mercredi 28 avril 2010

Seras tu là?

Le slow de cette semaine est une chanson qui me touche particulièrement car elle vient d'un artiste que j'aime beaucoup et qui nous a quitté il y a 18 ans. Et il me manque.

Michel Berger: Seras tu là?


Seras-tu là ?
envoyé par negresseblonde. - Regardez plus de clips, en HD !

mardi 27 avril 2010

Il suffit pour ça d'un peu d'imagination


Résumé: Bastien, un garçon de douze ans, déroba un jour un livre ancien qui le fascinait et se réfugia dans le grenier de son école pour le lire. Un livre pas comme les autres...Il y était question d'un pays fantastique où vivaient une toute petite impératrice, des elfes, des monstres, un garçon à la peau verte...Un pays menacé de mort et rongé par un mal étrange. Et voilà que Bastien, irrésistiblement entrait dans l'histoire, une histoire fantastique qui recommençait avec lui, L'Histoire sans fin...

Mon avis: Grâce au Livre de poche et au forum Livraddict, j'ai enfin pu effectuer mon voyage vers le Pays Fantastique de l'Histoire sans fin...voyage interrompu, il y a quinze ans alors que je me trouvais au CDI de mon lycée. J'avais une demi-heure a tuer avant la reprise de mes cours: j'avais alors flâner parmi les rayons du Centre de doc quand mes yeux se sont posés sur le roman de Michael Ende. Intrigué, j'ai pris le livre, me suis installé à une table et j'ai commencé ma lecture. Alors que je faisais la connaissance de Bastien, je n'ai pas pu entrer dans le Pays Fantastique. Il avait fallu que je pose le roman juste avant que Bastien commence à lire le livre qu'il avait dérobé dans la Librairie, parce qu'il fallait que je me rende en cours.
Quinze ans ont passés. Et là, je découvre que L'Histoire sans fin se rappelle a moi par l'intermédiaire d'un partenariat. Enfin, je vais pouvoir effectuer mon voyage, un voyage avorté lorsque j'étais adolescent.

Et voilà que je termine juste ce voyage et j'en ressort ébloui. Le roman de Michael Ende est devenu un classique du genre Fantasy (un genre que je ne connais pas bien mais que je ne demandais qu'à découvrir). L'auteur à su créer un monde homogène mais tellement changeant, fait de monstre de pierre, de dragon, d'hommes à la Peau Verte, d'impératrice et de tellement de personnages qu'on ne sait plus quoi penser et où l'histoire nous entraine. Et pourtant à aucun moment, Michael Ende ne s'égare dans ce pays en perpétuel mouvement.

Pour moi, le roman se construit en deux temps; il y a d'abord une première partie avec Atreju, le garçon du peuple des Hommes à la peau Verte qui essaye de sauver le Pays Fantastique de la destruction. Le récit d'Atreju est entrecoupé de paragraphe où on suit Bastien lisant les aventures d'Atreju. A ce moment là, je me suis mis dans la peau de Bastien, voulant même être à sa place. (D'ailleurs, j'ai trouvé étonnant que Bastien "plonge" dans le livre de L'Histoire sans fin qu'à la moitié du roman pratiquement. Moi qui pensait que cela se ferait dès le départ.)
Puis vient la deuxième partie, qui je l'avoue m'a moins passionnée. Je ne savais plus où l'auteur voulait nous emmener.

Des deux héros: Bastien et Atreju; ma préférence va pour ce dernier. C'est un garçon, courageux, téméraire et plein de bon sens, alors que Bastien devient de plus en plus énervant et arrogant au fil des pages. Je me suis alors complètement détaché de lui, ne voulant pas lui ressembler. De plus, il devient tellement imbu de lui même qu'il ne se rend même pas compte que Xayide, la sorcière, le manipule.

Ce qui m'a frustré dans le roman, c'est que l'auteur commence des histoires avec des nouveaux personnages et qu'il les laisse en suspend en nous disant que cela est une autre histoire et qu'elle nous sera contée plus tard. Je sais bien que la trame principale concerne Bastien mais cela m'a un peu laissé sur ma faim.

En nous racontant cette histoire, Michael Ende nous parle de son métier de conteur. Il nous dit que tout le monde peut inventer des histoires. Il suffit seulement de laisser vagabonder son imagination. Mais que parfois les personnages prennent le pouvoir et qu'ils peuvent nous échapper. Et qu'en voulant réinventer sa vie selon ses désirs, on perd de vue l'essentiel: soi.

