jeudi 13 mars 2014

Les Funambules: Quel projet magnifique!

Je ne sais pas si vous vous souvenez, il y a 3 ans, j'avais découvert un nouvel artiste (et quel immense artiste!) Stephane Corbin.
Un jeune auteur compositeur et interprète qui nous emmène dans un univers de poésie, de tendresse et d'amour. Un artiste qui vous touche au cœur.

Depuis, régulièrement, je m'informe de ses projets.
Aujourd'hui, en allant à la pêche aux infos, je suis tombé sur un projet fantastique que Stéphane à mis en place:



Les funambules, c'est quoi?

C'est un album qui raconte l'amour, le quotidien, les destins homosexuels en chansons. Près de 200 artistes, 17 auteurs y participent issue de la comédie musicale, du monde du spectacle,  tous bénévoles. Quelques "guests" participent au projet dont Annie Cordy, Cécilia Cara, Grégori Baquet ou Pierre Richard.

Mais, bon, comme j'ai du mal à en parler, je laisse la parole à Stéphane.

Quand les débats sur le mariage pour tous ont eu lieu l’année dernière, nous sommes nombreux à avoir été très choqués par la violence et la haine des propos entendus.

Une fois passées la tristesse et la colère, est venu le temps de la réaction.
Ainsi est né le double-album « Les funambules », qui raconte en chansons le quotidien, l’amour, les destins homosexuels. Il est presque fini. Il est beau, vibrant, joyeux, bouleversant.
Nous sommes 200 artistes, pour la plupart issus des plus belles comédies musicales, tous bénévoles. Parmi eux, quelques célébrités, comme Amanda Lear, Annie Cordy, Cécilia Cara ou Pierre Richard, qui nous ont rejoints avec enthousiasme. (
Stephane Corbin: Source: Les funambules)

Ce projet ambitieux a besoin de nous pour pouvoir voir le jour. Vous pouvez faire un don à ce projet sur le site Proarti . (si ce projet vous intéresse et vous tiens à cœur bien évidemment. je ne force personne).
Pour ma part, j'y participe et je suis à fond pour que ce projet voit le jour.




Le Teaser du projet "Les funambules"




Making of du projet (avec au début, un extrait de "L'aveu", chanson interprétée par Stéphane Corbin)

Alors qui veux jouer "Les funambules" sur le fil de ce projet aussi beau que  la vie?

Pour finir, je ne vous demanderai qu'une toute petite chose: parler de ce projet autour de vous.

Pour les blogueurs/bloggeuses, si vous pouviez partager l'info sur vos blogs ce serait gentil.

Un grand merci à vous d'avoir pris le temps de me lire. Et merci de parler autour de vous, à vos proches, vos amis,  de ce magnifique projet qu'est "Les funambules".

mercredi 12 mars 2014

La Discothèque du 20e siècle #48

En 1986 (les chutes!) Niagara fait couler l'amour sur les plages.

Niagara: L'amour à la plage (1986)



[Niagara] publie avec ce titre un tube de l'été idéal, dont la thématique rappelle La Madrague de Brigitte Bardot, La Plage aux romantiques de Pascal Danel, Les Filles du bord de mer d'Adamo, Sea, sex and sun de Gainsbourg, J'aime regarder les filles, de Patrick Coutin, sans oublier le Ciel, le soleil et la mer de François Deguelt, ni Vamos à la playa de Righeira, ni même On the Beach de Chris Rea. (Source: Fascicule "La Discothèque du 20e siècle: 1986", Polygram Direct)

Bonne écoute!

lundi 10 mars 2014

Les Jeunes mariés

4e de couverture: Depuis qu’elle est toute petite, Amina rêve d’ailleurs. De chocolat Cadbury et de pantalons à l’occidentale. D’hivers rigoureux et de discussions en anglais. De quitter le Bangladesh pour offrir un nouvel avenir à ses parents vieillissants. Quand, sur AsianEuro.com, elle fait la connaissance de George, un ingénieur américain de trente-cinq ans, elle accepte sans hésiter sa demande en mariage… Mais si la famille de George essaie tant bien que mal de l’accueillir, Amina perçoit dans l’atmosphère hypocrite des déjeuners dominicaux tous leurs préjugés. Sur sa religion, dans un contexte post-11 septembre encore brûlant. Sur le besoin qu’elle a de faire venir ses parents au plus vite, une fois obtenu son passeport américain. Quand s’ajoutent au fossé culturel les non-dits d’une relation apparemment sans histoires, les États-Unis cessent définitivement de ressembler à une terre promise pour Amina. 
Nell Freudenberger confirme son talent pour écrire l’exil. Ce portrait d’une jeune émigrée est aussi celui de deux pays que tout oppose, le Bangladesh et les États-Unis, dont elle capte avec une même justesse les contradictions.

