lundi 12 janvier 2015

Le Guerrier sauvage (Aventuriers des Highlands Tome 1)

4e de couverture: Et si la passion était la meilleure façon de faire la paix ?
 
Bannie du royaume d’Angleterre par son père, Gwyneth est condamnée à mener une existence austère dans les Highlands.
Elle tente de mettre son fils à l’abri de la guerre qui oppose le clan auquel elle est liée, les MacIrwin, et leurs ennemis, les MacGrath.
Quand elle sauve la vie d’un guerrier du clan adverse, elle sait qu’elle risque la sienne pour trahison. Mais Gwyneth éprouve une attirance inexplicable pour cet homme qui tient autant qu’elle à réconcilier les deux clans… Se fiera-t-elle à son ennemi plutôt qu’à sa propre famille ?

En cette période hivernale, rien de mieux que de se réchauffer avec une romance, et encore plus avec un highlander. 
Il y a un moment que je voulais lire une romance historique ayant pour héros un Highlander, (j'avais l'embarras du choix car les éditions Milady ont fait de ce héros écossais le digne représentant de la romance historique. Il faut voir le nombre de romans ayant pour héros des Highlanders dans la collection Pemberley). 
J'avais donc le choix et mon choix s'est porté sur une nouvelle série dont le premier tome est paru en décembre 2014. Comme le 2e tome parait en ce mois de janvier, avant de l'acheter, je voulais savoir si la série pouvait me plaire. C'est ainsi que j'ai commencé ma lecture du premier tome. 

Je dois avouer que je suis partagé sur ce premier tome. Certaines choses m'ont plu, comme le contexte historique, l'histoire raconté et le rythme effréné qui s'en dégage. J'ai trouvé les personnages principaux attachants pour la plupart, comme Alasdair et Gwyneth (même si ces tergiversations m'ont un peu exaspéré par moment, mais c'est le genre qui veut ça, et surtout je pouvais comprendre sa position. Elle veut donner une bonne situation et une bonne éducation à son fils. Ce qui est admirable) ainsi que le petit Rory qui est adorable. Vonda Sinclair a un talent de conteuse, c'est indéniable: dès les premières pages, elle nous embarque dans son histoire pour ne plus nous lâcher, dans un contexte historique très bien mis en perspective (la place de la femme dans cette société misogyne, les guerres de clans) et les paysages sont à couper le souffle et nous font voyager. 
Cependant, certains choses ont un peu gâché ma lecture: les scènes de sexe qui ralentissent l'action, malgré leur utilité, pour certaines...sauf qu'elles coupaient quelquefois l'action des personnages dans leur élan. Il y a aussi certains dialogues que j'ai trouvé un peu cuculs par instants...mais bon, c'est le propre de la romance, me direz vous. 
Malgré ces défauts, cette romance se laisse lire avec un plaisir coupable. Ce n'est pas de la grande littérature, on est d'accord, mais elle réchauffe bien l'atmosphère hivernale et j'ai trouvé des côtés plaisants à l'histoire, grâce à des personnages attachants et un contexte historique captivant  et bien mené. 
Malgré mon avis partagé, j'ai bien envie de lire la suite pour savoir ce qui va se passer pour le frère d'Alasdair, Lachlan, mais aussi pour laisser une seconde chance à la série, qui a un potentiel non négligeable. 

Vonda Sinclair: Le Guerrier sauvage (Aventuriers des Highlands Tome 1), (My Fierce Highlander), Milady 460 pages, 2014 




dimanche 11 janvier 2015

Slow Qui Tue # 217: La sete di vivere

Le slow qui tue de la semaine veut boire la vie à pleine main.

Alessandro Safina: La Sete di vivere


Bonne écoute!


mercredi 7 janvier 2015

La Discothèque du 20e siècle #88

En 1984, le groupe Alphaville se faisait connaitre et pas qu'au Japon.

