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vendredi 4 septembre 2015

Les Petits meurtres d'Agatha Christie (Pension Vanilos/ Un meurtre est-il facile?)

Bon, ils sont déjà de retour, mais ne chipotons pas. C'est moi qui a du retard!)


Pension Vanilos




Revoilà notre trio de choc (ben oui, il ne faut pas oublier Marlène qui prend de plus en plus de place , (surtout dans cet épisode), (pour mon grand bonheur) dans la série et qui apporte cette dose d'humour lunaire bienvenue) dans une nouvelle enquête. 

Tout d'abord, je dois avouer que j'ai lu ce roman d'Agatha Christie mais que je n'en  ai aucun souvenir (j'ai eu ma période « Agatha Christie » ou j’enchaînais la lecture des romans, il y a quelques années. J'ai dû lire une soixantaine des romans de la reine du crime, ce qui fait que je ne peux pas retenir toutes les intrigues que Dame Agatha a mis en place) : ce qui est un point positif puisque je regarde l'épisode avec un œil neuf.

Ce « Pension Vanilos » est encore une fois, un très bel épisode avec une intrigue tortueuse, comme Dame Agatha savait en écrire (Sylvie Simon, la scénariste à su se plonger avec brio dans cet univers) : ici, nous avons à faire à une affaire  de trafic de drogue, ainsi qu'à la découverte du meurtre d'une jeune fille dans une auberge de jeunesse, tenu par la sœur de Marlène, secrétaire du commissaire. Bien entendu Alice se retrouve immergé dans cette histoire, à la demande de Marlène, qui veut tout faire pour aider sa sœur.


Je dois dire que je suis de plus en plus bluffé par Elodie Frenck, la douce Marlène, qui, cette fois ci, vole la vedette à ses deux acolytes (pisqu'elle interprète deux rôles, dans cet opus). Pourtant, le climax du milieu d'épisode, m'a fait craindre le pire. Enfin, tout cela pour dire que l'on voit Elodie Frenck sous un jour nouveau et nous dévoile une nouvelle facette de son talent.
L'humour est toujours présent et le « huis-clos » de la pension Vanilos dévoile des personnalités complexes et bizarres qui nous fait suspecter tout le monde.
Un nouvel épisode maîtrisé de bout en bout, qui rend un bel hommage, encore une fois, aux romans et intrigues de la Reine du crime. 

Un meurtre est-il facile? (à lire après avoir vu l'épisode)



Cette fois ci, c'est le monde ouvrier qui nous est montré avec la lutte des classes, ses mouvements de grève, ses directeurs arrivistes et son patron despotique. C'est dans une usine que le corps d'un syndicaliste est retrouvé. Le commissaire Laurence est alors dépêché sur place.

Surtout, Alice, notre reporter de choc va se marier  (!!) Oui, oui, Alice va se faire mettre la bague au doigt par le directeur de l'usine (ben oui, ce ne serait pas drôle si Alice ne mettait pas les pieds dans le plat de cette enquête épicée à la sauce Audiard (bien sûr on est loin des dialogues cultes de ce grand Michel, mais on reconnaît parfois sa patte).


En tout cas, j'ai encore passé un très bon moment en compagnie de ces personnages truculents. Mention spéciale tout de même a l'interprète d'Emile Deboucke (Philippe Nahon) qui donne une aura d'une méchanceté despotique a son personnage, qui en fait le coupable désigné. Mais ne serait ce pas trop facile ?  

Un épisode qui m'a ravi. 









initié par George 

vendredi 29 mars 2013

Les petits meurtres d'Agatha Christie 2.0.



Synopsis (Jeux de glaces): Le Docteur Bousquet dirige un centre de réinsertion pour délinquants. La présence dans sa maison de voyous et de malades mentaux inquiète sa famille. Lorsque deux meurtres sont commis, le commissaire Laurence enquête, essayant sans succès d’écarter de son chemin la trop curieuse journaliste, Alice Avril. En y regardant de plus près, cette famille ne semble pas vraiment unie par des liens d’amour. Peut-être que finalement les patients du Docteur Bousquet sont plus inoffensifs qu’il n’y paraît ? 

