En 1960, Brenda Lee connait l'un de ses plus gros succès avec cette ballade.
Brenda Lee: I'm sorry (1960)
Brenda Lee, surnommé à ses débuts, "Little Miss Dynamite", obtient son premier n°1 aux USA en 1960, à l'âge de 16 ans, avec ce titre, mais elle est déjà une superstar dans son pays. Originaire d'Atlanta, en Georgie, elle a fait ses débuts à la télévision alors qu'elle n'avais que 11 ans! En 1959, on la retrouve à Paris, programmée à l'Olympia de Bruno Coquatrix. Celui ci, lorsqu'il découvre, scandalisé, l'âge réel et la taille très menue de l'artiste, annule la première représentation. Mais l'habile manager de la petite Américaine fait courir le bruit que Brenda est une naine âgée de 32 ans; ensuite, lorsque la presse mord à l'hameçon, il jure ses grands dieux que c'est un complet mensonge! Le coup de pub est réussi et Brenda Lee remplit l'Olympia pendant 5 semaines. Lorsqu'elle revient aux Etats Unis, auréolée de ce coup d'éclat, elle vend plus d'1 million d'exemplaires de I'm sorry, un morceau qu'elle écrit et qu'elle compose toute seule comme une grande! (Source: Fascicule "La Discothèque du 20e siècle: 1960", Polygram Direct)
Bonne écoute!
Bienvenue dans ce Kabaret où je vous parlerai de mes lectures, mais également de séries, de cinéma, de musique...
mercredi 31 janvier 2018
dimanche 28 janvier 2018
Slow Qui Tue #349: Love me, please love me
Le slow qui tue de la semaine se demande pourquoi celle qu'il aime se moque de son pauvre amour.
Michel Polnareff: Love me please love me
Bonne écoute!
Michel Polnareff: Love me please love me
Bonne écoute!
vendredi 26 janvier 2018
Le colis
4e de couverture: Madhu est une hijra : née dans un corps d’homme, amputée de ses attributs sexuels masculins, elle est une sorte de troisième sexe, ni homme ni femme. La quarantaine passée, après des années de prostitution, Madhu doit mendier pour vivre et rester auprès de sa gurumai, sa guide. Par l’entremise de cette dernière, Madame Padma, tenancière redoutée, lui confie une mission qu’elle ne peut refuser : s’occuper d’un colis. Les colis, ce sont ces fillettes, vendues par leurs familles pour devenir des esclaves sexuelles, à qui il faut faire comprendre que leur sort est scellé, qu’elles ne pourront jamais s’échapper de Kamathipura, le quartier rouge de Bombay.
Beaucoup de souvenirs remontent à l’esprit de Madhu : son enfance engoncée dans un corps qui n’était pas le sien, sa rencontre avec celle qui fera d’elle une hijra, le rejet de sa famille, ses années fastes, puis les regrets, la nostalgie, les remords aussi. Malmenée par la vie, éminemment lucide, Madhu raconte la noirceur du monde dans lequel elle vit. Pour autant, une petite lueur continue à lui dire qu’une rédemption est possible – si ce n’est pour elle, peut-être pour les autres.
Beaucoup de souvenirs remontent à l’esprit de Madhu : son enfance engoncée dans un corps qui n’était pas le sien, sa rencontre avec celle qui fera d’elle une hijra, le rejet de sa famille, ses années fastes, puis les regrets, la nostalgie, les remords aussi. Malmenée par la vie, éminemment lucide, Madhu raconte la noirceur du monde dans lequel elle vit. Pour autant, une petite lueur continue à lui dire qu’une rédemption est possible – si ce n’est pour elle, peut-être pour les autres.
Le dernier roman d'Anosh Irani, Le colis est l'un de ces romans qui normalement vous interpellent et dont les personnages vous laissent un souvneir impérissable.
Enfin, ça, c'est quand vous êtes dans de bonnes conditions pour le lire. Ce qui n'était pas vraiment mon cas, ces derniers jours: la tête ailleurs avec des soucis personnels avec lesquels il faut essayer de se dépatouiller, difficile de se concentrer sur la lecture (il y avait même des jours où l'envie n'était même pas là).
