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mardi 19 février 2019

Dans le même bateau?

4e de couverture: « Je hais la Saint Valentin ! » C’est la devise d’Emily, exaspérée par cette fête stupide qui célèbre l’amour en rose, alors qu’elle-même n’y croit plus. Pas de chance, elle doit organiser sur ce thème une croisière de luxe et, comme si cela ne suffisait pas, découvre que son ex, qui l’a plaquée juste avant leur mariage, est sur la liste des passagers. Pour affronter la situation avec dignité, elle décide de ruser et de faire croire qu’elle-même a un fiancé à bord. Une supercherie astucieuse mais pas sans risque pour son petit cœur brisé...

En ce mois de Saint Valentin, rien de tel qu'une petite romance pour se vider la tête. 

Après deux lectures passionnantes mais complexes  ("Berlin Finale" et "Nord et Sud"), j'avais besoin d'une petite lecture doudou. 
Dans ces cas là, je me tourne souvent vers la collection LJ, une collection qui me fait du bien et qui pour l'instant, ne m'a jamais déçu.

Encore une fois ,c'est le cas avec leur dernier titre "Dans le même bateau?". Un titre qui parle justement de Saint valentin, et de croisière. Quoi de mieux pour rêver un peu. 
J'ai adoré ce titre et son pitch de départ: une jeune femme déçue par l'amour qui doit organiser une croisière pour les amoureux. Comment vous dire que cela ne va pas être facile. 

J'ai beaucoup aimé le personnage d'Emily et me suis retrouvé en elle: comme elle, j'ai en horreur la Saint Valentin , et comme elle, j'ai des doutes plein la tête me concernant. Donc, je peux vous dire que j'ai été à fond avec elle, tout au long de cette romance. Surtout que l'autre personnage, Matt Cohen est vraiment le type sûr de lui, imbuvable avec les nanas, qu'il jette parfois comme un kleenex. Enfin, c'est l'apparence qu'il se donne. 
Ces deux là, qui se connaissent depuis l'enfance, vont bien évidemment jouer au chat et à la souris tout au long du livre, mais c'est ce qu'on recherche dans une comédie romantique. 

Alors, je vous l'accorde, on connait le schéma d'une comédie romantique qui ne varie pas tellement, mais au fond ce n'est pas de l'originalité sur la forme qu'on recherche dans ce genre de livre. C'est principalement à se faire du bien et passer un bon moment...et surtout être emporté par les personnages. C'est eux, que l'on va apprécier ou non, qui fait qu'on va se sentir bien. 
Cette romance fait super bien le job: elle est enjouée, plaisante à lire, drôle, enlevée. Elle nous réchauffe le coeur pendant quelques jours et on se sent bien. 

Cassandra Rocca réussit à nous faire rêver et à mettre du baume sur notre petit coeur. Et c'est tout ce qu'on demande au fond à ce genre d'histoire. En tout cas, pour moi, cela était le bon moment. J'ai beaucoup aimé. Et, je le répète encore, mais la collection LJ est faite pour mon petit coeur de romantique. 


Au final, une petite romance drôle et rythmée, qui va vous mettre du baume au coeur...et surtout vous emmener en voyage sur un paquebot pour peut être y trouver l'amour...qui sait? En tout cas, laissez vous tenter par ce titre ou même les autres titres de cette collection, si comme moi, vous êtes fan de comédies romantiques. Vous ne serez pas déçu. 

Merci aux Editions J'ai Lu pour ce petit bonbon livresque. 

Cassandra Rocca: Dans le même bateau?, (Tutta Colpa di quel bacio), J'ai lu, collection LJ, 285 pages, 2018


samedi 24 novembre 2018

Roméo cherche Roméo

4e de couverture: Gay, gaffeur et célèbre malgré lui... Le cousin de Bridget Jones ! James vient de rompre. Comme il tourne en rond dans son studio et au boulot, il décide de reprendre sa vie amoureuse en mains. Mais à l ère digitale, pas facile de rencontrer le grand amour romantique ! En attendant, jouant de son humour et de sa belle plume, James trompe l ennui en racontant sur son blog ses blind dates sous le pseudo de Roméo. Une initiative qui ne tarde pas à faire le buzz. Mais qui est donc Roméo ? Devenu malgré lui une célébrité du net, James ne se doute pas des péripéties qui vont suivre. L amour sera-t-il au bout de l aventure ?

