dimanche 22 juillet 2018

So Jazz #21 (Saison 3): Thelonious Monk


Thelonious Monk

Né le 10 octobre 1917, Thelonious Monk est un pianiste et compositeur américain célèbre dans le style d'improvisation, mais aussi en tant qu'auteur de standards de jazz. 

Il commence à jouer du piano dès l'âge de 6 ans,en autodidacte. 
Il suivra des cours à la Stuyvesant High School, mais n'obtiendra pas son diplôme. 

Il trouve du travail en tant que musicien de jazz. Il est engagé comme pianiste au Minton's Playhouse, un club de Harlem. Il attire ainsi les grands de l'époque, Dizzie Gillepsie, Bud Powell et Charlie Parker. 
En 1944, Monk enregistre en studio pour la première fois avec le quartet de Coleman Hawkins. C'est lui qui aidera Monk au début de sa carrière, qui lui rendra la pareille en l'invitant à le rejoindre lors de sessions pour John Coltrane, en 1957. 

En 1947, il enregistre pour la première fois sous son nom pour Blue Note. On remarquera alors son talent de compositeur. 
Monk passe les années 50 a composer, jouer et enregistrer dans des théâtres. 

Alors qu'il va signer pour le label Riverside, Monk est reconnu par le milieu du jazz mais ne vend pas beaucoup d'albums. Sa musique est considérée peu accessible pour le grand public. Son nouveau label parvient à convaincre Monk d'enregistrer deux albums avec seulement des standards de jazz. Il enregistrera alors "Thelonious Monk Plays Duke Ellington"
Après ces deux enregistrements, il publie l'album "Brillant Corners", qui contient beaucoup de ses compostions. Cet album est considéré comme l'un de ses meilleurs. 

Quand il récupère sa carte de musicien, qu'il avait perdu lors d'une sombre affaire de drogue,quelques années plus tôt, il peut de nouveau jouer dans les clubs. C'est ainsi qu'il fera la rencontre de John Coltrane. De ses années intense de production, il ne reste que très peu d'enregistrements de qualité. Pourtant, dans les années 2000, on retrouva un enregistrement live de qualité qui réunit ces deux grands géants du jazz. C'est l'album "Thelonious Monk Quartet with John Coltrane at Carnegie Hall". Un album important de deux grands géants du jazz. 

Le dernier enregistrement de Monk date de novembre 1971, avec Art Blakey, Dizziz Gillepsie, Al McKibbon, Sonny Stitt et Kai Winding, formant le groupe Giant of Jazz. Il se produira sur scène durant cette même année. 
Le 3 juillet 1975, il joue son dernier concert accompagné sur scène, entre autre, par son fils, Thelonious Sphere Monk III. 

Il vit les 6 dernières années de sa vie sans toucher le piano, parlant très peu. 
Il meurt d'une attaque cérébrale le 17 février 1982. 
Le grand public redécouvrira sa musique après sa mort, faisant de lui une figure majeure de l'histoire du jazz, au même rang que Miles Davis ou John Coltrane. 

En ce qui me concerne, j'ai connu Thelonious Monk de nom durant longtemps avant d'entendre sa musique. Ce que je retiens est son talent de compositeur et ses morceaux qui nous accompagnent et qui sont repris encore aujourd'hui par les plus grands. 
Si je l'ai choisi dans cette 3e saison (alors que ma découverte est assez récente), c'est parce que nous avons fêté l'année dernière, les 100 ans de sa naissance. 

Pour illustrer ce billet, je ne pouvais pas faire autrement que de choisir son standard le plus célèbre, à mes yeux. En tout cas, l'un des plus repris, que ce soit en paroles ou en musique, et qui donna le nom à l'un des films de Bertrand Tavernier "Autour de Minuit". 


Round Midnight

Bonne écoute! 


vendredi 20 juillet 2018

Dernier été pour Lisa

4e de couverture:On les appelle « les Inséparables » : Lisa, Nick et Ethan, trois adolescents qui grandissent ensemble près du lac Michigan, dans une bourgade du Wisconsin. À la fin de l’été 2004, leur paisible existence vole en éclats : Lisa est retrouvée assassinée sur la plage. Après une enquête bâclée, Ethan, son petit ami, est arrêté et condamné à la prison à vie.
Douze ans plus tard, installé à New York, Nick est devenu un écrivain à succès. Mais les fantômes du passé ne sont pas près de le laisser en paix : contre toute attente, Ethan vient d’être remis en liberté. De retour dans sa ville natale, Nick va devoir affronter l’hostilité des habitants, toujours convaincus de la culpabilité de son ami. Pour innocenter définitivement son ami et parvenir à se reconstruire, il n’aura d’autre choix que de faire la lumière sur la mort de Lisa et de retrouver le véritable meurtrier.
Avec ce nouveau thriller d’une redoutable efficacité, Valentin Musso nous entraîne au cœur d’une petite ville américaine en apparence sans histoires, et qui cache bien ses secrets

