jeudi 31 janvier 2013

Sérum (Saison 1, Episode 1)

4e de couverture:
1773 : MESMER INVENTE L’HYPNOSE
1886 : FREUD INVENTE LA PSYCHANALYSE
2012 : DRAKEN INVENTE LE SÉRUM
 
 
Une injection.
Sept minutes pour accéder au subconscient d’Emily Scott.
Un carnet pour décrypter ses visions fantasmagoriques.
Quelques jours pour empêcher le pire.
 
Mais quand les morts suspectes se multiplient, le NYPD se pose une question : Arthur Draken est-il un psychiatre de génie ou un dangereux criminel ?
 
 
 
Voici la série littéraire qui a fait parler d'elle l'année dernière sur bon nombre de blogs et de chaines littéraires. 
Etant sériphile, je ne pouvais qu'être intrigué par cette série livresque. 

J'aime lire des romans feuilletonnants, comme cela se faisait beaucoup au temps de Dumas et de Dickens. Voir le mot "A suivre" à la fin d'un roman me donnerait presque le frisson. 
Il y a quelques années, je me souviens avoir acheté "La Ligne Verte" de Stephen King (aux Editions Librio) sous forme de feuilleton. Le roman était découpé en 6 épisodes que l'auteur écrivait au jour le jour, et publiait pratiquement dans la foulée, comme le faisait Dumas et Dickens en leur temps.
 Un épisode était publié par mois. Je l'achetais, le lisais dans la foulée et le mot "A suivre" à la fin de l'épisode, qui nous laissait dans un suspense insoutenable, me donnait un sentiment de plaisir et de frustration mêlée...dans l'attente du prochain épisode, le mois suivant. 
 
Les auteurs Henri Loevenbruck et Fabrice Mazza se lancent à leur tour dans l'aventure palpitante, mais aussi risquée (car il faut avoir une maitrise du récit irréprochable pour éviter les invraisemblances d'un épisode à l'autre) du roman feuilleton...sauf qu'il vont encore plus loin que le fit Le King de l'horreur puisque leur histoire se prolongera sur plus de 6 épisodes (il y aura plusieurs saisons de 6 épisodes chacune). 
 
Ayant les 4 premiers épisodes dans ma PAL, je me suis décidé à me lancer dans cette série et je dois dire que je ne le regrette pas. Avec un style direct, cash et qui va à cent à l"heure, les deux auteurs nous embarquent dans une histoire trépidante, qui démarre sur les chapeaux de roues et qu'on ne peut pas lâcher avant la dernière page. 
Bien évidemment, c'est un épisode d'introduction, il est donc là pour poser l'intrigue et les personnages. Malgré beaucoup de zone d'ombres qui s'éclairciront au cours des prochains épisodes, on apprend à connaître le personnage de Lola Gallagher, détective de son état. Ce que j'ai beaucoup aimé, c'est que les auteurs n'ont pas oublié de nous parler de la vie privée du personnage...ce qui la rend plus proche de nous. 
Le Docteur Draken, qui va avoir un rôle important, je pense, fait son apparition au mileu de l'épisode et il m'a paru un peu mystérieux. 
Bien évidemment, il y a aussi cette femme amnésique qui est poursuivi par des méchants et qui est peut être la clé de toute cette énigme. 
 
Enfin, bref, n'épiloguons pas trop pour ne pas trop en dire (après tout cet épisode ne comporte que 180 pages). Un premier épisode alléchant qui nous met directement dans le bain et qui donne vraiment envie de lire la suite. Deuxième épisode que je lirai le mois prochain. 
Tout ce que j'espère, c'est que les auteurs savent déjà jusqu'où ils vont aller avec cette série et qu'il ne vont pas nous faire 5 à 10 saisons, en nous perdant dans des détails inutiles..qui amènerait un sentiment de lassitude. Car, comme pour les séries télés, il faut savoir dire stop et mettre un point final à une série avant que le public, lassé, ne deserte la série et fassent chuter les audiences-pardon, les ventes. 
 
A suivre, donc...
 
