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dimanche 14 juillet 2019

Kestavu au ciné cette semaine? #23



Il y a bien longtemps que je ne vous ai pas fait un petit billet ciné. Ce n'est pourtant pas faute de regarder des films. Je suis même devenu un peu boulimique ces dernières semaines. Mon envie de voir des films s'est décuplé ces dernières semaines grâce à un ami (qui se reconnaîtra s'il passe par là), qui fait des études de cinéma, et avec qui je parle beaucoup de 7e art. C'est bien connu, quand on vous donne envie de voir des films, ben, généralement, vous regardez des films.

Alors, je ne vais pas parler de tous les films que j'ai vu ces derniers mois. Je vais faire une petite sélection, selon de ce que je me souviens. Des petits avis express parce que pour certains films, le visionnage est loin. C'est parti.

Voici le petit rendez-vous cinéma où je parle des films vu en DVD (principalement), à la télé (très rarement) où au ciné (encore plus rarement) ces derniers mois. 

79/ Vu le 6 avril 2019


Film de Lou Jeunet, avec Noémie Merlant, Niels Schneider, Benjamin Lavernhe...(2019)

C'est complètement par hasard (et par curiosité aussi) que je suis allé voir ce film. 
Un film qui raconte la relation passionnelle entre Marie de Heredia et Pierre Louÿs, auteurs du XIXe début XXe siècle. Alors, vu la réputation sulfureuse de Pierre Louÿs, il fallait bien s'attendre à ce que l'érotisme soit présent...mais le fait que ce soit une femme qui réalise ce film, je voulais voir comment les scènes érotiques allaient être filmées. 
Je suis ressorti du film agréablement surpris et complètement charmé. La réalisatrice a su trouver la bonne manière de filmer les corps, offrant une certaine sensualité au film, sans tomber dans la vulgarité. Les deux comédiens Noémie Merlant (une véritable révélation pour moi) et Niels Schneider, se complètent à merveille et nous offre une belle histoire d'amour contrariée, sensuelle et charnelle. 
Un film captivant de beauté. 



80/Vu le 27 avril 2019


Film d'Audrey Diwan, avec Pio Marmaï, Céline Sallette, Carole Franck... (2019)

Tiré d'un faits divers (un couple va perdre la garde de ses enfants, après qu'on ait découvert qu'une des filles avait été drogué (c'est en fait le père qui se droguait à l'insu de tous), Audrey Diwan nous montre la déliquescence d'un couple en perdition, que même leur amour ne pourra pas forcément sauver...car le doute s'est invité entre les deux.
J'ai voulu voir ce film pour son acteur principal que j'aime beaucoup, mais également pour le sujet traité. J'ai été encore une fois estomaqué par ce film. Audrey Diwan nous livre un film intimiste, qui va se focaliser sur ce couple, qui va passer par plusieurs étapes. C'est émouvant, troublant, perturbant par moment,mais beau. Les deux acteurs Pio Marmaï et Céline Sallette forme un couple très crédible et nous livre une performance de toute beauté. Un premier film tout simplement fort et magnifique.


81/Vu le 10 juin 2019

Film de Dexter Fletcher, avec Taron Egerton, Jamie Bell, Richard Madden... (2019)

C'est un film que j'ai mis du temps à aller  voir et si un ami (qui me veut du bien) n'avait pas autant insisté pour que je le vois, je serai peut être passé à côté.
En fait, javais un peu peur de ce film, ayant été un peu échaudé par les critiques de "Bohémian Rhapsody", (le film sur Queen) que je n'ai pas eu envie de voir. J'avais peur que ce biopic soit de même facture.
Alors, quelle ne fut pas ma surprise de m'apercevoir, dès les premières images du film que je me trouvais face à un véritable film musical (en mode comédie musicale, genre que j'adore).
Tout est parfait dans ce film, le choix des chansons, qui se marient bien avec l'histoire d'Elton John, les tableaux des chansons, qui sont magiques (celui sur la chanson "Rocketman" à ma préférence). Taron Egerton livre une performance hallucinante d'Elton John, complètement habité par son personnage. Non, franchement ce film est un petit bijou qui m'a fait rêver pendant 2 heures.
Merci encore une fois à cet ami qui n'arrête pas de me conseiller des bons films...(et ce n'est pas fini!)


82/Vu le 3 juillet 2019

Film de Danny Boyle, avc Himesh Patel, Lily James, Ed Sheeran...(2019)

C'est en lisant la rubrique cinéma d'un journal que je suis tombé sur ce film dont je n'avais aucune connaissance.
Alors, moi, quand on me vend un film avec la musique des Beatles, ayant pour titre l'une de mes chansons préférées du groupe, je ne peux que foncer. Quand, en plus, on m'apprend que le scénariste du film n'est autre que Richard Curtis, qui a écrit le scénario de "Love actually", l'une de mes comédies romantiques préférées, je pars en terrain conquis.
Et, en effet, ça l'a fait grave. J'ai adoré le postulat de départ (le fameux what if concernant la non existence des Beatles).
Danny Boyle, nous offre un film drôle, fun, touchant. Une belle analyse de la notoriété naissante et fulgurante, mais aussi sur la culpabilité. Evidemment, le côté comédie romantique est des plus basiques, mais il fonctionne bien. Himesh Patel s'approprie le répertoire des Beatles avec justesse et sans copier, en faisant siennes, les chansons du groupe.
Non, franchement, une belle surprise. Probablement, la comédie de l'été pour moi. Mais bon, je ne suis pas objectif, quand il s'agit des Beatles.