Pour finir, je voudrais parler de l'objet livre en lui même. C'est un très beau livre, dont chaque chapitre commence par une belle illustration qui résume les évènements de chaque chapitre. Et j'ai remarqué que les 26 chapitres du roman forme un abécédaire commençant par la lettre A et finissant par Z. Une très belle prouesse du traducteur français.

Je ne regrette pas ce voyage dans le Pays Fantastique et je vous encourage à le faire que vous soyez petits ou grands. Car il n'y a pas d'âge pour imaginer ses propres histoires. Il suffit de se laisser guider et d'y croire.

Je remercie Le Livre de Poche et Livraddict de m'avoir permis de faire ce voyage.

Michael Ende: L'Histoire sans fin,(Die Unendliche geschichte),Le livre de Poche, 498 pages, 1984

L'amerique version sixties




En me baladant sur le blog de Tiphanie je suis tombé sur l'article qui parlait de ce swap et je n'ai pas pu résister bien longtemps.

Je n'ai jamais participé à un swap. Ce sera donc ma première fois mais je ne pouvais pas passer à côté.

En plus, pour le swap, les sixties s'étendent sur deux décennies: elle part de la période de l'interdiction de la ségrégation raciale et se termine par la fin de la guerre du Vietnam. (1954-1973)

Je suis un amoureux fou des sixties et des Etats Unis. J'aime cette période avec ses stars comme Marilyn Monroe ou James Dean: deux de mes idoles, Elia Kazan, Hitchcock; les personnalités politiques comme Kennedy et Nixon (et tous les secrets qu'il y a derrière) mais également les grand évènements qui ont marqué ces décennies: l'élection de Kennedy, l'affaire des missiles à Cuba, l'assassinat de Kennedy (le mystère qui me fascine le plus depuis tout jeune et dont j'aimerai avoir une réponse un jour. Il n'est pas interdit de rêver), la conquête spatiale avec en 1969, le petit pas d'Armstrong sur la lune, le flower power (peace & love),la guerre du Vietnam, les prémices de l'émancipation des femmes, la guerre froide... Le sujet est si vaste qu'on en fera jamais le tour et c'est ça qui est bien.

Pour plus de détail sur le swap, c'est ici.

Alors si vous aussi, les sixties vous fascinent, n'hésitez pas. Venez nous rejoindre. Vous avez jusqu'au dimanche 2 mai pour vous inscrire.

En tout cas, je peux vous dire une chose: pendant deux mois, je vais vivre au rythme des sixties: un pur bonheur.



GENERIQUE : MES PLUS BELLES ANNEES
envoyé par artemis181. - Regardez des web séries et des films.

Le générique d'une série magnifique dont malheureusement je n'ai vu que la 1ere saison (et encore pas entière) sur TF1.
La série raconte la vie d'une famille moyenne américaine, les Pryor dans les années 60 à Philadelphie. Une saison correspond à une année. Et la série débute en 1963. Malheureusement, la série n'a duré que 3 ans aux Etats Unis. Ce qui fait qu'elle n'a pas pu aller au bout de la décennie. Dommage.
Mais j'aimerai bien voir la série dans son intégralité. Sauf qu'elle n'est pas sortie en DVD. Sniff.

vendredi 23 avril 2010

500 days of Summer




Je ne vais pas vous parler de ce film avec des mots - film que j'ai vu en octobre 2009, un vendredi après midi à la séance de 16H30. Je m'en souviens, j'étais seul dans la salle de cinéma.-, car j'ai du mal a trouver les mots pour le faire.

Alors j'ai décidé de vous en parler en vous montrant quelques images.

Peut être qu'elles vous mettrons l'eau à la bouche et que vous aurez envie d'en savoir plus.

Pour info: le film est sorti en DVD en mars 2010.

Et il faut que je me le procure car j'ai adoré ce film qui fut l'un de mes coup de cœur cinématographiques de l'année dernière.

Je vous mets le pitch quand même:

Tom croit encore en un amour qui transfigure, un amour à la destinée cosmique, un coup de foudre unique. Ce qui n'est pas du tout le cas de Summer. Cela n'empêche pourtant pas Tom de partir à sa conquête, armé de toute sa force et de tout son courage, tel un Don Quichotte des temps modernes. La foudre tombe le premier jour, quand Tom rencontre Summer la nouvelle secrétaire de son patron, une belle jeune fille enjouée.
Au 31ème jour, les choses avancent, lentement. Le 32ème jour, Tom est irrémédiablement conquis, pris dans le tourbillon étourdissant d'une vie avec Summer. 185 jours après leur rencontre, la situation est de plus en plus incertaine – mais pas sans espoir. Alors que l'histoire fait des allers-retours au sein de la relation parfois heureuse, mais souvent tumultueuse de Tom et Summer, le récit couvre tout le spectre de la relation amoureuse, du premier coup de coeur aux rendez-vous, du sexe à la séparation, à la récrimination et à la rédemption et décrit toutes les raisons qui nous poussent à nous battre aussi ardemment pour arriver à trouver un sens à l'amour... Et, avec un peu de chance, à en faire une réalité



500 jours ensemble Bande Annonce du film
envoyé par LE-PETIT-BULLETIN. - Court métrage, documentaire et bande annonce.



la scène dansée qui est l'une de mes scènes préférée du film. Normal pour un fan de comédies musicales, me direz vous. (Pour vous mettre en situation: Tom vient de passer sa première nuit avec Summer).


