Né le 7 octobre 1965, Fred Chauvin est un auteur compositeur et interprète de swing et de jazz manouche.
Fred Chauvin fait swinguer les mots pour mieux raconter la vie... la nôtre en particulier. Il allie parfaitement le jazz qui fait souffler un vent de liberté, le swing, qui nous fait avoir la bougeotte,et des paroles qui sonnent juste et qui nous embarque vers un voyage fabuleux dans le temps.
Un peu d'humour, beaucoup de tendresse, un brin de dérision, des moments d'émotions, qui nous fait ouvrir notre boite à souvenirs...En se racontant dans ses chansons, Fred parle aussi de nous. En partant de l'intime, il touche à l'universel, car ses moments de vie parfois personnels (comme ses souvenirs de vacances), frappe aussi à la porte de notre mémoire et on se dit: "j'ai aussi vécu des moments comme ceux ci, moi aussi".
J'ai découvert Fred Chauvin, il y a un an en entendant ses "souvenirs de vacances". De suite, j'ai été enthousiasmé par sa musique, par ses textes magnifiques qui me parlaient beaucoup et par sa voix chaude et grave. Il se dégage un certain charme dans sa voix apaisante, qui rassure. Il nous embarque de suite dans son univers en nous prenant par la main, et on le suit sans crainte, car on sait que nous sommes en bonne compagnie.
J'espère que comme moi vous serez charmé par cet artiste talentueux et bienveillant.
Pour "So Jazz", j'ai choisi le morceau avec lequel je l'ai découvert et qui illustre bien cette période estivale qui va lentement vers sa fin. J'espère que vous en garderez de bons souvenirs.
Souvenirs de vacances
Pour découvrir l'univers de Fred Chauvin, il suffit d'ouvrir cette porte (avec un petit clic):Fred Chauvin
4e de couverture: Après une mauvaise rencontre dans les marais d’Exmouth, Massachusetts, l’agent spécial du FBI Aloysius Pendergast est porté disparu… Bouleversée par la perte de son protecteur, Constance Greene se retire dans les souterrains du manoir de Pendergast, au 891 Riverside Drive, à New York, où une bien mauvaise surprise l’attend… Diogène, le frère cadet d’Aloysius, que tout le monde croyait mort, fait sa réapparition et réussit à convaincre la jeune femme de le suivre sur une île mystérieuse. Croyant à un enlèvement, Proctor, l’indéfectible majordome de Pendergast, s’est lancé à leur poursuite, mais il semble toujours avoir un coup de retard sur Diogène.
Suite directe de Mortel Sabbat , ce Noir Sanctuaire commençait sur les chapeaux de roues.
En effet, l'action reprend là où le tome précédent se terminait. Pour être précis, il reprend même l'épilogue du tome précédent. On est donc plongé dans l'action et on se surprend, comme pour "Mortel Sabbat" à tourner les pages très vite en lisant la course poursuite entre Proctor, le majordome de Pendergast (Pendergast qui a disparu à la fin de "Mortel Sabbat") et un ancien ennemi de Pendergast qui refait surface, et qui a enlevé Constance, la femme qui partage la demeure de Pendergast à New York. Les auteurs nous entraîne alors dans un périple, qui nous mène jusqu'en Afrique, où Proctor va être bien malmené.
Seulement voilà, après un démarrage en grande pompe, le roman m'a ensuite perdu, car nous nous retrouvons dans les appartements souterrains de la demeure de Riverside Drive, à New York où Constance à élue domicile après la disparition de son tuteur...et où elle vit recluse. On va alors suivre la retraite de Constance...sauf que celle ci a été enlevée au début du livre. Kesaco? Un retour en arrière dans la narration ou le présent et il y a une duperie sur la personne enlevée plus tôt, pour tromper Proctor? Je vous le laisse le découvrir.
Mais pour moi, je me sentais un peu perdu. Et là, je vais mettre un bandeau Spoilers pour ne pas vous gâcher la lecture éventuelle du livre.
Risque de Spoilers sur les tomes précédents.
C'est bien là, le problème avec ce livre, c'est qu'en faisant intervenir un personnage du passé de Pendergast, (en clair son frère Diogène, son Nemesis, que l'on croyait mortdans un tome précédent, et qui revient à la vie, comme on le voit parfois dans certaines séries dont Sherlock Holmes avec Moriarty), les auteurs vont rappeler certains faits du passé de Diogène et de Constance, mais aussi de Pendergast dans le livre, passé commun que je n'ai pas lu. C'est ainsi que je me suis senti perdu, ayant commencé la découverte des enquêtes de Pendergast avec le tome précédent. Ainsi, mon intérêt pour le roman s'est émoussé et j'ai mis du temps à le lire. De plus,la lenteur de cette partie là ne m'a pas aidée.