Enfin, je suis arrivé au bout d'une lecture! Champagne! 


Quand la Collection "LJ" a été lancé en mai 2018, j'avais dans l'espoir qu'elle propose des comédies romantiques variées, pour tous les styles et tous les genre de lecteurs/lectrices. 
Alors, quand j'ai vu qu'ils allaient proposer une comédie romantique gay, j'ai sauté sur l'occasion pour la découvrir. Surtout que j'étais peu enclin à la lecture ces derniers temps (lecture de romans du moins, car j'ai lu plein de manga et de BD entre temps) et qu'une petite comédie était peut être le bon moyen pour sortir de ma léthargie. 

Ce fut le cas avec cette comédie romantique gay, très enlevée, drôle et touchante à la fois...mais surtout hyper réaliste et pas cliché du tout. 
Nous allons rencontrer James, qui vient de larguer son compagnon, depuis 6 ans, Adam. C'est ainsi que ce journaliste de 35 ans, pour un journal à scandale va se retrouver sur les sites de rencontres à la recherche de son prochain Roméo. Il décide alors de créer un blog pour y narrer ses aventures et ses rencontres avec des mecs. 

Puisant dans son expérience, je suppose, Justin Myers, va alors nous narrer les aventures parfois rocambolesques de James, tout en le confrontant, progressivement à la célébrité...car oui, quand on tient un blog, on s'expose quoi qu'on en dise, même sous couvert d'anonymat...surtout quand on y raconte sa vie privée, qui ne l'est plus tellement, même si on change certains détails. J'ai trouvé ce point de vue très intéressant, de découvrir les affres de la célébrité et surtout les travers de celle ci à travers le parcours d'un mec lambda...car James est un gay tout a fait normal, qui certes, va se taper un sportif local célèbre (mais, c'est une fiction, ne l'oublions pas)...cependant ce point de détail est là pour parler de coming out dans le milieu sportif. Un milieu pas si évident que ça, surtout en ce qui concerne l'homosexualité. Ce point de vue là fut très intéressant à découvrir. 

Alors, certes, James peut paraître égocentrique et très centré sur lui et ses problèmes  au fil du roman, jusqu'au point d'agacer, mais cela va de pair avec sa notoriété naissante. Et on le lui pardonne facilement. 
L'autre point très drôle du roman sont justement ces articles sur les Roméo que l'auteur insère entre deux chapitres et qui sont à mourir de rire. Surtout que James en rencontre des gratinés parfois, comme le "Roméo Crade". Oh mon dieu, quelle horreur! J'en frissonne encore! 
Cette comédie romantique parle aussi des dangers du net et le revers de la médaille quand on s'expose publiquement. C'est très bien retranscrit par Justin Myers qui vit lui même cette exposition puisqu'il tient un blog. Il sait donc de quoi il parle. 

Au final, une comédie romantique qui a réussi à me sortir de ma léthargie. Une comédie drôle, touchante, cash parfois dans ses actions sans être vulgaire et très réaliste, qui m'a fait passer un très bon moment. Elle parle d'amour mais pas que, puisqu'on y parle de notoriété, des dangers du net et des conséquences que certains actes fait sur le net ont dans la vie réelle. C'est bien ficelé, enlevé, et il est toujours réconfortant de voir un personnage gay normal dans une romance. Ni moche, ni trop beau. Juste normal! Quelqu'un à qui le lecteur peut s'identifier. Et ça fait du bien! 
Encore une fois, la collection LJ a su me divertir et ne m'a pas encore déçu. Elle est vraiment la collection de "Comédie Romantique" que j'attendais. 

Merci aux Editions J'ai Lu pour leur confiance. 

Justin Myers: Roméo cherche Roméo, (The Last Romeo), J'ai Lu, Collection "LJ", 351 pages, 2018



samedi 20 octobre 2018

Journal d'une fille motivée Tome 2: l'année détox

4e de couverture: Comment repartir sur de nouvelles bases quand on a :
30 ans et un bébé 
Deux hommes dans sa vie — un amoureux gentleman, mais jaloux, et un ex, roi de la loose (accessoirement aussi papa du bébé), prêt à tout pour vous reconquérir 
Une ex-belle-mère qui ne lâche pas l’affaire 
Une famille aussi adorable qu’insupportable qui croit tout savoir
Et une énoooorme envie de bonheur
Réponse : il faut être MO-TI-VÉE ! Et motivée, Juliette l’est !