Henri Loevenbruck & Fabrice Mazza: Sérum (Saison 1, Episode1), J'ai lu, 189 pages, 2012
 
 


Descente en librairie #28

En cette nouvelle année, j'ai décidé de ne faire qu'un seul billet par mois  de mes achats livresques. J'ai décidé également de noter la date d'achat pour chaque livre, afin de m'y retrouver.

Ma résolution de cette année est d'acheter moins de livres, pour pouvoir faire baisser ma PAL qui va bientôt atteindre les 700 livres.

Pour ce mois de janvier, je suis assez fier de moi puisqu'il n'y a que 9 livres qui ont rejoint ma PAL.
Parmi ces 9 livres, 2 sont déjà sorti de la PAL. un bon début pour faire baisser cette PAL. Je l'aurai, un jour, je l'aurai! (on peut toujours rêver).


5/01/13

Dès que je l'ai vu en rayon, je n'ai pas pu m'empêcher de le ramener chez moi.
Il n'a même pas eu le temps de découvrir la PAL puisque à peine acheter, déjà lu et chroniqué. Elle est pas belle la vie!
(acheté à Gibert puisqu'il n'y a pratiquement que cette librairie qui ont les romans de Blondel dans la ville où j'habite)








19/01/13


Comme chaque mois, je complète ma collection des Milady "Central Park" avec ce titre et cette couverture qui me donne faim, moi qui suis un fana de chocolat! Miam! (Acheté à la Fnac puisque j'ai 5% de réduction avec ma carte: il n'y a pas de petites économies)








J'avais déjà repéré ce titre dès sa sortie en grand format et il me tentait beaucoup. De plus la couverture est très fraiche et drôle! Ce sera probablement idéal pour la saison estivale. Un petit air de vacances.
(acheté à France Loisirs)







Cela fait juste un an  que j'avais noté ce titre dans un coin de ma mémoire, après avoir regardé la rubrique Livres de Télématin où un libraire nous parle de ces coups de coeur du moment.
C'est le libraire Nicolas Lefort, dont la Librairie Audé se trouve à Paris XVI (Page Facebook de la librairie "Audé") qui a fait de ce roman l'un de ses coups de coeur.
(Nicolas Lefort que certains d'entre vous connaissent peut être déjà depuis quelques années , puisqu'il a un vlog/blog qui porte le nom de Fantasy au petit déjeuner: Je vous assure qu'il parle tellement bien des livres qu'il m'a donné plusieurs fois envie de découvrir des romans fantasy, moi qui n'en suis pas un mordu total.)
J'aimerai bien d'ailleurs aller visiter sa librairie lors d'une des mes prochaines visites à Paris.
(Acheté également à France Loisirs. Ainsi, j'ai pu profiter de la "promotion" du mois: 30 points supplémentaires par livre acheté. Il ne me reste ainsi plus que 10 points, il me semble avant d'avoir mon 1er livre gratuit de l'année à France Loisirs).


2e titre du mois de la collection Milady "Central Park" que j'attendais avec impatience! Dans quelques mois, je vais refaire un petit tour à Lucky Harbor. Youpi!
(Acheté à Leclerc. Pourquoi avoir acquis ce livre à Leclerc et pas à la Fnac comme pour le livre de Lisa Plumley. Cest bien simple: il n'y avait "qu'un seul (!!!) exemplaire à la Fnac et ce dernier avait le haut des pages un peu noirci d'encre, je suppose. Alors je sais, ce n'est pas grand chose et, à part ça, le livre était en bon état. Sauf que je ne voyais que ce petit défaut qui allait m'obséder. Voilà pourquoi je l'ai acheté ailleurs)


22/01/13


Déjà lu et chroniqué.
(Reçu dans ma BAL,  dans le cadre du Prix du Meilleur Roman des lecteurs de Points)








J'attendais ce livre avec impatience puisque je l'avais repéré depuis sa sortie en grand format. Ce sera probablement ma 1ere lecture du mois de Février.
(Reçu dans ma BAL, dans le cadre du Prix du Meilleur Roman des lecteurs de Points)







31/01/13


Voici l'un des premiers titres de la nouvelle collection des Editions Belfond: "Belfond Vintage". Une nouvelle collection qui me tente bien puisqu'elle va permettre aux lecteurs que nous sommes de (re)découvrir des romans oubliés mais qui étaient des grands romans à leur époque.
Je compte bien acheter les autres titres à paraitre dans cette nouvelle collection.
(acheté d'occasion à la librairie Gibert).