83/ Vu le 7 juillet 2019 (Coup de Coeur)

Film de Jean-Pierre Améris, avec Isabelle Carré, Arian Rivoire, Brigitte Catillon... (2014)

C'est grâce à cet ami, étudiant en cinéma, dont je vous parlais en début de billet  (qui m'avait aussi conseillé d'aller voir "Rocketman") que j'ai vu ce film, vers lequel je ne serai pas spontanément allé. Sauf que mon ami avait titillé ma curiosité: pourquoi pensait il que ce film allait me plaire?
C'est ainsi que dimanche dernier, j'ai lancé le visionnage du film et je ne sais pas ce qui s'est passé mais j'ai été pris par un flot d'émotions qui m'a submergé.
J'ai été bouleversé par ce film d'une beauté sans pareille. "Marie Heurtin", c'est un véritable moment de grâce qui vous touche en plein coeur. Et ce dès les premières scènes. C'est bien simple, j'ai pleuré tout au long du film devant tant de beauté. Jean-Pierre Améris nous montre la beauté du monde, à travers des images magnifiques. Cette beauté du monde que Marie ne voit pas mais qu'elle ressent.
j'ai été ému par les deux actrices du film, Isabelle Carré (d'une gentillesse et d'une simplicité, qui se donne complètement dans le personnage de Soeur Marguerite) et Ariane Rivoire, qui nous livre une performance époustouflante dans le rôle de Marie Heurtin une fille sourde et aveugle, petite sauvageonne qui n'arrive pas à communiquer.
La relation entre les deux personnages va évoluer tout au long du film et va se transformer en une très belle amitié. C'est beau, touchant et bouleversant.
Il y avait bien longtemps qu'un film ne m'avait pas autant touché au coeur. C'est un film sublime et bouleversant qui gardera une place à part dans mon petit coeur.
Merci encore une fois, à cet ami qui me veut du bien, de m'avoir fait vivre, l'un des plus beau moments de cinéma de ma vie. Il ne pensait pas en me montrant ce film qu'il allait autant me chambouler intérieurement.


Voilà pour ce vingt-troisième  rendez-vous du Kestavu au ciné cette semaine?

Et vous Kavezvousvu au ciné ces derniers temps? 

dimanche 3 février 2019

Kestavu au ciné cette semaine? #22 (Mois de Janvier 2019)

Une autre de mes résolutions de l'année est de retourner au cinéma voir des films sur grand écran. Eh bien je dois dire que, pour le moment, je tiens cette résolution car j'y vais une fois par semaine. C'est presque devenu un rituel. C'est donc reparti pour cette rubrique.
Un Kestavu au ciné, spécial cinéma ce mois ci puisque les films dont je vais  vous parler sont sorti ces derniers mois ou dernières semaines au cinéma

Voici le petit rendez-vous cinéma où je parle des films vu en DVD (principalement), à la télé (très rarement) où au ciné (encore plus rarement) au mois de janvier 2019. 

74/ Vu le 28 décembre 2018

Film de Ludovic Bernard, avec Luc Benchetrit, Lambert Wilson, Kristin Scott Thomas... (2018)


Film d'un classicisme assumé, je pense, dans sa mise en scène, dans le déroulement de l'histoire. Une histoire déjà vu ,certes, mais plein de charme, je trouve (j'ai d'ailleurs pensé à "Billy Elliot" en le voyant, même  si les deux personnages n'ont pas le même âge, et ne pratique pas la même discipline, ils ont un parcours assez semblable). En tout cas, cela a fonctionné sur moi. Les acteurs sont sans fausse note, que ce soit Lambert Wilson ou Kristin Scott Thomas. Et la révélation du film: Jules Benchetrit, dont  c'est le premier grand rôle au cinéma, parfois c'est brut, mais très prometteur pour la suite. Espérons qu'il ait  une aussi belle carrière que son grand père, Jean-Louis Trintignant. En tout cas, Marie, sa mère, doit être fière de son fiston, de là où elle est. 


75/ Vu le 4 janvier 2019

Film de Paul Dano, avec Carey Mulligan, Jake Gyllenhall, Ed Oxenbould... (2018)

Je dois dire que j'ai mis du temps à me laisser porter par le film. Il se dégage une lenteur qui nous prend et on se surprend à attendre les événements. Cependant, j'ai été fasciné par le regard adolescent que Paul Dano montre sur ce couple qui se délite. En effet, tout est vu sous le regard de Joe, le fils de ce couple qui voit ses parents s'éloigner peu à peu. Et l'on comprend certaines scènes sans les voir à l'écran, rien qu'en voyant l'expression de Joe qui assiste à la scène (d'ailleurs mention spéciale pour ce jeune acteur qui donne une image sincère de cet ado impuissant devant la dérive de l'histoire d'amour de ses parents). (  petit bémol toutefois: il n'était pas nécessaire de nous montrer la scène où la mère de Joe embrasse un autre homme: le regard de Joe suffisait amplement à nous le faire comprendre). 
Carey Mulligan montre toute l'étendue de son talent dans le rôle de cette femme délaissée qui décide de reprendre sa vie en main,après la fuite de son mari. Elle est bouleversante de justesse. 
En fait, je me suis surpris à être ému en regardant la scène finale du film, touchante à plus d'un titre et qui m'a fait monter les larmes aux yeux. C'est à ce moment là que j'ai compris que j'avais aimé ce film. 