Risque de Spoilers sur le premier tome. 

Retour de la très charmante et pétillante Juliette dans des aventures toujours drôles et touchantes. 

Cet été, j'avais découvert le premier journal de cette trentenaire avec enfant, Juliette, qui se retrouvait à élever sa fille seule. 

Une nouvelle année commence et le roman débute là où le premier tome s'était terminé: Juliette sort avec Alex Dalton, son ex Nick, essaie de la récupérer, et elle habite toujours au dessus du Pub de ses parents. 

J'ai trouvé ce 2e tome beaucoup  plus mature que le premier. On sent que Juliette évolue et reprend sa vie en main. Elle a vraiment le profil d'une mère célibataire de trente ans, qui ne se comporte pas comme une adolescente. En tout cas, je n'ai pas ressenti cela dans ce tome là. 
De même l'écriture de Suzy Quinn est plus posée, même si elle garde pour nous ce côté loufoque et drôle qu'on aime tant. 

Il faut tout de même dire que ce 2e tome est dans la même lignée que le premier, la maturité en plus, que ce soit du côté de Juliette, mais également de Nick, l'ex de Juliette et le père de la petite Daisy (une petite fille qui me fait toujours autant craquer), qui essaie de devenir un bon père et tout de même de vouloir récupérer Juliette (alors qu'il vient juste d'avoir un enfant avec Sadie, l'ex meilleure amie de Juliette. Comme vous voyez, même s'il y a du mieux, Nick est toujours irresponsable). 

La famille de Juliette est toujours aussi loufoque, que ce soit sa mère, sa soeur Brandi, ou John Boy, cousin de Juliette, qui revient avec une jambe en moins d'Afghanistan (pas très sûr du pays entre nous soit dit).J'ai trouvé ce personnage très attachant et qui apporte un petit peu de gravité (sans conséquence rassurez vous, cela reste une comédie), qui nous rappelle notre réalité. 
Le seul petit bémol, au niveau des personnages, c'est Alex. Je l'ai trouvé ici, très distant, froid et sa jalousie envers Nick est incompréhensible et énervante. Son comportement le fait passer pour un gros crétin. C'est bien dommage car, il est censé être l'élément romantique du livre puisque l'auteure décide de le mettre en couple avec l'héroïne...sauf que je n'avais pas envie de voir ça. Honnêtement, j'ai préféré l'évolution de Nick sur ce coup là. 
Du coup, le final, m'a laissé un peu froid mais tout de même avec l'envie de lire le tome suivant (qui j'espère sortira) ...en espérant qu'Alex change de comportement envers Juliette. 

Au final, un 2e tome dans la même lignée que le premier au niveau des aventures de Juliette et du ton (drôle, attachant et touchant) que lui donne Suzy K. Quinn, avec un soupçon de maturité en plus. J'aime quand les personnages évolue vers un côté plus adulte. C'est toujours aussi rafraîchissant. 
En tout cas, si vous avez aimez le premier volet, vous aimerez retrouver la suite des aventures drôles et touchantes de Juliette Duffy. 

Merci aux Editions J'ai Lu de m'avoir permis de continuer le voyage dans la vie mouvementée de Juliette.

Suzy K. Quinn: Journal d'une fille motivée: l'année détox, (The Bad Mother's Detox), J'ai Lu, collection L.J., 380 pages, 2018


vendredi 13 juillet 2018

Journal d'une fille débordée Tome 1: l'année de l'intox

4e de couverture: Mon rêve : un bébé, une jolie maison, un jardin plein de jeux en bois, un petit carré potager. M’éclater à faire des gâteaux. Me marier en blanc… Ma vie en vrai : 10 kilos de plus qu’avant ma grossesse, une fois nue et après avoir fait pipi, une chambre (petite) chez mes parents, un ex-fiancé envolé avec ma meilleure amie ! Mais comme disait ma grand-mère : « Le but n’est pas de s’abriter des orages, mais d’apprendre à danser sous la pluie.» Un journal à la Bridget Jones comme on les adore ! L’héroïne nous plonge au jour le jour dans son petit univers à la fois revigorant et cabossé. De quoi sourire et rire, du 1er janvier au 31 décembre !