Admirateur d'Agatha Christie depuis mon adolescence, fan de la première heure du duo Larosière/Lampion dans l'adaptation française des romans de la Reine du crime, j'ai été désappointé en apprenant le départ du duo Dulery/Colluci. Puis une petite lueur d'espoir est apparu en apprenant que la production et France2 avait décidé de continuer la série sans eux. Sauf que j'avais un peu peur du devenir de la série mais surtout j'étais curieux de savoir comment les scénaristes allaient se dépatouiller de cette situation.

Au fil du temps, d'autres infos sont arrivés: le duo serait mixte cette fois ci avec Samuel Labarthe (grand comédien entré comme Pensionnaire à l'Académie française et qu'on a pu voir au cinéma dans "La Bûche" ou a la télé dans la saga estivale, "Le Grand Bâtre"), et Blandine Bellavoir (une rousse mutine et drôle aperçu dans "Plus Belle La vie" et "Maison Close").
Je me suis dit, un duo mixte pourquoi pas. Cependant j'étais toujours curieux de savoir comment ils allaient faire pour les introduire dans l'époque de la série.
Réponse: tout simplement en changeant d'époque! Fini les années 40, nous voilà dans la décennie suivante, les années 50 (qui sied toujours a l'esprit des romans de Dame Agatha). Autre nouveauté, le duo ne serait pas un duo de flic maître et élève comme la première équipe mais un commissaire et une journaliste: et là, je dis Bravo!. Quelle belle idée. Nous voilà donc avec un duo et une dynamique différente.



Ce Vendredi donc, j'étais impatient devant mon écran pour voir ce nouvel épisode des "petits meurtres d'Agatha"...et la magie à opéré tout de suite! J'ai tout simplement adoré ce nouveau duo: le flegme anglais et parfois austère, quoique pince sans rire par moments du Commissaire Lawrence colle parfaitement aux Fifties (Samuel Labarthe est parfait dans ce rôle)...mais c'est surtout Blandine Bellavoir qui m'a conquis: Alice Avril est le personnage que je préfère. Elle est très jolie et pleine d'humour (c'est elle qui m'a fait avoir les plus beaux fous rires de la soirée), elle ne se laisse pas marcher sur les pieds: elle est clairement l'archétype de la femme moderne. Pourtant, elle va encore se faire avoir par les hommes mais j'espère que cela ne durera pas. Il ne faut pas oublier le 3e personnage (car oui le duo est un trio déguisé): Marlène (interprétée par Elodie Frenck), la secrétaire du nouveau commissaire.




Pour en revenir à l'épisode même, "Jeux de glaces", je l'ai trouvé captivant. L'intrigue est bien menée de bout en bout. Surtout la scénariste Sylvie Simon a encore une fois gardé l'esprit des romans d'Agatha en permettant au téléspectateur de mener l'enquête. J'ai ainsi pu jouer les détectives et j'ai réussi à trouver l'assassin de Pierre Montauban au moment de la reconstitution avec le commissaire dans le salon.
Malheureusement, cette fois ci, je ne pourrais pas faire de comparaison avec le roman (lu il y a de cela cinq ou six ans) car je n'en ai aucun souvenir. Désolé. Mais encore une fois, la réalisation soignée, les acteurs formidables et un scénario implacable étaient au rendez-vous.


Au final, mon appréhension s'est envolée dès les premières minutes de l'épisode: je suis toujours aussi charmé par la série (voir peut être même plus grâce au magnifique jeu des deux acteurs principaux: mention spéciale à Blandine Bellavoir qui campe une Alice Avril formidable). 
J'espère que vous étiez nombreux devant votre poste à faire leur connaissance: il faut que cette série admirable continue le plus longtemps possible.
Continuer la série était un pari risqué. Le risque a payé car le pari est gagné haut la main.