Il y avait longtemps que je voulais découvrir la plume de Valentin Musso (après avoir découvert il y a plusieurs années, celle de son frère Guillaume, avec son premier roman "Et après"). J'ai profité de son dernier roman pour le faire. 
Je dois dire que Valentin Musso sait trousser un thriller pour le rendre efficace. Sa plume alerte, fluide, et ses dialogues ciselés,qui font mouche, tiennent le lecteur en haleine. Il a l'art de mener celui ci en bateau pour l'embarquer dans son histoire. 
Honnêtement, ce genre de suspense,c'est tout ce que j'aime: une ancienne affaire dont on rouvre le dossier, des amis perdus de vue après le drame qui essaient de se reconstruire, puis, c'est aussi un roman sur l'innocence perdue à cause de la mort d'une jeune fille qui avait toute la vie devant elle. Il y a également le point de vue de la petite ville de campagne qui cache bien des secrets que la réouverture de l'enquête va raviver. Certaines rancoeurs et coups bas qui vont être dévoilé au lecteur. 
Dans ce genre d'histoire qui revient sur une sombre affaire du passé,  celui ci  ne peut être dévoilé qu'avec  des flashbacks, pour ainsi dire au lecteur ce qui s'est passée cette fameuse nuit d'été 2004. Je dois dire que cela fonctionne bien. Ainsi que le fait que le personnage de Nick, qui n'est qu'un simple écrivain enquêtant sur la mort de Lisa afin d'innocenter son meilleur ami Ethan, qui vient juste de sortir de prison, pour réhabiliter son honneur et surtout savoir qui a tué Lisa, fait que le lecteur s'identifie à lui et entre dans ses pas pour essayer de savoir qui est derrière tout ça. 
Tous les personnages du roman sont bien construit et chacun garde des secrets enfouis qu'ils vont révéler à un moment ou  à un autre: que ce soit la famille de Nick, sa mère, son frère Adam, les anciens camarades de classe, Connie, Madison ou Richard, le frère de Lisa, chacun va se dévoiler et se livrer à Nick, et aussi au lecteur. 
Le personnage d'Alister Brandeau ressemble fortement à tous ses écrivains ou reporters qui rouvrent des dossiers comportant une éventuelle erreur judiciaire, comme on peut en voir dans les romans ou films américians (mais qui existent dans la vie). On pourrait croire qu'il n'est juste qu'un faire valoir et qu'il n'est là que pour aider Nick, mais Valentin Musso lui donne une identité propre et un passé qui éclaire son parcours et le fait qu'il s'intéresse à ces cas d'erreurs judiciaires. Son histoire est d'ailleurs fort intéressante. 
Enfin, pour tout vous dire, j'ai adoré ce thriller, aux accents très américains, à tel point qu'on en oublie que l'auteur est français. Sauf que là où un auteur américain aurait tout misé sur l'action, Valentin Musso n'oublie pas le côté psychologique des personnages, bien mis en avant. Bien évidemment, les révélations sont légions et nous laissent par terre, en tout cas, je ne les ai pas vu venir. Pourtant, je me suis creusé la tête pour chercher la solution. 
Et je dois dire que le final et la révélation de l'enquête de Nick m'a laissé sur les fesses. Je ne m'attendais pas à une fin pareille. Et cela n'est pas le seul secret qui va être révélé dans l'histoire, qui dévoile son lot de surprises jusqu'au bout. 
Au final, un thriller réussi pour Valentin Musso, qui, à travers cette histoire d'adolescence déchue et d'innocence perdue, dépeint un côté sombre des petites villes américaines, qui cachent bien des secrets. Un thriller efficace, bien écrit, et qui m'a fait passer un excellent moment de lecture. Je pense que ce ne sera pas la dernière fois que je lirai du Valentin Musso, tellement il m'a convaincu avec ce "Dernier été pour Lisa". 

Merci aux Editions du Seuil pour cette palpitante découverte.

Valentin Musso: Dernier été pour Lisa, Seuil, 399 pages, 2018



mercredi 18 juillet 2018

La Discothèque du 20e siècle #278

En 1988, le groupe Eight Wonder se fait connaitre avec ce titre qui deviendra un grand succès.

Eighth Wonder: I'm not scared (1988)



 Après avoir obtenu un joli succès en Grande Bretagne (n°7) cette chanson s'infiltre dans le Top 50 français, où elle passe la bagatelle de 18 semaines. Dans le groupe, qui a l'outrecuidance de s'appeler "Huitième Merveille" on trouve la très jeune et très jolie Patsy Kensit, qui fera bientôt ses débuts d'actrices dans Absolute Beginners aux côtés de David Bowie,, avant de devenir en secondes noces la femme de Liam Gallagher, le jeune chanteur du groupe anglais Oasis. (Source: Fascicule "La Discothèque du 20e siècle: 1988", Polygram Collections)

Bonne écoute!



mardi 17 juillet 2018

The Cakemaker


Synopsis: Thomas, un jeune pâtissier allemand, a une liaison avec Oren, un homme marié israélien qui voyage régulièrement à Berlin pour affaires. Quand Oren meurt dans un accident de voiture, Thomas se rend à Jérusalem à la recherche de réponses concernant sa mort. Sans révéler qui il est, Thomas se plonge dans la vie d'Anat, la veuve de son amant, qui tient un petit café. Il commence alors à travailler pour elle. (Source :Allociné)

Il y a bien longtemps que je n'avais pas parler de film sur mon blog (je parle ici, de films sorti récemment au cinéma, mes billets sur les Hitchcock, ne comptent pas). 
Mais ce film m'a tellement bousculé à l'intérieur, qu'il fallait que j'en parle. 

Parfois, il est de bon ton d'écouter son instinct. Ce film est venu à moi par hasard. Lors de mon travail, je passe souvent devant un cinéma (qui se trouve dans ma ville natale à une trentaine de km de là où j'habite)  et je m'arrête toujours 30 secondes, une minute pour regarder les grandes affiches sur la devanture (je précise que c'est un petit cinéma avec deux salles, et qu'il n'y a donc que deux affiches mis en avant). La semaine dernière, je passe devant ce cinéma et mes yeux s'arrête sur l'affiche de "The Cakemaker". Et de suite j'ai été attiré par elle (de par l'acteur qui orne l'affiche et qui a le rôle principal du film) mais aussi par son titre très intriguant. 
Ni une ni deux, en rentrant chez moi, j'ai fait quelques recherches sur le film,j' ai vu la bande annonce et j'ai de suite voulu le voir...sauf que ce film,sorti le 6 juin, au cinéma, n'était diffusé que dans ce petit cinéma (pour vous dire, je n'ai jamais croisé l'affiche de ce film dans la ville où j'habite. Je pense donc qu'il n'a pas dû être diffusé). 
Et là, l'envie à été tellement forte que j'ai fait 30 km pour aller voir un film (alors que je ne suis même pas fichu d'aller faire 1 km a pied pour aller au cinéma proche de chez moi). 

Et je ne regrette pas du tout le petit voyage car ce film est un petit bijou et je m'en serai voulu d'être passé à côte. 

