mardi 23 novembre 2010

Corrag où le visage sauvage de l'Ecosse


Résumé: Au coeur de l'Ecosse du XVIIe siècle, Corrag, jeune fille accusée de sorcellerie, attend le bûcher.
Dans le clair-obscur d'une prison putride le Révérend Charles Leslie, venu d'Irlande espionner l'ennemi, l'interroge sur les massacres dont elle a été témoin. Mais, depuis sa geôle, la voix de Corrag s'élève au-dessus des légendes de sorcières, par-delà ses haillons et sa tignasse sauvage. Peu à peu, la créature maudite s'efface; du coin de sa cellule émane une lumière, une sorte de grâce pure. Et lorsque le révérend retourne à sa table de travail, les lettres qu'il brûle d'écrire sont pour sa femme Jane, non pour son roi.
Chaque soir, ce récit continue, Charles suit Corrag à travers les Highlands enneigés, sous les cascades où elle lave sa peau poussiéreuse des heures de chevauchée solitaire. Chaque soir, à travers ses lettres, il se rapproche de Corrag, la comprend, la regarde enfin et voit que son péché est son innocence et le bûcher qui l'attend le supplice d'un agneau.


Mon avis: Je dois quand même avouer qu'en cette rentrée littéraire, j'ai fait de bons choix de lecture car après En attendant Babylone d'Amanda Boyden et Le secret de Jasper Jones de Craig Silvey, le livre de Susan Fletcher est superbe.
Une poésie se dégage de son style, à chaque page. En donnant la parole à Corrag, c'est un peu une ode à la nature qui nous est conté. Les descriptions de la nature écossaise sont très juste, émouvante. On s'y croirait presque. D'ailleurs, à chaque fois que j'ouvrais le livre, je n'étais plus dans mon salon ou dans ma chambre, mais dans les Highlands enneigés.
Pourtant, je n'aime pas les descriptions qui pour moi ralentissent l'action et m'ennuient profondément. Ce ne fut pas le cas pour ce livre. Corrag les raconte tellement bien et nous fait aimer cette nature qui l'entoure.
Je me suis attachée à Corrag et à son incroyable histoire. J'ai tout de suite pris faits et causes pour elle. Et à chaque page tournée, je voyais avec crainte le bûcher qui l'attendait, sous la neige qui tombe. Comme si la nature lui proposait un sursis et l'aidait du mieux qu'elle pouvait.

Deux voix s'entremêlent dans le roman: celle de Corrag, la principale mais aussi celle de Charles Leslie, révérend envoyé là pour recueillir son témoignage sur le massacre de Glencoe. Les lettres de Charles qu'il adresse à sa femme sont une pause dans le récit envoutant de Corrag. Comme pour laisser le temps au lecteur de reprendre pied dans la réalité. Et puis, ces lettres nous montre le changement de regard et de comportement du révérend. Peu à peu, Corrag n'est plus la sorcière qu'on lui a décrit mais une simple jeune femme libre qui n'aspire qu'à une belle vie au milieu de la nature.
Et puis, il y a Alasdair du clan McDonald dont elle va tomber amoureuse même si elle sait que c'est impossible. Pourtant sa mère l'avait prévenu, ne jamais aimer pour ne pas souffrir ou s'attirer d'ennui.

Susan Fletcher a ressuscitée pour nous l'écosse du XVIIe, avec ses conflits, ses drames mais aussi ses légendes. Corrag est une légende qui a traversé le temps et que Susan Fletcher nous offre d'une très belle manière. Une très belle plume. Et une héroïne que je n'oublierai pas de sitôt. J'ai tremblé pour elle et avec elle. J'ai souffert en entendant son récit du massacre de Glencoe comme si c'était moi le révérend Leslie, assie avec elle dans sa geôle à l'écouter.

Un petit coup de coeur et une très belle plume à découvrir.

Extrait: Mais je ne peux pas choisir. On a fait le choix à ma place. Comme on choisit un fruit.
pourquoi le feu?
J'ai posé la question au geôlier. Je l'ai posée à l'homme qui est venu voir mes plaies et étancher le sang. Je l'ai posée à celui qui se nomme Stair et à toujours haï les sorcières J'ai demandé pourquoi le feu? Pourquoi. Je vous en prie, pas par le feu... Et Stair m'a regardée un moment, à travers les barreaux. Je plaidais ma cause. Je bredouillais, suppliais. Lui, il se curait les dents, puis il a lentement tourné le dos et il est sorti en disant le feu, je pense que c'est le mieux. Il fait si froid...Ça va réchauffer la ville, tu ne crois pas?
J'ai secoué les barreaux. J'ai cogné avec le fer de mes poignets et tapé du pied contre mon seau. Je hurlais Pas par le feu! Pas comme ça! Et revenez! Revenez! Revenez! Revenez!
Je secouais les barreaux encore et encore.
J'entendais l'écho de ma voix tandis que le son de ses pas s'éteignait.
(P. 31,32)

Susan Fletcher: Un bûcher sous la neige (Corrag), Plon, 400 pages, 2010

lundi 22 novembre 2010

"Je suis né de deux pères..."



