espérer qu'elle ouvre les yeux, à un moment, sur la "vraie" Clare. 
C'est un roman également déroutant: en filigrane, grâce au choix de certains mots, l'auteur nous parle d'homosexualité féminine (comment qualifier autrement l"amitié" de Clare et d'Alwynne), sauf qu'elle n'en donne pas un bel exemple: par quelques allusions, on comprend que Clare déteste les hommes, sauf que pour moi, elle n'aime pas les femmes, elle aime l'ascendant qu'elle a sur elles. C'est un amour malsain que l'auteur nous montre. 
Cependant, malgré mon aversion pour Clare Hartill, j'ai eu de la peine pour elle, à un moment donné, ce qui m'a surpris moi même. 

Voilà un roman déroutant, dérangeant, par certains côtés, un peu désuet, de par son écriture (en même temps, il a été publié en 1919, et la traduction date de 1932), mais toujours actuel sur les thèmes abordés. Un roman captivant, jusqu'à la dernière ligne, d'une auteure anglaise, un peu trop oublié aujourd'hui. Encore une fois, les éditions Belfond ont fait le bon choix de la remettre en lumière, avec ce Régiment de femmes

Et pour en revenir à la question que je me posais au début de ma lecture, je peux dire que, pour le moment, aucun livre de la collection "Belfond Vintage" ne m'a déçu...et c'est tant mieux. 

Merci à Brigitte et aux Editions Belfond pour celle nouvelle découverte. 

Clémence Dane: Régiment de femmes (Regiment of women), Belfond, 487 pages, 1932 (pour la traduction aux Editions Plon), 2014 (pour la présente édition). 




dimanche 26 octobre 2014

Slow Qui Tue #206: I'll make love to you

Le slow qui tue de la semaine va tout faire pour combler sa belle.

Boyz II Men: I'll make love to you


Bonne écoute!

jeudi 23 octobre 2014

Mauvais garçon

4e de couverture: « Bad guy la nuit, premier de la classe le jour. Cette dichotomie aurait eu de quoi rendre schizo n’importe qui. Mais Thomas avait tenu ferme toutes ces années et il se répétait que bientôt plus rien ne l’obligerait au grand écart. […] Il se faisait penser à Superman quand il quitte sa tenue de héros pour revêtir les habits de Clark Kent. Sauf que sa tenue de combat à lui, c’était un jogging de caillera dealer de beuh. »

Meilleur élève de sa promo et diplômé en sociologie et philosophie politique, Thomas, 23 ans, se voit refuser stages en entreprise et emplois auxquels il postule. D’autres lui passent devant, moins compétents mais mieux nés, des « fils de » qui disposent de réseaux d’entraide dont Thomas est privé. Alors, en attendant de décrocher un vrai boulot qui lui permettrait de vivre une vie décente aux côtés de sa petite amie, Thomas bricole avec les gars de la cité – deal de shit et autre matos tombé du camion – tout en aiguisant sa rancoeur. Si rien ne bouge, Thomas risque de prendre perpète en HLM, « horizon lointain limité », et de crever lentement dans sa cage de béton. Mais un jour, son directeur de soutenance, Louis Archambault
– star médiatique des sociologues politiques –, lui propose de venir l’aider à gérer Ideo, un site d’opinion qu’il dirige anonymement sur le Darknet…

Avant de donner mon avis sur ce roman, j'aimerai remercier Laurent Bettoni pour sa jolie dédicace, mais aussi pour sa confiance. 

Il y a un an, j'avais eu la chance de lire Arthus Bayard et les maîtres du temps, un roman d'aventures fantastique qui m'avait énormément plu.
Cette année, Laurent Bettoni revient, non pas avec la suite des aventures d'Arthus, mais avec un tout autre roman, au ton bien différent.

Mauvais garçon s'ancre dans notre réalité et notre quotidien. On va suivre Thomas, un jeune homme brillant, qui, pour vivre, se voit obliger de dealer dans la cité où il habite, puisque, malgré ses diplômes, il n'arrive pas à trouver un travail digne de son niveau, tout ça parce qu'il est né du mauvais côté de la barrière. Après un stage dans une boite de communication qui s'est mal terminé, il rencontre Louis Archambault, son ancien professeur, qui lui propose de gérer un site d'opinion.