76/ Vu le 11 janvier 2019 (Coup de Coeur)

Film d'Alexis Michalik, avec Thomas Solivérès, Olivier Gourmet, Mathilde Seigner... (2019)

Eh bien, voilà le premier coup de coeur de l'année ciné 2019! Qu'est ce que j'ai aimé ce film: l'ambiance, le jeu des acteurs, l'histoire, la musique...tout m'a plu. 
Dès les premières minutes, je suis carrément entré dans le film. C'est un film virevoltant, joyeux, touchant, drôle, rythmé. 
Je dois dire que j'attendais vraiment Thomas Solivérès au tournant dans le rôle d'Edmond Rostand, puisqu'il "prenait la place" de Guillaume Sentou dans le rôle titre (Guillaume ayant interprété le rôle au théâtre). D'ailleurs, durant quelques scènes, j'ai eu du mal à faire abstraction de ça. Puis, Thomas Solivérès à su se fondre  dans le rôle pour lui donner toute sa profondeur et son émotion. J'ai aimé le Edmond qu'il nous a proposé. 
Les autres acteurs sont tous bon, d'Olivier Gourmet à Dominique Pinon, en passant par Olivier Lejeune, où même Tom Leeb, dans le rôle de jeune premier. 
Le réalisateur, Alexis Michalik a dit s'être inspiré de "Shakespeare in Love" pour son "Edmond". Oui, alors, en voyant certaines situations, je revoyais vraiment certaines scènes de l'autre film: la muse d'Edmond, rappelle celle de Shakespeare, l'acteur jouant faux qui... vous avez compris si vous avez vu Shakespeare in love. . 
Mais bon, cela n'a pas gâché mon plaisir. J'aime "Shakespeare in love" et "Edmond" est de la même veine. 
j'ai été ému aux larmes. J'ai également beaucoup ri. Quand il m'arrive ces sentiments devant un film, c'est que le film a gagné auprès de moi. 
En vérité, un vrai coup de coeur, cet "Edmond". 



77/ Vu le 18 janvier 2019

Film de Lukas Donht, avec Victor Polster, Arieh Vorthalter, Oliver Bodart... (2018)

J'ai profité du Festival du cinéma "Télérama" qui revisionne des films marquants de l'année dernière pour aller voir le premier film de Lukas Donht, réalisateur belge, "Girl", sortie en octobre 2018. 
Le sujet du film m'interpellait beaucoup (la transidentité vu à travers une jeune adolescente, Lara, née dans le corps d'un garçon). Ce film est bouleversant en tout point, c'est vrai, mais surtout, il est surtout là pour montrer et faire comprendre ce qu'est la transsexualité. Avec beauté, Lukas Donht filme cette jeune fille, née dans le mauvais corps, qui se bat avec elle même, avec la contrainte supplémentaire de vouloir être danseuse étoile. C'est ainsi que le réalisateur, montre la douleur mentale mais également physique de cette jeune adolescente. 
Il montre également le parcours de cette adolescente, pour le changement de son nouveau corps, qui ne va pas assez vite pour elle. 
Mention spéciale au jeune danseur Victor Polster, devenu comédien pour ce film, qui livre une performance époustouflante dans ce rôle, tout en finesse, de la jeune Lara. Honnêtement, je n'ai jamais eu l'impression (sauf à de rares exceptions, quand Lara est nue dans le film) de voir un garçon déguisé en fille. Il était Lara. Point. 
Le final du film m'a fait mal au bide, même si on pouvait craindre ce climax qui, montait crescendo tout au long du film. 
Non, vraiment, un premier film grandiose d'un jeune cinéaste que je vais suivre. En tout cas, cette première oeuvre cinématographique m'a laissé complètement sans voix. 



78/ Vu le 26 janvier 2019

Film de David Roux, avec Jérémie Renier, Marthe Keller, Zita Hanrot... (2019)

Ce premier film est tout bonnement un petit bijou de sensibilité, et de fragilité. 
J'y suis allé pour son acteur principal Jérémie Renier, que j'aime beaucoup, et qui nous offre encore une fois une belle performance d'acteur, dans ce rôle de   médecin dépassé par les événements, et qui petit à petit laisse tomber le masque et fait fasse à l'impuissance de son métier devant la maladie de sa mère. 
Un film intimiste qui nous parle de l'humain, au plus proche de nous. 
C'est un film plein de beauté, vers lequel on se sent impuissant et que l'on regarde, la gorge serrée devant la détresse de cet homme...qui va lâcher prise. 
Un beau premier film intimiste, qui vous chamboule à l'intérieur. 



Voilà pour ce vingt-deuxième  rendez-vous du Kestavu au ciné cette semaine?

Et vous Kavezvousvu au ciné en ce début d'année? 

vendredi 10 août 2018

Kestavu au ciné cette semaine? #21

Voilà une rubrique que je ressors de son placard (après 4 ans tout de même). Alors, je vous rassure, j'ai vu des films depuis le temps, mais je n'avais pas forcément envie d'en parler...et puis, ce matin...

Voici le petit rendez-vous cinéma où je parle des films vu en DVD (principalement), à la télé (très rarement) où au ciné (encore plus rarement) cette semaine. 