Vivement vendredi prochain pour le 2e épisode de cette version 2.0. des "Petits Meurtres d'Agatha Christie" tiré du roman "Meurtre au Champagne".



initié par George

samedi 24 décembre 2011

Un repas de fêtes façon Agatha Christie


Résumé: Six nouvelles, six facettes de l'ingéniosité et du talent d'Agatha Christie. Où dissimuler, un soir de Noël, un rubis gros comme un bouchon de carafe dérobé à un prince oriental ? Quelle foi ajouter à l'intuition de cette lady qui prétend savoir, contre toute vraisemblance, qui est l'assassin de son mari ? Comment commettre un crime dans un jardin, alors qu'on vous a enfermé à double tour dans votre chambre ? Hercule Poirot et Miss Marple ont réponse à tout... (source: Amazon)


Dame Agatha Christie nous convie à sa table pour un repas de fêtes mémorable où le crime est à l'honneur. Parmi les invités, deux détectives hors pair: M. Hercule Poirot et Miss Marple.

Dans le Premier plat de résistance Christmas Pudding, Poirot doit retrouver un rubis dérobé à un Prince: il se fait alors inviter dans une famille sous prétexte de passer un vrai Noël Anglais.
J’ai aimé cette nouvelle qui nous plonge dans l'époque de Noël. Agatha Christie nous parle des Noëls anglais et se sert de ses souvenirs pour nous parler des bas de laine devant la cheminée, le repas de fête avec les deux dindes, la soupe d'huitres et le plum-pudding avec des petits objets à l'intérieur comme une pièce d'argent ou autre bouton de célibataire.
Mais une fois de plus, je me suis laissé berner par Dame Agatha. Une nouvelle idéale pour les fêtes de fin d'année. Un plat irrésistible.

Le 2e plat de résistance, Le Mystère du Bahut espagnol fait encore la part belle à Poirot. M. Poirot va enquêter sur le meurtre d'un homme retrouvé dans un bahut espagnol, à la demande de la femme de la victime, afin d'innocenter le Major Rich, un ami du couple.
C'est une enquête classique, que j'ai l'impression d'avoir déjà lu dans d'autres livres d'Agatha Christie et qui ne m'a pas particulièrement marquée et emballée. Poirot montre encore une fois son génie, ce qui m'énerve quelquefois, je dois bien l'avouer. Je dois cependant reconnaitre que les dernières pages (la résolution de l'affaire) m'ont scotchées et enthousiasmé, cherchant à savoir la solution avant ce cher Poirot. Bien évidemment, il me bat sur les derniers mètres. Une nouvelle plaisante mais pas nouvelle quand on a déjà côtoyé la plume de Dame Agatha.

Un entremet froid, comme le crime, pour continuer ce repas de fête. Dans Le Souffre-douleur, Hercule Poirot est (encore!) de retour pour une enquête, là aussi classique. Hercule Poirot est appelé par Lady Astwell pour innocenter le neveu de son mari, accusé du meurtre de son oncle. Elle a l'intuition que le secrétaire de son mari est le véritable assassin. Est ce que son intuition est bonne? Seul Poirot arrivera à percer ce mystère.
Justement, voilà le problème: encore une fois Poirot à la part belle et sa tête en forme d’œuf gonfle un peu plus. Une enquête classique qui ne m'a pas plus passionné que ça et un Poirot qui m'a une fois de plus insupporté par son arrogance.