Un écrivain est comme une éponge. Il absorbe tout ce qu'on lui dit pour en sortir le meilleur dans un futur roman. 
Une discussion dans un avion entre Farah Deeba Munni et Nell Freudenberger, six ans auparavant donna naissance au merveilleux roman "Les jeunes mariés". 
Ce roman est une histoire vibrante sur l'exil. Amina, jeune bangladaise, décide de se marier avec Georges, un ingénieur américain de 35 ans et ainsi concrétiser son rêve: venir vivre en Amérique. 
Le roman comporte 4 parties bien distinctes mais qui ont tous un point commun: l'exil. De la découverte d'un pays par Amina, jusqu'à ses désillusions sur celui ci, Nell Freudenberger décide de raconter la réalité brute d'une jeune femme exilée. Sans pathos, mais sans édulcorer non plus, l'auteur, par petites touches, fait découvrir au lecteur que malgré les bonnes volontés d'intégration, un étranger sera (et se sentira) toujours un étranger aux yeux des autres. Amina le comprendra à ses dépends. 

Il m'a fallu un peu de temps pour entrer dans ce roman. Mon intérêt était bien présent, mais je ne ressentais pas d'empathie avec les personnages. Puis, est venue, la révélation de la 2e partie (Anglais, langue étrangère), pour sentir un lien invisible se tisser entre Amina et moi. Son "combat" de tous les jours est admirable et j'ai eu du respect pour cela. J'ai été touché par ses efforts pour s'intégrer dans un monde qui va devenir le sien, à force de ténacité et de courage. 
Sa relation avec son mari, George, est l'une des pierres de l'édifice du roman: voir son évolution tout au long de ses trois ans fut d'un grand intérêt, surtout qu'elle évolue dans un sens peu favorable pour notre héroïne. Mais un amour se construit par la force d'un caractère et sa ténacité. 

Cependant, l'autre surprise du roman fut sa dernière partie: voilà que Nell Freudenberger, après avoir décrit la vie américaine d'Amina pendant les trois quart du roman, nous emmène dans le pays d'origine d'Amina: le Bangladesh. Ma surprise passée, j'ai trouvé que ce changement de décor était salutaire, simplement pour montrer qu'Amina est encore et toujours en exil. (cet exil qui traverse le roman de bout en bout) Américaine depuis 3 ans, elle se sent encore une fois étrangère dans  son pays d'origine  et ne retrouve plus sa place. Cette dernière partie dépaysante, ((lu d'une traite tellement elle était captivante) m'a déstabilisé car je ne voyais pas où l'auteur voulait en venir. (J'avais même imaginé ma propre fin, qui s'est avérée fausse au final, (et tant mieux je dirais) Les relations des personnages sont  encore une fois remis en question: malgré tout, la relation entre Amina et ses parents est celle qui fut la plus belle du roman. Amina a un tel respect et un tel amour pour ses parents que cela la rend admirable sur tous les points...malgré ses quelques doutes qui la ronge durant son séjour. 
Surtout, dans cette partie, l'auteur nous donne à voir un pays (méconnu pour ma part) tellement différent du nôtre que j'y ai trouvé beaucoup d'intérêt. 

Cette lecture s'est faite en trois temps: un petit temps d'adaptation (tout comme Amina, il a fallu que je trouve mes repères) pour m'acclimater avec les personnages, le temps des révélations qui ont émoustillé mon intérêt et le  temps de la  découverte: un fascinant voyage au Bangladesh qui ne me laissera pas intact. 

Au final, un très beau roman sur l'exil (et encore une fois un beau portrait de femme courageuse et forte) que Nell Freudenberger a construit après  une discussion dans un avion avec une femme "à cheval entre deux pays, qui lui a confié  sa vie, son sens de l'humour et ses souvenirs tout en [la] laissant libre de faire ce [qu'elle en voulait]"( p.429).
Voilà tout le talent d'un écrivain: donner du corps et une âme à une histoire qui n'est pas la sienne...et la retranscrire avec les mots justes. De plus, elle nous offre une autre vision de l'Amérique: celle vu à travers le regard étonné d'une femme en exil. En un mot: Admirable! 