500 JOURS ENSEMBLE - extrait n°1
envoyé par Lesrenards. - Regardez des web séries et des films.

1ere rencontre entre Tom et Summer


500 JOURS ENSEMBLE - extrait n°2
envoyé par Lesrenards. - Les dernières bandes annonces en ligne.

La scène au magasin de meuble


500 JOURS ENSEMBLE - extrait n°3
envoyé par Lesrenards. - Court métrage, documentaire et bande annonce.

La scène lors d'un mariage.

(Je suis vraiment désolé. J'aurais préféré vous montrer des extraits en VOST mais je n'en ai pas trouvé.)

Un petit bonus avant de vous laisser: Zooey Deschanel est chanteuse. Elle fait partie d'un groupe: She & Him.
Le clip d'une de leur chanson: Why do you let me stay here a été réalisé par le réalisateur de 500 days of summer.
Son partenaire dans le film, Joseph Gordon Lewitt, apparait dans le clip.



Je vous ai dit que j'avais adoré le film?

jeudi 22 avril 2010

Deux jeunes filles à un bal


Résumé: A Edimbourg, un asile ferme ses portes, laissant ses archives et quelques figures oubliées resurgir à la surface du monde. Parmi ces anonymes se trouve Esme, internée depuis plus de soixante ans et oubliée des siens. Une situation intolérable pour Iris qui découvre avec effroi l'existence de cette grand-tante inconnue. Quelles obscures raisons ont pu plonger la jeune Esme, alors âgée de seize ans, dans les abysses de l'isolement ? Quelle souffrance se cache derrière ce visage rêveur, baigné du souvenir d'une enfance douloureuse ? De l'amitié naissante des deux femmes émergent des secrets inavouables ainsi qu'une interrogation commune : peut-on réellement échapper aux fantômes de son passé ?

Mon avis: Quel roman! Avec très peu de pages, Maggie O'Farrel réussit à nous tisser une histoire magnifique et dramatique. Son héroïne Esme est de ses femmes qui affirment leur volonté d'indépendance. Elle est différente parce qu'elle veut être libre, décider et penser par elle même, ce qui ne plait pas à ses parents, qui la prennent pour folle. Et il suffit d'un épisode dramatique à un bal pour faire tout basculer. Esme n'accepte pas ce qui s'est passé (je garde secret ce qui s'est passé à ce bal pour vous laisser la surprise si vous avez envie de le lire), tellement qu'elle ne sait plus quoi dire et que seul un hurlement sort de sa bouche. Ses parents décident alors de l'enfermer dans un asile de fous. Et elle y restera pendant près de soixante ans, oublié des siens. Et même pire: ses proches ne voudront plus parler d'elle à tel point que Kitty, la soeur d'Esme, admettra qu'elle n'a jamais eu de soeur. Imaginez la surprise d'Iris, petite fille de Kitty, quand elle apprend qu'une de ses parentes est enfermé là.
Et c'est par le biais d'une fermeture que les portes s'ouvrent enfin pour Esme.
Iris va découvrir qui est Esme et un lien va se tisser entre ces deux femmes. Iris est fasciné par Esme, ne comprenant pas comment elle a pu rester enfermé aussi longtemps dans un asile alors qu'elle n'a pas l'air folle. Et en apprenant à la connaitre Iris arrivera à démêler la vérité. Une vérité qui la concerne.

J'ai trouvé ce livre fascinant. On va de surprises en surprises. J'ai été choqué par le sort d'Esme. Comment une famille peut enfermé puis oublié l'une des leurs, tout ça parce qu'elle est différente d'eux. Esme va vivre un drame et au lieu de l'écouter et de la comprendre, ils préfèrent l'enfermer et l'oublier. C'est scandaleux!
Ce livre m'a également mis les nerfs à fleur de peau, car je voulais comprendre comment on en est arrivé là.
Le livre n'a aucun chapitre. On saute d'un paragraphe à un autre, d'une époque à une autre. Tout se mélange. Comme dans la tête de Kitty, atteint de la maladie d'Alzeimer. Les passages où elle racontent des souvenirs sont syncopées, les phrases sont coupées dans leur élan, ce qui donne un rythme saccadé qui m'a troublé lors de la lecture. Mais je trouve que Maggie O'Farrel a très bien su écrire les souvenirs mélangés de Kitty. Et c'est un bon moyen pour garder le suspense jusqu'à la fin.
Ce livre est un puzzle et au final, en remettant les pièces en place, tout s'éclaire et j'ai été estomaqué par la fin de ce roman.
Esme est une héroïne qui restera gravé longtemps dans ma mémoire.