La nouvelle Bridget Jones est arrivée et elle se nomme Juliette! 
3e titre de la nouvelle collection LJ et je peux affirmer que cette collection est faite pour moi, et pour tous les amoureux des comédies romantiques! 
J'ai été enthousiasmé par ce titre. 
Déjà, j'aime beaucoup le côté journal intime (je garde encore un souvenir ému de ma découverte et de ma lecture de Bridget Jones, il y a quelques années maintenant.) 
A la différence de  Bridget Jones, Juliette est déjà en couple et a déjà un enfant. Ce n'est  donc pas le schéma de la trentenaire célibataire qui recherche à tout prix à se caser. Non, Juliette a déjà tout ça...sauf que tout va basculer un certain jour d'avril: celui de son mariage; 

j'ai tout aimé dans ce livre:l'histoire, bien sûr, qui ressemble à tout ce que j'aime en comédie roomantique: l'amour, la trahison, les rencontres, les mensonges... mais surtout j'ai beaucoup aimé  les personnages, tous avec leur caractère propre: Juliette, la jeune femme un peu boulotte (normal après une grosesse me direz vous) qui va voir son monde s'écrouler et qui va être obligé d'aller revivre chez ses parents; de ses parents justement, qui m'ont beaucoup ému (leur amour est tellement beau après toutes ces années de mariage que cela donne encore de l'espoir de croire en l'amour). Ses soeurs, Brandi et Laura aux caractères complètement opposé, la rebelle qui a déjà un enfant (Callum, le petit rebelle, tout comme sa mère) et la discrète .Laura, studieuse et sortant avec Zach, jeune homme de bonne famille (la famille Dalton possède une chaîne d'hôtel de luxe dans le monde entier). Sans oublier Althéa, la meilleure amie de Juliette, toujours là pour l'épauler. 
Puis, il y a aussi Alex, frère de Zach, et qui va aider Juliette dans la préparation du marathon de l'hiver: ces deux là se connaissent depuis l'enfance et on sent de suite qu'il vont jouer au jeu du chat et de la souris, en se tournant autour. 
Mais c'est sans compter Nick (le père de la petite Daisy et le compagnon de Juliette) et Helen, la belle mère que l'on aime détester: qu'est ce que j'ai pu les haïr, ces deux crétins là. 

Enfin, voilà un journal plein de vie, enlevé, drôle, avec des répliques qui fusent comme dans une bonne comédie romantique, au style fluide, qui coule tout seul. 
On voit les mois de l'année s’égrener au fil du parcours du combattant de Juliette pour reprendre sa vie en main, avec ses joies, ses peines, ses doutes, ses colères. En vérité, la vie d'une trentenaire d'aujourd'hui. 

Au final, j'ai beaucoup aimé ce premier tome, au style enlevé, drôle, et touchant. Juliette est un personnage auquel le lecteur s'attache de suite (sans oublier la petite Daisy, qui est adorable comme tout) et qu'il voit évoluer avec bonheur dans sa vie chaotique. C'est un regard à la fois tendre et touchant sur la condition des mères célibataires, qui doivent assumer un enfant, tout en pensant à elle et à leur propre vie de femme. Heureusement que Juliette est aidée par une famille aimante et soudée, auquel on aimerait tous appartenir. J'ai adoré et je vous conseille vivement de partir à la rencontre de Juliette Duffy, qui n'a rien à envier à Bridget Jones! Et vivement la suite (dont le Tome 2  paraîtra le 5 septembre 2018, toujours chez J'ai lu, dans la collection LJ), afin de découvrir la vie de Juliette lors d'une nouvelle année, qui s'annonce riche en péripéties, pour notre plus grand bonheur! 

Merci aux Editions J'ai Lu  pour la découverte de ce journal fort drôle! 

Suzy K. Quinn: Journal d'une fille débordée T.1: l'année de l'intox, (The Bad Mother's diary), J'ai Lu, Collection LJ, 286 pages, 2018


lundi 11 juin 2018

Pas facile d'être une fille facile

4e de couverture: Jordan débarque à New York avec un plan bien précis : trouver un mari. Pas le genre craquant mais pauvre comme Job. Un mari qui lui assurera sécurité et sérénité. Décidée à épouser un médecin – Chef de service, évidemment —, elle dégote un petit boulot de serveuse pile en face d’un hôpital. Mais le matin de sa première journée de travail, elle s’évanouit… et reprend conscience dans les bras d’un jeune médecin très beau mais surtout très endetté.

