mercredi 4 septembre 2019

La Discothèue du 20e siècle #345

En 1942, Lucienne Delyle fait de cette chanson, un succès que Patrick Bruel reprendra 60 ans plus tard.

Lucienne Delyle: Mon amant de Saint Jean (1942)


Protégée de Jacques Canetti puis d'Aimé Barelli (qui allait devenir son mari), Lucienne Delyle a obtenu ses premiers succès à la Libération. Héritière de la tradition populaire, qui l'a rendue proche d'Edith Piaf et de Lucienne Boyer, elle se faisait connaître d'un large public avec Mon amant de Saint-Jean. Une chanson qu'on allait entendre bien des années plus tard, tout d'abord dans Le dernier métro (1980) de François Truffaut puis dans La petite voleuse (1988) de Claude Miller. (Source: Fascicule "L'encyclopédie de la chanson française n°16", Universal Collections)

Bonne écoute!


dimanche 1 septembre 2019

Slow Qui Tue #417: Song for whoever

C'est reparti pour une nouvelle saison de Slow Qui Tue. J'espère que la (re)découverte de ces slows vous plaira. 

Le slow  qui tue de la semaine a composé cette chanson pour vous.

The Beautiful South: Song for whoever


Bonne écoute!


samedi 31 août 2019

La Vie négociable

4e de couverture: Dès son plus jeune âge, Hugo Bayo est persuadé qu'un avenir hors du commun l'attend et s'évade dans ses rêveries. Mais la découverte des mensonges de sa mère adultère, qu'il adore, et des escroqueries de son père le font brutalement basculer dans une réalité prosaïque qui marquera la fin de son innocence. Il comprend assez vite que ces deux secrets vont lui conférer du pouvoir. Maître-chanteur, manipulateur, Hugo passe constamment de la faute à la rédemption et de l'aveuglement à la clairvoyance, se réinventant et négociant sans cesse avantageusement avec son passé, sa conscience et son avenir.

Le pitch de ce roman me faisait très envie. Il me promettait mille aventures. Seulement, il fallait compter avec un personnage principal peu sympathique. 

En effet, le début de ce roman était prometteur: le jeune narrateur, Hugo Bayo découvre un secret sur sa mère et va ainsi la faire chanter. Puis, il va s'inventer plusieurs vies, rêvant d'avenir rocambolesque. Sauf que la vie, ce n'est pas comme le cinéma. 

J'ai bien aimé ce roman, en grande partie, sauf que j'ai trouvé parfois les atermoiements et le comportement de Hugo fort agaçant. En fait, il ne sait pas ce  qu'il veut faire de sa vie et tergiverse souvent, à se chercher une vie meilleure. Sa condition de coiffeur va lui peser, lui qui se rêvait acteur ou fermier. 

Alors, c'est bien écrit, avec un humour très sombre qui peut vous laisser sur le bord de la terre, tellement il est amer, mais cela ne m'a pas déplu. En fait, ce que j'ai trouvé un peu pénible, c'est les revirements et les retours en arrières d'Hugo, cet éternel insatisfait. 
Sa relation avec la jeune Léo, qu'il connait depuis tout petit, est toujours conflictuelle et malsaine parfois, même si de l'amour transparaît au final dans leur relation. 

C'est un livre sur la désillusion et le mensonge. Hugo est un éternel insatisfait qui n'arrive pas à se trouver une vie meilleure. Son insatisfaction et son mal être est des plus irritant parfois. Cependant, on continue la lecture pour savoir comment toute cette histoire va se terminer et, je dois dire que la fin m'a plu. Ce retournement de situation fut des plus étonnant et la fin, toute en nuance et fort nostalgique m'a touchée. Mais est ce que cela suffit pour dire que ce fut une lecture à 100% plaisante. Pas si sûr. 

Au final, un roman au pitch intéressant, mais qui m'a laissé un peu sur le carreau, à cause d'un personnage principal antipathique, et même si la fin sauve le roman, cela ne fait pas tout pour pouvoir l'apprécier comme j'aurai voulu. Un peu dommage. 

Merci aux Editions du Rocher pour la découverte. 

Luis Landero: La vie négociable, (la vida negociable), Editions du Rocher, 441 pages, 2019


mercredi 28 août 2019

La Discothèque du 20e siècle #344

En 1937, Edith Piaf connait son premier succès avec ce titre.

Edith Piaf: Mon légionnaire (1937)


Si c'est Marie Dubas qui a créé Mon légionnaire, c'est Edith Piaf qui en a fait un monument de la chanson française d'avant-guerre. Ecrit par Raymond Asso et composé par Marguerite Monnot, Mon légionnaire a valu à la "môme" Piaf de triompher lors de son premier récital à l'A.B.C. en 1937. "Il était mince il était beau/Il sentait bon le sable chaud". Ces vers sont immortels... (Source: Fascicule "l'encyclopédie de la chanson française n°6", Universal Collections)

Bonne écoute!


dimanche 25 août 2019

La Discothèque du 20e siècle #343

En 1920, Mistinguett chante ce titre qui deviendra un standard dans le monde entier.

Mistinguett: Mon homme (1920)


En 1920, Mon homme (celui qu'elle a dans la peau et qui la rend marteau!) fait le tour du monde, sur des paroles du génial Willemetz. (Source: Fascicule "La Discothèque du 20e siècle: 1900/29", Polygram Direct)

Bonne écoute!


jeudi 22 août 2019

Jolis jolis monstres

4e de couverture: Certains disent qu’on est des monstres, des fous à électrocuter.
Nous sommes des centaures, des licornes, des chimères à tête de femme.
Les plus jolis monstres du monde.
 

