4e de couverture:Londres, 1889. Le détective privé Hector Krine est chargé d'élucider une mystérieuse histoire de vols de cadavres. Son enquête le mène jusqu'au coeur des quartiers populaires de la capitale anglaise, où s'entassent les miséreux et les Grouillants, des créatures surnaturelles débarquées des quatre coins de l'Europe, fuyant les persécutions. Quand la nécromancienne Hécate, son amour de jeunesse, est assassinée, l'affaire prend pour Krine une tournure très personnelle. Qui est vraiment Matthew ? Que lui veulent cette meute de loups-garous et cet étrange colosse coiffé d'un chapeau melon ? Quels liens les unissent aux pilleurs de cercueils ? Pour le découvrir, Krine va devoir se confronter à son passé et accepter ses origines... A l'occasion du Salon du Livre de Montmorillon (dans la Vienne) de l'année dernière, j'ai fait la connaissance de Stéphane Tamaillon, l'auteur des enquêtes d'Hector Krine. Malgré mon côté réservé et ma timidité (mais je me soigne), j'ai engagé la conversation avec lui en ce qui concerne cette série, qui m'avait déjà tapé dans l'oeil pour son côté victorien et son ambiance gothique. Stéphane Tamaillon a réussit à me laisser tenter par son héros et c'est ainsi que je repartis avec mon exemplaire dédicacé sous le bras. Après un sommeil de plus d'une année, j'ai trouvé qu'il était temps qu'Hector Krine me révèle ses secrets. L'ambiance automnale qui s'est installé depuis quelques jours m'a décidé à le sortir de ma PAL. Mais c'est un pur hasard si j'ai lu ce livre au moment d'halloween, (fête que j'avais complètement oublié). Mais revenons au livre. Stéphane Tamaillon m'avait promis "une ballade à travers les rues de Londres peuplées d'étranges créatures": il ne m'a pas menti. Voilà un roman jeunesse délicieusement gothique à souhait, dans lequel on entre facilement et rapidement dans le vif du sujet. Les chapitres courts s’enchaînent à une vitesse folle et l'intrigue principale est plus complexe qu'on ne le croit. L'auteur a réussit à donner vie à un personnage truculent, cousin germain de Sherlock Holmes (d'ailleurs ils sont "voisins" puisque Hector Krine habite au 221A Baker Street, à Londres). Mais surtout, le Londres du XIXe siècle est fidèlement retranscrit, tant la ville que le contexte social et politique, le côté fantastique en plus. J'ai pris un plaisir fou à déambuler dans les quartiers mal famés de Londres, et dans ses cimetières, jouant à me faire peur, protégé sous la couette.
Ce roman est un hommage aux romans gothiques de cette époque avec l'apparition de personnages mythiques de la littérature fantastique: Henry Jekyll (ami d'Hector Krine) et Viktor Frankenstein (qui est je le rappelle le professeur qui "engendre la Créature" et non la Créature elle même), impliqué dans l'enquête d'Hector. La force de l'auteur est de s'emparer de ces mythes, de se les approprier, en changeant quelques phases de leur destins pour qu'elles collent à son histoire, sans pour autant les trahir. Ce qui en fait un bel hommage. Voilà un premier tome captivant, qui se lit rapidement et qui développe déjà une mythologie intéressante autour de son personnage Hector Krine. L'auteur ne dévoile pas tout et en garde sous le coude pour le deuxième tome, mais Hector, ainsi que Matthew, le fils de Hécate, la nécromancienne assassinée dans l'un des premiers chapitres du roman, sont des personnages auquel le lecteur adhère de suite et avec lesquels il se sent proche. Le méchant de l'histoire, Brachislavich n'est pas mal non plus et m'a rappelé Raspoutine dans la description qu'en fait l'auteur. Un personnage vraiment glaçant. (Sans oublier ,le commissaire Petterson, abject, peureux, imbu de lui même et beaucoup d'autres défauts, auquel Krine est confronté, à son grand désespoir). Dans l'épilogue du roman, Stéphane Tamaillon donne déjà des pistes pour le 2e tome (je vois déjà d'ailleurs quel autre personnage de la littérature fantastique va faire son apparition dans ce 2e tome), donnant ainsi l'eau à la bouche au lecteur qui n'a qu'une envie: dévorer ce 2e tome. Au final, un roman jeunesse captivant, idéal en cette période de l'année, qui nous met dans une ambiance victorienne et gothique à souhait et qui promet aux jeunes lecteurs et aux moins jeunes, des heures de frissons...pourtant bien au chaud sous la couette. P.S. Le petit plus du roman: la postface, (Conçu comme un Bonus DVD) ou l'auteur revient sur la fabrication de son livre: la création des personnages, son inspiration et le processus de création, qui est vraiment très enrichissant et nous éclaire un peu plus sur le livre que l'on vient de lire. En tout cas, moi j'ai adoré et j'espère que les autres tomes, auront ces petits bonus. Stéphane Tamaillon: Les pilleurs de cercueils (Les Enquêtes d'Hector Krine Tome 1), Gründ, 284 pages, 2010
Comme tous les mois, je reviens vous parler des petits livres qui ont rejoint ma PAL.