Synopsis: Septembre 1967: Chris Taylor, dix-neuf ans, rejoint la compagnie Bravo du 25ème régiment d'infanterie, près de la frontière cambodgienne. Chris, issu d'une famille bourgeoise s'est engagé volontairement et, plein d'idéal entend bien servir son pays. Mais la réalité est tout autre et ses illusions vont tomber les unes après les autres. Il sera également temoin de la rivalité sanglante qui oppose deux officiers qu'il admire. "J'ai eu l'idée de "Platoon" en décembre 1969 à mon retour du front. Mais personne ne voulut produire ce script "trop dur, trop noir et deprimant".

Je voudrais commencer mon billet par ceci: je n'aime pas les films de guerre. C'est un genre cinématographique qui me fait fuir en courant. Alors pourquoi vous parler du film d'Oliver Stone, sauf si c'est pour l'incendier et en dire du mal.
Détrompez-vous. C'est vrai que je n'aime pas les films de guerre sauf pour ceux qui traitent du Vietnam. (Et puis, j'ai d'autres films de guerre dans ma DVDthèque ("Mémoires de nos pères" (c'est Eastwood quand même), "Il faut sauver le soldat Ryan" (c'est Spielberg quand même), "La ligne rouge" (c'est...personne en particulier, mais parce que j'ai le livre dans ma PAL tout simplement.)
Mais surtout, j'ai le film qui m'avait foutu une claque quand je l'ai découvert: "Casualties of War" (Outrages en français) de Brian de Palma avec Michael J. Fox et le fantastique Sean Penn dans un rôle de salaud dont lui seul à le secret. Je suis resté scotché sur mon siège avec ce malaise ambiant autour de moi.

Et bien, je peux vous dire que "Platoon" m'a autant retourné que "Casualties..". Ce premier volet du tryptique du conflit américano vietnamien d'Oliver Stone (suivront "Né un 4 juillet" avec Tom Cruise (qui se trouve dans ma DVDthèque) et "Entre ciel et terre" avec Tommy Lee Jones (qu'il faut que je me procure)) est un film qui nous chamboule: avec un casting époustouflant (le fameux duo-duel Tom Berenger-Willem Dafoe), Charlie Sheen dans le role de Chris Taylor pris entre deux -feux, Mark Moses, Forest Whitaker, et même Johnny Depp (que je n'ai pas reconnu, il faut bien être clair. J'essaierai de faire plus attention la prochaine fois).

Ce film est dérangeant, très noir et dénonce tout ce que la guerre à de pire. Oliver Stone s'est servi de ses souvenirs pour en tisser le canevas (tout comme Chris, son personnage, il a été blessé deux fois lors de ce conflit), il nous montre les taches subalternes que les anciens font faire aux bleus nouvellement arrivés. Ces derniers sont jeté dans la fosse sans explications. A eux de se débrouiller. Il parle également des assassinats d'officiers (les fameuses fragmentations comme dans les grenades à fragmentations; Ils étaient assassinés ainsi pour ne pas montrer qu'ils avaient été tués par des balles américaines). Il parle aussi des représailles chez la population vietnamiennes. D'ailleurs ce passage là m'a mis très mal à l'aise. Ce n'est pas le seul bien entendu.

Et surtout c'est un film sur la désillusion: Chris Taylor est au début du film un engagé volontaire qui va se rendre compte que ce conflit n'est pas ce qu'il avait imaginé. Il perd progressivement ses illusions et change d'avis sur Barnes, un homme qui ne pense qu'à tuer pour tuer. Et va se rapprocher d'Elias qui a une vision beaucoup plus réaliste du conflit. Quand Chris va lui demander ce qu'il pense de cette guerre: Elias lui répondra qu'en 1962, il comprenait les raisons de la faire mais qu'en 1967, il ne croit plus en une victoire des Etats Unis.

Pour moi, la scène la plus marquante est celle qui illustre l'affiche: voir Elias, tué par les balles vietcongs alors qu'il cherche à rejoindre le point de ralliement et qui tombe à terre, les bras en croix est l'image qui me restera du film;

J'ai vu ce film hier après-midi et il me poursuit encore aujourd'hui. Je revois des images défilées dans ma tête, j'entends la magnifique musique de Samuel Barber: cet adagio pour cordes qui m'a trainée dans la tête toute la soirée.

