dimanche 1 avril 2012

Right Here Waiting

Le slow qui tue de la semaine est un slow années 80. Souvenirs souvenirs.

Richard Marx: Right Here Waiting


Richard Marx - Right Here Waiting par Pierrot68

Bonne écoute!

Mes lectures du mois de Mars 2012




Au mois de Mars, j'ai lu 5 livres. Le 6e est en cours mais je n'en suis qu'à la moitié, donc, il ne comptera pas pour ce mois ci. Je comptais le lire cette semaine mais des évènements personnels ont fait que je n'ai pas pu trop lire et que le coeur n'y étais pas.
Mais passons au bilan:


Un roman touchant et bouleversant qui rend un bel hommage à ces bonnes noires qui prennent soin des demeures et des enfants des blancs.


Un roman passionnant sur un sujet peu exploité en littérature (la guerre d'Algérie) avec des personnages forts et attachants.


Un roman passionnant sur un beau parcours de vie.


La fin d'une saga qui m'a bouleversé, transporté avec des personnages que je n'oublierai pas de sitôt et qui m'ont accompagné pendant trois mois. A lire absolument!


Un roman qui fait du bien au moral!

En conclusion:

5 livres lus pour un total de 2214 pages.

Au mois prochain pour le bilan lecture du mois d'avril.

vendredi 30 mars 2012

Michel Berger, celui qui chante #13

Si maman si (1977)

Tous mes amis sont partis
Mon cœur a déménagé
Mes vacances c'est toujours Paris
Mes projets c'est continuer
Mes amours c'est inventer

Si, maman, si
Si, maman, si
Maman, si tu voyais ma vie
Je pleure comme je ris
Si, maman, si
Mais mon avenir reste gris
Et mon cœur aussi

Et le temps défile comme un train
Et moi je suis à la fenêtre
Je suis si peu habile que demain
Le bonheur passera peut-être
Sans que je sache le reconnaître

Si, maman, si
Si, maman, si
Maman, si tu voyais ma vie
Je pleure comme je ris
Si, maman, si
Mais mon avenir reste gris
Et mon cœur aussi

Mon cœur est confortable, bien au chaud
Et je lasse passer le vent
Mes envies s'éteignent, je leur tourne le dos
Et je m'endors doucement
Sans chaos ni sentiment

Si, maman, si
Si, maman, si
Maman, si tu voyais ma vie
Je pleure comme je ris
Si, maman, si
Mais mon avenir reste gris
Et mon cœur aussi

Si, maman, si
Si, maman, si
Maman, si tu voyais ma vie
Je pleure comme je ris
Si, maman, si
Mais mon avenir reste gris
Et mon cœur aussi






"Si maman si", titre issu de l'album "Dancing Disco" en 1977 est un titre qui parle à tout le monde. C'est ce qui est fort avec les chansons de Michel Berger. On s'y retrouve tous.
Michel reprendra également cette chanson lors de ses concerts.


lundi 26 mars 2012

Un petit voyage dans l'angleterre victorienne

Cette année, Tiphanie et moi avons décidé de continuer nos petits envois. Chaque trimestre, nous nous enverrons un colis sur un thème précis.

Pour le premier colis, le thème que nous avons choisi est l'Angleterre du XIXe siècle (que nous avons décidé d'étendre jusqu'à la première guerre mondiale).

Le premier colis vient d'arriver et je peux vous dire que Tiphanie m'a gâté comme pas possible.
Jugez plutôt.


ouahh tous ces beaux paquets rouges.

Pour les objets (que j'ai oublié de rajouter sur les autres photos, voilà pourquoi j'en parle maintenant): il y a
-une superbe tasse rouge siglé "Tea Time Terrace"
-un calendrier avec des peintures de A.R. Quinton peintre anglais du XIXe-XXe siècle, qui représente l'angleterre rural. Absolument sublime!
- une jolie carte avec un dessin de la célèbre Beatrix Potter
-un marque page magnétique avec de jolis dessins. Je l'adore!