Deuxième entremet de ce repas de fête, Le Rêve est une histoire étrange: un milliardaire convoque Poirot (toujours lui!) pour lui exposer un problème: toutes les nuits, il rêve qu'il se suicide dans son bureau à 3h28. Poirot ne sait que répondre (il n'est pas psy mais détective) et s'en va. Quelques jours plus tard, Mr Farley, le milliardaire est retrouvé mort dans son bureau: il semblerait que ce soit un suicide.
Cette nouvelle est bien menée sans temps mort et pour une fois il est facile au lecteur d'avoir le fin mot de l'histoire. Tous les indices sont donnés par cette chère Agatha et facile à découvrir. Il faut pour cela que le lecteur soit attentif.

Le Policeman vous dit l'heure, dernier entremet du repas, met en scène Miss Marple (il était temps!) (c'est d'ailleurs impensable qu'il n'y ai pas eu d'égalité dans le nombre de Nouvelles attribué à chaque enquêteur. La pauvre Miss Marple n'a droit qu'à une nouvelle contre cinq pour Poirot. Vraiment trop injuste!).
Miss Marple est égale à elle même dans l'"affaire Greenshaw", cette femme tué dans son jardin sous les yeux des deux femmes qui travaillent pour elles et qui sont enfermé dans leur chambres.
On retrouve toute la perspicacité de Miss Marple qui arrivera encore une fois a dénouer ce mystère sans sortir de chez elle. C'est juste une question de déduction. Un entremet qui se déguste jusqu'à la dernière bouchée. Un vrai délice!

Pour finir ce repas, rien de tel qu'un petit sorbet: Le Mort avait les dents blanches est une petite histoire qui se lit avec plaisir. Au restaurant, Poirot croise un homme que l'on retrouvera mort quelques jours plus tard. Poirot sera bien sûr là pour démêler l'affaire. Cette nouvelle est d'un tel machiavélisme qu'elle en est jubilatoire. En quelques pages, Dame Agatha nous montre tout son savoir faire.

Au final, un repas criminel des plus festifs qui m'a fait passer un moment fort sympathique, bien que tous les plats ne soient pas de la même saveur . A votre tour, dégustez ces petits plats criminels. Je suis sûr que vous apprécierez.
Quand Dame Agatha concocte des meurtres aux petits oignons, c'est toujours un régal. Elle mérite vraiment son titre de "Reine du Crime".

Agatha Christie: Christmas Pudding (The adventure of the Christmas Pudding and a Selection of entrées) Hachette Collection, 334 pages, 2006





lundi 9 mai 2011

Bienvenue chez les Cloade


Résumé: Gordon Cloade est mort fort à propos sous les décombres de sa villa ravagée par le Blitz.
Il laisse à sa jeune veuve, Rosaleen, une fortune colossale et cela, évidemment, ne fait pas l'affaire du clan Cloade qui se voit, d'un seul coup, spolié par l'intruse. Or, le bruit court que le premier mari de Rosaleen ne serait pas mort, ce qui, bien entendu, aurait pour effet d'annuler le second mariage... Ces situations troubles sont pain bénit pour les maîtres chanteurs. En voici justement un qui approche la jeune femme.
Pas très longtemps : en lui portant son breakfast, la petite bonne de l'auberge où l'individu est descendu trouvera, dans sa chambre, un horrible spectacle...



Mon avis: J'ai ouvert ce roman pour pouvoir enfin regarder l'épisode des "Petites meurtres d'Agatha Christie", diffusé il y a quelques semaines sur France2 et qui reprend l'intrigue du "Flux et du reflux" que je n'avais donc pas lu. Voilà pourquoi j'ai enregistré le dit épisode pour pouvoir le regarder après lecture.