Je suis sorti de ce film sonné, affaibli. Pour tout vous dire, j'avais mis une couverture sur moi (car j'avais un petit peu froid) et à la fin du film, j'ai commencé à la replier,mais j'ai enfoui ma tête à l'intérieur pour cacher les larmes que je n'ai pas pu retenir. Comme un enfant qui ne veut pas montrer aux autres qu'il pleure. (Pourtant j'étais seul chez moi).

Un film à voir absolument pour comprendre de l'intérieur cette guerre qui est encore gravée dans la chair et les mémoires de ceux qui y sont allés. Tous les soldats qui sont revenus de cette guerre ne sont pas revenus totalement. Ils ont laissé une part d'eux même au Vietnam.


Platoon - Bande annonce Vost FR
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dimanche 21 novembre 2010

Un slow so 80's

Retour dans les années 80 pour le slow qui tue de cette semaine qui va raviver quelques souvenirs à certaines:

Glenn Medeiros: Nothing gonna change my love for you



Qui n'a pas craquer sur ce beau jeune homme il y a 23 ans (déjà!)?

(Petite réflexion: je viens juste de me rendre compte que parfois certains slows ont des titres à rallonge. Je dis ça, je dis rien.)

Bonne écoute!

jeudi 18 novembre 2010

Causes et conséquences d'une petite revanche


Résumé: "Darren est un lycéen de 16 ans, timide et plein de doutes mais très séduisant, meilleur espoir de l'équipe de natation. Sa beauté lumineuse lui attire même les faveurs de son professeur d'anglais, M. Tracy, qui le surnote. Le jour où, par la faute de M. Tracy, un de leurs copains est renvoyé de l'équipe de natation, les amis de Darren décident de se venger. Inspirés par les manières efféminées de leur prof, ils adressent au directeur du lycée un courrier anonyme et des photos porno accusant Tracy de pédophilie.

Mon avis: Encore une fois avec Joyce Carol Oates, je suis sous le choc. Elle nous emmène dans une petite ville de l'Amérique où les préjugés ont encore la vie dure. Et nous montre qu'une petite revanche pour blaguer peut tourner au drame.
J'ai été soufflé par cette histoire qui nous plonge dans l'univers impitoyable du lycée. Avec un style fort, percutant, sans concession, Joyce Carol Oates nous entraine dans une spirale dont on sortira sonné. Pour tout vous dire, j'ai même été mal à l'aise quelquefois. Le style de l'auteur n'y est pour rien, c'est la situation mis en place. Mais cela nous montre que dans les petites villes, les préjugés sont légions et surtout, il ne fait pas bon être "différent". La scène du cassage d'homo dans le centre commercial m'a scandalisé. Cette homophobie latente m'a été insupportable.
C'est également un roman "initiatique" puisque Darren, le personnage principal va se poser des questions qui l'aideront à grandir, grâce à cette histoire avec le professeur d'anglais Mr Tracy. Cette introspection est très bien rendue par l'auteur, je trouve. Devant cette situation, Darren ne sait pas quoi faire et il va prendre les mauvaises décisions. Par la suite, il s'en voudra de n'avoir pas répondu à l'appel au secours de son professeur. Mais il sera trop tard.

J'ai commencé ce livre hier après-midi et je n'ai pratiquement pas pu le lâcher avant la fin. Et justement, le sujet du livre est tellement fort et tellement bien traité jusqu'à l'extrême que la fin m'a semblé un peu faible par rapport au reste du roman. Le soufflé est un peu retombé. Mais ce n'est qu'un petit détail.
Alors, certains lecteurs pourront être mal à l'aise et choqué par l'homophobie latente qui imprègne le livre mais elle est nécessaire pour bien comprendre la mentalité des gens (et surtout des jeunes) de cette petite ville. C'est aussi ça le visage de l'Amérique.

Pour conclure, j'ai maintenant la certitude que Joyce Carol Oates est une de mes auteures préférées et je veux tout lire d'elle. (J'ai de quoi faire car Mrs Oates est productive (deux livres publiés par an depuis pas mal d'années). Certains pourront être choqués par les thèmes de ses romans (l'homophobie, le suicide, le viol...j'avoue que ce n'est pas gai)ou par son style sans concession. Ce qui n'empêche pas que c'est une auteure de grand talent à découvrir au moins une fois...pour se faire sa propre idée.