69/ Vu le 4 août 2018


Film de Christopher McQuarrie avec Tom Cruise, Jeremy Renner, Simon Pegg, Rebecca Fergusson... (2015)

Oui, bon, ok. J'ai toujours du retard dans mes visionnages des Mission Impossible. En fait, j'ai remarqué que j'attendais toujours la sortie d'un nouveau MI pour me plonger dans le précédent. 
Encore une fois, j'ai passé un agréable moment devant ce film. Il est bourré d'action,sans temps mort, avec toutefois une petite complexité dans l'intrigue au niveau espionnage, mais qui coule de source dans la construction du film. Il n'y a aucun temps mort. 
Le seul petit soucis, c'est que depuis le 3e film (en fait depuis que JJ Abrams est aux commandes de la franchise, en tant que producteur sur celui ci), la saga devient feuilletonante. Je trouve ça génial car cela reste dans l'esprit de MI (n'oublions pas qu'à la base, c'est une série télé) mais il faut alors se souvenir des liens entre les personnages. 
Ce que je retiendrais surtout de ce film, c'est la scène à L'Opéra. C'est l'une des scènes les plus longues, mais les plus époustouflantes, dans sa maîtrise de l'action et du suspense. On est tendu d'un bout à l'autre de la scène. C'est génial. 
Encore une fois, le film fait son job et je regarderai le prochain épisode (qui vient de sortir au ciné), même si Jeremy Renner sera absent...sniff. 



70/ Vu le 4 août 2018


Film d'Ali Soozandeh avec Elmira Rafizadeh, Zarah Amir Ebrahimi, Arash Marandi, Bilal Yasar... (2017)

Ce film m'interpellait, mais je pense que je n'aurai jamais franchi le pas du visionnage, sans "the cakemaker" et mon envie de voir un cinéma différent de celui que j'ai l'habitude de voir. 
Alors, cela n'a pas été un visionnage facile. Il m'a fallu du temps pour entrer dans le film, d'une part, pour m'habituer aux dessins et d'autre part, pour m'habituer à la langue persane, que je n'ai pratiquement jamais entendu. 
Mais, après 20 minutes de film, j'ai été capté par la vie de ces 3 femmes vivant à Téhéran: Pari, une prostituée, qui s'est sorti de la drogue, et dont le compagnon est en prison. Elle emmène son fils muet partout avec elle, même au moment des passes avec les clients dans la voiture. Sara, une femme marié, enceinte de son premier enfant et qui vit avec sa belle famille. Elle voudrait travailler mais son mari s'y refuse. Et Donya, une future mariée qui fait l'erreur de coucher avec Babak lors d'une soirée. Elle va alors lui demander de tout faire pour la rendre de nouveau vierge. 
Ce film est fascinant. Il nous montre la vie à Téhéran entre sexe, corruption, entravée par la religion. Il y a une hypocrisie qui se dégage de ce film. 
Les personnages féminins sont ceux qui s'en sortent le plus grandi. Mention spéciale à Pari, la pute au grand ccoeur, qui fera tout pour aider Sara, sa voisine, et la jeune Donya. 
C'est un film qui nous emmène de surprise en surprise et j'ai été étonné jusqu'au bout. 
Surtout, je me suis surpris à être ému par ce film. Emu aux larmes. Comme quoi, il faut savoir sortir des sentiers battus, parfois. 




71/ Vu le 7 août 2018 (Coup de Coeur


Film de Marc Webb avec Chris Evans, McKenna Grace, Lindsay Duncan, Octavia Spencer... (2017)

Ce film, c'est tout ce que j'aime. Une belle comédie dramatique avec des bons sentiments, mais avec du fond (ou comment parler des enfants surdoués). 
Tout est quasi parfait dans ce film: les acteurs sont tous juste dans leurs rôles (d'ailleurs Chris Evans démontre qu'il est bien plus qu'un acteur de super héros et je suis ravi de savoir que son contrat avec Marvel se termine car il va pouvoir se diversifier) Chris Evans, en oncle gentil mais dépassé par la situation qui essaye d'élever sa nièce comme il peut en lui donnant l'enfance que sa soeur (la mère de la petite Mary) n'a pas eu. Il sera alors confronté à sa mère, qui voudra la garde de l'enfant pour en faire un "singe savant" comme sa défunte mère. 
Tous les acteurs sont au diapason, mais mention spéciale à la petite McKenna Grace, qui démontre tout son talent dans le film. Elle n'a que 13 ans, mais elle ira loin cette petite (je l'avais déjà remarqué quand elle interprétait la petite Faith dans "Les Feux de l'amour" (il faut bien commencer quelque part). 
Après "500 jours ensemble", Marc Webb démontre encore une fois son talent pour donner une vie à ses personnages, tout en traitant d'un sujet complexe (les enfant surdoués). Il me tarde de voir "Liaisons à New York", sorti en DVD cette année, en France. 
En tout cas, Mary m'a fait rire, mais aussi ému aux larmes (et ça je le dois au talent de la petite McKenna Grace). Un film rempli d'émotions vraies, qui va vous faire chavirer. 




72/ Vu le 9 août 2018


Film de Simon Curtis, avec Helen Mirren, Ryan Reynolds, Daniel Brûhl, Tatiana Maslany, Max Irons... (2015)

Un film dont le sujet me parle encore une fois. J'aime les films traitant de la seconde guerre mondiale. 
Tiré d'une histoire vraie (Maria Altman a tout fait pour que le gouvernement autrichien lui restitue les 5 tableaux de Klimt que sa famille possédait, dont le fameux tableau "portrait d'Adèle Bloch Bauer" qui n'était autre que sa tante que Klimt avait peint. Tableaux que les nazis avaient volé durant la guerre). 
On va suivre dans ce film la bataille de Maria Altman pour récupérer les biens de sa famille, aidé d'un jeune avocat Randol Schoenberg. Le film est entrecoupé de flashbacks, qui revient sur le passé de Maria en Autriche, en 1938. 