J'ai trouvé le début de ce roman bien nébuleux. Poirot, l'enquêteur de ce roman, arrive dès les premières pages pour mieux disparaitre dès le prologue terminé.
Dans une première partie, Agatha Christie nous dresse les portraits des membres d'une même famille les Cloade (tellement nombreux que je m'y perdais un peu au début pour les reconnaitre), qui vivaient sous la coupe de Gordon Cloade, l'ainé de la famille mort deux ans plus tôt dans un bombardement , laissant sa fortune à sa jeune épouse qu'il venait juste d'épouser avant le drame.
Dès les premières pages de cette première partie, j'ai été captivé et n'ai pas pu lâcher le livre avant la fin .
Le meurtre arrive vers la fin de la 1ere partie et Poirot revient sur le devant de la scène dans une 2e partie magistralement tenu de main de maître par Dame Agatha.
Une fois encore, lady Christie a été d'une diabolique efficacité et m'a laissé une fois de plus pantois et estomaqué devant la solution finale.
Pourtant, j'étais tellement persuadé d'avoir trouvé le fin mot de l'histoire, faisant des supputations et des théories,comme un vrai détective. C'est ça qui est bien chez Agatha Christie, elle donne tous les indices au lecteur afin qu'il soit acteur du roman.
Sauf qu'au final, je me suis encore bien fait avoir par son imagination débordante et tortueuse.

En conclusion, un bon Poirot (pourtant je n'aime pas spécialement ce cher détective, lui préférant Miss Marple) qui nous entraîne au cœur de cette famille atypique et qui ne nous lâche plus jusqu'à la toute dernière ligne. Un roman diaboliquement mis en scène et très bien ficelé. Du grand art! Pouvait il en être autrement de la part de la Reine du crime?

Agatha Christie: Le flux et le reflux (Taken at the flood); Hachette Collection, 319 pages, 2006


crée par George

vendredi 8 avril 2011

Les petits meurtres d'Agatha Christie: 5 petits cochons




Synopsis de cinq petits cochons: Le commissaire Larosière et l'inspecteur Lampion enquêtent sur un meurtre qui s'est déroulé quinze ans auparavant. Diego Varga, un peintre célèbre, à la réputation de grand séducteur, avait été assassiné. Sa femme, Emma, avait été condamné pour avoir tué son mari par empoisonnement. Sa culpabilité ne faisait aucun doute à l'époque. Le couple se disputait souvent et Emma était jalouse des conquêtes de son époux. Pourtant, elle a toujours clamé son innocence. Sans preuve matérielle ni empreinte, Larosière et Lampion vont devoir démêler le vrai du faux en écoutant les récits différents et contradictoires des cinq autres suspects potentiels. Parviendront-ils à trouver le coupable ?...


C'est toujours un bonheur pour moi de retrouver le duo Larosière et Lampion, que Miss Agatha n'aurait pas renié (surtout pour Larosière). Cette collection de téléfilms est toujours une pure merveille d'inventivité mais également un très bel hommage aux romans d'Agatha Christie. Ce qui explique que le petit fils de la reine du crime ait donné son accord pour l'adaptation des romans de sa grand-mère après avoir vu la télé-suite en 4 parties: "Petits meurtres en famille" qui fit le bonheur des téléspectateurs de France2, durant l'hiver, il y a de celà 5 ans (déjà!) et qui était l'adaptation du "Noël d'Hercule Poirot".

Ce soir, c'est l'épisode "Cinq petits cochons" qui a été diffusé. Il reste l'un de mes romans préférés d'Agatha Christie et j'avais adoré l'adaptation de ce roman dans la série télé d'Hercule Poirot avec David Suchet dans le rôle titre. J'avais donc peur de voir le résultat. Eh bien je dois dire que je ne suis pas déçu. On retrouve toujours notre fabuleux duo Larosière et Lampion qui se lance dans une compétition pour savoir qui résoudra cette affaire vieille de 15 ans. (C'est un peu un épisode de Cold Case avant l'heure. De toute façon, Agatha Christie à presque tout inventé en matière de polar. Bon je sais que ce n'est pas vrai mais je ne suis pas très objectif quand il s'agit de Miss Agatha).
Ils vont essayer de savoir la vérité sur le meurtre de Diego Vargas pour lequel sa femme Emma a été condamnée, C'est à la demande de la fille de ces derniers qu'ils se chargent de cette affaire. Elle va bientôt se marier et veut pouvoir dire à son fiancé et à ses futurs enfants que sa mère n'est peut être pas coupable.