Bon, la partie où l'on apprend que Pendergast a été repêché alors qu'on le croyait mort noyé (ben oui, on se doutait bien que sa prétendue mort dans le tome précédent, n'était qu'un artifice de suspense. Etant le personnage principal des romans, il ne pouvait pas rester mort bien longtemps), m'a quand même captivé mais ma lecture a toujours été un peu gâché par le jeu de "séduction" entre Diogène et Constance sur l'île d'Halcyon par rapport à ce passé qui me faisait défaut. Ce qui est dommageable.
Fin des Spoilers
Le rythme de lecture s'est ensuite accéléré sur les 100 dernières pages qui m'ont de nouveau happé et captivée. On va de surprise en surprise, le style des auteurs est fluide et rapide et la fin nous donne des moments de rebondissements bienvenue et nous laisse sur un suspens en ce qui concerne la relation Pendergast/Constance qui donnerait presque envie de les retrouver.
Au final, un roman dont la lecture fut en demi teinte: il a su me captiver sur les 100 premières pages et les 100 dernières, mais il m'a perdu et lassé au milieu, à cause du passé des personnages qui m'était totalement inconnu, du fait de n'avoir pas lu les tomes précédents de la série. Un roman à réserver aux fans des enquêtes de Pendergast car il s'adresse clairement à eux. . Pour les néophytes de la série, eh bien laissez celui ci de côté pour le moment et commencer par le début des enquêtes...car, tout de même, les écrits de Preston & Child sont bien sympathiques à lire.
Merci aux Editions de l'Archipel pour la découverte de Pendergast et de la plume de ses auteurs.
Noir Sanctuaire, (The Obsidian Chamber), L'Archipel, 432 pages, 2017
En 1984, Cindy Lauper faisait entendre une revendication à propos des filles.
Cindy Lauper: Girls just want to have fun (1984)
C'est en 1979 que l'on avait entendu pour la première fois la voix inimitable de Cindy-la-rigolote, lorsqu'elle avait publié un premier album avec son groupe Blue Angel; Après la séparation de celui ci, Cindy vit de petits boulots: elle est notamment vendeuse de fringues dans le célèbre magasin New Yorkais Screaming Mimi! A 30 ans, fin 1983; elle publie l'album qui va faire d'elle une star, She's so unusual dont cinq 45 tours tubesques seront tirés en 1984-85: après Girls just want to have fun, on se souvient entre autre de Time after time et de She bop! (Source: Fascicule "La Discothèque du 20e siècle: 1984", Polygram Direct)
Né le 16 août 1929 à Plainfield (New Jersey), Bill Evans est un pianiste de jazz.
Ses parents mélomanes, lui font étudier le piano et, en deuxième instrument, le violon, qu'il abandonnera au bout de deux ans.
Adolescent, il commence à s'intéresser au jazz et plus particulièrement à Bud Powell, Nat King Cole, Lenny Tristano. Il commence à jouer dans des orchestres amateurs locaux. Il poursuit ses études au Southern Louisiana College dont il sort primé en 1950. Il passe esuite trois ans dans l'armée comme flûtiste (qu'il a également appris quand il était plus jeune) en garnison à Fort Sheridan. Il gardera un souvenir amer de ses années.
En 1955, il est remarqué par le compositeur George Russel avec qui il enregistre l'album The Jazz Workshop.
En septembre 1956, il enregistre sous le label Riverside l'album New Jazz Conceptions, en trio avec Teddy Kotick à la contrebasse et Paul Motian à la batterie. Il démontre dans cet album une technique d'harmonisation novatrice.
Entre février et novembre 1958, aux côtés de John Coltrane et Cannonbal Aderley, il fait partie du sextet de Miles Davis. En 1959, le célèbre trompettiste le rappelle pour l'enregistrement du fameux album Kind Of Blue.
La même année, il forme un trio régulier avec le contrebassiste Scott LaFaro et le batteur Paul Motian. Ils rompent avec la tradition de l'accompagnateur et se livrent à une véritable ilmprovisation à trois. C'est cet "interplay" qui fait l'originalité de ce trio. Ils enregistrent quatre albums dont le fameux Portrait in Jazz et le miythique Waltz for Debby
Bill Evans meurt le 15 septembre 1980 à New York.
