dimanche 30 juin 2019

Slow qui Tue #416: I won't let you down

Le slow qui tue de la semaine promet de ne plus décevoir celle qu'il aime.

PH D. : I won't let you down



Bonne écoute!

C'est ainsi que se termine la 10e saison de la rubrique "Slow Qui Tue". Celle ci va prendre ses quartiers d'été...mais ne vous en faites pas, d'autres slows seront au rendez-vous, dès la rentrée de septembre. 



Une famille comme il faut

4e de couverture: Dans son quartier de Bari, au sud de l'Italie, tout le monde connaît Maria sous le nom de Malacarne, " mauvaise chair ", en raison de sa peau mate et de sa nature rebelle, un surnom qui lui colle à la peau telle une prophétie à laquelle elle ne pourrait échapper.

Maria grandit dans une famille pauvre, entre une mère douce mais effacée et un père violent et autoritaire. Ce milieu rude est pourtant loin d'être dépourvu d'amour, même si souvent les coups viennent combler le vide des mots qui manquent. Pour les filles du quartier, l'avenir se résume au mariage avec un pêcheur misérable ou un voyou, seulement Maria se refuse à cela. Elle s'en sortira seule en faisant des études, unique porte de sortie pour elle.

Mais peut-on vraiment s'affranchir et réaliser ses rêves sans jamais se retourner ni se trahir ?

Comme la littérature italienne m'est encore inconnue et que je ne sais pas vers quels livres et quels auteurs aller, , mais que j'ai toujours envie d'en découvrir plus, je fais confiance à ma libraire, qui adore cette littérature, pour me conseiller. 

C'est donc ma libraire qui m'a mis  le dernier roman de Rosa Ventrella, "Une famille comme il faut", dans les mains. Et je dois dire qu'elle ne s'est pas trompé. J'ai beaucoup aimé découvrir cette Italie des années 80-90, dans cette ville du Sud de l'Italie, Bari, à travers les yeux d'une jeune fille qui vit dans une famille de pêcheurs. Elle va tout faire pour s'émanciper de son quartier pauvre grâce à l'éducation qu'elle acquiert à l'école. 

Comme j'ai trouvé ce roman touchant, drôle, mais aussi parfois terrifiant, de par les colères du père,mais aussi par toutes les croyances et les histoires de fantômes, et de sorcellerie que renferme parfois les anecdotes de Maria, surnommé Malacarne. 

Ce roman est l'émancipation d'une jeune femme, mais aussi une chronique d'un quartier et plus particulièrement d'une famille, celle de Maria. Elle nous fait le portrait des gens de son quartier, des personnalités atypique comme Senzafemmna, un jeune homme travesti en femme,ou bien la famille Senzasagne, qui règne sur le quartier en faisant des affaires malhonnêtes. Et comme dans tout bon roman qui se respecte, il faut une histoire d'amour contrarié. Ici, elle s'incarne à travers Maria et Michele Senzasagne. Et là, nous sommes clairement dans le schéma de Romeo et Juliette puisque les deux familles sont rivales. En effet, le père de Maria déteste cordialement les Senzasagne et défend à sa fille de fréquenter le jeune Michele, que cette dernière connait depuis son enfance, et qu'elle va apprendre à aimer. 
Par moment, c'est aussi un roman difficile, non pas par le style,ni la forme, mais dans ce qu'il raconte: les malheurs n'épargneront pas les De Santis...mais Maria saura toujours rebondir et fera tout pour s'éloigner de son statut. 

En tout cas, voilà un très beau roman sur une jeune fille qui veut sortir de sa condition, mais également un beau portrait d'un quartier italien, où la mer à une importance considérable, teintée de malheur, de mystères et légendes. C'est beau, émouvant, angoissant. C'est tout simplement l'Italie, ses charmes, ses ombres et ses lumières. Une très belle découverte. 

Rosa Ventrella: Une famille comme il faut, (Storia di una famiglia perbene), Les Escales, 282 pages, 2019



mercredi 26 juin 2019

La Discothèque du 20e siècle #327

En 1972, Claude François demande à Patrick Juvet, alors en pleine success story, de lui écrire un titre, qui deviendra un autre standard de Cloclo.

Claude François: Lundi au soleil (le) (1972)


Les émissions télévisées des Carpentier, au début des années 70, n'auraient certainement pas rencontré le même succès sans la présence de Claude François sans ses chansons qui ont eu le mérite de faire chanter et danser la France entière. Ainsi, en 1972, Cloclo enregistrait ce qui allait être un des plus grands succès de sa carrière. Composé par Patrick Juvet, Le lundi au soleil s'est hissé à la 2e place des hit-parades en décembre 1972. (Source: Fascicule "L'encyclopédie de la chanson française n°10" Universal Collections)

Bonne écoute!



dimanche 23 juin 2019

Slow Qui Tue #415: Arthur's Theme

Le slow qui tue de la semaine chante que le mieux que tu puisses faire est de tomber amoureux.

Christopher Cross: Arthur's Theme



Bonne écoute!


mercredi 19 juin 2019

La Discothèque du 20e siècle #326

En 1972, Mort Shuman raconte un pan de l'hitoire de l'italie avec cette chanson.