Tout ça pour dire que mon ressenti sur ce roman n'est pas de sa faute, car c'est un bon roman, sur un sujet très intéressant et que j'ai peu l'habitude de rencontrer (le transgenre) et avec un personnage très fort en la personne de Madhu (que j'ai apprécié, même si je n'ai pas eu toute l'attention et l'empathie qu'elle aurait mérité d'avoir). Car Madhu, femme, né dans un corps d'homme,et qui devient une hijra en vendant son corps est tout de même des plus attachants. Son histoire ne peut pas laisser indifférent: elle s'est toujours senti exclu dans ce corps de garçon qui n'était pas la fille qu'elle pensait être. C'est sa rencontre avec sa Gurumaï, qui va changer son destin.
C'est également à la découverte d'un pays que nous invite l'auteur, et à un quartier (Kamathipura) plus particulièrement. Le voyage est alors garanti...sauf qu'il n'est pas toujours des plus plaisant: en effet, on se retrouve dans le quartier de la prostitution, que l'auteur décrit de manière fort réaliste, même si le style de l'auteur y ajoute une petite part de "poésie". Il n'en oublie pas pour autant tous les sujets dont il traite...car ils sont nombreux: la transexualité, à travers Madhu et ses collègues hijra, la prostitution et toutes les castes qui en découlent (car les bordels sont organisé par maison et chaque hijra est accompagné par sa gurumaï (sa guide); mais on parle également, avec l'apparition du "colis" (la petite fille ne sera finalement nommé que par ce patronyme (sauf quand on lui donnera un autre nom) des fillettes vendues par leur famille pour en faire des esclaves sexuelles. C'est l'un des aspects ddu livre qui m'a mis le plus mal à l'aise, mais heureusement l'auteur, par l'intermédiaire de Madhu, qui doit s'occuper de l'éducation du colis, et qui le fait plus pour la protéger que pour la patronne du bordel, rend tout ceci plus supportable: la compassion que Madhu ressent pour la petite fille, enlève ce poids de terreur qui peut nous submerger par moment.
Tout ceci donc fut intéressant mais je n'ai pas pu m'impliquer émotionnellement dans le roman. Je trouvais ma lecture plaisante et je voulais tout de même en savoir plus sur le passé de Madhu (qui nous est raconté par flashbacks) mais aussi sur son avenir,que je ne voyais pas joyeux, mais je n'étais pas impliqué. C'est fort dommage car c'est un roman qui aurait mérité plus de mon attention.
Au final, un roman intéressant qui parle de sujets fort, touchant, brûlant, choquant, mais toujours décrit avec justesse par Anosh Irani, mais qui n'a pas pu m'embarquer complètement pour des soucis personnels. Peut être aurait je dû faire une pause dans ma lecture pour le lire correctement. Tant pis, pour nous (le livre, et moi). Toutefois, si vous tombez sur un exemplaire, n'hésitez pas à partir à sa découverte, il vaut le détour...et peut-être que votre voyage sera plus serein que le mien.
Merci aux Editions Philippe Rey pour cette découverte.
Anosh Irani: Le colis, (The Parcel), Philippe Rey, 334 pages, 2018
Anosh Irani: Le colis, (The Parcel), Philippe Rey, 334 pages, 2018
mercredi 24 janvier 2018
La Discothèque du 20e siècle #253
En 1960, Marilyn Monroe nous chantait cette chanson devenue un classique.
Marilyn Monroe: I wanna be loved by you (1960)
Chanson phare du film Certains l'aiment chaud avec Tony Curtis, Jack Lemmon (en jazzmen travestis) et Marilyn, ses "pou-pou-pi-dou" ont fait le tour du globe. Et pourtant la carrière de chanteuse de Norma Jean Baker (son vrai nom) ne fut pas prise au sérieux de son vivant: son suicide mystérieux en 1962, qui contribua tant à bâtir la légende de Marilyn, suscita également un énorme courant de nostalgie qui n'en finit pas, [même encore aujourd'hui] de faire des vagues. C'est comme cela qu'on a redécouvert, au gré des rééditions, ces perles que sont Diamonds are a girls best friends, My heart belongs to daddy ou ce classique absolu I wanna be loved by you! (Source: Fascicule "La Discothèque du 20e siècle: 1960", Polygram Direct)
Marilyn Monroe: I wanna be loved by you (1960)
Chanson phare du film Certains l'aiment chaud avec Tony Curtis, Jack Lemmon (en jazzmen travestis) et Marilyn, ses "pou-pou-pi-dou" ont fait le tour du globe. Et pourtant la carrière de chanteuse de Norma Jean Baker (son vrai nom) ne fut pas prise au sérieux de son vivant: son suicide mystérieux en 1962, qui contribua tant à bâtir la légende de Marilyn, suscita également un énorme courant de nostalgie qui n'en finit pas, [même encore aujourd'hui] de faire des vagues. C'est comme cela qu'on a redécouvert, au gré des rééditions, ces perles que sont Diamonds are a girls best friends, My heart belongs to daddy ou ce classique absolu I wanna be loved by you! (Source: Fascicule "La Discothèque du 20e siècle: 1960", Polygram Direct)
dimanche 21 janvier 2018
mercredi 17 janvier 2018
La Discothèque du 20e siècle #252
En 1960, une chanson américaine parlant d'un petit bikini va connaître plusieurs adaptations françaises, dont la grande gagnante sera Dalida.