J'ai découvert Bill Evans grâce à ma chef de choeur Florence Grimal et j'ai de suite aimé l'univers de ce grand pianiste. J'aime sa virtuosité, mais surtout sa capacité à improviser avec les autres musiciens. On sent, une telle communication entre eux que cela en devient magique et donne des morceaux formidables.
Le morceau choisi pour "So Jazz" est une reprise d'une musique de Michel Legrand, qui donna naissance à l'une de mes chansons préférées de tous les temps, "La chanson de Maxence" du film "Les Demoiselles de Rochefort".
4e de couverture: De sa plume fine, drôle et toujours juste, Angéla Morelli brosse le portrait d’une femme qui, à trop penser aux autres, s’est perdue elle-même. Le bonheur est-il un choix ? Réponse dans ce roman léger, émouvant et garanti « feel good ». Ça a commencé quand Flore a fait brûler sa confiture de groseilles . Ou alors, quand son père l’a appelée à l’aide, coincé entre les branches du vieux pommier. En fait, non, ça a vraiment commencé quand ses amis l’ont inscrite au concours de confitures. Oui, c’est à partir de ce moment-là que la vie de Flore a pris un tournant inattendu. Car la jeune mère célibataire presque trentenaire a dû faire face à un obstacle de choix : confectionner une confiture aux figues… sans figues. Et, malgré la mobilisation de tout le village pour la soutenir dans sa quête, impossible de trouver les fameux fruits au beau milieu de cette canicule qui frappe le Sud-Ouest de la France. Impossible ? Non, pas tout à fait. Car il y a bien quelqu’un qui en a, des figues : Corto, le beau jardinier mystérieux que tous les habitants du village considèrent avec méfiance. Et pour cause : il est tatoué et dégage une aura de mystère et de danger. Alors, oui, ça a commencé comme ça, avec un concours de confitures, une pénurie de figues et Corto
Une lecture détente pour l'été, ça vous tente? Ne cherchez pas plus loin. Ce roman là vous tend les bras.
Après des lectures pas folichonnes qui m'ont laissé un petit goût amer, une lecture précédente passionnante, mais un peu dense (et dont je vous parlerai lors de sa sortie puisqu'il fait partie des nouveautés de la rentrée littéraire), j'avais besoin d'une lecture détente qui me fasse du bien. Et j'ai repensé à ce que j'avais dis à Angéla lors de notre rencontre au salon du livre: "ce livre sent bon l'été. Je le lirai donc pendant mes vacances".
Voici donc lecture faite et je peux vous dire que ce petit roman est un petit délice que l'on déguste jusqu'à la dernière ligne et qui vous met du baume au coeur; C'est tout bonnement un livre-doudou dans lequel on se sent merveilleusement bien.
La plume d'Angéla est toujours aussi fine et très drôle. Elle réussit amplement à donner vie à ses personnages. J'ai aimé tous les personnages de ce roman,(oui, oui , même Benoit le gendarme jaloux et Gautier, l'ex de Flore) à commencer par Flore, l'héroïne attachante de "Ça a commencé comme ça" jeune fille généreuse qui ne pense pas à elle, mais plus aux autres. Je me suis retrouvé dans certains de ces goûts et dans son caractère. Sans oublier Fanny, la bonne copine, qui est toujours là pour aider.
Alors, c'est vrai, dans les romans d'Angéla, pas de rebondissements à chaque page, pas de retournements de situation qui nous fasse faire "ouah!", pas de secrets rocambolesques...et alors...on s'en fout. Ce n'est pas les rebondissements à toutes les pages, tellement nombreux que cela en devient invraisemblables et ridicules qui font un bon roman. Non, ce qui prime dans les romans d'Angéla, ce sont les personnages vrais auxquels on s'attache et des histoires réelles auxquelles on croit mais qui nous font rêver. Flore, cela pourrait être une de vos copines, ou votre voisine...bref, une nana simple et ordinaire. Le portrait de Corto est certes trop idéal pour être vrai mais assez vraisemblable (il y a certains "Corto" dans la vie réelle mesdames,oui oui, ils sont pas nombreux mais ils existent) pour qu'on y croit. Voila ce que sont les romans d'Angéla: des histoires simples et vraies qui nous font rêver et qui nous font dire, en refermant le livre: ce qui arrive à Flore pourrait très bien m'arriver dans la vraie vie.