Tout d'abord l'histoire:elle est  tirée de faits réels dont le réalisateur s'est inspiré: il connaissait un homme qui menait une double vie. A la mort de ce dernier, sa veuve a dû faire face à la trahison de son mari, qui la trompait avec des hommes et faire le deuil de celui ci. Mais le réalisateur a également voulu montrer le cheminement de l'amant dans la construction de ce deuil, par le personnage ficitif de l'amant: ici Thomas, le pâtissier allemand. 

C'est un film remarquable, qui de par une histoire forte et touchante, va au plus profond de l'être humain. Il n'est pas ici question d'homosexualité: celle ci est très secondaire. C'est un film sur le deuil et comment l'accepter quand, d'un côté, la femme du défunt apprend la tromperie de son mari, et de l'autre, l'amant du mari, qui aimait cet homme plus que tout,et ne peut pas faire le deuil de celui ci car il ne sait pas du tout où il est enterré. 

Le film débute réellement à Jérusalem, avec la découverte pour le spectateur, de la femme d'Oren, Anat, et de son fils, et de l'arrivée de Thomas dans cette même ville...et sa rencontre avec Anat. 
Une relation belle et forte va s'installer entre les deux qui vont commencer à se connaître avant de s'apprivoiser. Alors il est vrai que les cartes sont truquées car seul Thomas sait qui est réellement Anat, elle ignorant complètement qu'elle a engagé dans son café, l'amant de son mari. 

Il y a des plans d'une telle intensité dans ce film qui parfois se fixe sur les visages tellement expressifs des acteurs (Sarah Adler et Tim Klakhof (une véritable révélation pour moi)) qu'il n'y a pas besoin de mots pour comprendre, la solitude des personnages. 
Celui qui m'a le plus ému et touché, est certainement Thomas: sa solitude qui d'un coup est éclairé par l'arrivée d'Oren dans sa vie et qui voit son monde s'écrouler quand il apprend la mort de celui ci, est des plus bouleversante et j'ai été souvent ému. 

C'est un film où l'action est inexistante mais on s'en fiche. Il se dégage une telle intensité, et une telle exacerbation des sentiments qu'on est porté par le film et que le temps s'écoule très vite. Honnêtement, je n'ai pas vu le temps passer devant ce film. 

Mention spéciale dans ce film à Tim Kalkhof qui montre toute une palette de sentiments et qui n'hésite pas à se mettre à nu (dans tous les sens du terme) pour nous montrer la solitude et le vide qui s'est installé dans la vie de Thomas. Thomas essaye de se reconstruire en s'installant à Jérusalem, et pense, en se rapprochant d'Anat et de son fils, qu'il se rapprochera de l'homme qu'il aime. 

Risque de Spoilers sur la fin du film (mais je ne peux pas faire autrement que d'en parler tellement cette scène m'a retournée émotionnellement)
L'une des scènes finale est un véritable déchirement: encore une fois la caméra se fixe sur le visage de Thomas qui éclate en sanglot et son chagrin nous explose en plein coeur, tellement fort qu'on ne peut qu'être au bord des larmes (honnêtement je me suis pincé très fort pour ne pas pleurer à ce moment là). 

Fin des Spoilers

Il y avait bien longtemps qu'un film ne m'avait pas autant secoué. Tout est quasiment parfait: le jeu des acteurs tout en intensité et en retenu. La réalisation très subtile dans la démonstration des sentiments et la musique de Dominique Charpentier qui habille magnifiquement les images du film, tout en délicatesse font de ce film un petit bijou qui va rester longtemps gravé dans ma mémoire. 

L'un des plus beaux films que j'ai pu voir cette année. Une petite pépite que je vous encourage fortement à aller voir. 





Love, Simon (Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens)

4e de couverture: « Moi, c'est Simon. Simon Spier. Je vis dans une petite ville en banlieue d'Atlanta. J'ai deux sœurs, un chien, et les trois meilleurs amis du monde. Je suis fan d’Harry Potter, j’ai une passion profonde pour les Oréo, je fais du théâtre. Et je suis raide dingue de Blue.

Blue est un garçon que j’ai rencontré sur le Tumblr du lycée. Je le croise peut-être tous les jours, mais je ne sais pas qui c’est. On se dit tout, sauf notre nom. À part Blue, personne ne sait que je suis gay. »

Simon est gay, mais uniquement derrière son écran, où il entretient la plus parfaite relation virtuelle avec Blue. Un jour, un garçon de son école découvre son secret. Il accepte de ne rien dévoiler à une condition : obtenir un rendez-vous avec sa meilleure amie.

'Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens" est un roman que j'avais envie de découvrir dès sa sortie. Il aura fallu que j'attende la sortie du film pour me décider à l'acquérir à et à le lire. 
C'est maintenant chose faite et je dois dire que je n'en sors pas "foufinou". 

Alors, c'est un roman sympathique à lire, qui se lit très vite. Les personnages sont tous très mignons (à commencer par Simon qu'est trop chou) et l'histoire est mignonne. 
Et si ce roman (et le film qui en découle)  peut aider les jeunes homos à faire leur coming-out, c'est très bien. 

Mais...il y a un gros hic avec ce roman: c'est qu'il est trop positif (alors, je n'ai rien contre la positivité, mais là c'est pas possible): on a l'impression qu'on est dans le pays des bisounours. Exemple: quand Blue dit à Simon qu'il va faire son coming out devant ses parents, Simon se décide à le faire devant ses amis et sa famille (petite précision tout de même: Simon sait qu'il est gay depuis longtemps et n'a aucun problème avec ça. Seulement, il ne voyait pas l'utilité de le dévoiler à ses proches)...et là, tout se passe pour le mieux: ses amis l'acceptent tel qu'il est, sa famille, n'en parlons pas: ses parents trouvent cool qu'ils soit gay et qu'il le leur ai dit surtout. Bon, je vous l'accorde, certains coming-out se passent bien dans certaines familles...seulement, au vu de la réalité, cela ne se passe pas toujours au mieux et on voit souvent certains jeunes mis à la porte de chez leurs parents parce qu'ils sont homos. Disons, que ce qui me gêne ici, ce n'est pas que l'acceptation de l'homosexualité de Simon se passe bien, c'est qu'il aurait fallu, par exemple, que celle de Blue présente quelques difficultés, pour montrer les deux facettes du coming-out. 
Un autre exemple où le bas blesse, c'est quand l'homosexualité de Simon est lâchée sur internet et que tout le lycée est au courant. C'était le bon moyen de voir Simon en baver un peu (car c''est souvent ça dans certains lycées: il ne faut pas oublier que les enfants et les ados sont parfois cruels entre eux et surtout en meute) devant ses camarades de classes. Sauf que ce n'est pas le cas. Il est bien la cible de quelques chamailleries, mais cela ne va pas très loin. 