Pour tout vous dire, j'ai été désarçonné par ce roman, qui m'a, au fil de ma lecture, mis de plus en plus m'al à l'aise et que je n'ai pourtant pas pu lâcher, tellement j'étais fasciné. Je sais, c'est contradictoire, mais mon malaise ne m'empêchait pas de vouloir savoir ce qui allait arriver à Thomas.
Thomas est un personnage des plus intéressants, car il a plusieurs facettes: le gentil petit garçon, bien sous tous rapports, qui a fait des études, et qui essaye de se sortir de sa cité par tous les moyens, d'un côté , et le jeune "caillera" qui deale du shit et qui tombe dans les coups foireux pour pouvoir vivre et faire vivre les siens, de l'autre. Sa rencontre avec Archambault va le changer progressivement. Et c'est ce changement qui m'a mis mal à l'aise: le discours, le regard et les idées de Thomas changent et se transforment progressivement en un discours d’extrémiste, limite "nazi". Pourtant, je n'ai pas réussi à le détester, car tout simplement, je l'ai senti paumé.

Voilà un roman fort, percutant, qui lance un pavé dans la mare sur le monde d'aujourd'hui, qui est un horizon bouché pour les jeunes des banlieues qui voudraient s'en sortir, mais ne le peuvent pas, car ils ne sont pas nés du bon côté de la barrière. Parfois, le discours et les phrases de l'auteur pourrait paraître bourrés de clichés et déjà lu mille fois, mais elles sont là pour nous rappeler qu'on est pas si loin de la vérité.
C'est aussi un roman sur la désillusion d'une jeunesse flouée, à qui on refuse de donner les bonnes cartes. Une désillusion qui fait que ces jeunes qui, comme Thomas, rêvent d'une autre vie, mais sont déçu par les résultats, sont plus facilement manipulables et se font parfois embrigader dans des groupes extrémistes, qui vont changer leur façon de voir et les entraîner dans une spirale infernale, qui peut se terminer dans la violence.

Ce roman est une spirale infernale qui enferme le lecteur dans une bulle de plus en plus nauséabonde, dans laquelle il ne peut pas sortir. Je me suis demandé tout du long comment cela allait finir: malgré mon dégoût pour certains dialogues ou certaines situations, j'espérais qu'il y ait une lumière bienfaisante au bout du chemin.

Ce que je dis pourrait faire penser que je ne me suis pas senti bien dans ce roman: c'est vrai par moment, mais Laurent Bettoni trouve le moyen de nous captiver jusqu'au bout.
Laurent à la capacité de faire rebondir son histoire jusqu'au dernier instant. C'est un formidable conteur qui sait captiver  le lecteur jusqu'à la dernière page. Il dresse également le portrait d'une jeunesse en dérive, qui n'a pas totalement les moyens de ses ambitions, mais qui veut tout faire pour trouver la bonne porte de sortie: celle qui lui fera quitter les hauts murs de la cité.

Pour finir, voilà un roman percutant, bien ancrée dans son époque,  qui sonne vrai et qui ne vous laisse pas indifférent. Malgré son côté sombre, ce roman se lit quasiment d'une traite, et nous fait découvrir un monde "nouveau" (le Darknet) et pourtant si proche de nous. Arthus m'avait charmé, Thomas m'a fasciné et ému. Voilà un autre héros de Laurent Bettoni qui mérite d'être connu. Un roman qui bouscule les consciences. Un roman que je vous conseille fortement.

Merci à Laurent de m'avoir fait connaitre Thomas. Il s'est trouvé une petite place aux côtés d'Arthus, dans ma mémoire, et je ne l'oublierai pas de sitôt. (Et il n'est pas aussi "Mauvais garçon" que le titre peut le laisser croire)

Merci à Audrey et aux  Editions Don Quichotte pour "cette grande claque dans la face".

Laurent Bettoni: Mauvais Garçon, Don Quichotte, 308 pages, 2014




mercredi 22 octobre 2014

La Discothèque du 20e siècle #80

En 1973, Claude François nous parlait d'une blonde au yeux bleus.

