mardi 24 janvier 2012

L'amour ouf


4e de couverture: A Dublin, Jackie et Johnser ont grandi là où "les choses ne changent jamais". ils voulaient s'en sortir. Ensemble. Alors pourquoi Johnser à t-il épousé Tara la lopsa? Et pourquoi Jackie s'est-elle mariée avec Jeffrey le baltringue?


Quelquefois, j'aime bien aller fouiller dans le fond de ma PAL pour y exhumer un roman qui y dort depuis des années. Voilà comment L'amour ouf a atterri entre mes mains après un sommeil d'un peu plus de dix ans (sa sortie date de 2000). Si je vous donne la date c'est que celle ci a son importance pour la suite.
L'action se déroule dans une petite ville, proche de Dublin, Ballyfermot. On y fait la connaissance de Johnser, jeune homme d'une famille ouvrière qui s'en sort comme elle peut: surtout qu'avec 18 enfants(!) (tous n'ont pas survécu),ce n'est pas facile tous les jours. Johnser (qui porte ce prénom étrange pour la raison simple que sa mère s'est trompé dans les prénoms: elle voulait lui donner le prénom John en hommage d'un fils ainé mort à la naissance. Sauf que ce n'était pas John qui était mort mais Jimmy. Ce qui fait que la famille s'est retrouvé avec deux John. Pour les différencier, ils l'ont appeler Johnser) est un jeune caïd qui traine avec sa bande le soir près du Naller. Un jour, il rencontre Jackie et ils tombent tous les deux amoureux. Tout se passe pour le mieux (Jackie n'est plus une "grosse vache" maintenant qu'elle sort avec l'un des garçons cool du lycée), jusqu'à ce que Johnser veuille coucher avec Jackie, ce que cette dernière refuse. Après un an sans nuage, Johnser va aller voir ailleurs et c'est là que leur vie va totalement changer.

Quand j'ai ouvert le livre et que j'ai découvert ce parler djeuns des banlieues, je me suis dit, "aïe aïe aïe, ça va pas le faire". Ben oui, le langage évolue tellement que le parler djeuns du livre (les termes verlans comme lopsa, zen (pour nez) ou ouf (pour fou)) ne correspond plus tellement au parler djeuns d'aujourd'hui (enfin je suppose). C'est en commençant ma lecture que je me suis fait la réflexion que j'aurai dû ne pas laisser trainer ce roman aussi longtemps dans ma PAL. Alors, la traductrice n'est pas en cause et a fait du mieux qu'elle a pu pour retranscrire le parler des banlieues du roman. Mais ce parler là à dix ans.
Mais bon, c'est un petit détail car après quelques pages, j'ai réussi a faire abstraction de ce style là pour me focaliser sur l'histoire qui m'a bien plu en définitive.
Deux voix se font entendre dans le roman: Johnser et Jackie (autre petit bémol: l'auteur aurait pu indiquer qui parlait à chaque début de chapitre car au départ, j'étais un peu dans le flou, ne comprenant pas tout. Puis, un temps d’adaptation plus tard, j'ai enfin pu entrer dans le roman). Un début de roman qui nous laisse pantois devant une situation (Jonhser et Jackie passent la soirée tranquille chez eux quand un individu sonne et entre en braquant un fusil vers Johnser) qu'on ne retrouvera que plus tard dans le roman, la suite étant un long flashback sur les vies de Johnser et Jackie.

Bon, je ne vais pas vous mentir, ce n'est pas le roman du siècle et le style parler des banlieue n'est pas trop ma came. Cependant, J'ai beaucoup aimé les personnages de Jackie et Johnser. Puis, l'auteur nous immerge dans la banlieue dublinoise, en Irlande, pas tellement joyeuse et j'ai trouvé cela intéressant. C'est un roman qui se lit vite et que je ne réussissais pas à lâcher facilement, bizarrement. J'avais toujours envie d'en savoir plus.

Par contre, je vais encore pousser un petit coup de gueule contre France Loisirs: les livres de la collection Piment sont souvent truffé de coquilles et c'est énervant. Très énervant."L'amour Ouf" ne déroge pas à la règle.
Je suis désolé mais quand je lis un roman, je ne suis pas là pour jouer les correcteurs (il y a des personnes qui sont payer pour ça).
Un exemple: dans le roman, Johnser a parfois du "Flic" dans ses poches, mais souvent, il n'a "Lien". Je suis désolé mais ça ne veut rien dire: Si Johnser avait du "Fric" dans ses poches mais souvent qu'il n'avait "Rien", là je comprendrais. Si encore ce n'était qu'une fois dans le roman, ça passerait, mais c'est que ça se répète un peu trop souvent à mon goût. Et cela se répète un peu trop souvent dans les romans de cette collection. Voilà pourquoi, j'essaye d'éviter les romans de la collection "Piment" le plus possible. Car je n'en peux plus de ces coquilles qui me gâchent la lecture.

Maintenant que j'ai poussé mon petit "coup de gueule", je vais pouvoir conclure.

L'amour ouf est un roman divertissant avec des personnages somme toute attachants ou énervants (Tara par exemple qui m'a exaspéré au plus haut point!) que j'ai lu rapidement malgré que ma lecture ait été gâché par de nombreuses coquilles et un style djeuns un peu "vieillot" à mon goût (mais la faute en revient à moi: je n'aurait pas dû laisser trainer ce roman aussi longtemps dans ma PAL).

Neville Thompson: L'amour ouf (Jackie loves Johnser, OK?), France Loisirs (Collection "Piment"), 325 pages, 2000

2 commentaires:

  1. jamais entendu parler de ce livre ni de cet auteur. Par contre de France Loisirs oui, et j'évite !

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  2. Je crois que je vais passer mon tour pour celui-là mais je remarque que tu lis un Blondel, je t'envie un peu :p je suis empêtrée dans mon Harry Potter depuis une semaine ^^

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