02/10
2e livre de la "Bibliothèque du Collectionneur" des éditions Archipoche. C'est le 3e de la collection à rejoindre ma PAL. J’avais déjà un exemplaire de ce roman déjà lu, mais pas dans cette édition et apparemment avec une traduction différente. Donc, je le relirai avec plaisir en remarquant les différences de traduction.
(Acheté à la Fnac)
05/10
1er tome de sa trilogie gothique (j'ai le 3e dans ma PAL depuis quelques mois. Il ne me manque plus que le 2e), trouvé d'occasion. Je remarque encore une fois que j'achète beaucoup de romans de cette chère miss Oates en occasion. Enfin, un nouvel Oates qui rejoint ma PAL, c'est toujours une fête. Et encore une fois, je n'ai pas lu le résumé pour me convaincre de l'acheter (puisque je veux lire le plus de romans possible (voire tous) de Joyce Carol Oates).
(Acheté à la librairie Gibert)
26/10
Le Milady "Central Park" du mois (car oui, depuis deux mois, Milady ne sort plus qu'un "Central Park" par mois, ce qui fait du bien à mon porte-monnaie). Mais bon apparemment, cela ne va durer que jusqu'au mois de décembre car j'ai remarqué, sur le site Amazon, que Milady contait sortir certains romans de la collection "Grande Romance" (les romances grands formats de chez Milady comme "10 bonnes raisons d'être célibataire" ou "Le Milliardaire et moi", tome 1 de la saga des "Héritiers", que l'on trouve à plus de 10€) en format poche dans la collection "Central Park".
Ce qui va faire crier certaines lectrices qui ont acheté ces grands formats pensant qu'ils ne sortiraient jamais en poche.
(Acheté à la Fnac)
Je sais qu'il est sorti en poche et que j'aurai donc pu l'avoir moins cher, mais si mon choix s'est porté sur France Loisirs, c'est pour deux raisons: 1: Mon achat du trimestre et 2: la couverture est presque semblable à celle du grand format, donc plus jolie que celle en poche et surtout, le titre n'a pas été tronqué. Car oui, dans sa version poche, le titre (vraiment trop long, j'en conviens) a été coupé: il est devenu: "La lettre qui changea le destin d'Harold Fry" (ce fameux mardi, jour d'arrivée de la lettre a disparu. Il va falloir appelé Jacques Pradel!) Donc voilà le pourquoi de mon choix.
(Acheté à France Loisirs)
J'en ai également profité pour acheter cette nouveauté dans la collection "Piment" de chez France Loisirs. Le résumé m'a vraiment intrigué donc j'ai décidé de voir par moi même ce que valait ce petit voyage dans les années 80.
(Acheté à France Loisirs)
30/10
C'est un pur hasard, si ce premier tome a rejoint ma PAL. Je sais que la série démarre ce soir sur M6, mais je l'ai vraiment trouvé par hasard hier dans les rayons d'Easy Cash (magasin qui vend beaucoup de choses, en occasion) à 2.99€.
Malheureusement, il n'y avait pas le tome2. Pas grave, je le trouverai plus tard. De toute façon, je n'avais pas l'intention de regarder la série de suite. J'attendrai de lire le roman avant de la voir. Je saurai donc être patient.