Malgré les libertés prises avec le roman (la série se déroule dans la france des années 30) et le fait que Larosière et Lampion ont leurs caractères propres et qu'ils ne font pas partis des détectives d'Agatha Christie, puisqu'ils sont une invention des scénaristes, la scénariste Sylvie Simon est resté très fidèle au roman (la seule petite différence notable réside dans le fait que la mère de Marie est toujours en vie (dans le roman, elle est pendue au début du livre et sa fille cherche a réhabiliter son nom en prouvant son innocence 15 ans après les faits et sa mort)et a échappée à la guillotine. Autre chose qui disparait: le fait que Marie veut tuer le véritable coupable pour venger la mort de sa mère quand elle apprend qui est le meurtrier de son père). Mais ce ne sont que des petits détails qui m'ont fait un peu tiquer au début mais je m'y suis fait.

Le Duo Dulery/Colucci fonctionne encore à merveille et c'est toujours un plaisir de les suivre dans leurs pérégrinations. La réalisation est encore une fois soignée et même si je connaissais l'assassin (quoique, je ne m'en souvenais plus trop au début, il m'est revenu au fil de l'épisode), j'ai adoré encore une fois cet épisode. Les comédiens sont tous parfaits (et même Michel Muller que je n'apprécie pas plus que ça d'habitude). Et vivement vendredi prochain pour un autre Petit Meurtre que je dégusterai avec délectation.



initié par George

dimanche 12 décembre 2010

Une partie de cluedo, ça vous dis?


Résumé: Du fond de son fauteuil où elle se tient très droite tandis que ses mains tricotent, une vieille demoiselle pleine de malice écoute ses amis - un colonel et un haut fonctionnaire de Scotland Yard, tous deux à la retraite, un vieux pasteur et un médecin plein d'expérience, une charmante actrice, son neveu Raymond, écrivain, Joyce Lemprerière - raconter treize étranges histoires dans lesquelles se glisse l'ombre d'un criminel inconnu.
Et miss Marple le découvre toujours, ce criminel, parce qu'elle a beaucoup observé les petites gens de son village et que la nature humaine est partout la même dit-elle... Miss Marple est bien trop modeste !


Mon avis: Je ne vais pas y aller par quatre chemins, et je ne vais pas faire dans l'originalité en affirmant que j'ai adoré ces nouvelles.
D'abord paru dans la presse, ces nouvelles mettent pour la première fois en scène Miss Marple, cette vieille demoiselle qu'Agatha à tellement aimé qu'elle en a fait un de ses enquêteurs attitré les plus célèbres. Ces nouvelles ont alors été publié sous forme de recueil.

J'ai aimé (re)faire la connaissance de Miss Marple et des habitants de St Mary Mead, ce petit village où il se passe toujours quelques chose.
Ce recueil se découpe en deux parties distinctes (d'ailleurs il a été publié en France en deux volumes: "Miss Marple au club du Mardi" et "Le club du Mardi continue"). D'ailleurs à partir de la 7e histoire, les personnages changent: exit Raymond West, le neveu de Jane Marple et les autres protagonistes, place aux Bantry, au Dr Lloyd et à Jane Helier. Seuls Miss Marple et Sir Henry Clithering restent pour cette deuxième partie.

