4e de couverture: Londres, 1940. Soucieux de pallier l’anéantissement de l’armée britannique à Dunkerque, Winston Churchill a une idée qui va changer le cours de la guerre: créer une branche noire des services secrets, le Special Operation Executive (SOE), chargée de mener des actions de sabotage et de renseignement à l’intérieur des lignes ennemies et dont les membres seraient issus des populations locales pour être insoupçonnables. Du jamais vu jusqu’alors.
L’existence même du SOE a été longtemps tenue secrète. Soixante-cinq ans après les faits, Les Derniers Jours de nos pères est un des premiers romans à en évoquer la création et à revenir sur les véritables relations entre la Résistance et l’Angleterre de Churchill.
Le succès que connait Joël Dicker depuis quelques années, est venu, avec son 2e roman "La Vérité sur l'affaire Harry Québert". Un roman que beaucoup de monde à lu, sauf moi (et ce n'est pas faute de l'avoir puisqu'il traîne dans ma PAL depuis quelques temps).
Sauf que parfois, j'aime bien lire les livres d'un auteur dans l'ordre chronologique d'écriture. C'est pourquoi, je me suis procuré son premier roman "Les derniers jours de nos pères, reparu en poche, après le succès de ses deux romans suivants. Et je l'ai ressorti à l'occasion de la sortie du 4e roman de Joël Dicker.
En fait, je voulais savoir pourquoi ce livre était passé inaperçu. Et je pense l'avoir compris en le lisant.
Le sujet est des plus intéressants: l''auteur raconte la naissance des services secrets anglais mis en place par Churchill au début de la 2nde guerre mondiale, et tout ça, à travers la Section française (section F) et certains de ses agents tels que Pal, Gros, Laura, Claude, Stanislas et quelques autres.
Ce n'est pas un roman dénué d'intérêt, pour celui qui, comme moi s'intéresse à cette période, surtout que ce prisme des services britanniques et de ses agents secrets, n'a pas souvent croisé ma route, je l'avoue. L'auteur maîtrise assez bien son histoire qui n'est pas dénué de rebondissements qui peuvent tenir en haleine.
Oui, mais voilà, si la première partie concernant l'entrainement en Angleterre de ces français, comme Pal, Gros et consort est bien menée et fait qu'on commence un peu à s'attacher à eux, toute la partie espionnage, résistance en France m'a paru un peu brouillonne et moins fouillé au niveau des caractères des personnages. Et puis, ceux ci, comme Pal, font des choses stupides qui font que je n'ai pu être qu'exaspéré par cela.
l'auteur survole trop à mon avis, la partie "résistance" du roman, préférant se focaliser sur des choses intimes sur les personnages, ce qui est dommage, je trouve, car cela rend le tout un peu futile, au final.
Un autre point qui a fait que je n'ai pas pu apprécier ce roman comme je le voulais, c'est que le style n'était pas maîtrisé (attention cela se lit bien, mais on sent que l'auteur se cherche), faisant que le style est un peu balbutiant. Mais je le comprend parfaitement, l'auteur était jeune et c'est un premier roman, donc, il se cherchait encore stylistiquement parlant. Voilà pourquoi, je suis allé au bout. Pour l'histoire d'abord, qui se tient à peu près jusqu'au bout malgré la futilité de certaines actions, et pour la période évoquée.
Au final, un premier roman au style balbutiant, qui, m'a tenu jusqu'au bout pour la période évoquée (la Seconde Guerre mondiale à travers les services secrets britanniques) mais qui pêche parfois par certaines absurdités dans les actions des personnages. Des Personnages qui manquaient de profondeurs, en survolant même certains comme Stanislas ou Claude, par exemple.. Ce n'est pas totalement mauvais, mais pas un grand livre non plus. Mais cela ne m'empêchera pas de lire un autre Joël Dicker, (parce que son 2e livre est déjà dans ma PAL) pour voir l'évolution de cet écrivain au succès grandissant.
Joël Dicker: Les derniers jours de nos pères, De Fallois poche, 450 pages, 2012/2015 (pour l'édition poche)
Bienvenue dans ce Kabaret où je vous parlerai de mes lectures, mais également de séries, de cinéma, de musique...