(Acheté à Easy Cash)
Pour ce livre, (trouvé également à Easy Cash à 1.99€), c'est le résumé qui m'a interpellé. L'auteur s'est approprié un fait divers sanglant qui marqua l’Amérique et en a fait un roman apparemment captivant. A voir donc.
A savoir que ce livre a été publié chez Buchet-Chastel sous le titre "A bout de fuite".
La version poche a simplement décidé de reprendre le titre original du roman. Pourquoi? Cela reste un mystère. (Pour mieux perdre les lecteurs?)
(Acheté à Easy Cash)
Un roman qui me fait de l'oeil depuis sa sortie en mars 2013. Quand je l'ai vu dans les rayons d'Easy Cash à 2.99€, je n'ai pas hésité une seule seconde.
Le sujet m'interpelle et j'ai entendu de bons échos sur ce roman. Je vais pouvoir me faire ma propre opinion. Chouette!
(Acheté à Easy Cash)
La patience paye toujours. Cela fait des mois que j'attends d'acquérir ce 6e et dernier tome des "Mémoires d'un quartier". Sauf que je n'arrivai pas à mettre la main sur un exemplaire d'occasion chez Gibert (car oui, je trouve que ces romans sont un peu chers en neuf donc j'ai décidé de les acheté en occasion). Et enfin, c'est arrivé: hier, en flânant dans les rayons, j'ai vu ce 6e tome avec le fameux bandeau jaune et bleu de chez Gibert que j'aime tant.
je vais enfin pouvoir commencer cette saga qui sera très bien pour le prochain hiver.
(Acheté chez Gibert).
Ce mois ci, 9 livres ont rejoint ma PAL. Certes, c'est un peu plus que le mois dernier mais cela reste raisonnable.
Je m'aperçois tout de même que cette année, j'ai beaucoup moins acheté de livres que ces deux dernières années et c'est tant mieux car mon appartement commence à crouler sous des livres et des livres.
Au mois prochain pour une prochaine descente en librairie (je sais très bien que même si j'achète moins, je ne peux m'empêcher d'acheter quelques petits livres).
En 1970, Philippe Lavil ne sait pas comment faire avec les filles.
Philippe Lavil: Avec les filles, je ne sais pas (1970)
Douze ans avant "Il tape sur des bambous", Avec les filles, je ne sais pas" fut le premier succès de ce fils de békés (Blancs des Antilles, né à Fort de France en Martinique) et d'aristocrates: son vrai nom n'est-il pas Philippe de la Villégégu du Fresnay? Monté à Paris pour mener des études dans une école de cadres, il se retrouve à Neuilly, à deux pas des bureaux d'Eddie Barclay: après un premier 45 tours au succès modeste en 1969 ("A Califourchon"), il décroche le jackpot avec ce titre. (Source: Fascicule "La Discothèque du 20e siècle: 1970", Polygram Direct)
Bonne écoute!
4e de couverture:Dans le Paris d'aujourd'hui qui a encore trente ans à vivre pour rentrer dans le XXIe siècle mais que les gens en place bouleversent à qui mieux mieux, sous prétexte de le préparer à l'an 2000, on ne comprendra bientôt plus ce qu'est, ce qu'a été Montmartre-cette commune champêtre perchée sur sa Butte d'où les seules tours qu'on apercevait rivalisant avec le chef-d'oeuvre d'Eiffel étaient celles des églises. En ce temps là, il y avait encore des moulins et des vignes et les ruelles où artistes et apaches se côtoyaient fleuraient bon le lilas; les maisons étaient basses et parfois biscornues tel le Bateau Lavoir qui hébergea tant de futures célébrités; la Tour Eiffel ne datait que de 1889 et l'on était en 1906: la grande époque de Montmartre commençait avec les vingt ans de Roland Dorgelès, celle de la bohème où la jeunesse savait encore être pauvre et joyeuse et se sentait bourrée de talent, celle de la naissance du cubisme et des Fauves, des farces de rapins, du Lapin à Gil, de la camaraderie aussi... Montmartre, avant d'être un quartier de Paris (mon endroit préféré de la Capitale. Combien de fois, j'ai arpenté ses rues et ses ruelles) était un petit village, où les vignes et les champs étaient légions et où les artistes (peintres, chanteurs, comédiens) se promenaient et vivaient, pauvres mais libres. C'était il y a plus d'un siècle, mais les artistes sont toujours là.