Angela nous vend du rêve qui se transforme en réalité. C'est tout simplement merveilleux.
Puis ce que j'ai beaucoup aimé, c'est que derrière la légèreté de ce roman se cache une gravité qui m'a beaucoup ému. La perte qu'à connue Flore étant petite m'a beaucoup touché et j'en ai eu le coeur chaviré. Quand un roman vous fait rire aux éclats (les fous rires provoqué par Fanny quand elle parle de ses rencontres avec les hommes ont été mémorables) et monter les larmes aux yeux, on touche au sublime.
Au final, un roman-doudou idéal pour les vacances, et que l'on croque avec plaisir (ce roman donne très faim avec ces croissants, ces confitures et autres friandises dont Flore a le secret et dont elle nous abreuve au long du roman) en se disant: "et si c'était vrai et que cela m'arrivait lors de mon prochain été?".
P.S; Merci Angéla pour ces jolis moments de bonheur délicieux. Merci pour toutes les références et les listes qui clôt certains chapitres (un autre point commun que j'ai avec Flore, les listes). Tes romans font du bien et donne le sourire. Et merci pour cette phrase qui m'a fait tant plaisir, tiré de la liste "Les choses que j'aime même si personne ne comprend pourquoi: TOUTES les chansons de Michel Sardou" (p. 91) (Comme je la comprend Flore, quand elle écrit ça!)
Et ça, c'est cadeau, car rien de mieux pour terminer un billet (et une soirée) qu'une chanson de Michel. (l'une de mes préférées)
Angéla Morelli: Ça a commencé comme ça, Harlequin, 357 pages, 2016
Enfants de Tambacounda de la Rossina ou d'ailleurs
Enfants comme déposés là
Sous tous les grands froids
Sous les grandes chaleurs
Comme étonnés perdus volés
Par l'absurdité du danger
D'une vie qu'ils n'ont pas demandée
Ils chantent malgré nous Ils chantent malgré tous ceux qui acceptent tout Qui acceptent de vivre sans amour Mais si les hommes se taisent Les enfants chantent toujours
Enfants de Léninakan, de Kalimatan ou d'ailleurs Elevés en dehors du temps Elevés dans le sang et la ferveur Comme étonnés dans leurs regards Par l'absurdité du hasard Qui les oublie, là, quelque part
Ils chantent malgré nous Ils chantent malgré tous ceux qui acceptent tout Qui acceptent de vivre sans amour Mais si les hommes se taisent Les enfants chantent toujours... Qui acceptent tout Qui acceptent de vivre sans amour Mais si les hommes se taisent Les enfants chantent toujours...
Les enfants ont toujours tenus une place importante dans la vie de Michel, tout comme le sort du monde dans lequel on vit. Lors de ces voyages à travers le monde, il a toujours été interpellé par la misère et le sort réservé aux populations, et surtout aux enfants. Il s'est battu toute sa vie, dans des missions humanitaires pour rendre ce monde meilleur.
"Les enfants chantent toujours", issue de l'album "Ça ne tient pas debout" est le reflet de tout ça. Cette chanson montre également toute l'humanité qui se dégageait de Michel.
En ce 2 août 2017, qui marque les 25 ans de sa disparition, je voulais avoir une pensée pour cet immense chanteur qui chantait dans ce très beau texte que même si l'homme allait vers sa perdition, les enfants étaient peut être l'espoir de l'humanité.
En 1980, Alain Bashung connaissait enfin son premier succès et tout ça grâce à une certaine Gaby.
Alain Bashung: Gaby, oh Gaby (1980)
Le chanteur Alain Bashung démarre véritablement sa carrière, après des années de galère en 1980, avec ce titre suivi de très près par son nom moins fameux Vertige de l'amour. Vendu a 1.250 0000 d'exemplaires, Gaby oh Gaby est un des tous gros succès de cette année là et figure sur l'album Roulette Russe, qui ne contient que des classiques tels que je fume pour oublier que tu bois, Toujours sur la ligne blanche ou encore Pas question que j'perde le feeling. Dans le landerneau du rock français, déjà secoué par Téléphone, Bijou et Taxi Girl, plus rien ne sera jamais pareil, cette fois nous avons trouvé -enfin!- un grand maître. (Source: Fascicule "La Discothèque du 20e siècle: 1980", Polygram Direct)