Claude François: Belinda (1973)

Belinda by Claude François on Grooveshark

1973? Une année tout ce qu'il y a de plus normal pour celui que l'on surnomme Cloclo: une petite centaine de galas à travers la France mais aussi en Suisse et en Belgique, y compris une triomphale tournée d'été avec la grande vedette de son label Flèche, le jeune et pétillant Alain Chamfort. Quant aux tubes, ils enchaînent: après Belinda (à l'origine Face B de Le Lundi au soleil, la chanson s'offre un joli parcours au début de l'hiver 1973), il cartonne avec Je viens dîner ce soir puis, A part ça la vie est belle, et Chanson populaire. (Source: Fascicule "La Discothèque du 20e siècle: 1973", Polygram Direct)

Bonne écoute!

mardi 21 octobre 2014

Succubus Tome 5 (Shadows)

4e de couverture: Georgina Kincaid a beau avoir des superpouvoirs, l’organisation de mariages n’en fait pas partie. Surtout s’il s’agit de celui de son ex !
Heureusement qu’entre les activités déprimantes, comme regarder Seth en épouser une autre ou chercher une robe de demoiselle d’honneur, la libraire démoniaque a des distractions. Par exemple suivre les progrès d’un succube fraîchement débarqué à Seattle qui tente de corrompre le futur marié.
Mais le danger rôde : une force mystérieuse envahit les pensées de Georgina et tente de l’attirer vers le côté obscur…

(Déjà) l'Avant dernier tome de la série "Georgina Kincaid, et cela est toujours plaisant à lire, même si ce tome ne fera pas partie de mes préférés (mais j'y reviendrai plus tard). 

Je n'en reviens toujours pas d'être aussi régulier dans la lecture de cette saga: tous les deux mois, je retrouve Georgina avec toujours autant de plaisir, mais surtout, c'est facile de se rappeler les événements passés dans les tomes précédents, vu que ma lecture est encore fraîche après un mois de "repos". 

Dans ce tome, Georgina va être (encore) confronté à des ennemis particuliers. Je n'arrive pas à croire qu'elle soit encore la cible de méchant (en même temps, la série n'aurait pas lieu d'être si ce n'était pas le cas). 
La fin du tome précédent augurait quelque chose de drôle: la nouvelle situation de Seth allait permettre à Georgina de tourner la page. Malheureusement, cela n'aura pas duré bien longtemps, pour mon plus grand "malheur" (car je trouve que l'histoire du couple Georgina/Seth n'est pas des plus passionnantes et ce depuis le début). 

Malgré un bon départ, j'ai été désarçonné par le milieu du roman: le fait que Georgina soit enfermé et qu'elle disparaisse aux yeux du monde m'a laissé perplexe: j'ai eu l'impression d'un flottement et surtout, je trouvais que cela ne faisait pas avancer l'action (par contre, avancer l'histoire, il n'y a pas de doute, puisqu'on en apprend un peu plus sur le passé de Georgina, même si on se demande, comme Georgina, si cela est vrai ou faux. )
Richelle Mead a trouvé une belle parade pour que l'on voit ce qui se passe, alors que Georgina n'est pas dans le monde réel (Georgina étant la narratrice du roman, cela  rendait impossible cet état de fait, normalement...mais Richelle Mead à plus d'un tour dans son sac et à trouvé la parade). 

Malgré ce flottement, qui ne m'a pas empêché d'apprécier ma lecture (car c'est toujours un plaisir de revoir tous ces personnages que j'affectionne), j'ai été captivé par la fin du roman que j'ai lu à vitesse grand v. Les événements s'enchaînent à une vitesse folle qui tourne un peu la tête. Et la fin augure un 6e et dernier tome d'apothéose. 

Maintenant, parlons de ce qui me gêne le plus: Seth et sa relation avec Georgina. Je n'arrive vraiment pas à accrocher à ce "petit couple", qui nous impose les atermoiements, certes peu nombreux heureusement de Georgina. 
Heureusement, le retour de Roman (vu dans le premier tome) dans la vie de Georgina me faisait espérer un point final à la relation Seth/Georgina. La fin m'a malheureusement détrompé. Mais le retour de Roman est une bonne chose, même si il n'a pas apporté ce que j'espérais.  

Mais bon, vu le final, qui m'a laissé pantois, je l'avoue, une petite théorie s'est mis en place dans mon cerveau...je suis donc impatient de lire le 6e tome qui devrait nous donner les réponses aux questions que l'on se pose. 

Au final, un 5e tome qui ne fera pas parti de mes préférés de la saga, mais qui fut agréable à lire et captivant pour les pistes qu'ils nous donne pour le tome final. Tome que je lirai en décembre. 
Allez, plus que deux mois avant de connaître le fin mot de l'histoire. Ma théorie sera t'elle confirmé? 

Richelle Mead: Succubus Tome 5 (Succubus Shadows), (Succubus Shadows), Milady, 406 pages, 2010. 




dimanche 19 octobre 2014

Slow Qui Tue #205:Téléphone moi

Le slow qui tue de la semaine attend un coup de fil.

Nicole Croisille: Téléphone moi


Bonne écoute!