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lundi 19 mars 2018
vendredi 9 juin 2017
Hunkeler et l'affaire Livius
4e de couverture: Le corps d’un homme est découvert le jour de l’an dans un jardin des faubourgs de Bâle, dans un territoire sous juridiction française. Le mort a été abattu, mais a été suspendu à un croc de boucher aux solives de son cabanon de jardin, comme un quartier de viande.
Les indices mènent l’inspecteur Peter Hunkeler en Alsace, mais aussi dans la vallée de l’Emmental. Ce meurtre va devenir une affaire très sensible, plus destinée aux historiens qu’à la police.
Le commissaire Hunkeler est un personnage très célèbre en Suisse,qui vient de faire son apparition cette année, dans les librairies françaises.
Ce roman mettant en scène Hunkeler est la 6e enquête du commissaire. Avant de vous donner mon avis, je voulais simplement signaler que, malgré qu'Hunkeler soit un personnage récurrent de Hansjörg Schneider, qui apparait dans plusieurs livres, il n'est pas dérangeant de les lire dans l'ordre. Vous pouvez facilement commencer par celui là, car la vie personnelle du héros est peu développée et l'auteur donne quelques petites infos sur la situation actuelle d'Hunkeler.
Maintenant, venons en à ce que j'en ai pensé.
Je pense qu'on le sait tous, la lecture suivant un coup de coeur livresque n'est jamais évidente. On a tellement adoré le livre précédent, qu'on y pense encore et qu'on a un peu de mal à en sortir.
La chance, tout de même, c'est que je suis passé à un genre tout à fait différent (passant d'un roman historique sur le tango en Argentine à un roman policier se passant en Suisse: il n'y a donc pas de comparaison à avoir et ainsi ,le prochain livre à toutes les chances de plaire).
Il m'a fallu tout de même un petit peu de temps pour entrer dans ce livre. Il faut dire que c'est un polar qui prend son temps: j'ai ressenti une certaine lenteur et un côté contemplatif, qui ne m'a pas déplu, mais que je ne m'attendais pas à voir dans un polar. Alors, si vous recherchez de l'action, n'allez pas vers celui là car elle n'est pas du tout présente. On est plus dans une enquête classique, où il y a eu un meurtre et Hunkeler doit chercher qui est le coupable, en interrogeant les habitants du village.
Un homme a été retrouvé pendu dans une cabane de jardin limitrophe à la frontière franco-suisse. Les polices des deux pays vont devoir collaborer: cet aspect m'a plu et j'ai aimé voir les bisbilles entre les deux équipes lors des réunions de travail. malheureusement, celles ci sont peu nombreuses et on se retrouve souvent dans un schéma classique, à savoir, de suivre seulement Hunkeler dans l'avancement de l'enquête: dommage.
Je me suis aperçu aussi, lors de ma lecture, que j'avais à faire à un Hunkeler vieillissant, plus proche de la retraite et qui a apparemment été écartée de la police et qui est appelé en tant que "consultant" pour cette mission. Ainsi ,il passe plus son temps dans les cafés et les restaurants (à interroger les habitants du village sur le meurtre qui a eu lieu), à manger (qu'est ce qu'il peuvent manger dans ce livre!) plutôt que dans son bureau.
Le livre est devenu vraiment passionnant quand le passé de la victime resurgit, passé qui nous emmène vers la seconde guerre mondiale. Cette partie là fut passionnante car, l'action se déroulant en Alsace, l'auteur nous raconte alors comment la guerre s'est passée dans cette région "particulière" (en effet l'Alsace a toujours été partagée entre la France et l'Allemagne et pendant la guerre, les alsaciens n'avaient pas le droit de parler français et devaient travailler en Allemagne ou pour elle, et tous les actes de rébellion étaient sévèrement sanctionnés). Ce fut très intéressant, historiquement parlant, d'en apprendre plus sur cette période qui me fascine toujours autant.
En revanche, la solution finale est arrivé trop vite et un peu trop classique à mon goût.
Au final, un polar classique, qui ne manque pas d'intérêt, surtout quand il parle du passé de la victime. Un polar cependant très contemplatif (Hunkeler a un côté Barnaby, plus que McLane) où l'action n'est pas présente du tout. Ce n'était pas inintéressant mais pas transcendant non plus. J'ai bien aimé,mais il ne sera pas inoubliable.
Merci aux Editions Du Verger pour cette découverte malgré cet avis en demi-teinte.