Roland Dorgelès à connu ce Montmartre là et a voulu en laisser une trace dans plusieurs de ses romans, dont "Bouquet de Bohème". A travers ces pages sublimes, c'est toute une époque (celle du début du XXe siècle, de l'avant guerre) qui resurgit avec ses artistes célèbres et ceux qui sont restés dans l'ombre.
C'est ainsi que le lecteur croise Picasso, Modigliani, Bruant, Appolinaire, Mac-Orlan, mais également Utrillo, Juan Gris, Max Jacob,, Marie Laurencin, le Douanier Rousseau...et tant d'autres que j'ai malheureusement déjà oublié (Honte sur moi!). Roland Dorgelès leur redonne vie, par petites touches d'anecdotes drôles et tragiques. La vie, en ce temps là était légère, et même si la misère était le lot commun, la belle affaire. Le tout, c'était de vivre sa vie sans s'en faire et essayer de vendre la moindre toile où le moindre texte afin de continuer la fête. Dire que certains comme Picasso ou Modigliani allaient devenir des peintres célèbres: les rencontrer à l'aube de leur vie d'artistes démunis, est fascinant.
Une anecdote à toutefois retenu mon attention, c'est celle d'un artiste qui se nomme Boronali. Il a fait parler de lui en 1910, au salon des indépendants avec une seule oeuvre:
Et le soleil s'endormit sur l'Adriatique
Un tableau qui intrigua et retint l'attention de beaucoup de visiteurs. On avait trouvé un nouvel artiste, italien d'origine, et qui parla dans un manifeste, du mouvement de l'excessivisme. C'est ce tableau d'une certaine beauté qui est à l'origine d'une imposture mis en place par Roland Dorgelès, lui même.
Un peu enragé par ces artistes qui avaient pris le cubisme pour modèle, et délaissé la belle peinture, il fut piqué par une remarque d'Appolinaire qui lui disait qu'il n'aimait que la peinture de singe.
Il eu alors l'idée ingénieuse de demander à Frédéric Gérard, propriétaire du "Lapijn à Gil", de lui prêter son âne Lolo, pour peindre. Il présenta l'oeuvre au Salon des Indépendants qui fit sensation. Elle eu même l'audace de se vendre 20 louis d'or (une somme considérable), somme reversée à l'Orphelinat des Arts. Un beau parcours pour cette ouvre, peinte par Boronali, alias Lolo, âne vivant au "Lapin à Gil".
Des anecdotes savoureuses comme celles ci remplissent ce "Bouquet de Bohème", qui sent bon la joie de vivre.
D'une plume tendre, lègère, caustique et humoristique, Roland Dorgelès fait vibrer le lecteur qui découvre un autre Montmartre, celui d'avant la Grande Guerre, qui, tapie dans l'ombre, attend son heure.
Voilà un roman fabuleux qui nous enchante et nous montre une autre facette de ces artistes qui se sont fait un nom et qui, pour certains, sont tombé au champ d'honneur comme Maurice et Léon Bonneff, Drouard, Puechmagre, Richard de Burgue, Wasley, ou bien Appolinaire, enterré le 11 novembre 1918: un jour de fête un peu triste pour les artistes de Montmartre.
Roland Dorgelès a ressuscité avec des mots, le Montmartre disparu, celui des champs et des vignes qui ont, avec le temps laissé leur place à des immeubles. La grande ville l'a grignotée petit bout par petit bout, faisant "coulé du ciment sur les potagers [...] Il ne restait plus entre les deux cimetières qu'un bout de village inquiet où traînaient des fêtards." (p.380)
Si vous voulez connaître le vieux Montmartre, ouvrez la première page de "Bouquet de Bohème" et laissez vous emporter dans un tourbillon de joie: le joli tourbillon d'une vie passée: celles des artistes.