En fait, à force d'angélisme, le roman de Becky Albertalli s'éloigne un peu trop de la réalité et ne donne qu'une image positive de l'acceptation de soi et ici de l'homosexualité d'un personnage, qui fait qu'elle peut être faussée, surtout que ce livre concerne les ados. Alors, c'est bien de vouloir délivrer un message positif et donner une lueur d'espoir...mais il est aussi important de montrer l'autre facette, celle un peu plus sombre de la vie (il aurait été plus intéressant de voir le parcours de Simon avec quelques embûches, ce qui n'aurait pas empêcher un happy  -end) . Ce que certains romans ados font comme "Qui es tu Alaska" de John Green ou "13 reasons why" qui montre un côté beaucoup plus sombre et morbide de la jeunesse et de leurs tourments. 
Alors un peu de positivisme dans un roman, c'est bien. Si celui ci est poussé à l'extrême, cela fausse tout et on n'y croit plus. 

Bon, clairement, je ne suis pas la cible de ce roman, moi qui dont l'adolescence est loin, mais j'ai été parfois ému par des romans jeunesses comme ceux de John Green, par exemple, qui décrit de fort belle manière l'adolescence. Mais j'aurai pensé qu'avec Simon, tout ne serait ps si rose...je me suis planté. 

Au final, un roman jeunesse qui se lit bien et qui est fort agréable à lire, mais dont je ne me suis pas senti proche car trop éloigné de la réalité. Alors, il est vrai qu'il est bon de rêver et de s'évader en lisant un livre, mais quand celui ci parle d'un sujet important comme le coming-out, j'estime qu'il faut qu'il soit ancré dans une certaine réalité et qu'il montre les multiples facettes de cette thématique. Ce qui n'est clairement pas le cas ici. 
Toutefois, je retiendrai ces phrases très juste que l'auteure évoque dans le livre, par l'intermédiaire de son personnage,Simon: 

"Le plus étrange, c'est qu'ils ont réussi à transformer ça en un énorme coming-out. Ce qui ne peut pas être normal. Pour autant que je sache, la plupart des gamins hétéros n'ont pas à stresser à ce sujet. 
[...]
Mais je suis tellement fatigué de faire mon coming-out. Ça n'en finit pas. J'essaie de ne pas changer, imperceptiblement. Je me trouve une copine. Je bois une bière. Et, chaque fois, je dois l'annoncer à l'univers tout entier."(p.56)

Becky Albertalli: Love, Simon (Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens), (Simon vs the homo sapiens agenda), France Loisirs, 315 pages, 2015 (2018 pour la présente édition)




dimanche 15 juillet 2018

Tous les soleils d'hier

4e de couverture: Ça commence avec un tableau, Les Tournesols de Van Gogh, accroché au mur par une femme convaincue que les hommes sont capables de grandes et belles choses.
Et il y a ces deux garçons, Ellis et Michael, inséparables.
Puis ces garçons deviennent des hommes, et plus que des amis.
Et un jour Annie entre dans leur vie.
Et ça ne change rien.
Et ça change tout.
Bien des années, plus tard, Ellis est un homme seul à qui revient le souvenir de bonheurs enfuis, par petites touches, tels les coups d’un pinceau formant les images lumineuses de la jeunesse et de l’amour

Clopin Clopant, je continue ma découverte des livres de la maison d'édition Stéphane Marsan. 

J'avais beaucoup d'attente avec ce livre, et ce, parce que l'éditeur lui même avait dit que c'est un livre qui l'avait bouleversé. 
Je comprend son enthousiasme avec ce roman. Ce dernier est fabuleux et fait battre notre petit coeur jusqu'au point de le faire chavirer à plusieurs moments. 
Ce roman, c'est quoi: une histoire d'amitié amoureuse entre deux garçons, Ellis et Michael, qui se rencontre à Oxford (la ville, pas le collège). Chacun va être confronté à un drame: la perte de sa mère pour Ellis et celle de ses parents pour Michael. 
Mais tout commence en fait par un tableau: "Les Tournesols" de Van Gogh, que Dora Judd, la mère d'Ellis, gagne à une loterie. Elle choisi d'ailleurs le tableau contre l'avis de son mari qui aurait voulu qu'elle prenne la bouteille de Whisky. C'est ainsi qu'on découvre le premier acte de rébellion d'une femme peut être soumise. 

Cette amitié amoureuse entre les deux garçons va être chamboulé par la rencontre d'Annie, un soir de décembre, à quelques jours de Noël. Ellis tombe sous le charme de la jeune fille. Mais cette amitié qui aurait pu être brisée par cette rencontre va s'en sentir renforcé et le duo devient trio. 

Alors non, je n'ai pas pleuré lors de ma lecture (pourtant parfois ce n'était pas loin) mais je ne peux pas dire qu'elle ne m'a pas bousculé à l'intérieur. La plume délicate et poétique de Sarah Winman à su tout de même trouver la porte d'entrée de mon coeur. Pourtant, elle déstabilise au départ de par la construction du roman. En effet, les dialogues sont inclus dans la narration, ce qui fait qu'il faut faire une petite gymnastique de l'esprit pour pouvoir trouver son rythme. Mais une fois trouvé, le voyage est merveilleux. 