Alors, je dois dire que j'ai aimé ce film, même si je dois avouer qu'il est des plus classiques dans sa réalisation. C'est un peu lisse et trop propre parfois. Mais ce qui le sauve, c'est l'interprétation de ces acteurs et actrices. Helen Mirren montre encore une fois l'étendue de son talent dans le rôle de Maria et Ryan Reynolds arrive, avec son côté de gendre idéal non teinté d'humour à nous faire emporter l'adhésion pour leur combat fort juste. 
Mention Spéciale tout de même à Tatiana Maslany pour son interprétation de Maria jeune. J'ai trouvé qu'elle donnait une force et un courage sans borne au personnage. Mention également à Max Irons, qui jour le mari de Maria, Fritz. J'ai d'ailleurs beaucoup aimé les scènes de flashbacks. 
Sinon, que dire: c'est un bon film qui m'a fait passer un bon moment et qui est un bon témoignage sur la spoliation des biens juifs par les nazis durant la guerre et le combat des héritiers pour les retrouver. 
Un film à voir, si vous en  avez l'occasion. 



73/ Vu le 9 août 2018


Film de Doug Liman, avec Sarah Poley, Katie Holmes, Scott Wolf, Desmond Askew... (1999)

Un petit revisionnage de temps en temps, ça ne fait pas de mal. Parce que c'est bien joli de voir des films non vu, mais si on garde des DVDs chez soi, c'est pour les revoir de temps en temps. 
Ce film là, j'ai dû le voir au moins 5 fois. La première fois, je l'avais loué dans un vidéo club (ouais, je sais, cela commence à dater) et j'avais éte tout d'abord attiré par le casting (en fait, je l'avais choisi parce qu'il y avait Scott Wolf, que j'adorais dans "Party Of Life", Katie Holmes (de "Dawson") et Jane Krakowski (d'"Ally McBeal", l'une de mes séries cultes). 
J'ai trouvé ce film tellement fun, barré, déjanté (alors que souvent ce sont les films qui m'attirent le moins, comme quoi..) que je me le suis acheté, quand je suis tombé dessus quelques semaines plus tard. 

Il y avait longtemps que je ne l'avais pas vu et je dois dire, que s'il m'a moins fait rire qu'à l'époque, il est toujours aussi génial et fun à regarder. Ce qui me plait dans le film, c'est sa construction: on suit le point de vue de 4  personnages durant la soirée de Noël: Ronna, une caissière qui va se mettre à vendre des ecstas pour payer son loyer, Simon, son dealer attitré, qui lui, est parti en virée à Las Vegas avec ses copains, et Adam et Zach, deux acteurs de séries, qui se sont fait piéger par les flics et qui jouent les indics pour eux pour arrêter Simon...sauf que c'est Ronna qu'ils vont prendre dans leurs filets. Les points de vue s'enchainent les uns après les autres, ce qui fait qu'il y a certains retours en arrière et quelques scènes qui reviennent, vu par différents persos. Cela peut paraître déstabilisant, mais on s'y fait vite. 

Ce film est jouissif, il va à cent à l'heure et certains acteurs comme Scott Wolf (jouant Adam, l'acteur de série, totalement gay) ou Katie Holmes (la bonne copine de Ronna, qui va tout faire pour l'aider) qui sortent de leur registre pour proposer autre chose. 
Un moment fun, cool, d'un film de toute une génération d'acteurs, qui m'a vraiment marqué et que j'ai revu avec plaisir. 
A voir, pour un moment fun et cool, sans prise de tête. 




Voilà pour ce vingt-et-unième  rendez-vous du Kestavu au ciné cette semaine?

Et vous Kavezvousvu au ciné cette semaine? 

lundi 28 juillet 2014

Kestavu au ciné cette semaine? #20


Voici le petit rendez-vous cinéma où je parle des films vu en DVD (principalement), à la télé (très rarement) où au ciné (encore plus rarement) cette semaine. 

66/ Vu le 21 juillet 2014



Film de David Guggenheim: avec Al Gore... (2008)


Je ne suis pas très film documentaire. Quand je regarde un film j'ai besoin de m'évader de mon quotidien.
J'avais pourtant à cœur de voir le film sur Al Gore et son combat pour l'écologie. Il avait fait beaucoup parler lors de sa sortie et j'étais curieux de voir cela.
Bien évidemment, je le regarde bien après la bataille et le message qu'il délivre m'est connu (et surtout il n'a pas besoin de me convaincre car je suis déjà pour ce qu'il dit). Mais j'ai trouvé ce documentaire vraiment bien fait et très intéressant (surtout les passages sur la conférence). Al Gore est une personne de conviction qui se bat pour la planète depuis son plus jeune âge car un de ses professeurs l'a convaincu du réchauffement de la planète et qu'il fallait faire quelque chose pour changer ça.
J'ai trouvé ce film très intéressant et, surtout, qui doit être vu au moins une fois par tout le monde.

Mais surtout, après l'avoir vu, il faut tout faire pour continuer dans cette voie. Nous n'avons qu'une seule maison (la Terre) et nous n'avons pas d'autres endroit où aller. Alors protégeons là...sinon, nous serons bientôt des sans-abris qui, comme des étoiles errerons dans l'univers avant de tomber en poussière. Réagissons, maintenant !