Maggie O'Farrel: L'étrange disparition d'Esme Lennox (The Vanishing act of Esme Lennox), 10/18, 232 pages, 2006

mercredi 21 avril 2010

Un air qui vient d'Australie

Le slow qui tue de cette semaine a été une vraie découverte et un coup de cœur, il y a 13 ans. Je suis totalement tombé sous le charme de cette jeune australienne, mais aussi de son partenaire dans le clip qui nous montre les coulisses d'un tournage de série (et une scène en particulier: celle du baiser). Une expérience que Natalie Imbruglia (car c'est elle dont il s'agit) a connu avant de faire des débuts remarqués et prometteurs dans la chanson.

Alors, tamisez les lumières, et laissez vous emporter par:

Natalie Imbruglia : Torn


Torn - Natalie Imbruglia
envoyé par natalieimbruglia. - Découvrez plus de vidéos créatives.

samedi 17 avril 2010

Remise en question et nouveau départ


Résumé: Michael Brock est un jeune avocat ambitieux qui n'avait pas voulu se rendre compte jusque là que le prix de son simple repas du midi aurait pu nourrir des dizaines de clochards de la ville. Mais, un jour, sa vie bascule : il est pris en otage avec ses collègues par un SDF au bout du rouleau qui pose les bonnes questions avant d'être abattu par la police. Traumatisé, Michael va changer radicalement de point de vue. Ce qui le conduit à affronter son ancien patron : une entreprise bien risquée...

Mon avis: Voilà un auteur qui ne me déçoit jamais. Et je reviens vers lui toujours avec plaisir.
La force des romans de Grisham, c'est cette plongée dans le monde judiciaire américain, dont il nous donne les clés pour en comprendre le fonctionnement. Il nous montre la vraie justice américaine, qu'il a côtoyé pendant des années avant de se tourner vers l'écriture.
Cette fois ci Grisham abandonne son sud natal pour implanter ses personnages dans la capitale américaine, Washington. Et il délaisse les grands cabinets cossus pour les défenseurs de la rue. Il nous montre la face cachée de Washington en nous faisant parcourir les bas fonds et côtoyer les sans abris.
Michael Brock va se remettre en question après avoir été victime d'une prise d'otage. C'est par cette prise d'otages que le roman commence à cent à l'heure pour ne plus nous lâcher.
J'ai été ému par ces gens de la rue, expulsés sans états d'âme par un grand cabinet d'avocats- celui où travaillait Michael- pour le compte d'une entreprise de construction.
Lontae et ses quatre enfants, Ruby, DeVon Hardy: j'ai été touché par tous ces gens de la rue qu'on ne considère plus.
J'ai été dégouté par les profits des grands cabinets qui engrange des millions chaque année. (Le livre à dix ans mais c'est toujours autant d'actualité hélas!)

J'ai cru retrouvé l'auteur en Michael- d'ailleurs, c'est l'une des rares fois que l'auteur utilise le "Je" pour raconter l'histoire dans l'un de ses romans. Michael va se poser énormément de question et changer de vie radicalement. Un divorce, un salaire moindre (il abandonne le grand cabinet Drake & Sweeney pour un petit cabinet associatif dans un quartier défavorisé), mais il peut enfin se regarder dans la glace sans avoir honte de lui. Il prendra le risque de s'attaquer à ses anciens patrons.

En conclusion c'est un roman qui va a cent à l'heure, court et qui se lit vite. (Bon c'est vrai j'ai mis sept jours pour le lire. Mais, je n'ai pas eu beaucoup de temps de liberté cette semaine pour le lire comme j'aurai voulu). Il y a du David & Goliath, un peu du Pot de fer contre le Pot de Terre. Il y a un homme, une remise en question et un nouveau départ. Et tout au long de ma lecture, je me suis demandé ce que j'aurai fait à la place de Michael. Je n'ai pas la réponse.
C'est du pur Grisham tout simplement! Et j'adore ça!

John Grisham: La loi du plus faible (The street lawyer), France Loisirs, 326 pages, 1999