Le roman est découpé en deux parties distinctes: on suit d'abord Ellis en 1996, la quarantaine, qui travaille dans une usine, la nuit, et qui vit seul après la mort de sa femme. C'est de par ses souvenirs qui le hantent parfois que le lecteur va faire la connaissance du jeune Ellis, de Michael et d'Annie. Puis, le lecteur apprendra les drames qu a frappé Ellis...qui découvrira dans le grenier de son père, un carton contenant les affaires de Michael, dont un petit carnet où celui ci s'est confié. 
C'est ainsi que Michael prend la place d'Ellis dans le récit pour nous raconter sa vie à Londres. 
Je dois dire que c'est à partir de cette partie là que j'ai été le plus bousculé et que certains passages ont été compliqué à lire. Compliqué émotionnellement parlant: le destin de G. et de Chris, m'a vraiment bouleversé. Puis, j'ai découvert plus en amont la belle relation entre Ellis et Michael, lorsqu'ils étaient adolescents. Cette relation, décrite avec la plus grande subtilité par l'auteure, est des plus belles et troublantes qui soit. Troublante pour les protagonistes de l'histoire. 

Je ne peux pas dire que ce roman ne m'a pas touché, ce serait mentir. Mais il ne m'a pas fait pleurer. L'histoire est belle, touchante. On se sent tout de même bousculé au fond de notre être par cette belle amitié entre deux garçons et une fille, dont le lien et le ciment n'est autre qu'Ellis. 
C'est beau et triste comme un soleil couchant, chaud et brûlant comme un soir d'été devant un champ de Tournesols. Un roman qui ne laisse pas indifférent et qui va vous dévoiler une belle image de l'amitié entre trois êtres qui ont su se trouver et s'aimer. Mais le destin est souvent cruel...mais chut, ne brisons pas le rêve. Pour le lecteur ou la lectrice qui va découvrir ce roman, le soleil brille encore comme un tournesol de Van Gogh. 

Sarah Winman: Tous les soleils d'hier, (Tin Man), Stéphane Marsan, 221 pages, 2018


So Jazz #20 (Saison 3): Dee Dee Bridgewater


Dee Dee Bridgewater

Née le 27 mai 1950 à Memphis (Tennessee), Dee Dee Bridgewater, de son vrai nom, Denise Eileen Garret est une chanteuse de Jazz. 

Dee Dee Bridgewater baigne très tôt dans le jazz. Normal, me direz-vous, son père, Matthew Garret, est trompettiste de jazz. A 16 ans, elle intègre un trio de rock et de rythme'n'blues, qui donne des concerts dans le Michigan. 

Elle donne de nombreux concerts, et notamment en Union Soviétique en 1969. Elle rencontre, l'année suivante, le trompettiste bugliste, Cecil Bridgewater. Ils se marient et emménagent à New York, où son mari se produit dans le quintette d'Horace Silver. 

En 1971, Dee Dee intègre l'orchestre de Thad Jones et Mel Lewis en tant que chanteuse. C'est ainsi que sa carrière débute et qu'elle va collaborer avec les plus grands jazzmen du moment: Dizzy Gillespie, Sonny Rollins, Dexter Gordon...

En 1974, elle sort son premier album Dee Dee Brisgewater, orienté soul et funk. La même année, elle joue dans la comédie musicale The Wizz à Broadway. 

Après avoir joué en France, la comédie musicale, Sophisticated Ladies, en 1984, elle s'installe à Paris, deux ans plus tard puis à Garges-lès-Gonesse où elle vit jusqu'en 1993. 
En 1986, elle joue le rôle de Billie Holliday, dans Lady Day
En 1989, elle remporte un gros succès avec Precious Thing qu'elle interprète en duo avec Ray Charles. 

En 1994, elle collabore enfin avec Horace Silver qu'elle admire depuis longtemps pour l'album "A Tribute to Horace Silver. 
Elle rend hommage à Ella Fitzgerald, en 1997, dans un album intitulé Dear Ella, pour laquelle elle remporte un Grammy Award du meilleur album de jazz. 

Dee Dee Bridgewater est la première américaine à être membre du Haut Conseil de la francophonie. elle est également fait chevalier de l'Ordre National du Mérite, ainsi que l'Officier des Arts et des Lettres. 

En 2017, elle sort un nouvel album Memphis...Yes I'm ready. 


Le premier souvenir vocal que je garde de Dee Dee Brisgewater sera toujours ce duo magnifique avec Ray Charles. Precious Thing. Il est vrai que je la connais peu...mais je n'en suis qu'aux prémisses de ma découverte du jazz . 

Alors j'aurai pu choisir le duo avec Ray Chaarles pour illustrer ce billet, mais cela aurait été trop facile. En faisant quelques recherches, je suis tombé sur une chanson qui m'enthousiasme beaucoup cr on découvre toute la dextérité de la voix de Mrs Bridgewater. 


Song for my father

Bonne écoute! 


vendredi 13 juillet 2018

Journal d'une fille débordée Tome 1: l'année de l'intox

4e de couverture: Mon rêve : un bébé, une jolie maison, un jardin plein de jeux en bois, un petit carré potager. M’éclater à faire des gâteaux. Me marier en blanc… Ma vie en vrai : 10 kilos de plus qu’avant ma grossesse, une fois nue et après avoir fait pipi, une chambre (petite) chez mes parents, un ex-fiancé envolé avec ma meilleure amie ! Mais comme disait ma grand-mère : « Le but n’est pas de s’abriter des orages, mais d’apprendre à danser sous la pluie.» Un journal à la Bridget Jones comme on les adore ! L’héroïne nous plonge au jour le jour dans son petit univers à la fois revigorant et cabossé. De quoi sourire et rire, du 1er janvier au 31 décembre !