Hommage à "Diamants sur canapé", cette comédie romantique vous fera fondre. 

2e découverte de la nouvelle collection de chez J'ai lu, la collection  LJ, consacrée aux comédies romantiques, "Pas facile d'être une fille facile fut un petit délice à lire. 
J'ai été complètement sous le charme des deux personnages principaux (Jordan (la fille "facile") et Rory (le médecin "sauveur"), dont on va suivre les pérégrinations et leur petit jeu du chat et de la souris, en alternant les points de vue de chacun. J'aime quand les chapitres sont racontés par des personnages différents, surtout quand ils sont concentré sur deux personnages. Car oui, le roman se concentre vraiment sur Jordan et Rory, les autres personnages étant vraiment secondaires, mais essentiels pour l'avancée de l'histoire (comme pour tout bonne comédie romantique qui se respecte); 

Anna Premoli réussit tout de même le pari de nous faire aimer un personnage vénal en la personne de Jordan: en effet, celle ci ne cherche qu'un mari fortuné qui va l'entretenir...et son dévolu devra se fixer sur un médecin, divorcé deux fois, et qui prendra soin d'elle. Voilà pourquoi, elle a choisi ce travail de serveuse dans la cafétéria juste en face de l'hôpital. Sauf que son premier jour de travail va se terminer rapidement aux urgences de l'hôpital, où elle sera pris en charge par Rory. 
Si on aime Jordan, malgré son côté vénal, c'est que l'auteure donne de l'aspérité à son personnage, et le lecteur se rend compte que Jordan n'est pas celle que l'on pense. Derrière son envie de mari riche et occupé, se cache en fait un sentiment d'insécurité (je l'ai ressenti comme ça), mais je n'en dirai pas plus, car ce serait dévoiler beaucoup de chose (qui se rapporte à sa mère,entre autre mais...chut). 

On tombe également sous le charme de Rory, ce jeune médecin urgentiste qui ne vit sa vie que pour ses patients, au point de délaisser sa riche petite amie", et qui va se retrouver désarçonné par sa rencontre avec Jordan. 

On est typiquement dans une comédie romantique, pur jus. Tous les codes sont là et Anna Premoli les utilise fort bien afin de croquer des personnages attachants, avec un style enlevé et parfois caustique, qui peut surprendre mais qui, au final, nous charme. C'est aussi un bel hommage au film "Diamants sur canapé" (que je n'ai pas encore vu, et il faut que je répare cette erreur) dont Jordan est fan et qui sera déçu à la lecture du roman, tiré de son film préféré (Petit déjeuner chez Tiffany"  de Truman Capote)..;car oui, la littérature tient une petite place dans le roman. Un autre point positif pour tous les amoureux des livres. 

Au final, une comédie romantique enlevée, drôle, parfois caustique, rempli d'une tendresse, que j'ai pris plaisir à lire. J'ai aimé l'alternance des points de vue de Jordan et Rory, qui permet d'assister au petit jeu du chat et de la souris de deux êtres qui n'étaient pas fait, à priori, pour se rencontrer et s'entendre, (à moins que Cupidon soit caché quelque part, en embuscade?). Encore une fois, un bon point pour la collection LJ. J'ai hâte de découvrir les prochains titres de cette collection...en espérant, y retrouver un autre titre d'Anna Premoli à l'avenir. 
Quand on a pas le moral, une petite comédie romantique fait toujours du bien à notre petit coeur, qu'elle soit en image ou en mots. Alors,amoureux des livres et fans de cinéma, laissez vous tenter par Jordan et Rory.  

Merci aux Editions J'ai Lu pour cette petite bulle de bonheur. 