Un roman que je suis curieux de découvrir, comme toujours avec les Editions Belfond.
 (Reçu dans ma BAL. Ce roman paraitra le 7 février 2013. Merci à Brigitte des Editions Belfond pour cet envoi)







Une année achat qui commence doucement et qui s'annonce pleine de belles découvertes.




mercredi 30 janvier 2013

Trois dollars

4e de couverture: Mais comment Eddie a-t-il pu tomber si bas ? Son cursus universitaire fut exemplaire, sa carrière, son épouse, sa fille et son pimpant pavillon de Melbourne, tout autant. Mais voilà qu'il se retrouve seul, à trente-huit ans, sur un quai de gare avec trois malheureux dollars. Tout a commencé, se souvient-il, le jour ou la petite fille blonde dont il était amoureux l'a quitté parce qu'elle était riche... Vibrant au rythme des coups de blues tragi-comiques, des crédits impayés et autres découverts autorisés, l'inévitable « dégringolade sociale postindustrielle » d'Eddie, antihéros rêveur, fan de Joy Division et de golden retrievers, peut logiquement commencer...

La sortie du 3e roman d'Elliot Perlman , "La mémoire est une chienne indocile", aux Editions Robert Laffont, en ce début d'année 2013, a été le bon moment pour moi de sortir son premier roman de ma PAL. 
Je dois dire que j'en ressort un poil mitigé: il ne m'a pas déçu, loin de là, sinon, je pense que j'en aurait trainé la lecture pendant plus de 4 jours. J'ai trouvé même ce roman captivant, étant hypnotisé par le style flamboyant d'Elliot Perlman. 
C'est justement ce style qui m'a quelquefois complètement perdu: l'auteur part dans des réflexions quasi philosophique sur le monde qui entoure Eddie, le héros et narrateur de ce roman, qui m'ont fait perdre le fil et l'intérêt de l'histoire. Je décrochais alors complètement, lisant avec un voile dans mon cerveau qui s'estompait trois paragraphes plus loin quand l'histoire retrouvait de l'intérêt. Voilà ce qui explique mon sentiment mi-figue, mi-raisin sur ce roman.
Pourtant, j'ai trouvé ce dernier très intéressant: comme l'indique la 4e de couverture, le lecteur va suivre Eddie et savoir comment ce dernier à fait pour en arriver à tomber aussi bas. Justement, j'ai mal compris la 4e de couverture en la lisant, cela arrive. Je pensais suivre  Eddie après sa déchéance mais pas du tout. Le roman va n'être qu'un long flashback, de la naissance d'Eddie jusqu'à ce fameux matin où il se retrouve avec 3 dollars en poche, sur un quai de gare.
A travers Eddie, c'est toute une génération qui se livre, celle des trentenaires qui approche des fameux 40 ans. L'auteur nous raconte la déchéance de cet homme d'une manière brut et sans pathos, presque froidement, comme un constat. J'ai trouvé Eddie très touchant, dans sa relation avec Tanya, sa femme, qui va lentement tomber dans la dépression
Il y a aussi Amanda, qui tel un fantôme hante le roman et la vie d'Eddie. Ce dernier la rencontre tous les 9 ans et demi depuis son plus jeune âge. C'est elle qui sera le catalyseur de sa déchéance. Le plus fort, c'est qu'on le sait depuis le départ puisque Amanda fut l'amour d'enfance d'Eddie. Sauf qu'ils vont être séparés car ils ne sont pas du même monde. Puis, ensuite, à chaque étape stratégique de sa vie, elle se rappelera à lui dans des rencontres de hasard. 