La nouvelle Bridget Jones est arrivée et elle se nomme Juliette! 
3e titre de la nouvelle collection LJ et je peux affirmer que cette collection est faite pour moi, et pour tous les amoureux des comédies romantiques! 
J'ai été enthousiasmé par ce titre. 
Déjà, j'aime beaucoup le côté journal intime (je garde encore un souvenir ému de ma découverte et de ma lecture de Bridget Jones, il y a quelques années maintenant.) 
A la différence de  Bridget Jones, Juliette est déjà en couple et a déjà un enfant. Ce n'est  donc pas le schéma de la trentenaire célibataire qui recherche à tout prix à se caser. Non, Juliette a déjà tout ça...sauf que tout va basculer un certain jour d'avril: celui de son mariage; 

j'ai tout aimé dans ce livre:l'histoire, bien sûr, qui ressemble à tout ce que j'aime en comédie roomantique: l'amour, la trahison, les rencontres, les mensonges... mais surtout j'ai beaucoup aimé  les personnages, tous avec leur caractère propre: Juliette, la jeune femme un peu boulotte (normal après une grosesse me direz vous) qui va voir son monde s'écrouler et qui va être obligé d'aller revivre chez ses parents; de ses parents justement, qui m'ont beaucoup ému (leur amour est tellement beau après toutes ces années de mariage que cela donne encore de l'espoir de croire en l'amour). Ses soeurs, Brandi et Laura aux caractères complètement opposé, la rebelle qui a déjà un enfant (Callum, le petit rebelle, tout comme sa mère) et la discrète .Laura, studieuse et sortant avec Zach, jeune homme de bonne famille (la famille Dalton possède une chaîne d'hôtel de luxe dans le monde entier). Sans oublier Althéa, la meilleure amie de Juliette, toujours là pour l'épauler. 
Puis, il y a aussi Alex, frère de Zach, et qui va aider Juliette dans la préparation du marathon de l'hiver: ces deux là se connaissent depuis l'enfance et on sent de suite qu'il vont jouer au jeu du chat et de la souris, en se tournant autour. 
Mais c'est sans compter Nick (le père de la petite Daisy et le compagnon de Juliette) et Helen, la belle mère que l'on aime détester: qu'est ce que j'ai pu les haïr, ces deux crétins là. 

Enfin, voilà un journal plein de vie, enlevé, drôle, avec des répliques qui fusent comme dans une bonne comédie romantique, au style fluide, qui coule tout seul. 
On voit les mois de l'année s’égrener au fil du parcours du combattant de Juliette pour reprendre sa vie en main, avec ses joies, ses peines, ses doutes, ses colères. En vérité, la vie d'une trentenaire d'aujourd'hui. 

Au final, j'ai beaucoup aimé ce premier tome, au style enlevé, drôle, et touchant. Juliette est un personnage auquel le lecteur s'attache de suite (sans oublier la petite Daisy, qui est adorable comme tout) et qu'il voit évoluer avec bonheur dans sa vie chaotique. C'est un regard à la fois tendre et touchant sur la condition des mères célibataires, qui doivent assumer un enfant, tout en pensant à elle et à leur propre vie de femme. Heureusement que Juliette est aidée par une famille aimante et soudée, auquel on aimerait tous appartenir. J'ai adoré et je vous conseille vivement de partir à la rencontre de Juliette Duffy, qui n'a rien à envier à Bridget Jones! Et vivement la suite (dont le Tome 2  paraîtra le 5 septembre 2018, toujours chez J'ai lu, dans la collection LJ), afin de découvrir la vie de Juliette lors d'une nouvelle année, qui s'annonce riche en péripéties, pour notre plus grand bonheur! 

Merci aux Editions J'ai Lu  pour la découverte de ce journal fort drôle! 

Suzy K. Quinn: Journal d'une fille débordée T.1: l'année de l'intox, (The Bad Mother's diary), J'ai Lu, Collection LJ, 286 pages, 2018


mercredi 11 juillet 2018

La perfection du crime

4e de couverture: Perdu dans une région montagneuse isolée, un corps se consume. Seules des dents et un fragment de vêtement permettent d'identifier les restes carbonisés de l'avocate Elaine Buxton. Dans une pièce dissimulée aux yeux de tous, dans une grande maison d'Edimbourg, la vraie Elaine Buxton hurle dans le noir. L'inspecteur Luc Callanach vient juste de prendre ses fonctions quand l'affaire de la disparition d'Elaine est requalifiée en meurtre. Ayant abandonné une carrière prometteuse à Interpol, il tient à faire ses preuves aux yeux de sa nouvelle équipe. Mais le meurtrier a couvert ses traces avec un soin tout particulier. Bientôt, une autre jeune femme disparaît, et Callanach se trouve embarqué dans une course contre la montre. Du moins le pense-t-il...  Le véritable sort des deux femmes se révélera être bien plus terrible tout ce qu'il pourrait imaginer. 

La première enquête de Luc Callanach, flic franco-écossais, est un thriller psychologique rempli de promesses. 
Il m'a pourtant fallu une semaine pour aller au bout de ce livre. Il n'a pas tous les torts, croyez-moi. J'ai eu une semaine assez chargée la semaine dernière et la lecture est passée un peu au second plan. 

Alors, cette première enquête à Edimbourg se tient bien dans l'ensemble: le côté psychologique des personnages est bien mis en avant, et leur personnalité se dévoilent tour à tour, nous laissant entrevoir de jolies choses: le passé de Luc, assez chaotique, ce qui explique qu'il s'est exilé en Ecosse, patrie de son père. On apprendra d'ailleurs pourquoi il a fuit Interpol et la France. Ses collègues sont peu utiliser sauf Ava Turner, lieutenant comme lui et qui va l'aider dans ses investigations et inversement. une belle relation naît entre eux dans les pages de ce premier volet. C'est également très bien de suivre plusieurs enquêtes et pas seulement une enquête principale. C'est aussi ça la police; Ils travaillent sur plusieurs enquêtes et se filent parfois des coups de mains. 
L'autre relation plus chaotique est aussi bien menée, celle du conflit entre Callanach, le nouveau et Lively, lieutenant de la brigade qui voit d'un mauvais oeil cette arrivée. Les deux vont être en bisbille et c'est plaisant à voir.
Mais surtout, le personnage le plus intriguant est celui de King, le tueur que Callanach recherche activement. L'auteure a donc décidé de nous le dévoiler assez tôt pour nous faire entrer dans sa tête. Elle atteint parfaitement son but pour nous donner un thriller psychologique de belle facture. King est un personnage intéressant à plus d'un titre et assez fouillé pour qu'on s'intéresse à lui, mais aussi assez salaud et pervers pour qu'on n'ai pas complètement pitié de lui. 