Dalida: Itsy bitsy petit bikini (1960)
Dalida n'avait certainement pas oublié qu'elle avait été élue "la plus belle femme d'Egypte" lorsqu'elle a enregistré en 1960, Itsi bitsi petit bikini, chanson américaine à l'origine (Itsy bitsy teenie yellow polkadot Bikini de Brian Hyland). Grâce à Lucien Morisse, qui en avait signé l'adaptation, la chanteuse a connu un retentisant succès et, dans le même temps à contribué à lancer une mode appelée à faire recette. pour l'anecdote, souvenons nous que Johnny Hallyday a lui aussi confié à la cire, Itsi bitsi petit bikini. (Source: Fascicule "L'encyclopédie de la chanson française n°47", Polygram Collections)
Bonne écoute!
Dalida: Itsy bitsy petit bikini (1960)
Dalida n'avait certainement pas oublié qu'elle avait été élue "la plus belle femme d'Egypte" lorsqu'elle a enregistré en 1960, Itsi bitsi petit bikini, chanson américaine à l'origine (Itsy bitsy teenie yellow polkadot Bikini de Brian Hyland). Grâce à Lucien Morisse, qui en avait signé l'adaptation, la chanteuse a connu un retentisant succès et, dans le même temps à contribué à lancer une mode appelée à faire recette. pour l'anecdote, souvenons nous que Johnny Hallyday a lui aussi confié à la cire, Itsi bitsi petit bikini. (Source: Fascicule "L'encyclopédie de la chanson française n°47", Polygram Collections)
Bonne écoute!
lundi 15 janvier 2018
Sous les serpents du ciel
4e de couverture: Un jour d’automne, au milieu du XXIe siècle, dans une vieille ville anonyme, quelque part entre la mer et le désert. Les premiers pans du grand barrage qui coupe en deux les Îles du Levant se fissurent. Le jour de la chute du mur, quatre hommes prennent la parole à tour de rôle et imaginent le futur.
Mais leur passé les rattrape car tous se souviennent de la mort de Walid, un adolescent qui, vingt ans auparavant, faisait voler son cerf-volant au-dessus de la frontière lorsqu’il fut pulvérisé par un drone ou une roquette, dans des conditions mal élucidées. Qui était-il réellement ? Qui l’a tué ? Pourquoi est-il mort ?
Chacun, selon son point de vue, raconte l’histoire de ce jeune révolté. Mais la voix de Walid se mêle peu à peu à celle des quatre narrateurs, pour dire le vrai sens de sa révolte. Des voix de femmes l’accompagnent dans cette quête, chantant la tristesse et la beauté d’une terre écartelée, où les hommes n’ont jamais fait que promettre la guerre et profaner la paix.
Dans ce roman d’anticipation aux accents d’épopée contemporaine, Emmanuel Ruben explore de nouveau la frontière de l’Occident et malmène la géographie réelle pour nous proposer une vision renouvelée d'une Histoire qui n'en finit pas de renaître.
Mais leur passé les rattrape car tous se souviennent de la mort de Walid, un adolescent qui, vingt ans auparavant, faisait voler son cerf-volant au-dessus de la frontière lorsqu’il fut pulvérisé par un drone ou une roquette, dans des conditions mal élucidées. Qui était-il réellement ? Qui l’a tué ? Pourquoi est-il mort ?
Chacun, selon son point de vue, raconte l’histoire de ce jeune révolté. Mais la voix de Walid se mêle peu à peu à celle des quatre narrateurs, pour dire le vrai sens de sa révolte. Des voix de femmes l’accompagnent dans cette quête, chantant la tristesse et la beauté d’une terre écartelée, où les hommes n’ont jamais fait que promettre la guerre et profaner la paix.