Passons maintenant aux plaisirs gustatifs:



Bon, là, je peux vous dire que Tiphanie n'a pas du tout penser à ma ligne et elle a bien fait (même moi, je ne m'en soucis pas!).
-des muffins à l'anglaise idéal pour le breakfast.
-des petits lapins qui n'attendent qu'une chose: être croqué!
- une (grosse) boite de Quality Street, la boite à bonheur et en particulier, mon bonheur!
-une tablette de chocolat lait-corn flakes. (J'ai hâte de la goûter)
-God save the Pims (surtout ceux à la Mousse chocolat. Miam!)
-Deux boites de thés anglais (une aux fruits rouges et la deuxième au thé vert et citron (si mon angliche n'est pas trop rouillé).
- Un pot de marmelade (trop bien!)


C'est la photo "chercher l'intrus"!
Après avoir rangé toutes les bonnes choses à manger, je me suis aperçu que j'avais oublié la boite de "Fingers". Voilà pourquoi les petits fingers se retrouve avec les gourmandises culturelles.

Bon, côté livres, il y a:

Emma: Jane Austen (et ce petit mot de Tiphanie qui est désolé que cet exemplaire ne soit pas dans la collection 10/18 (car j'ai tous les Austen dans l'ancienne édition 10/18). Je la rassure de suite: il n'y a pas de mal car j'adore la collection des Classiques au Livre de Poche)

La chute de John Stone: Iain Pears (un pavé que je croise depuis un long moment en librairie et je n'ai jamais osé franchir le pas de l'achat. Grâce à Tiphanie, je n'aurai plus ce pas à franchir)

Rutland Place: Anne Perry (voilà le 5e volume des aventures de Charlotte et Thomas Pitt que je cherche depuis janvier et que je ne trouve pas et qu'il me fallait avant de lire le 4e tome qui traine dans ma PAL. Oui, j’aime bien avoir un roman d'avance dans la série avant d'entamer un tome. Je vais pouvoir continuer ma lecture de cette (longue) série.

Du côté des DVDs:

Tiphanie a opté pour les films biographiques avec:

Miss Potter
(non ce ne sont pas les aventures de la soeur d'Harry (soeur qu'il n'a pas d'ailleurs) mais bien la vie de la célèbre Beatrix Potter). (En prime, Tiphanie m'a également offert le petit livre de Pierre Lapin (de quoi retomber en enfance).

Jane (film sur la plus grande histoire d'amour de Jane Austen. La sienne)

puis un DVD qui a un lointain rapport avec l’Angleterre victorienne:


Auprès de moi toujours
: un film qui me fait envie depuis sa sortie. Mais quelle est le rapport avec le thème: ben, c'est facile: deux des actrices du film étaient également à l'affiche du film "Pride & Préjudice".

Et pour finir, un petit carnet avec une couverture de Pride & Préjudice des éditions Penguin Books. Il est vraiment magnifique. Tellement que je ne vais pas oser écrire à l'intérieur.

Voila tout ce que contenait ce big colis. Tiphanie m'a gâtée comme jamais. Je te remercie et j'ai hâte de faire ces différents voyages dans l'Angleterre victorienne.

Merci encore Tiphanie. Toi aussi tu tombe souvent juste et tu arrive à trouver ce qui me fait envie.

dimanche 25 mars 2012

Descente en librairie 10: Braderie Emmaüs

Cet après-midi je suis allé à la Braderie Emmaüs qui avait lieu ce week-end dans ma ville. J'y vais tous les ans pour essayer de glaner des romans à petits prix.
C'est souvent au petit bonheur la chance.

Je dois dire que cet après-midi la chance fut avec moi puisque je suis revenu de la braderie avec huit livres et le tout pour 6€.

Voici ce que j'ai trouvé:


Je ne sais pas si vous vous souvenez mais dans les années 90, la mode fut aux suites des grands classiques: Alexandra Ripley écrivit "Scarlett", la suite d'"Autant en emporte le vent" (que les descendants de Margaret Mitchell n'ont pas approuvés, il me semble). Mais il y eu également ce roman de Lin Haire-Sargeant: "H. Heathcliff revient à Hurlevent" qui est, vous l'aurez compris une suite du roman d'Emily Brontë: "Les Hauts de Hurlevent". Quand je l’ai vu, je me suis laissé tenter. Je verrai bien.