 
67/ Vu le 22 juillet 2014 (Cinéma)

Film d Richard Linklater: avec Ennar Coltrane, Patricia Arquette, Ethan Hawke, Lorelei Linklater... (2014)

Un véritable petit coup de cœur, que je vous recommande chaudement. Ce n'est que du bonheur ! 

Pour en savoir plus sur ce film,cliquez sur le lien: (Boyhood)





68/ Vu le 24 juillet 2014


Film d'Olivier Dahan: avec Marion Cotillard, Jean-Pierre Martins, Gérard Depardieu, Clotilde Coureau... (2007)

Il y a des films marquant dans une vie. « La Môme » fait partie de ceux là. Tout d'abord, il a marqué la vie de son interprète, Marion Cotillard (tout comme Jean Dujardin avec «The Artist », Marion Cotillard a tenu, dans ce film, le rôle de sa vie. Celui qui lui a ouvert les portes d'une carrière internationale)
Mais il m'a marqué aussi...et me touche à chaque fois que je le vois. Edith Piaf est, pour moi l'une des plus grandes chanteuses de tous les temps. C'était une interprète entière et qui se donnait à chaque chanson. C'est aussi une voix qui nous transporte et qui nous bouleverse.
Alors, il est vrai qu'on peut trouver les choix d'Olivier Dahan, discutable, sur le portrait sans concession qu'il fait de l'artiste, on peut également penser que la déstructuration du film peut nous perdre, mélangeant les époques et les événements dans un ordre non chronologique...et alors, c'est un choix artistique et qui moi me plait.
Encore une fois, j'ai été bouleversé par ce destin extraordinaire, j'ai encore pleuré, souvent devant les même scènes (celle où Edith apprend la mort de Marcel Cerdan, et quand elle crie son nom avec le final de l'hymne à l'amour, sur scène, comme point d'orgue ; ou bien la scène finale du film). Puis, surtout la voix de Piaf qui traverse le film et nous transporte de joie et de bonheur, sa gouaille, sa bonne humeur, car, Edith Piaf était une personne drôle, malgré un répertoire souvent triste et morose.
Pour moi, ce film aura toujours une place particulière dans mon cœur car il me rappelle un souvenir vibrant : quand je suis allé voir le film au cinéma, j'ai été estomaqué, ému, bouleversé, j'ai frissonné d'entendre la voix de Piaf dans cette grande salle...mais surtout, à la fin du film, j'ai vu les spectateurs, un a un se mettre debout et applaudir...comme dans une salle de spectacle (et j'ai suivi le mouvement). C'était la première fois que je voyais ça dans une salle de cinéma.
Je me souviens encore qu'en revenant chez moi après la projection, j'ai pris la plume et j'ai écrit un petit texte, comme un hommage modeste à cette grande dame qu'était Edith Piaf. 


Voilà pour ce vingtième   rendez-vous du Kestavu au ciné cette semaine?

Et vous Kavezvousvu au ciné cette semaine? 




lundi 21 juillet 2014

Kestavu au ciné cette semaine? #19

Voici le petit rendez-vous cinéma où je parle des films vu en DVD (principalement), à la télé (très rarement) où au ciné (encore plus rarement) cette semaine. 

62) Vu le 14 juillet 2014


Film de Chris Noonan: avec Renée Zellweger, Ewan McGregor, Emily Watson, Barbara Flynn... (2006)


Béatrix Potter est l'auteure de livres pour enfants la plus célèbre de Grande-Bretagne, et probablement du monde entier (les aventures de Pierre Lapin (Peter Rabbit) ont captivés des millions d'enfants, de par le monde). Il était normal qu'un film soit fait sur sa vie.
Voilà un film anglais des plus charmants, qui a comblé mes attentes. J'ai aimé retrouvé l'ambiance et le charme de la campagne anglaise. Renée Zellwegger était un bon choix pour ce rôle de femme forte, indépendante et sachant ce qu'elle veut. Une femme libérée, qui va devenir l'auteur pour enfants la plus reconnue et qui fera sa fortune, au grand dam de sa mère qui ne croyait pas à ce succès. J'ai retrouvé avec plaisir le regard pétillant d'Ewan McGregor, très émouvant dans ce rôle de jeune homme timide, mais conquis par les histoires de Miss Potter, ainsi que par l'auteure elle même.
Bon, j'ai trouvé l'histoire d'amour sympathique mais pas non plus transcendante, et je trouve qu'on passe rapidement dessus mais surtout son issue des plus convenues.
En revanche, ce qui m'a fait retomber en enfance, c'est de voir les dessins de Miss Potter prendre vie, au moment où elle leur parlait. J'étais comme un gamin, émerveillé.

Certes, ce n'est pas un grand film mais il a par moment cette petite étincelle, qui m'a enchanté. Bon, je ne sais pas si les faits qui nous sont raconté dans le film sont romancés ou véridiques, mais cela ne m'a pas empêché de passer un agréable moment. Merci donc à Tiphanie pour cette jolie découverte, qui m'a fait encore une fois voyager dans l'Angleterre victorienne. Un voyage des plus charmant. 



