dimanche 29 avril 2012

Les Chemins de l'enfance

4e de couverture: Dans la classe de Florence,institutrice en maternelle,il y a Emeline,petite fille timide et sensible,étouffée par une mère omniprésente et autoritaire,et Théo,garçonnet vif mais dissipé car délaissé par des parents plus préoccupés par leur carrière que le bien-être de leur fils .Florence ,qui souffre profondément de ne pas être mère elle-même,se donne corps et âme à ses petits élèves et va tout faire pour aider ces deux petits bouts à avancer sur le chemin parfois difficile de l'enfance... 

 Après avoir sorti ce roman de ma PAL par deux fois, pour le remettre aussitôt en place (comme si j'avais le pressentiment que ce roman ne me plairait pas au final. Vous savez, ces romans que vous achetez sur un coup de tête pour se dire ensuite, "ai je bien fait de craquer?"), j'ai finalement céder à la tentation et la troisième fois fut la bonne.
Pour tout vous dire, ce n'est pas le roman du siècle: j'ai lu mieux mais j'ai lu pire. Le style simple de l'auteur nous emporte dans une histoire touchante sur l'enfance.
  Certes, c'est clairement une histoire destiné aux femmes. Parmi les personnages adultes, les femmes ont d’ailleurs le rôle le plus important, les hommes n'étant là que pour le décor. Il y a tout d'abord Florence, institutrice, qui n'a pas totalement confiance en elle, à cause d'une soeur ainée adulée et des parents intransigeants. Elle veut par dessus tout un enfant mais celui ci n'arrive pas. Elle apprend que sa meilleure amie Juliette est enceinte. Le lecteur suit alors les deux histoires en parallèle et les questionnements des deux femmes car Juliette vit une grossesse à risques. 
Si les femmes ont un rôle prépondérant dans le roman, pour ma part, j'ai été plus sensible au parcours des deux enfants: Théo et Emeline. Le petit Théo, garçon turbulent, délaissé par des parents débordés par leur travail, se révèle très mûr pour son petit âge. Il pose des tas de questions auquel son papi répond bien volontiers: j'ai aimé la relation entre Théo et son grand-père. Puis, il y a la petite Emeline, timide, qui a une mère abominable, je trouve, qui impose à sa fille des tas d'activités (comme les cours de natation, les cours d'anglais, d'informatique (petite précision, la gamine n'a que cinq ans)), faisant perdre confiance à la petite Emeline qui va se rebeller de la mauvaise manière. J'ai eu de la peine pour cette petite fille. Heureusement qu'elle va se rapprocher de Théo. Ces deux petits gamins ont été mes deux petits préférés dans le roman. 

Au final, un petit roman touchant sur le monde de l'enfance et son parcours du "combattant" pour devenir grand, qui m'a fait passé d'agréable moments, surtout de la part de ces deux  gamins. Rien que pour Théo et Emeline, je suis ravi de l'avoir lu. 

Laurence Dal Cappelo: Les Chemins de l'enfance, France Loisirs, 271 pages, 2007

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