Au début des années sida, James est l’une des plus belles drag-queens de New York. La légende des bals, la reine des cabarets, l’amie fidèle des club kids et des stars underground. Quand trente ans plus tard il devient le mentor de Victor, un jeune père de famille à l’humour corrosif, James comprend que le monde et les mentalités ont changé.
 
Sur trois décennies, Jolis jolis monstres aborde avec finesse et fantaisie la culture drag, le voguing et la scène ballroom dans un grand théâtre du genre et de l’identité. Au cœur d’une Amérique toujours plus fermée et idéologique, ce roman tendre mais bruyant est une ode à la beauté, à la fête et à la différence. Une prise de parole essentielle.


En cette rentrée littéraire qui débute, Julien Dufresne-Lamy nous revient, deux ans après Les Indifférents, avec un roman bien différent et au titre beau et énigmatique. Qui sont donc ces jolis monstres dont parle le roman? 

J'avais eu un véritable coup de coeur pour le précédent roman de Julien, et j'avais hâte de me plonger dans le suivant. 
Julien Dufresne Lamy a décidé de rendre hommage, dans Jolis jolis monstres, aux drags Queens qui ont fait les nuits new-yorkaises des années 80. De leur redonner une contenance et un visage. 

Ah la la, que cela va être difficile de vous parler de mon ressenti sur ce livre. Comment trouver les mots pour vous dire tout le bien que je pense de ce roman là?

Julien a décidé de raconter la vie de ces êtres formidablement beaux, sur plus de 30 ans,en ne se servant que de deux personnages: tout d'abord James, qui découvre le monde des Drag-queens, à l'aube des années 80. Tout comme James, le lecteur découvre ce monde fascinant, qu'il ne connait pas et ne côtoie pas. Ainsi, Julien nous dresse le portrait de ces drag-queens, comme Lady Bunny, Angie Extravaganza, Rupaul, Venus et tant d'autres, qui ont fait vibrer les nuits new-yorkaises dans les années 80. 
Ce qui est troublant dans ce livre, c'est que nous n'avons pas à faire à des personnages de fictions, mais à de réelles personnes et les photos qui concluent le livre sont là pour en témoigner. 
Ainsi, dans une première partie, James raconte son histoire à Victor, un barman, qu'il rencontre dans une boite de New York. Les chapitres oscille entre l'histoire de James, qui découvre le monde des drag queen à Atlanta tout d'abord. Il décide de faire parti de ce monde là.  (à la première personne) et celle de Victor (qui utilise le "tu" puisque c'est James qui nous raconte son histoire),qui lui, vient de Los Angeles. Ainsi, c'est les deux côtés de l'Amérique que Julien nous raconte: celle des strass et des paillettes, et celle des gangs, des meurtres et autre manifestations. 
Puis, dans une seconde partie, c'est à Victor de prendre la parole et de nous parler des drag-queens, aujourd'hui, en nous immergeant dans le monde de la télé-réalité. C'est totalement fascinant. 

Qu'est ce que ce livre m'a chamboulé à l'intérieur. J'ai aimé suivre ces personnes, moi, qui pourtant, ne côtoie pas ce milieu là.On s'attache à elles, et quand le sida fait son apparition, au début des années 80, et qu'elle fait ses premières victimes dans cette communauté, j'ai été ému aux larmes, comme si je perdais des amis. 
C'est un roman brillant, vibrant d'humanité, avec un côté animal et brûlant, qui vous prend aux tripes et ne vous laisse pas indifférent. Julien, nous ouvre les portes d'un monde qui peut nous sembler bizarre, mais il nous montre que les drag-queens, sont des personnes comme les autres, l'extravagance en plus. 

Voilà un livre essentiel pour mieux comprendre ces personnes rempli d'humanité, de bonne humeur,mais qui toutefois, sous le masque révèle une facette différente. Une drag-queen n'est en fait qu'une autre facette de notre personnalité. Elle trouve en elle le personnage qui sommeille pour le montrer au monde. 

Julien Dufresne-Lamy, je vous remercie d'avoir rendu un hommage vibrant et émouvant de ces personnes qui nous semble hors norme et qui nous ressemble pourtant. C'est un véritable petit bijou d'émotions et la sincérité, qui se dégage de votre plume fait de ce roman ,l'un des plus beaux que j'ai pu lire dans ma vie. Il m'a ému aux larmes et me bouleverse encore. Je le garderai précieusement auprès de mon coeur. 




Merci aux Editions Belfond de m'avoir permis de continuer le voyage dans les univers de Julien Dufresne-Lamy. 

Julien Dufresne-Lamy: Jolis jolis monstres, Belfond, collection "Pointillés", 416 pages, 2019


mercredi 21 août 2019

La Discothèque du 20e siècle #342

En 1998, Diana King enflammait les dance floors avec ce titre entêtant.

Diana King: L-L-Lies (1998)


Révélée en France par le tube Shy Guy tiré del a band originale du film Bad Boys en 1995 (avec Will Smith et Tara Leoni), la chanteuse reggae Diana King a réussi le grand écart: on l'a vue s'acoquiner avec le rappeur teigneux Notorious BIG totu en prêtant une chanson à Céline Dion sur l'album Let's talk about love en 1997 (qui contenait la chanson My heart will go on) et s'est vendu dans le monde à 27 millions d'exemplaires). En 1998, avec sa voix charmeuse et son groove impeccable, elle nous racontait des "M-M-Mensonges"! (Source: Fascicule "La Discothèque du 20e siècle: 1998", Polygram Direct)

Bonne écoute!