63) Vu le 15 juillet 2014

Film de Robert Redford: avec Craig Sheffer, Brad Pitt, Tom Skeritt, Brenda Blethyn... (1993)

L'un des premiers films de Robert Redford, adapté du livre de Norman Mclean, « Et au milieu coule une rivière » (l'un des titres les plus beaux du cinéma), fait parti de mes films préférés. C'est même l'un des plus beaux qu'il m'ait été donné de voir.
Robert Redford a réussi a magnifier la nature du Montana (les scènes de pêche au bord de la rivière sont les plus poétiques que j'ai pu voir (pourtant, je déteste la pêche) : les lancers de la ligne sont filmés de tels manière qu'on sent la fluidité du mouvement.
C'était aussi la grande période où Brad Pitt révélait tout son talent. Pourtant, il réussi a ne pas capter toute l'attention sur lui et laisse une place importante à ses partenaires.
Tout ce film est merveilleux (et m'en rappelle un autre que Redford tournera bien des années plus tard (« L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux »), même s'il n'a pas la même force, on retrouve tout de même ce rapport très fort avec la nature et les grands espaces.
J'ai aussi remarqué un jeune acteur dans ce film, qui interprète le narrateur,Norman, du temps de sa jeunesse : un acteur que j'ai reconnu à la première seconde, malgré son jeune âge car il a un visage qu'on n'oublie pas : un certain Joseph Gordon Levitt. (Bien évidemment, je l'ai reconnu aujourd'hui, car il fait partie de mes acteurs préférés depuis « 500 days of summer », ce qui est tout de même un peu plus facile).
« Et au milieu coule une rivière » restera pour longtemps l'un de mes films favoris, que j'ai toujours plaisir à voir et à revoir. C'était la belle époque du cinéma Hollywoodien qui faisait rêver, avec trois fois rien : en premier, une histoire ; en second, une histoire et en 3e et dernier : une histoire.
Pour faire un bon et beau film, il ne fallait que ces ingrédients là. En fait, c'était M. Gabin qui avait raison.


64) Vu le 17 juillet 2014

Film d'Alfred Hitchcock: avec Charles Laughton, Maureen O'Hara, Robert Newton, Leslie Banks... (1939)

Pour mon avis détaillé, suivez le lien: La Taverne de la Jamaïque . 







65) Vu le 18 juillet 2014

Film de Darnell Martin: avec Adrien Brody, Beyoncé Knowles, Jeffrey Wright, Colombus Short... (2009)

Quand j'ai eu ce film entre les mains, je ne savais pas du tout dans quoi j'allais m'embarquer. J'avais bien compris qu'il allait être question de musique, sans plus.
Voilà que j'en ressors fasciné.
« Cadillac Records » raconte l'histoire d'un label qui mit en lumière la musique noire américaine et les stars qui l'ont composé : de Muddy Waters à Chuck Berry, en passant par Little Walter ou Etta James, c'est toute une musique blues, et rock'n'roll qui s'offre à nous.
C'est également une époque : les Fifties, avec sa ségrégation, mais aussi ses cadillacs et ses dancings.
J'ai trouvé les acteurs très convaincants, à commencer par Adrian Brody, qui incarne le fondateur du Studio Chess Records, Leonard. Mais aussi Beyoncé qui nous offre une Etta James torturée flamboyante et de toute beauté, fragile.
Puis, surtout, les musiques : la BO est à tomber par terre. C'est flamboyant, c'est émouvant, triste, joyeux. Elle nous met clairement dans l'ambiance des fifties et nous emporte dans cette Amérique qui n'est plus.

Pas le plus grand film fait sur la musique, mais un film honnête qui nous emporte dans une époque magistrale qui vit l'éclosion de la musique noire américaine : celle qui a réussit à dépasser les frontières. Un bel hommage à ces artistes là qui ont emmené la musique noire américaine dans les foyers des blancs. Tout simplement émouvant. 


Voilà pour ce dix-neuvième  rendez-vous du Kestavu au ciné cette semaine?

Et vous Kavezvousvu au ciné cette semaine? 



lundi 14 juillet 2014

Kestavu au ciné cette semaine? #18

Voici le petit rendez-vous cinéma où je parle des films vu en DVD (principalement), à la télé (très rarement) où au ciné (encore plus rarement) cette semaine. 

58/ Vu le 7 juillet 2014

Film de Tony Gilroy: avec Julia Roberts, Clive Owen, Tom Wilkinson, Paul Giamatti... (2009)

Honnêtement, au début, je me suis demandé dans quoi j'embarquais. Je comprenais rien de rien à ce film...mais j'ai quand même persévéré et j'ai bien fait.
Voilà un film d'espionnage, mâtiné de romance, bien sympathique et avec lequel j'ai passé un très bon moment. Ce n'est pas le film du siècle, mais en même temps, un petit film divertissant, comme celui ci, de temps en temps, ça ne fait pas de mal.
Bon, j'avoue, il aurait pu être un chouia moins complexe, car, à un moment j'avais du mal à suivre...mais au final, je trouve ça bien que le spectateur ne soit pas passif devant son écran et fasse fonctionner ses petites cellules grises pour comprendre. C'est plus drôle ainsi.
Clive Owens et Julia Roberts forment un couple des plus charmants et très crédibles en espions (oui oui, j'ai dit très crédible).

Voilà un film qui se laisse regarder avec grand plaisir et qui ménage le suspense et les surprises jusqu'à la dernière seconde. J'ai été soufflé par le dernier retournement de situation. Un film divertissant que je vous conseille si vous voulez passer une agréable soirée. 