Extrait: ... C'est un pédé. Il suffit de le regarder pour comprendre.
Un pédé n'a que ce qu'il mérite. Il ne demande que ça.
"Pervers"... "Pedophile"...
"Pédophile..."
Comme ces prêtres catholiques dont on entend parler. Ils s'en prennent aux jeunes garçons.
C'est Tracy l'ennemi. Il a un "préjugé".
C'est lui l'ennemi, pas nous.
Une vie secrète, je peux vous le dire. Ils en ont tous une.
Bien sûr, il est prudent par ici. Il sait ce qui lui arriverait s'il se faisait prendre.
Il vous regarde quand même d'une drôle de façon.
(Jamais approché aucun garçon du lycée? Pas une seule fois?)
(Pas que l'on sache. En tout cas jusqu'à présent.)
(p.108)

Joyce Carol Oates: Sexy (Sexy), Folio, 238 pages, 2006

mercredi 17 novembre 2010

Etapes d'un premier amour


Résumé: A quelques encablures de l'adolescence, William balade ses rêves de comédien débutant dans les rues de New York. La ville lui promet tout : lumières, folies, démesure et, surtout, le grand amour. Difficile, quand on a vingt ans, de comprendre les femmes. Sarah, chanteuse, petite brune vive comme un feu follet, ambitieuse et fragile, va bouleverser la donne. Un instant a suffi pour que ces deux êtres naïfs croient se jurer fidélité à jamais. Ensemble, ils se jettent à cœur perdu dans une relation dévorante. Pourtant, l'énigmatique Sarah se refuse obstinément à William. Leur complicité suffira-t-elle à dissiper les ombres qui planent sur leur passion ? Le jeune homme sait que Paris, la ville des amants, sera leur dernière chance. Dans ce roman, Ethan Hawke parcourt les étapes émouvantes, faites de sentiments fragiles, d'un premier amour. Il guide pas à pas son héros vers l'âge adulte. Ainsi, une jeunesse sans repères, privée d'enjeux, rejoue-t-elle, à sa façon, l'éternelle story.
Biographie de l'auteur


Mon avis: Ethan Hawke est plus connu pour son métier d'acteur (qui ne se souvient pas du "Cercle des poètes disparus" et de "Bievenue à Gattaca", entre autres (deux films que j'apprécie beaucoup) que pour celui d'écrivain. Et ça se voit à la lecture de ce roman Manhattan Story.

Disons le tout net, ce n'est pas de la grande littérature. Le style est peu recherché si style il y a. Et il est essentiellement fait de dialogues (à croire que Ethan Hawke à d'abord écrit un scénario avant d'en faire un livre). J'ai vraiment eu l'impression que ce livre était un film de cinéma transposé sur papier.
Une énième comédie romantique: ça ne me dérange pas, j'aime ce genre cinématographique, et surtout quand elle se passe à New York, comme c'est le cas ici. L'histoire en soi est sympathique à lire, mais j'ai eu l'impression que les personnages n'étaient pas assez approfondis, seulement survolés. Pourtant, il n'y en a pas beaucoup de personnages car tout tourne autour du couple du livre, William et Sarah. William, comédien (un double de l'auteur?), 20 ans et qui vit sa vie au jour le jour et Sarah, femme mystérieuse qui tout d'abord se refuse à lui. J'aimais bien cette idée de la femme mystérieuse et j'aurai voulu savoir pourquoi elle était comme ça. Pas de réponse au final.

En fait, l'un des défauts du livre c'est que l'histoire n'est que survolée (en même temps elle n'est vue que du point de vue de William, le narrateur). On laisse les détails à la porte et c'est dommage.
Mais surtout ce qui m'a dérangé, ce sont les coquilles du texte, des mots oubliés qu'il a fallu que je recherche pour saisir la phrase. En même temps ce n'était pas difficile,vu le style. Le style parlons en encore un peu. Je me demande pourquoi certains auteurs ont cette manie d'écrire en lettres majuscules dès qu'un personnage crie.

L'instant aurait pu être magique si je n'avais pas été pris d'une irrésistible envie de réduire sa table en miettes et de hurler: "QU'EST CE QUI SE PASSE A LA FIN?

Franchement, on sait que le personnage veut hurler. Alors pourquoi nous le montrer. Ce n'est pas nécessaire.

Pour tout vous dire, c'est un roman certes sympathique mais que j'oublierai vite. Et je pense qu'on ne s'improvise pas écrivain. Et on ne peux pas être doué dans tous les domaines artistiques. Ethan Hawke est un formidable acteur, mais un écrivain dispensable.
L'avantage avec ce livre, c'est qu'il se lit vite. Alors si vous avez un ou deux petits jours devant vous et si vous êtes friands de comédies romantiques, vous pouvez lire ce livre. Sinon, passez votre chemin. Vous ne raterez pas grand chose.