Elliot Perlman a construit un premier roman ambitieux et maitrisé, sur la déchéance d'un homme qui ne pourra rien faire pour enrayer sa chute: on peut être maître de son destin mais il ne faut pas oublier que quelquefois, quelqu'un d'autre de plus puissant tire les ficelles. Eddie sera le jouet de personnes plus haut placé que lui. Un roman captivant qui parfois, m'a laissé sur le bord de la route pour mieux me reprendre à son bord, quelques paragraphes plus loin. Je suis maintenant paré pour lire son 2e roman: Ambiguités, qui a l'air encore plus complexe que ne fut Trois Dollars. Cela promet une lecture exigeante mais passionnante. 
Elliot Perlman, un jeune auteur australien , avocat de métier, devenu un grand de la littérature contemporaine. A découvrir assurément. 

Elliot Perlman: Trois Dollars, (Three Dollars), 10/18, 403 pages, 2006














9/Adapté en 2005 par Robert Connolly avec David Wenham, Sarah Wynter, Nico Billeam... (après lecture du roman, je suis curieux de voir cette adaptation)










dimanche 27 janvier 2013

La chanson de Maxence

Après Cherbourg, le slow qui tue de la semaine continue le voyage vers Rochefort:

Jacques Revaux (Jacques Perrin): La chanson de Maxence


Probablement, l'une de mes comédies musicales préférées. Et cette chanson de Maxence, mon titre favori que je prend toujours plaisir à chanter.
Vous trouverez curieux de voir deux interprètes pour cette chanson mais cela s'explique sur le fait que Jacques Perrin (tout comme Catherine Deneuve et Françoise Dorléac) est doublé pour les chansons. C'est Jacques Revaux, qui lui "prête" sa voix (Jacques Revaux qui composa par la suite la chanson française la plus adaptée de tous les temps "Comme d'habitude" et qui travaillera avec Michel Sardou sur des titres comme "La Maladie d'amour", "Les lacs du Connemara", "Musulmanes" ou "les Vieux Mariés" entre autres.).

Bonne écoute!





samedi 26 janvier 2013

Musical #10: The Fabulous Dorseys






Année: 1947
Réalisation: Alfred E. Green
Music: Jimmy Dorsey, Irving Berlin, Victor Shertzinger
Chorégraphie: Charles Baron

Casting: Jimmy Dorsey (lui même); Tommy Dorsey (lui même); Janet Blair (Jane); William Lundigan (Bob); Sara Algood (Mme Dorsey); Arthur Shields (M. Dorsey); Paul Whiteman (lui même); Art Tatum (lui même)...

Synopsis: Le parcours des frères Dorsey, Jimmy et Tommy , deux rois du swing, de leur enfance jusqu'au sommet de la gloire.

J'ai eu envie de revenir a cette rubrique des Musicals, mis en jachère depuis des lustres (un an et demi, il me semble) pour vous faire encore partager (et découvrir) ces musicals que je vois souvent pour la première fois mais  toujours avec plaisir.
Cette collection de Comédies Musicales me ravi encore et toujours. Voilà 3 ans qu'elle est commencée et je n'imaginais pas que le monde des Musicals était aussi important et divers.

Pour exemple, "The Fabulous Dorseys", dont je vais vous parler maintenant.
Ce film, sorti sur les écrans en 1947, fait parti de ces nombreux biopics musicaux dont le 7e art était friand dans les années 40. Bien évidemment, ces biopics ne sont pas à prendre au pied de la lettre niveau réalité. Comme souvent, la fiction s'invite (comme ce fut le cas avec "Ma vie est une chanson" (consacré au duo de compositeurs Rodgers & Hart) , "La pluie qui chante" (biopic sur Jerome Kern, autre compositeur) ou "Nuit & Jour" (biopic sur Cole Porter) dans le film en la personne du couple d'amoureux Jane, l'amie d'enfance des Frères Dorsey et Bob ,leur pianiste (deux personnages inventés pour le film).

La particularité du  film et son originalité, ce sont les interprètes des deux frères Dorsey:  ce sont  Jimmy et Tommy Dorsey, qui interprèteront leur propres rôles (enfin à l'âge adulte, bien entendu).  D'emblée, on peut trouver ça gonflé: faire un film sur des musiciens, comme un "hommage", et leur demander de "jouer" dans ce film, c'est un peu fort de café, comme un peu de mégalomanie.
Pour ma part,  je trouve au contraire que cela donne une authenticité au film. Il est même amusant de voir les deux frères rejouer leur fameuse dispute qui les sépara pendant dix ans. (au moment du tournage, les deux frères étaient bien évidemment réconciliés).