Tout aurait donc pu aller très vite et s’enchaîner  à toute vitesse, faisant de cette lecture, un  pur moment addictif, sauf que l'auteure à commis une petite faute majeure (oui, je sais c'est un peu contradictoire dit comme ça, mais vous allez comprendre): que l'auteure nous dévoile le meurtrier rapidement et le fait que les femmes que la police croient mortes, sont toujours en sa possession afin qu'il en fasse ce qu'il veut, est une bonne idée. La seule erreur, c'est que l'enquête est décrite comme une enquête classique, à savoir, qui est le meurtrier de ces femmes que l'on retrouvent totalement carbonisées...sauf que le lecteur sait déjà tout ça avant les enquêteurs. 
Cette longueur d'avance fait que je n'avais pas spécialement envie d'y revenir. Si encore, Callanach et le tueur se croisaient par hasard dans le roman mais même pas. Pas de "façon Columbo" dans ce roman (vous savez le modus operandi de cette série: on connait le tueur dès le départ et ce qui est drôle c'est de voir le jeu du chat et de la souris entre Columbo et le tueur tout au long de l'épisode). Mais il n'y a rien de ça ici. Et c'est fort dommage car l'intérêt s'épuise au cours de la lecture. 

Pourtant, l'enquête est bien menée et Helen Fields sait la construire. L'une des erreurs est d'avoir voulu nous dévoiler le tueur dès la 27e page. Soit on suit l'enquêteur (et son enquête sans avoir la moindre preuve) et tout devient passionnant car tout est bien calculé et amené, soit on suit le tueur et on voit un jeu pervers s'installer entre lui et les enquêteurs...mais on ne peut pas suivre les deux en même temps, sinon, le lecteur devient passif en ayant trop d'information. 
L'autre petit bémol est d'avoir voulu régler le passé de Callanach dès ce premier volet. J'aurai vu la résolution dans un autre volet. 
Heureusement, l'autre enquête, concernant des adolescentes et leur bébés est très bien menée jusqu'au bout, et à même des conséquences pour Ava, ce qui démontre bien que Helen Fields a un très fort potentiel pour écrire des enuqêtes.

Au final, un premier volet avec du potentiel et un personnage d'inspecteur très intéressant, mais qui est un peu gâché par des choix hasardeux de l'auteure. Dommage, car le roman avait un très fort potentiel et aurait pu m'emmener très loin s'il n'y avait pas eu ces petits couacs. En tout cas, du côté psychologique, c'est très bien mené, et on sent que l'auteure sait ficeler une intrigue: la seconde enquête menée par Ava en est la preuve. Par contre, il faudra qu'elle fasse un choix pour les prochaines enquête de son héros: : suivre Callanach ou le(s) tueur(s), mais pas les deux en même temps...sauf s'ils sont en interaction. Malgré cet avis mitigé, je suis prêt à laisser une deuxième chance à l'auteure et son personnage Luc Callanach, pour une prochaine enquête.

Merci aux Editions Marabout pour cette découverte.

Helen Fields: La perfection du crime, (Perfect Remains), Marabout, collection Thriller, 365 pages, 2018


La Discothèque du 20e siècle #277

En 1987, Status Quo va connaître un immense succès avec ce titre engagé.

Status Quo: In the army now (1987)


Aux commandes de la machine à tubes (essentiellement dans le genre rock-boogie, parfois dans la ballade) qu'est Status Quo, on trouve Francis Rossi et Rick Parfitt, à la fois guitaristes et chanteurs. Durant l'hiver 1987, avec In the army now, Status Quo relève d'un coup trois défis: ralentir le rythme, aborder un sujet grave...et obtenir un méga-tube en France, un marché qu'ils n'avaient jamais réussi à conquérir auparavant! (Source: Fascicule "La Discothèque du 20e siècle: 1987", Polygram Direct)

Bonne écoute!


dimanche 8 juillet 2018

So Jazz #19 (Saison 3): Nat King Cole

Pour entamer cette 3e saison estival de So Jazz, le roi des crooners se présente à vous.


Nat King Cole

Nathaniel Adams Cole, plus communément appelé Nat King Cole est un chanteur et pianiste américain de Jazz et de Rythm'n'blues né le 17 mars 1919 à Montgomery (Alabama). 
Associé au Jazz Vocal, il est l'un des premiers et l'un des plus grands crooners des années 50. 

Nat étudie le piano et l'orgue avec sa mère jusqu'à l'âge de 12 ans et commence des études scolaires qui comporte beaucoup de musique classique. Il acquiert de l'expérience en jouant de l'orgue dans l'église de son père, le dimanche. C'est lors de ses  études à l'école Secondaire Wendell Phillips qu'il crée un ensemble Jazz Nat Cole and his rogues of rythm. 

Après sa rencontre avec sa première femme Nadine Robinson, il se joint à son ensemble. Ils participent ensemble à la revue musicale Shuffle Along , premier spectacle à débuter à Broadway avec une production entièrement noire. 

Nat Cole rencontre le guitariste Oscar Moore et le bassiste Wesley Prince en 1937 et les trois hommes forment un nouvel ensemble à la demande de Bob Lewis. A la suite d'un coup publicitaire, le directeur d'une auberge demande à Nathaniel Cole de porter une couronne et de s'appeler Nat "King" Cole. La couronne n'est pas resté. Seul le nom a subsisté. 
Dans ce trio, il s'essaie à contrecoeur à la chanson sans savoir que c'est celle ci qui va lui procurer le succès. Il décide de rajouter de la variété dans cet ensemble totalement musical. Coup gagnant qui va le propulser. 

Le 15 mars 1945; l'album du trio, The King Cole Trio (Vol1) devient le premier album n°1 sur le "Premier Album Charts" du Billboard. L'album suivant The King Cole Trio Vol 2 sort en 1946, avec des titres devenus fort célèbres: The Christmas Song et (Get your Kicks On ) Route 66. 

Nature Boy, présent sur le 3e volume du King Cole Trio  va l'établir comme l'un des premiers artistes noirs à avoir autant de succès auprès du public blanc. 

Il nous quitte le 15 février 1965, à Santa Monica (Californie). 