Bon, je dois quand même avouer une petite chose, je n'aime pas trop les nouvelles en général, de par leur brièveté. A peine commencée, déjà fini. On a pas le temps de s'attacher aux personnages. Ce qui fait l'originalité de ces nouvelles, c'est leur continuité. Certes, le problème criminel est résolu à la fin de la nouvelle mais les personnages racontant ces histoires restent et on peut s'attacher à eux.
Ce que j'ai également aimé, c'est la façon dont le club se met en place: qui ne s'est jamais réuni autour d'une table, ou d'un bon feu, à se raconter des histoires et à vouloir résoudre des mystères. Et la force de ce recueil, c'est que Agatha Christie nous invite à y participer au même titre que ces personnages. Et je me suis pris au jeu, à vouloir résoudre ces histoires criminelles, où les poisons, les duperies, les tromperies, les superstitions (comme dans l'histoire du géranium Bleu) ou les légendes sur les galions espagnols (comme dans Les lingots d'or) nous font nous interroger. Et nous font passer un agréable moment. bon, je dois l'avouer, je ne suis pas arrivé à retrouver les coupables, sauf une fois où j'ai vu juste mais où je n'avais pas le mobile.Ça m'arrive souvent de retrouver soit le meurtrier, soit le mobile mais jamais les deux, quand je lis un roman policier.

Encore une fois, j'ai pris du plaisir à retrouver Agatha Christie, qui accompagne agréablement les soirées d'hiver. Que du bonheur, de retrouver Miss Marple, que j'adore, et St Mary Mead, ce charmant village où la nature humaine resort souvent avec noirceur. Car même dans les petits villages, il se passe des choses étranges et mystérieuses.


si gentiment organisé par George

Agatha Christie: Miss Marple au club du Mardi ( The Thirteen Problems), Hachette collections, 286 pages, 2006

jeudi 2 décembre 2010

Destination inconnue


Résumé: Thomas Betterton s'est mystérieusement évaporé et les services secrets britanniques s'énervent parce que Mr Betterton est un savant atomiste : a-t-il été enlevé ou est-il passé volontairement au service d'une puissance étrangère ? On soupçonne fortement Mrs Betterton, bien qu'elle affirme ne rien savoir, de n'entreprendre un petit voyage que pour rejoindre son mari.
La logique consiste évidemment à la filer en douce. Hélas ! Mrs Betterton périt dans un accident d'avion. Hilary Craven, qui devait prendre le même avion, n'a qu'une idée : oublier la mort de sa fille Brenda, disparaître... Contactée par ceux qui veulent retrouver le savant disparu, elle acceptera d'usurper l'identité de l'épouse défunte...


Mon avis: Comme d'habitude, c'est un réel plaisir de retrouver la plume d'Agatha Christie.
Une fois n'est pas coutume, ce roman n'est pas un énième roman policier. On n'y voit aucunement ni Hercule Poirot, ni Jane Marple. Dame Agatha se lance dans le roman d'espionnage, et avec brio.

On fait la connaissance de Jessop, agent travaillant pour les services secrets britanniques qui recherche un scientifique renommé qui a disparu. Et il décide de filer Mrs Betterton sa femme, pour rechercher le dit scientifique. Sauf que cette dernière décède et voilà qu'entre en scène, la magnifique Hillary Craven. J'ai aimé cette rousse suicidaire qui décide finalement de partir à l'aventure et qui reprend goût à la vie peu à peu.

Je me suis laissé embarqué dans cette histoire nébuleuse au départ et qui me laissait un peu sur le bord du trottoir. Mais comme à son habitude, Agatha Christie aide le lecteur à s'y retrouver et à utiliser ses petites cellules grises. Sauf que chez moi, elles sont souvent au point mort et je me suis laissé balader dans cette histoire où j'allais de surprises en surprises. Je n'arrêtais pas de dire: "Non, ça c'est trop fort!"Et je n'ai pas vu venir la conclusion qui m'a laissé sans voix.

Encore une fois Agatha Christie m'a époustouflé. Et elle m'a emporté dans un Maroc où les mystères ne manquent pas. Et j'ai pris énormément de plaisir à la suivre dans cette destination inconnue.

Et c'est un bon départ pour le Challenge Agatha mis en place par George

Agatha Christie: Destination inconnue (Destination Unknown), Hachette collections, 302 pages, 2006