J'ai adoré ce biopic musical. Certes, il lui manque la couleur (mais bon après avoir vu plus d'une dizaine de musical en Noir & Blanc, je suis habitué et je n'en fait plus le cas), mais celle ci s'incarne dans la musique du film. Entendre ces morceaux de jazz et de swing m'a donné la pêche. Pour tout vous dire, je bougeais sur mon fauteuil au rythme de ces deux fabuleux orchestres. (Bien sûr, il faut aimer un tant soit peu le jazz et le swing pour pouvoir apprécier ce film à sa juste valeur).

Une musique entrainante, une histoire pas si banale que ça, puisqu'il y a de l'amour, des disputes, un petit suspense, de la tendresse, de l'émotion...tout ce qui fait un bon petit film. Le seul petit bémol: sa durée (1h24). C'est  vraiment trop court quand un film est aussi bon. De plus, I fall in love of Dorsey's Music. Je ne connaissais pas ces deux frères Dorsey, rois du swing, et maintenant, je n'ai qu'une envie: en écouter encore plus.

Jimmy & Tommy Dorsey: deux frères vraiment Fabulous!

Music cultes du film:


Marie: Tommy Dorsey



Art Tatum: Art's Blues



Un nouveau petit logo pour la rubrique "Musicals" (qui changera selon le film évoqué)














vendredi 25 janvier 2013

Grand-père avait un éléphant

4e de couverture: Du monde, Kounnioupattoumma ne sait rien, sinon que son grand-père avait un éléphant ! Fille de notables musulmans, elle est en âge d’être mariée. Pour sa mère, les prétendants ne sont jamais assez beaux, riches, puissants… surtout quand on songe à la splendeur passée de la famille. Hélas, la voici ruine?e ! La jeune fille peut enfin prétendre à des jours meilleurs…

Avec ce roman, je découvre la littérature indienne. C'est toujours intimidant d'entrer dans un nouvel univers géographique qu'on ne connait pas. On essaie d'y entrer à petits pas en espérant adhérer de suite à l'univers et l'histoire qui nous ait racontée.
Pour tout vous dire, j'ai eu un peu de mal à entrer dans ce livre: je lisais avec curiosité ce petit conte qui nous parle des coutumes, des traditions, superstitions et de la religion musulmane en Inde. Je trouvais le propos de l'auteur intéressant mais je n'adhérais pas du tout aux personnages. J'étais comme hermétique à ce que je lisais, sans me sentir impliqué complètement. Je lisais. Point.
C'est avec la chute du père de Kounnioupatoumma et la rencontre avec Nisar et Aïsha que le roman prend une autre tournure et que j'y ai trouvé enfin un plaisir. L'histoire d'amour qui se profile entre Patoumma et Nisar est tendre, drôle. Je me suis senti comme un bienheureux devant ce futur bonheur qui pourtant est gâché par les traditions que la Oumma (la mère) de Kounnioupatoumma n'arrête pas de rabâcher à sa fille.

Voilà un petit roman tendre, drôle, étonnant qui nous replonge en enfance, nous donne un petit goût d'exotisme qui fait du bien. Alors, même s'il m'a fallu du temps pour y entrer, j'ai bien aimé. Sans plus. C'est un petit conte qui se lit très vite, qui nous ravit sur le moment, qui nous questionne sur la religion et les coutumes d'un pays. Oui, mais après? Que m'en restera t'il dans quelque temps? Je ne sais pas.
 Mais bon, le principal n'est il pas qu'il m'ait fait passer un bon moment sur l'instant. Après tout, les histoires ne sont que des histoires, qui nous font rêver. N'est ce pas cela l'essentiel?