Merci à Gwennaelle et aux Editions  La Table Ronde pour cette merveilleuse découverte.


Nell Freudenberger: Les jeunes mariés (The Newlyweds), La Table Ronde (Collection Quai Voltaire), 430 pages, 2014



dimanche 9 mars 2014

Slow Qui Tue #182: When a man loves a woman

Le slow qui tue de la semaine raconte quand un homme aime une femme.

Michael Bolton: When a man loves a woman


Bonne écoute!

Film Romantique #8: Fashion Victime (Sweet Home Alabama)


Année: 2002
Réalisateur: Andy Tennant
Casting: Reese Witherspoon (Melanie Carmichael), Josh Lucas (Jake), Patrick Dempesy (Andrew), Candice Bergen (Kate)...

Synopsis: Melanie Carmichael, une jeune créatrice de mode, quitte son mari  et sa région natale d'Alabama pour le strass et les paillettes de la grande ville de New York. Dans la high-society de Manhattan, entre deux soirées mondaines, elle rencontre un nouveau prince charmant avec qui elle ne tarde pas à se fiancer.
Elle repart aussitôt dans le Sud pour annoncer la bonne nouvelle à ses parents et demander le divorce. Mais elle se pose des questions quant à savoir lequel des deux hommes est réellement l'élu de son coeur. (
Source: Allociné)


« Sweet Home Alabama » (oui, je préfère utiliser le titre original de ce film romantique que son titre français qui ne correspond pas du tout au film. Le seul point commun ,c'est la profession de Mélanie : créatrice de mode. Parfois, je me demande à quoi pense les traducteurs quand il choisissent un titre « français » (qui n'en est pas vraiment un. Mais bon, c''est devenu à la mode en France, de ne plus traduire les titres de films anglophones ou de les traduire par un autre titre anglais), est l'une de mes comédies romantiques préférées (eh oui, encore une!).

Je l'ai découverte directement en DVD. En fait, elle fait partie des premiers DVDs que j'ai acquis quand j'ai eu mon premier lecteur DVD. Ce qui m'a fait flashé, c'est la jacquette du DVD. Reese Witherspoon est superbe mais c'est plutôt l'un de ses partenaires qui m'a tapé dans l'oeil (et ce n'est pas celui que vous croyez).

J'ai de suite aimé cette romance car elle est rafraichissante, pas originale puisqu'elle utilise pas mal de codes de la romance mais le fait de manière surprenante. Disons que les surprises et les quiproquos sont légions.

Melanie (interprétée par la sublime Resse Witherspoon) est une jeune créatrice de mode, vivant à New York, et qui prépare son premier défilé. A la fin de celui ci, son petit ami, Andrew, le fils de Madame la Maire, la demande en mariage. Mélanie dit oui...sauf qu'elle doit retourner dans sa ville natale, perdu au fin fond de l'Alabama...demander à Jake, son mari, de signer les papiers du divorce.

Cette situation de départ est surtout le moyen de parler de nos origines et du fait qu'on n'accepte pas forcément d'où l'on vient. Mélanie s'est inventé un passé car elle avait honte de ce dernier qu'elle a tout fait pour oublier. C'est aussi un film sur le retour aux sources, mais également sur le mensonge et ses conséquences.

Dis comme ça, on pourrait penser que je vous parle d'un film hyper chiant. Ce n'est absolument pas le cas. Ce film a beaucoup de situations drôles, des moments également émouvants. Tout ce qui en fait une belle comédie romantique.

Mais surtout, une comédie romantique ne serait rien sans un bon casting : j'ai déjà parlé de Reese Witherspoon, vraiment idéale dans le rôle de l'élégante et fraîche Mélanie, mais il y a aussi Patrick Dempsey (qui n'était pas encore le Docteur Dreamy que tout les fans de "Grey's Anatomy"  connaissent), et Josh Lucas.

Alors, je ne sais pas pour vous les filles (et les quelques garçons qui passeraient par là par hasard et qui s'intéresseraient aux beaux mecs), mais quand, dans un film romantique, la nana hésite entre deux garçons, comme c'est le cas ici puisque Mélanie va épouser son futur homme politique sauf qu'elle est toujours marié avec son amour de jeunesse, il y en a forcément un sur lequel on flashe plus que l'autre.