Dans ce roman d’anticipation aux accents d’épopée contemporaine, Emmanuel Ruben explore de nouveau la frontière de l’Occident et malmène la géographie réelle pour nous proposer une vision renouvelée d'une Histoire qui n'en finit pas de renaître.
Comment vais je vous parler de ce roman? Pas si simple en effet.Il ne me laisse pas indifférent, loin de là mais vais je trouver les bons mots sur mon ressenti. Allez, je me lance.
Comme les autres romans lu en ce début d'année 2018, je me suis lancé dans la lecture de ce livre, sans lire la quatrième de couverture. C'est alors que je me suis embarqué dans une histoire complètement déconcertante.
Plusieurs voix vont se faire entendre et se croiser dans ce roman, (quatre voix en tout: Daniel, un moine qui a perdu la foi, Mike, un soldat chargé de la surveillance du cheickpoint 119 et qui va se retrouver face à la révolte des femmes et des enfants venus faire chuter le grand barrage qui sépare le monde en deux, Djibril, un "Border Angels" (sorte de yamakasi) qui défit l'autorité et Samuel, un agent de l'ONU, qui s'occupe de redessiner la cartographie du monde.
Tous ont un point commun: Walid, jeune garçon de 15 ans, mort, il y a 20 ans, au bas du grand barrage, tout ça pour un cerf volant de sa fabrication,qu'il faisait voler. C'est ce jour anniversaire de la mort de cet adolescent, devenu un martyr pour la population, que cette dernière a décidé d'agir afin de faire tomber le mur. Tous les personnages de ce roman, ayant connu Walid (Daniel l'a croisé quand il était au monastère) Mike serait l'initiateur de l'attaque qui coûta la vie au jeune garçon, Djibril était le cousin de Walid, et Samuel donnait des vieilles cartes à Walid, que ce dernier transformait en cerf-volants.
A leur manière, chacun va raconter la vie de cet adolescent, et en même temps l'auteur nous raconte la révolte des femmes qui se met en place. Tout ça mis en scène et écrit d'une manière fort belle et poétique par Emmanuel Ruben. Oui, mais voilà qu'un retournement de situation vient tout faire basculer: avant la fin de la première partie: Walid se manifeste pour donner sa vision des choses, comme si celui ci avait une vie propre et prenait le contrôle du roman, au grand dam de l'auteur. J'ai trouvé cela très fort de la part d'Emmanuel Ruben: nous montrer que ses personnages, et en particulier Walid, avait une âme et une vie propre et qu'il n'était pas seulement personnages de papier.
C'est aussi en cela que je trouve ce roman déconcertant: dans sa forme, dans ses choix, mais aussi dans son écriture que j'ai trouvé des plus magnifiques: il se dégage une telle poésie dans ce monde pas si futuriste que cela, car, par le biais de l'anticipation, Emmanuel Ruben parle des maux de notre société actuelle: la surveillance des drones, le terrorisme et la peur qui s'insinue, les inégalités entre les peuples (ici, signifié par ce grand barrage de béton qui sépare le monde en deux (et qui rappelle fortement, le Mur de Berlin ou celui de l'Atlantique et plus proche de nous: ce fameux mur que Trump veut faire ériger à la frontière du Mexique) mais ici à échelle mondiale). Emmanuel Ruben redessine notre monde et lui donne une image qui pourrait s'avérer réelle dans quelques années si on n'y prend pas garde.
Un roman qui sort de l'ordinaire et très original, dans la forme et le fond, qui bouscule, interroge et déconcerte (c'est vraiment le mot qui ressort) avec une intrigue maîtrisée jusqu'au bout et qui emmène le lecteur vers des chemins sinueux dont le point central est un adolescent de 15 ans, qui fabriquait des cerf-volants et s'inventait un archipel juste pour l'amour de Nida, sa cousine.
Une belle découverte qui m'a beaucoup surprise et dont j'ai vraiment du mal à retranscrire mon ressenti, tellement il m'a décontenancé. Un roman français qui sort des sentiers battus et qui nous interroge sur notre monde actuel, qui part à la dérive.
Emmanuel Ruben: Sous les serpents du ciel, Rivages, 317 pages, 2017
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