En 1990, pour l'ensemble de son oeuvre, il reçoit un Grammy Awards. 
En 1991, sa fille Natalie Cole enregistre un duo virtuel avec son père sur sa chanson Unforgettable

Pour ma part, Nat King Cole a toujours fait partie de mon inconscient musical. Sa chanson Unforgettable a bercé mon adolescence quand je visionnais un soap opera très célèbre. (Bold & Beautiful/Top Model) puisque c'était la chanson emblématique du couple phare du feuilleton. Puis j'ai été amoureux de la version française de cette chanson (qui date de 1953) et que Marie Myriam à repris. 
Nat King Coler pour moi, c'est le crooner à l'état pur. Sa voix velouté m'emporte et me berce totalement.

La chanson que j'ai choisi pour illustrer ce billet est une chanson que j'ai découverte, il y a des années et qui fait parti d'un de mes films préférés Nuits Blanches à Seattle, chanson interprétée pour les besoins du film par le duo Céline Dion/Clive Griffin. j'ai de suite aimé cette chanson. C'est bien des années plus tard, que j'appris, surpris, que le grand Nat King Cole était derrière ce succès. 



When I fall in love

Bonne écoute! 


mercredi 4 juillet 2018

La Discothèque du 20e siècle #276

En 1984, un groupe de filles faisait s'enflammer les dance floor avec ce titre très tentant pour la gent féminine...mais pas que!

The Weather Girls: It's raining men (1984)


A deux, elles pèsent 280 kilos...de soul pure! Ce n'est pas un hasard si elles avaient débuté sous le nom  Two Tons O'Fun (deux tonnes de joie)...Izora Rhodes et Martha Wash deviennent les idoles de la scène gay américaine avec cette chanson (traduction littérale du titre: "Il pleut des hommes"!) avant de transformer l'essai en succès mondial. On a revu Martha Wash au sein de Black Box et de C+C Music Factory. (Source: Fascicule "La Discothèque du 20e siècle: 1984", Polygram Direct)

Bonne écoute!


mardi 3 juillet 2018

L'été retrouvé

4e de couverture: 1993. Dans son village perché, Cornillon, Lazare Castille, célibataire de trente-neuf ans, vit de sa passion du bois. Modeste et franc, cet homme plein de charme est aussi un amoureux de la nature. Autour de lui : la jolie Séraphine, sa voisine, qui veille sur lui avec convoitise, et Pia, l’espiègle fillette de cette dernière, qui a fait du village son terrain de jeu. Le 13 juin, Lazare reçoit la visite inopinée de Gérald Brahic, son ami d’enfance, qu’il n’a pas revu depuis vingt-trois ans. Pour une raison connue d’eux seuls, ils se sont violemment quittés à l’âge de seize ans, se jurant de ne plus jamais se revoir. Mais aujourd’hui, Gérald est victime d’un corbeau qui lui rappelle sans cesse le douloureux jour du 13 juin 1970. Jour que Lazare et lui ont essayé d’occulter de leur mémoire... En vain. Une seule autre personne sait, Elisa, dont ils étaient fous amoureux. Disparue depuis, se cache-t-elle derrière tout cela ? Ensemble, les deux hommes partent à sa recherche.
En suivant ce chemin plein d’embûches et d’émotions, nécessaire à un nouveau départ, ils retrouveront leur amitié d’autrefois.
Mais pas seulement...


Avec ce roman,soit ça passe ou ça casse. Soit vous vous laissez emporter et c'est génial, soit vous passez complètement à côté et c'est l'exaspération assurée. 
En fait, il faut juste choisir le bon moment pour le lire. 

Pour ma part, je crois que c'était le bon moment pour le lire. J'étais dans de très bonnes dispositions. En tout cas, j'ai beaucoup apprécié cette petite lecture très sympa. 
Bon, soyons honnête, l'histoire est un peu déjà vu...et alors, cela fait longtemps qu'il y a eu du neuf sous le soleil. Même si l'histoire n'est pas nouvelle, si elle est bien racontée, c'est l'essentiel. Et c'est le cas ici. 
Nous sommes dans le Gard, en plein été 1993, dans un petit village, où vit Lazare, un homme qui vit seul et ne veut pas s'engager dans une relation suite à une vieille histoire remontant aux années 70, et qui va resurgir avec le retour de Gérald, un vieil ami d'enfance. Heureusement il y a Séraphine, la voisine et sa fille Pia, pour égayer un peu sa vie et le quartier. 

Ce qui retient l'attention dans "L'été retrouvé", ce sont les personnages haut en couleur, et surtout la petite Pia, 7 ans. Je crois que si j'ai autant aimé ce roman, c'est pour elle. Elle est trop cette petite, elle m'a fait complètement craquer et le petit zézaiement que lui a donné l'auteure la rend encore plus choupinette. Mais il ya aussi, Séraphine, sa mère, qui a repris sa vie en main après la naissance de sa fille et le départ d'Yvan, le père irresponsable de la petite. Sans oublier, Lazare, Gérald, Clémentine, la tante de Séraphine, et Caroline, la meilleure amie de Gérald. 
En fait, tout aurait pu sonner faux dans ce  roman si je l'avais lu dans de mauvaises conditions, , mais là, tout fonctionne: les dialogues qui sonnent justes, les personnalités variées des personnages, le lieu et la saison estivale, (qui fait que je me suis déjà senti en vacances pour deux petits jours), et la petite touche de mystère qui fait son petit effet, quand on ne cherche pas, comme moi, à savoir ce qui s'est passé il y a plus de 20 ans (car je pense que c'est trouvable si on se veut se creuser les méninges) . Mais le mystère est juste là pour rapprocher deux amis qui se sont éloignés. Puis, finalement, moi, je n'ai rien vu venir concernant la personne se cachant derrière les lettres anonymes. Ce qui fait que j'ai été étonné jusqu'à la fin. 

Au final, un joli petit roman idéal pour l'été et qui vous fera passer d'agréables moments. C'est un roman très sympathique avec des personnages attachants (drôle et espiègle Pia), qui vous emportera dans le Sud pour quelques jours...si vous vous laissez emportez, comme ce fut le cas avec moi. Un joli moment agréable que cet "été retrouvé". 

Merci  aux Editions Presses de la Cité pour ce joli moment passé dans le Gard. 

Dany Rousson: L'été retrouvé, Presses de la Cité, Collection "Terres de France", 314 pages, 2018