Anna Premoli: Pas facile d'être une fille facile, (Un imprevisto chiamato amore), Editions J'ai Lu,Collection LJ, 287 pages, 2018


mercredi 16 mai 2018

J'irai danser (si je veux)

4e de couverture: Diane danse comme une enclume, aime les chats, se trouve moche et déteste les mariages. Surtout le sien. Elle vient de se faire plaquer pour « quelqu’un d’autre » (sexe non-identifié mais prévisible, genre « jeune pétasse »)… Désagrégée ou presque, Diane est secouée par sa meilleure amie. Celle-ci lui suggère de se remettre au plus vite sur le marché de la séduction, en commençant tout doux par le « frenchage », le flirt. Ji-Pi, le charmant comptable du quatrième étage, marié, devrait faire l’affaire. Enfin, normalement…

Premier titre de la nouvelle collection de chez J'ai lu,  LJ, "J'irai danser (si je veux)" est une petite pépite. 

En découvrant le premier roman de cette nouvelle collection de comédies romantiques, je ne m'attendais pas du tout à être surpris comme cela. 
Comme pour toute comédie romantique, je m'attendais à avoir une belle histoire d'amour semé d’embûches, qui se termine forcément bien à la fin...comme dans toute  comédie romantique. Que nenni. Pas de ça ici. 
Le roman de Marie-Renée Lavoie,donne la parole à une femme trompée, qui vient de se faire larguer par son mari, après 25 ans de mariage. On assiste alors impuissant, à toutes les remises en questions et les changements qu'elle va vouloir instaurer dans sa vie, afin de rebondir après ce départ. On y parle de reconstruction, de solitude, aussi, car Diane, qui a eu trois enfants, les à vus partir vivre leur propre vie, et se retrouve donc seule dans cette maison où elle a tant de souvenirs. 
J'ai aimé les personnages croqués par Marie-Renée Lavoie et, en premier lieu, Diane: narratrice de ce roman, elle nous emporte avec elle dans ses folies, ses galères, en nous faisant passer du rire aux éclats, aux larmes les plus intimes. La détresse de Diane, quelquefois, m'a beaucoup ému, tellement que j'en ai pleuré (une scène en particulier vers la fin du livre). Heureusement, le rire est là pour contrebalancer, et les facéties de Diane, accompagné par sa meilleure amie Claudine, m'ont fait souvent sourire et rire. 

Ce roman est une réflexion sur le temps qui passe, sur les mariages que l'on pense voir durer et qui se terminent fatalement, par le départ de l'autre. Ce qui fut intéressant, justement, c'est de voir un personnage central, proche de la cinquantaine, (ce qui est peu courant dans les romances) qui doit se reconstruire. Alors, il va bien y avoir du frenchage (comprendre du flirt) avec le beau JP, du quatrième, mais ce n'est pas ça l'éssentiel. Il est juste là pour passer une étape. 

Un autre point qui m'a plu fut le style de l'auteure: il est enlevé, drôle émouvant, mais surtout, il a ce ton particulier, cet accent québécois que j'affectionne tant et qu'on retrouve dans les dialogues. Ces dialogues qui chantent à notre oreille et qui sonnent si vrai. (Alors, il est vrai que certains mots ou expressions vont vous sembler étrangères, mais un glossaire avec les mots et expressions québécoises se retrouvent à la fin du livre, pis, à un moment, qu'est ce tu veux, tu comprends t'y ce qui disent. Enfin, j'ai adoré ça, retrouver c't'accent là, que j'aime particulièrement. 

Vous l'aurez donc compris, pour moi, c'est un gros crush que ce livre, qui m'a fait passer du rire aux larmes en deux secondes. C'est un roman qui sort des sentiers battus des comédies romantiques, de par l'âge de l'héroïne (49 ans) mais aussi parce qu'il se focalise sur l'après rupture, et le parcours du combattant de cette femme qui voit sa vie de femme et de famille chamboulée par le départ de son mari avec une autre (et une plus jeune forcément). C'est drôle, émouvant, touchant. Une jolie découverte et un gros point positif pour le départ de cette nouvelle collection "LJ". 
En tout cas, je vous encourage fortement à faire la connaissance de Diane, une femme, comme vous, comme moi, qui parlera à beaucoup de monde. En refermant le livre, j'avais l'impression de quitter une amie. Et ça pour moi, c'est le gage d'un livre réussi. 

Merci aux Editions J'ai lu pour la formidable découverte de ce roman et de cette nouvelle collection (LJ) qui démarre fort avec ce titre. 



Marie-Renée Lavoie: J'irai danser (si je veux), Editions J'ai lu, Collection LJ, 251 pages, 2018