Alors, entre Patrick Dempesy et Josh Lucas, mon choix a été vite fait puisque dès que j'ai croisé le regard bleu azur de Josh Lucas, il m'a fait fondre de suite. (De toute façon, Patrick Dempsey ne m'a jamais fait fantasmer, que ce soit dans ce film dans lequel je l'ai découvert ou dans « Grey's Anatomy. Il est trop lisse pour moi. )

A ce trio, je rajouterai un personnage qui m'a également fait fondre : c'est celui de Bobby Ray (interprété par le choupinet Ethan Embry), un ami d'enfance de Mélanie et Jake. Il est super attendrissant et trop chou. Sa complicité avec Mélanie est très touchante (surtout au moment de la visite de la plantation Carmichael pour un journaliste venu fouiner dans le passé de Mélanie. Bobby Ray n'a pas trahi son secret et à joué le jeu). Bobby Ray est un peu le petit frère que Mélanie n'a pas eu.


Ma scène préférée est la première scène du film : Mélanie et Jake (qui ont dix ans dans cette scène) sont sur la plage, sous un ciel gris. Un orage gronde. La foudre tombe. Mélanie et Jake s'approche de l'endroit où la foudre est tombé, Jake assurant à Mélanie qu'il n'y a pas de danger car, c'est bien connu, la foudre ne tombe jamais deux fois au même endroit. Ils regardent alors le sable qui s'est transformé en verre, là où la foudre l'a frappé. Jake fait alors sa demande en mariage à Mélanie qui ne comprend pas cette proposition : ils sont trop jeunes pour se marier. . Elle lui demande : « pourquoi tu veux te marier avec moi ». Jake répond « Pour pouvoir t'embrasser quand je veux ». Il joint le geste à la parole et l'embrasse. Au moment de ce baiser, Mélanie regarde le ciel et voit la foudre se diriger vers eux et les frapper pour les séparer. Mélanie se réveille alors de ce rêve-souvenir.

Je trouve cette scène sublime : elle est romantique à souhait mais surtout, elle symbolise parfaitement le coup de foudre.


Risque de Spoilers (on ne sait jamais)

Pour moi, « Sweet Home Alabama » a une saveur particulière parce que pour une fois l'héroïne choisi le mec qui me fait craquer dans le film, aias Josh Lucas. ( et non, je ne vous révèle pas qui elle a choisi puisque vous ne savez pas quel rôle interprète Josh Lucas dans le film. Sauf si vous êtes allez faire les curieux)
 
Fin des Spoilers

« Sweet Home Alabama » est une sympathique comédie romantique qui vous fera passer un merveilleux moment et vous fera croire que le coup de foudre existe réellement.



mercredi 5 mars 2014

La Discothèque du 20e siècle #47

En 1985-86, Daniel Balavoine chantait la tolérance avec cette belle déclaration d'amour;

Daniel Balavoine: l'Aziza (1986)

 
 
Mort en janvier 1986 dans un horrible accident d'hélicoptère alors qu'il suivait le Paris-Dakar pour raison humanitaire, Daniel Balavoine occupe la 1ere place du Top 50 durant 6 semaines avec cet immense tube posthume. Ce titre superbe est extrait du 8e et dernier album de Daniel, Sauvez l'amour, un album consacré à l'un de ses thèmes de prédilection: la tolérance et qui restera comme son ultime chef-d'oeuvre. L'Aziza ressemble avec le recul, à un émouvant testament: cette chanson dont le titre signifie "la chérie" en arabe, était dédiée à sa compagne Corinne. (Source: Fascicule "La Discothèque du 20e siècle: 1986", Polygram Direct)

Bonne écoute!

mardi 4 mars 2014

Succubus Tome 1 (Succubus Blues)

4e de couverture: Libraire le jour, succube la nuit.
C’est la vie de Georgina Kincaid, un démon dans un corps de femme. A priori, un destin plutôt sympa : la jeunesse éternelle, la séduction absolue… mais impossible de décrocher un rencard sans mettre en péril l’âme de l’heureux élu. Heureusement que son travail de libraire la passionne…
Et son activité nocturne la tient bien occupée aussi : quelqu'un s’est mis à jouer les justiciers parmi les anges et les démons, et Georgina est jetée au coeur de la tourmente. Ses sortilèges sexy et sa langue bien pendue lui permettront-ils de s’en sortir ?