Roland Dorgelès: Bouquet de Bohème, Le Livre de Poche, 380 pages, 1947
4e de couverture (de l'édition Folio): Quand la sonnerie a encore retenti, que la porte du box s'est ouverte, c'est le silence de la salle qui est monté vers moi, le silence, et cette singulière sensation que j'ai eue lorsque j'ai constaté que le jeune journaliste avait détourné les yeux. Je n'ai pas regardé du côté de Marie. Je n'en ai pas eu le temps parce que le président m'a dit dans une forme bizarre que j'aurais la tête tranchée sur une place publique au nom du peuple français... (Source: Amazon) La première phrase d'un roman est probablement la plus importante. Elle est celle qui donne le plus de mal à un écrivain car c'est elle qui va donner le ton au roman.
"Aujourd'hui, maman est morte. Ou peut être hier, je ne sais pas." (p.19) Cette première phrase de L'étranger d'Albert Camus est l'une des plus connues. Pour ma part, je connaissais cette première phrase avant de lire le roman. Avant même de savoir de quoi le roman allait parler. Depuis quelques mois, j'ai décidé de lire un texte de la collection "Grands Auteurs" de France Loisirs , qui réunit en un seul ouvrage, les textes les plus connus d'un auteur, tous les mois. Après ma découverte de Giono, en Août, de Stefan Zweig en Spetembre (qui est un souvenir mitigé car lecture effectuée dans des conditions difficiles), c'était au tour d'Albert Camus, de me dévoiler un de ses textes. (Dans les prochains mois, Fitzgerald, Hemingway, Colette et quelques autres m'ouvriront leurs pages). Par le plus grand des hasards, il se trouve que j'ai ouvert "L'étranger" quelques semaines avant le centenaire de la naissance de l'auteur (ce dernier étant né le 7 novembre 1913). Je ressors de cette lecture un peu sonné, avec des questions sans réponses dans la tête. Voilà un texte fort, lent, (l'auteur prenant le temps d'installer son intrigue) et pourtant si court. La première phrase donne le ton du roman et donne un avis sur la personnalité de Merseault. J'ai été happé par ce roman où pourtant, il ne se passe pas des choses mirobolantes au début: il faut attendre la moitié du roman pour que l'intrigue prenne un tournant décisif. Pourtant,j'ai été comme hypnotisé par la plume d'Albert Camus. Puis, vient le trouble et la question lancinante qui ne trouvera pas de réponse: pourquoi Merseault commet ce geste irréparable? L'auteur, de par son personnage n'apportera aucune réponse. En revanche, le titre trouvera son explication: Merseault se sent étranger, dans la ville où il habite (Alger), mais il également étranger devant la mort de sa mère, ne montrant pas sa peine (en ressent-il au moins?) et étranger face à son crime: l'assumant mais ne ressentant aucun regret. C'est ainsi, tout simplement. Si la première phrase de "L'étranger" est connue de tous, c'est pourtant la dernière, qui m'a estomaquée: elle est d'une telle puissance qu'elle ne me laisse pas indifférente, tellement que je l'ai relu trois fois pour m'en imprégner. Au final, un roman lu, quasi d'une traite (il est d'ailleurs bien dommage d'avoir été obligé d'interrompre ma lecture pour aller au travail, mon ressenti de la dernière partie aurait été probablement plus fort. Il m'a fallu un petit temps pour me remettre dans l'ambiance du roman, hier soir), qui m'a interpellé, m'a fait me poser des questions (je ne sais d'ailleurs toujours pas le pourquoi de son geste). Un roman que tout le monde devrait lire au moins une fois. Si vous n'avez pas encore lu "L'étranger" de Camus, n'hésitez pas une seconde de plus. Précipitez vous dessus. Vous serez aussi chamboulé que moi, j'en suis quasi certain. On ne peux pas rester Etranger devant un tel roman. Albert Camus, L'étranger, France Loisirs, 115 pages, (1942) 2010 (pour la présente édition)
4e roman lu dans le cadre du Challenge: "La Littérature fait son cinéma". "L'étranger fut adapté en 1967 par Luchino Visconti, avec Marcello Mastroianni et Anna Karina...