Vaikom Muhammad Basheer: Grand-père avait un éléphant (Ntuppuppâkkorânéntârnu), Points, 153 pages, 2005














Magasin Général Tome 1: Marie

4e de couverture: - Ben voyons, Marie, tout le monde profite de toi, et puis on dirait que tu le vois pas... - Faut bien rendre service, Jacinthe... Je l'ai toujours fait. - Oui, mais avant, c'était Félix qui s'occupait du magasin ! - Je sais bien, ma petite Jacinthe... Je sais, mais j'ai toujours été comme ça... Une comédie truculente dans la campagne québécoise des années 20, premier volet de la trilogie distillée par Régis Loisel (La Quête de l'oiseau du temps, Peter Pan) et Jean-Louis Tripp (Jacques Gallard, Paroles d Anges). Réalisant ensemble le scénario aussi bien que le dessin, Loisel et Tripp ont conjugué leurs talents pour donner naissance à un auteur virtuel. 

Cette année, j'ai décidé de me remettre à la BD. J'en lis très peu, pensant à tort que cela se lit trop vite. Bien évidemment, j'ai lu étant gamin les Tintin, quelques Astérix et Boule & Bill, puis étant ados, j'ai commencé à lire la série "Largo Winch", puis j'ai arrêté d'en lire (j'ai aussi eu une période manga mais c'est une autre histoire).
Comme je crois que je passe surement à côté de belles histoires et de beaux albums, voilà pourquoi j'ai voulu retenter l'aventure Bédesque. Par contre, n'y connaissant pas grand chose en dessin (à l'école j'étais pire qu'une quiche dans cette matière), ne vous attendez pas à un compte rendu détaillé sur le dessin. Je vous parlerai plutôt de l'histoire, des personnages, comme je le fais pour les romans.

C'est ainsi que j'ai acquis, en décembre 2012, les 3 premiers tomes de "Magasin Général" de Loisel & Tripp. J'ai enfin sauté le pas puisque cela faisait un moment que cette série m'attirait.
Je viens de terminer le premier tome et j'en suis encore émerveillé, époustouflé, enthousiasmé. C'est le lieu où se déroule l'intrigue qui m'a attiré: la Province du Québec dans les années 20. Moi qui ai toujours été attiré par cette région (et encore plus après l'avoir visité), j'ai été enchanté de partir à Notre Dame des lacs.

Dès les premières pages, j'ai été emporté par l'histoire simple de cette paroisse. On y suit plusieurs personnages dont Marie (qui est l'héroïne de ce premier tome) qui vient de perdre son mari et qui doit s'occuper seul du Magasin Général, qui faisait parti de la famille de son mari. D'ailleurs le tome commence par l'enterrement de Félix, le mari de Marie. Puis, au fil des pages, on rencontre les habitants de cette paroisse, du curé, aux Ouellette, de Noël, qui habite au Moulin à Scie, d'Alice, l'institutrice qui va bientôt accoucher, de Gaétan, un gentil bonhomme, un peu simplet mais très attachant. Il fait d'ailleurs parti de mes personnages préférés et celui qui m'a fait rire aux éclats.

Oui, j'ai ri mais j'ai aussi pleuré en lisant cette BD: je pense que mes émotions sont exacerbés en lisant une BD car, comme pour un film ou une série, les images me sont donnés. Je les reçoit alors de plein fouet: le rire et les larmes viennent donc plus facilement et plus violemment. D'ailleurs le dessin magnifiquement tendre des deux dessinateurs ma beaucoup plu. Chaque personnage à sa caractéristique et est très reconnaissable (ce qui est une bonne chose), les paysages sont superbes et les couleurs utilisées m'ont rappelé ces fameux étés indiens, quand les feuilles commencent à changer de couleur. Simplement magique.

Un premier tome de présentation, qui au fil de saynètes de la vie quotidienne, nous présente des personnages truculents, drôles, sympathiques auxquels le lecteur s'attache tout de suite.Il y a aussi les dialogues, ce parler québecois que j'affectionne toujours autant et qui chante à chaque fois à mon oreille.  Puis la fin donne envie de lire la suite.
Heureusement, les 2 prochains tomes sont dans ma PAL!

Loisel & Tripp: Magasin Général Tome 1: Marie, France Loisirs, 76 pages (P17 à P. 92), 2009