Autre livre venue de la mode des suites de classiques. En 1993, Susan Hill reprend là où Daphné du Maurier s'était arrêté dans "Rebecca". Que s'est il passé dans la demeure Manderley? Susan Hill nous dévoile le mystère dans cette suite de "Rebecca". J'ai été tenté car j'ai beaucoup aimé le roman de Daphné du Maurier. Je suis curieux de voir ce qu'une suite peut donner.


Un roman qui m'intrigue depuis que j'ai lu le billet de
Romanza. Pour quelques petits centimes, je n'allais pas me priver.



Une saga de cape et d'épée devenue un classique pour quelques centimes. Cela vaut le coup. Par contre,je pensais que la saga était complète et en rentrant chez moi, je me suis aperçu qu'il y avait encore 6 tomes après ceux là. Si ces premiers tomes me plaisent, j'essaierai de trouver les autres sur des sites d'occasions où dans des brocantes.


Voilà la bonne affaire de la journée (non pas que les autres ne soient pas une bonne affaire au contraire): j'allais passer à la caisse quand je remarque le roman de David Vann en bon état. Je le glisse sous le bras et je vais en caisse.

Je ne sais pas comment le monsieur qui était à la caisse a compté mais il m'a fait tous les romans que j'avais pour 6€ en tout (alors que j'avais compté 11€ en lisant les prix noté à l'intérieur des livres). Ce qui au final, fait 0.75 cts le livre (si mes calculs sont juste). Alors excusez du peu mais 0.75 cts, le roman de Vann, qui coûte dans le commerce plus de 20€ en grand format. C'est ce que j'appelle une belle affaire pour ne pas dire un beau cadeau.

En ce moment, dans les braderies Emmaüs, je suis souvent chanceux dans mes trouvailles. Pourvu que la chance soit avec moi pour la prochaine braderie en septembre.

Partir quand même

Le slow qui tue de la semaine est l'une des plus belles chansons de rupture:

Françoise Hardy: Partir quand même


Partir quand même - F.Hardy & J.Dutronc - Le clip par cantalou7301

Belle écoute de cette chanson écrite par le couple Françoise Hardy/ Jacques Dutronc!

samedi 24 mars 2012

C'est quoi, être normal?


4e de couverture: Optimiste et rafraîchissante, une comédie qui fait chaud au coeur sur les aventures d'une Amélie Poulain british. Un roman d'apprentissage drôle et émouvant, un plaidoyer pour la différence et la fantaisie.

Tout le monde vous le dira, Sherry Cracker est un peu spéciale : elle n'a ni famille ni amis, a appris la vie dans l'Encyclopædia Britannica et voue une passion inquiétante aux pantalons écossais.
Fatigué de devoir composer avec ses bizarreries, son patron, l'irascible Mr Chin, la somme de « devenir normale ». Armée de sa seule naïveté, voici notre Sherry Cracker partie à la conquête de la banalité.
Sur son chemin, elle va rencontrer un hypnotiseur charlatan, une cartomancienne bidon, un cow-boy voleur, un politicien sans scrupules, deux monte-en-l'air maladroits et même une fausse mère adoptive. Et se découvrir à l'occasion des qualités jusqu'ici bien cachées...


Je n'ai pas attendu bien longtemps avant d'ouvrir le nouveau roman de D.J. Connell. Il ne m'a pas fallu longtemps pour le dévorer non plus.
L'année dernière, je découvre la plume de D.J. Connell avec son premier roman "Julian Corkle est un fieffé menteur" (dont je vous recommande encore une fois la lecture) qui fut une révélation: Mrs Connell avait écrit sans le vouloir un petit pan de ma vie.
Dès que j'ai sû que son nouveau roman allait paraître, je me suis précipité pour me le procurer et me le faire dédicacer au Salon du Livre de Paris par la même occasion. Mais au final, qu'ai je pensé de ce nouveau roman?

En lisant les premiers chapitres, j'ai eu un petit peu de mal à entrer dans l'histoire: il faut dire que cette dernière est très étrange et je n'ai pas tout de suite vu où voulait en venir l'auteur. Heureusement pour retenir mon attention et continuer à lire le roman, il y avait Sherry, personnage attachant et fantaisiste à souhait: j'adorais ces petites observations et annotations sur ses carnets et toutes les infos qu'elle balance sur des faits historiques ou géographiques d'une manière anodine comme si tout ça était normal.