59/ Vu le 8 juillet 2014

Film de Clint Eastwood: avec Kevin Costner, Clint Eastwood, Laura Dern, Leo Burmester... (1993)

Un Eastwood de très bonne facture et qui n'a pas tellement vieilli.
Je l'avais vu à sa sortie, en 1993, au cinéma, sauf qu'on m'avait gâché la fin en me la racontant (on en discutait au lycée et, avant que j'ai pu dire que j'allais le voir deux jours plus tard, on me raconta ce qui arrivait au personnage principal, à la fin. J'en ai un peu voulu à la jeune fille qui m'avait fait ce coup là).
Kevin Costner est vraiment dans un rôle à sa mesure (c'était l'époque où il explosait après son succès de « Danse avec les loups »), un méchant qu'on aime aimer et détester. En fait, on se retrouve un peu dans Phillip, le petit gamin pris en otage : on ne sait pas sur quel pied danser : on se prend d'affection pour ce taulard en fuite, mais on est déstabilisé quand on le sens prêt à faire une connerie.
J'ai trouvé la relation entre Butch et Philip très jolie et très émouvante (j'ai encore eu de la peine à retenir mes larmes).
Un road movie très intense, très beau et parfois tendre et cruel. Un film comme on en fait plus beaucoup aujourd'hui et c'est fort dommage. 


60/ Vu le 9 juillet 2014 (Coup de Coeur )

Film de Rémi Bezançon: avec Jacques Gamblin, Zabou Breitman, Déborah François, Marc -André Girondin, Pio Marmai... (2008)

Que dire... Je reste sans voix (et sans mot pour le coup) devant cette petite pépite. Ce film est un pur joyau qu'il faut conserver le plus longtemps possible.
Il y avait longtemps qu'un film ne m'avait pas autant fait vibrer et chamboulé le cœur, et fait vivre autant d'émotion : je suis passé du rire aux larmes d'un instant sur l'autre.
Tous les acteurs sont justes, au diapason (jusqu'au plus petit rôle). C'est drôle, triste, subtil, émouvant...C'est la vie simplement...Notre vie.
Pendant 1h50, j'ai eu l'impression d'être un membre de la famille Duval. Un petit frère qui regarde le film de la vie de ses proches.
J'ai aimé la construction du film : choisir 5 instantanés de la vie, correspondant à 5 jours importants de chaque membre de cette famille. J'ai aimé la poésie des dialogues, mais aussi des images (la scène de « la lecture du journal intime de Fleur par sa mère »), la scène ou Fleur perd sa petite fleur (je sais c'est nul mais il fallait que je la fasse).
J'ai tout aimé dans ce film et je n'arrive pas à mettre des mots sur mon ressenti. En fait, je suis encore dans le film, un peu dévasté il est vrai. J'ai le cœur gros et je n'avais pas envie de les quitter. Je pense que ce film me marquera pour longtemps et fera partie des films importants de ma vie.
Un autre point important qui m'a fait kiffer : la Bande son du film. Les chansons sont toutes géniales. Une BO qui risque de rejoindre mon petit chez-moi (c'est souvent ça quand un film m'a touché).
En fait, c'est difficile de parler de ce film. C'est un film qui se vit, car ce film, c'est LA vie. 
Un vrai coup de cœur pour ce film qui voit débuter le premier jour du reste de ma vie.




61) Vu le 10 juillet 2014 (TV)


Film de Jean-Pierre Meville: avec Lino Ventura, Simone Signoret, Paul Meurisse, Jean-Pierre Cassel... (1969)

Il est plaisant quelquefois de regarder un  "vieux film".  
Quand j'ai vu que France3 rediffusait « L'armée des ombres », je n'ai pas hésité un instant à me plonger dans ce monument du patrimoine du cinéma français.
Qu'est ce que ça fait du bien de prendre le temps de poser une histoire, de se laisser bercer par la  lenteur du film. Ce qui était important, à l'époque dans un film, c'était les silences. Celui ci n'en manque pas et cela permet au spectateur de se focaliser sur les visages, les expressions et les sons extérieurs qui ne sont pas parasités par la musique (à notre époque, les réalisateurs se croient obligé de mettre une musique drôle ou dramatique pour mettre l'accent sur une action quelconque. Belle erreur!).
Ce qui a retenu mon attention, ce sont la performance des acteurs, de Lino Ventura à Paul Meurisse, en passant par Jean-Pierre Cassel ou Simone Signoret. Quelle époque, mon dieu, mais quelle époque : l'époque des grands acteurs/actrices, qui n'avaient pas besoin d'être des gravures de modes, mais d'avoir une « gueule ». Tout passait dans le regard et le jeu sobre des acteurs, et surtout celui de Lino Ventura, qui n'a pas besoin d'en faire des tonnes pour impressionner.
Surtout, ce grand film de Melville (l'un de nos plus grands réalisateurs français) est un superbe hommage aux résistants, et il le filme de manière sobre, digne et touchante. Alors bien sûr ne vous attendez pas à un film d'action où ça pétarade dans tous les sens., vous seriez déçu.
Petite anecdote : en voyant Serge Reggiani apparaître dans le rôle d'un barbier, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à sa chanson   Le Barbier de Belleville, qu'il chantera 8 ans plus tard. 
Un film magistral qui fait partie de notre patrimoine cinématographique et dont on doit être fier. Un chef-d'oeuvre comme il n'en existe plus de nos jours. 


Voilà pour ce dix-huitième  rendez-vous du Kestavu au ciné cette semaine?

Et vous Kavezvousvu au ciné cette semaine?