Hansjörg Schneider: Hunkeler et l'affaire Livius, (Hunkeler und der Fall Livius), Le Verger Editeur, 280 pages, 2017
Les indices mènent l’inspecteur Peter Hunkeler en Alsace, mais aussi dans la vallée de l’Emmental. Ce meurtre va devenir une affaire très sensible, plus destinée aux historiens qu’à la police.
Le commissaire Hunkeler est un personnage très célèbre en Suisse,qui vient de faire son apparition cette année, dans les librairies françaises.
Ce roman mettant en scène Hunkeler est la 6e enquête du commissaire. Avant de vous donner mon avis, je voulais simplement signaler que, malgré qu'Hunkeler soit un personnage récurrent de Hansjörg Schneider, qui apparait dans plusieurs livres, il n'est pas dérangeant de les lire dans l'ordre. Vous pouvez facilement commencer par celui là, car la vie personnelle du héros est peu développée et l'auteur donne quelques petites infos sur la situation actuelle d'Hunkeler.
Maintenant, venons en à ce que j'en ai pensé.
Je pense qu'on le sait tous, la lecture suivant un coup de coeur livresque n'est jamais évidente. On a tellement adoré le livre précédent, qu'on y pense encore et qu'on a un peu de mal à en sortir.
La chance, tout de même, c'est que je suis passé à un genre tout à fait différent (passant d'un roman historique sur le tango en Argentine à un roman policier se passant en Suisse: il n'y a donc pas de comparaison à avoir et ainsi ,le prochain livre à toutes les chances de plaire).
Il m'a fallu tout de même un petit peu de temps pour entrer dans ce livre. Il faut dire que c'est un polar qui prend son temps: j'ai ressenti une certaine lenteur et un côté contemplatif, qui ne m'a pas déplu, mais que je ne m'attendais pas à voir dans un polar. Alors, si vous recherchez de l'action, n'allez pas vers celui là car elle n'est pas du tout présente. On est plus dans une enquête classique, où il y a eu un meurtre et Hunkeler doit chercher qui est le coupable, en interrogeant les habitants du village.
Un homme a été retrouvé pendu dans une cabane de jardin limitrophe à la frontière franco-suisse. Les polices des deux pays vont devoir collaborer: cet aspect m'a plu et j'ai aimé voir les bisbilles entre les deux équipes lors des réunions de travail. malheureusement, celles ci sont peu nombreuses et on se retrouve souvent dans un schéma classique, à savoir, de suivre seulement Hunkeler dans l'avancement de l'enquête: dommage.
Je me suis aperçu aussi, lors de ma lecture, que j'avais à faire à un Hunkeler vieillissant, plus proche de la retraite et qui a apparemment été écartée de la police et qui est appelé en tant que "consultant" pour cette mission. Ainsi ,il passe plus son temps dans les cafés et les restaurants (à interroger les habitants du village sur le meurtre qui a eu lieu), à manger (qu'est ce qu'il peuvent manger dans ce livre!) plutôt que dans son bureau.
Le livre est devenu vraiment passionnant quand le passé de la victime resurgit, passé qui nous emmène vers la seconde guerre mondiale. Cette partie là fut passionnante car, l'action se déroulant en Alsace, l'auteur nous raconte alors comment la guerre s'est passée dans cette région "particulière" (en effet l'Alsace a toujours été partagée entre la France et l'Allemagne et pendant la guerre, les alsaciens n'avaient pas le droit de parler français et devaient travailler en Allemagne ou pour elle, et tous les actes de rébellion étaient sévèrement sanctionnés). Ce fut très intéressant, historiquement parlant, d'en apprendre plus sur cette période qui me fascine toujours autant.
En revanche, la solution finale est arrivé trop vite et un peu trop classique à mon goût.
Au final, un polar classique, qui ne manque pas d'intérêt, surtout quand il parle du passé de la victime. Un polar cependant très contemplatif (Hunkeler a un côté Barnaby, plus que McLane) où l'action n'est pas présente du tout. Ce n'était pas inintéressant mais pas transcendant non plus. J'ai bien aimé,mais il ne sera pas inoubliable.
Merci aux Editions Du Verger pour cette découverte malgré cet avis en demi-teinte.
Hansjörg Schneider: Hunkeler et l'affaire Livius, (Hunkeler und der Fall Livius), Le Verger Editeur, 280 pages, 2017
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