Justement la voilà la question: c'est quoi être normal? Pour Mister Chin le patron de Sherry, cette dernière est anormale (alors que moi c'est lui que je trouvais anormal). Elle n'a pas d'amis (ce qui n'est pas normal), elle a de drôles de lubies énumérés plus haut (ce qui n'est pas normal). Il lui donne son vendredi et elle a trois jours pour devenir normal. Ce week-end va alors être explosif et Sherry va vivre des aventures très rocambolesques.
D.J. Connell nous dépeint des personnages atypiques comme Nigel, le petit gamin débrouillard (le "petit bâtard" comme tout le monde le surnomme) qui s'est enfui, que tout le monde recherche et que rencontre Sherry; Jocelyn un français d'un certain âge, très distingué et apprêté,(pour ne pas dire efféminé) et alcoolique; Mister Chin, le patron asiatique de Sherry (que pour ma part, j'ai trouvé très bizarre), M. Tanderhill, un hypnotiseur très particulier, et Shanks, un mec peu recommandable. Et il y en a encore quelques autres tous plus barré les uns que les autres.

Voilà où je voulais en venir: il m'a fallu un petit temps d'adaptation pour entrer complètement dans cet univers. Je pensais lire un roman réaliste comme "Julian" qui avait un peu de folie mais était quand même ancré dans une réalité. Plus j'avançais dans l'histoire de "Sherry", plus je me retrouvais à lire une fable, un conte plein d'humour, d'action et une pincée de suspens. Après avoir découvert que ce roman était éloigné de la réalité, je me suis éclaté à suivre les aventures rocambolesques de Sherry.

La plume de Mrs Connell est très agréable à suivre: c'est fluide, les dialogues sont parfois à mourir de rire tellement Sherry est dans son univers. L'auteur réussit a nous tenir en haleine. Je me suis surpris à tourner les pages de plus en plus vite, voulant savoir le fin mot de l'histoire (voilà comment j'ai réussi à lire ce livre en trois jours).
Ce qui est drôle, c'est que pour tous, Sherry est anormale (voilà pourquoi elle essaye toutes sortes de choses pour devenir normal): pour moi, c'est tout le contraire. J'ai trouvé que Sherry était la personne la plus normale du roman. Les autres personnages se comportent très bizarrement et font d'eux des gens complètement "anormaux". (Nigel est peut être le seul, avec Sherry, à être normal). Au fond la normalité n'est qu'une histoire de perception.

Je voudrais finir en faisant une petite comparaison entre Sherry et Julian: Tous deux sont fantasques, dans leur monde, mal aimé (Julian par son père et Sherry par sa mère) et tous les deux s'en fichent au final car ils réussissent à faire de leur différence une force.
Julian est comme un jumeau pour moi. Sherry est devenue mon amie: j'ai aimé sa fantaisie, son humour, son monde, même ses manies devenaient charmantes.
Surtout Sherry, n'essaie pas de devenir comme les autres: tu perdrais cette fantaisie qui fait ton charme.

Au final, un roman qui fait du bien. Un roman qui peut paraitre loufoque et complètement barré au début,tellement qu'on aurait envie de l'abandonner. Surtout n'en faites rien, vous passeriez à côté d'une héroïne formidable et d'un roman qui donne le sourire.
En un mot: D.J. Connell donne la parole aux personnes qui sortent de la norme et nous invitent à ouvrir les yeux sur un monde fabuleux.

En conclusion, je voudrais adresser quelques petites mots à l'auteur:

Chère Mrs Connell,

j'aime votre plume et vos personnages fantasques. Julian restera dans mon coeur à jamais. Je ne pensais pas que Sherry allait s'y faire une petite place. Elle a réussi haut la main. J'espère un jour retrouver ces deux personnages que j'ai aimé. Et pourquoi pas les faire se rencontrer. Je pense qu'ils s'entendraient très bien. Surtout, continuez de nous offrir d'autres histoires avec des personnages atypiques. J'ai hâte de faire la connaissance d'un autre héros où héroïne aussi atypique que Julian et Sherry dans votre prochain roman.



D.J. Connell: Sherry Cracker et les sept voleurs (Sherry Cracker gets normal), Belfond, 339 pages, 2012