Ce livre est le premier lu pour le Challenge New York instauré par Well-read-kid.



Ethan Hawke: Manhattan Story (The Hottest State), Fayard, 279 pages, 2003

mardi 16 novembre 2010

De sombres secrets derrière les belles façades


Résumé: " Les amoureux de la fiction historique et policière doivent absolument connaître cette nouvelle série qui se déroule dans l'Angleterre de la reine Victoria. Une ambiance d'époque lourde de sensualité, une écriture et des dialogues de haute tenue, une description des classes sociales parfaitement convaincante et des personnages profondément humains ; voilà qui rend la lecture des romans d'Anne Perry absolument inoubliable. "

Mon avis: Lu en deux petits jours ce week-end (en même temps avec le temps qu'il faisait, il n'y avait pas grand chose à faire d'autre qu'à bouquiner), ce fut un plaisir de retrouver la plume d'Anne Perry, toujours aussi british. Et de retrouver le couple Charlotte et Thomas Pitt. Alors, même si ce 2e livre est en deçà du 1er (mais de si peu. En fait, ce qui m'a un peu chagriné, c'est que Charlotte et Thomas étaient moins présent que dans le premier livre. Du moins pour Charlotte).
Ne vous méprenez pas, j'ai aimé et ce livre fut passionnant car Anne Perry s'est intéressé à un quartier de Londres assez huppé où deux cadavres de bébés ont été retrouvés mort.

Anne Perry nous brosse alors les portraits de ces habitants de Callender Square: des Ballantyne qui m'ont paru les plus sympathiques, du moins pour les Brandon père et fils. La relation qui s'instaure d'ailleurs entre Charlotte et le vieux Ballantyne est assez touchante de son point de vue à lui: je l'ai senti assez gauche à ne pas savoir comment se comporter avec cette jolie jeune femme. (Oui, car Charlotte entre "au service" des Balantyne, pour aider Brandon Balantyne à trier des papiers, mais est surtout là pour espionner et en apprendre plus sur les meurtres); aux Southeron, plus antipathique et arrogant (bon je parle surtout de Reggie Southeron car les autres sont assez transparents car peu présent. Ce Reggie m'a énervé tout au long du roman, se croyant supérieur aux autres et intouchable parce qu'il est de la haute. Il va pourtant se retrouver dans une histoire pas très reluisante: à trop vouloir aguicher ses femmes de chambres, il lui arrive des ennuis.(J'ai d'ailleurs eu de gros soupçons sur lui et je l'ai longtemps soupçonné).

La force d'Anne Perry dans ce roman, c'est qu'elle m'a surpris, déjà avec la découverte d'un corps sur une balançoire, qui m'a laissé sans voix. Mais chut, je n'en dit pas plus pour ne pas déflorer le suspense. Mais surtout,là où j'avais réussi à trouver l'assassin à cinq pages de la fin, dans le Premier livre de la série, j'ai lamentablement échoué cette fois ci et me suis laissé berné par l'auteur jusqu'à la dernière ligne.

En conclusion, je n'ai pas boudé mon plaisir de retrouver le couple Pitt ainsi que la soeur de Charlotte et son mari, Emily et George (même s'ils étaient peu présent. J'espère qu'ils le seront un peu plus dans les tomes suivants). J'ai tourné les pages sans m'en rendre compte, tellement j'ai été pris par l'histoire. Et puis, qu'est ce que c'est bien de rester sous les couvertures en lisant un bon policier victorien. J'en redemande!

Anne Perry: Le mystère de Callander Square (Callander Square) , 10/18, 383 pages, 1997

dimanche 14 novembre 2010

You are le soleil of my vie

Le slow qui tue de cette semaine, je l'ai choisi car nous l'avons chanté avec des amis hier soir. Et en plus ce slow est double: version anglophone et version française. Et en plus je vous mets les deux. Je suis généreux, je sais, ne me remerciez pas.

Stevie Wonder: You are the sunshine of my life


STEVIE WONDER - You Are The Sunshine Of My Life 1974
envoyé par strassocia. - Regardez d'autres vidéos de musique.

Sacha Distel & Brigitte Bardot: Le soleil de ma vie


Brigitte-sacha - Le Soleil De Ma Vie
envoyé par val6210. - Regardez d'autres vidéos de musique.

Alors, quelle est votre version préférée?

Moi en tout cas mon choix est fait! Stevie Wonder. (Même si j'aime bien la version française. Mais elle n'égale pas la version de Stevie!)

Bonne écoute!