Voila ma 2e incursion dans la Bit Lit (après avoir découvert la série "Mercy Thompson", il y a 4 ans) avec une héroïne tout aussi charmante que Mercy: Georgina.
J'avais entendu parler de la série depuis sa sortie chez Bragelonne, sur certains blogs et les avis dithyrambiques sur cette dernière m'avait incité à sauter le pas. 
J'ai attendu que Georgina puisse se glisser dans ma poche pour acquérir toute la série, et ce, malgré n'avoir pas lu un seul tome. (Je sais pas, j'étais persuadé d'aimer) 
Comme la série compte 6 tomes, j'ai décidé de la lire entièrement cette année en lisant un tome,, tous les deux mois. Comme ça, cette dernière ne traînera pas dans ma PAL ad vitam eternam. 

Après la lecture de ce premier tome, je peux confirmer ma première intuition. J'ai beaucoup aimé. Ce ne sera pourtant pas un coup de coeur pour la bonne et simple raison que, même si j'apprécie l'histoire, que j'adore les personnages, je n'ai aucune empathie pour eux. Peut être est ce dû au fait que ceux ci ne sont que des personnages fictifs (entendre par là que ces succubes, anges et autres démons ne sont pas réels) et que je ne peux pas me retrouver en eux, (comme c'est le cas dans "Winsconsin", "La dernière fugitive" ou "Le parfum de ces livres que nous avons aimés"). 

Bon, après cette énième digression, venons en au livre. Comme je le disais, j'ai beaucoup aimé l'univers développé de Georgina Kinkaid. Teintée de religion (Richelle Mead a obtenu une maîtrise en religion comparée, elle est donc dans son élément), l'auteur fait évoluer Georgina à Seattle (ville connue ces derniers temps pour la série "Grey's Anatomy"). Malgré que ce soit un tome de présentation, où elle brosse l'univers de Georgina, Jérome, Carter et consorts, elle n'en oublie pas l'action et elle met en place  une intrigue. (Bon celle ci a déjà peut être été vue ailleurs et j'ai même réussi à savoir qui était le méchant avant qu'on nous le présente (mais bon, je l'ai découvert un chapitre avant Georgina, donc c'est quand même bien fait. Ma déduction "naturelle" a fait le reste) mais ce n'est q'un petit détail qui n'a aucunement gâché mon plaisir.

Ce qui m'a attiré vers cette série, c'est la profession de Georgina: malgré son état de succube, cette dernière est libraire et est une admiratrice de Seth Mortensen, l'auteur de ses romans préférés. Quand ce dernier débarque à Seattle, et plus particulièrement dans la librairie où elle travaille, une relation ambiguë va se nouer entre la jolie libraire et l'auteur. J'ai beaucoup apprécié le thème de l'admirateur et de l'auteur, et de la relation que ces derniers entretiennent. J'ai aussi été proche de Georgina, de par ses habitudes de lectrices (même si moi je ne lis pas que 5 pages par jour d'un roman pour le savourer le plus longtemps possible). 

Sa relation avec Roman est aussi intéressante car cet homme rencontré par hasard, va bousculer la vie de Georgina: attiré par lui, elle va pourtant refuser d'aller plus loin, de peur de lui faire trop de mal (sa condition de succube l'empêche d'avoir des relations "poussées" avec un homme de peur de lui prendre trop d'énergie vitale). 
Le roman prend son temps pour poser les personnages et l'intrigue puis, s'accélère dans les derniers chapitres que l'on dévore d'une traite (je n'ai pas la patience de georgina (en même temps, elle a l'éternité pour savourer, pas moi). Georgina est un personnage au caractère trempée dans l'acier, qui ne se laisse pas faire, mais qui est également pétrie de doute concernant les hommes qu'elle fréquente. 
J'ai hâte de savoir comment la relation Seth/Georgina (Auteur/lecteur) va évoluer, comment les bouleversements intervenus dans les derniers chapitres vont changer la vie de Georgina. 

En bref, j'ai énormément aimé ce premier tome et j'ai hâte de retrouver Georgina et tout son petit monde au mois d'avril. (en espérant que je ne zappe pas ce petit rendez-vous. Ce qui est fort possible pour un rêveur comme moi)

Richelle Mead: Succubus Tome1 (Succubus Blues), (Succubus Blues), Milady, 500 pages, 2009