Mort Shuman: Lac majeur (le) (1972)


C'est profondément révolté par le suicide "provoqué" de l'anarchiste italien Marco Pinelli qu'Etienne Roda-Gil a écrit les paroles du Lac majeur. Il lui restait à trouver un compositeur et un interprète. Ce devait être Mort Shuman, qui, après avoir formé avec Doc Pomus, l'une des plus brillantes équipes de Broadway, avait décidé de tenter sa chance de ce côté-ci de l'Atlantique. De cette rencontre est née l'une des plus belles chansons des années 70. Très grand succès en France, puisqu'il y a été classé n°6 en avril 1972, Le Lac Majeur a aussi connu les fastes des hit-parades aux Etats Unis, grâce à la superbe version de Dionne Warwick. (Source: Fascicule "L'encyclopédie de la chanson française n°10" Universal Collections)

Bonne écoute!


dimanche 16 juin 2019

Snap Killer

4e de couverture: Un élève de terminale est retrouvé mort un dimanche à l’aube, pendu par les pieds à une branche de platane, au milieu de la cour de son lycée. 980 élèves suspects, sans compter le directeur, les profs et le reste du personnel, l’enquête s’annonce complexe. Pourquoi le meurtrier a-t-il pris le risque fou de cette mise en scène ? Y a-t-il un lien entre ce meurtre et le suicide d’une élève de seconde, victime d’un harcèlement brutal sur les réseaux sociaux quelques mois plus tôt ? Pour la commissaire Clara Di Lazio et son équipe, aucun indice ni aucune piste ne sont à négliger.

Sylvie Allouche a exaucé l'un de mes voeux. Souvenez-vous: après ma lecture de "Stabat Murder", j'espérais revoir la commissaire Di Lazio et son équipe dans une autre enquête. 
C'est chose faite avec ce "Snap Killer" de toute beauté. 

Ce fut un plaisir de retrouver toute l'équipe de Clara (Louise, Nathan, Clément et Gauthier (le petit nouveau) qui vont devoir démêler les noeuds d'une enquête des plus complexes. 
Encore une fois, Sylvie Allouche arrive à mener son histoire de main de maître, s'en est bluffant, allant de fausses pistes, en révélations, et tout ça dans un  rythme effréné, sans oublier la psychologie de ses personnages. 
Surtout, Sylvie Allouche va, par l'intermédiaire d'une enquête, parler d'un sujet sensible et toujours autant d'actualité: le cyber-harcèlement, chez les ados. En effet, l'histoire commence au moment où Garance, une jeune fille de 15 ans, en seconde, est victime d'un harceleur, au point de mettre fin à ses jours. C'est étrange, mais cette partie de l'histoire a été la plus difficile à lire pour moi, me renvoyant à mon propre passé (à la différence que les réseaux sociaux et autre joyeuseté des nouvelles technologies, n'existaient pas à mon époque). Sylvie Alouche sensibilise son jeune lectorat en l'interpellant sur ces sujets. Elle le fait de manière intelligente et surtout adulte. 

C'est ce qui me frappe dans l'écriture de Sylvie Allouche: sa maturité: derrière un style addictif, simple, efficace,elle propose un style et une histoire très adulte. Ce n'est pas manichéen: chaque personnage à sa part d'ombre, ses secrets, ses fêlures, et l'on se surprend à se demander jusqu'où l'auteure va aller dans son cheminement. 

"Snap Killer" n'est pas seulement un roman à enquête, il est aussi un roman psychologique ou les personnages ont une part importante, et surtout l'équipe de Clara: chaque personnage à son propre passé et ses propres fêlures, ce qui nous les rend très sympathiques: voir Louise évoluer et faire ses premières armes dans une enquête, sous le regard bienveillant de Clara,Gauthier, le petit nouveau de l'équipe qui a rater son entrée au RAID (je vous laisse découvrir pourquoi) et son rapproche avec Louise,  ou bien Clara, elle même, dont le passé va être encore mis en avant, en la personne de Lilo, sa nièce, qui arrive chez elle, sans prévenir. La relation entre la nièce et la tante, est des plus touchantes, et de nous montrer les blessures de Clara (et surtout celle de la disparition de son frère Vincent, des années auparavant), et sa relation difficile avec sa soeur m'a vraiment bouleversé. 

De plus, cette fois ci, Sylvie Allouche a su bien me mener en bateau, car je n'ai pas deviné avant le final, qui pouvait être le fameux meurtrier de ce jeune homme retrouvé pendu à un arbre. Du grand art! 

Au final, un 2e volet encore une fois bien mené, addictif, sur un sujet fort: le cyber-harcèlement, qui je l'espère, ouvrira les consciences de certains jeunes lecteurs, et de leurs parents. Un retour en force de la commissaire Di Lazio et de toute son équipe, fort sympathique, qu'on prend plaisir à suivre dans leurs investigations. Non, franchement rien à dire de plus que: vivement le prochain volet, car je suis persuadé qu'on en a pas fini avec la commissaire Di Lazio. Un polar adolescent qui ne prend pas ses lecteurs pour des gamins, ça fait du bien! 

Merci aux Editions Syros  de m'avoir permis de continuer l'aventure. 

Sylvie Allouche: Snap Killer, Syros, 322 pages, 2019


Slow Qui Tue #414: Stand by your man

Le slow qui tue de la semaine reste le soutien de son homme.

Tammy Wynette: Stand by your man



Bonne écoute!