Alphaville: Big in Japan (1984)

Big in Japan by Alphaville on Grooveshark

Rien à voir avec le film futuriste de Jean-Luc Godard avec Eddy Constantine alias Lemmy Caution, cet Alphaville-ci est un trio allemand formé à Berlin en 1983 (avec Marian Gold au chant) qui se retrouva plusieurs fois dans les hit-parades internationaux, avec Big in Japan en 1984, puis avec Sounds like a melody et Forever Young l'année suivante, et enfin avec Do you want to dance with me en 1986. (Source: Fascicule "La Discothèque du 20e siècle: 1984", Polygram Direct)

Bonne écoute!

lundi 5 janvier 2015

Mentir n'est pas trahir

4e de couverture: Gladwyn Suter a tout pour être heureux. La plus belle épouse, le fils le plus facile, la plus jolie maison dans la plus paisible banlieue de Londres. De bons petits plats et une tête blonde à ébouriffer chaque soir en rentrant du bureau. Les douces séductions du train-train quotidien. Mais on mesure son bonheur une fois qu’on l’a perdu… Un jour qu’il rend visite à sa mère dans la campagne sauvage des Downs, Gladwyn croise au bord de la route une jeune femme victime d’une chute de bicyclette. En la conduisant à l’hôpital, il ment impulsivement sur sa situation, puis s’engouffre dans les mensonges. Après seize années d’un mariage sans zones d’ombre, il se voit faire ce qu’il croyait réservé aux autres : acquérir deux téléphones, échafauder des scénarios rocambolesques, multiplier les voyages d'affaires. Seulement, est-on goujat lorsqu’on aime sincèrement deux femmes à la fois? A-t-on le droit, alors même qu'on la trompe, d'éprouver de la jalousie à l’égard de sa femme? De faire miroiter à sa maîtresse de faux espoirs? Chef d’orchestre, la vie se charge de résoudre les dilemmes : un voisin inquiétant, un cottage isolé, une situation incontrôlable et le triangle amoureux passe du vaudeville au roman noir. 

Angela Huth est une auteure que je voulais découvrir depuis longtemps. Il y a même certains de ses livres qui traînent dans ma PAL, et j'avais bien l'intention de la découvrir en 2015. 
Gwenaëlle, qui s'occupe de la collection "Quai Voltaire" aux Editions La Table Ronde a devancé mon désir de lecture en m'envoyant le dernier roman d'Angela Huth. 

Qu'est ce qu'elle a bien fait. Même si ce roman ne sera pas un coup de coeur, il m'a beaucoup plu. J'ai trouvé le traitement du sujet, pourtant mille fois rebattu dans la littérature ou autre (l'adultère) très bien traité par l'auteure. Déjà, cette histoire d'adultère est vécue par le lecteur du point de vue du mari volage: Gladwyn. Ce qui fait que je n'ai pas pu le juger foncièrement mauvais: il aime sa femme et son fils, et voilà qu'un jour, il rencontre Lara,sur le bord de la route et c'est quasi un coup de foudre, même s'il ne veut pas céder à la tentation. Il va alors commencer à mentir pour pouvoir vivre cette double vie. 

D'une plume cocasse, parfois devant certaines situations, subtile et délicate, Angela Huth (ou plutôt la traduction d'Anouk Neuhoff, car j'avais retrouvé cette délicatesse et cette subtilité, (la cocasserie en moins)  de l'écriture, dans le roman de Tracy Chevalier: "La denière fugitive". Bravo et merci pour cette très belle traduction au passage) ne juge pas et nous fait aimer ce personnage méprisable devant cette tromperie. 
Elle dépeint de manière progressive l'enlisement de cette double vie jusqu'à un point de non retour, qui m'a fait dire: mais comment Gladwyn (et l'auteure) va se sortir de là. J'ai compris la situation et le choix de Gladwyn (même si je n'approuve pas l'infidélité) et j'ai eu de la compassion pour lui, même si elle n'était peut être pas méritée. 

J'ai été happé par cette histoire, mais surtout par les personnages: Gladwyn, donc, mais aussi Blithe, la femme de Glad, qui ne voit pas dans quoi son mari l'embarque (quoique je la soupçonne de ne pas vouloir voir, car Blithe est une grande observatrice), Lara, qui est  la maîtresse à son insu car elle pense sortir avec un homme célibataire (Glad ment aux deux femmes, afin de vivre tranquillement sa double vie), mais il y a aussi Laurie, le voisin voyeur, collant et violent de Lara, qui est amoureux d'elle. Ce quatuor va nous entraîner dans une histoire tellement réaliste et banale, mais  qui va trouver son apogée dans un final qui m'a un peu déconcerté, dans le mauvais sens. 

Ce final n'est pas aussi abouti que je l'aurai pensé (en même temps, l'auteure ne pouvait pas faire autrement pour démêler l'histoire qu'elle avait inventée. Il fallait bien qu'elle arrive à une conclusion): j'ai trouvé les réactions des personnages un peu bizarres: leur comportement ne correspondait plu trop à leur caractère: ils étaient juste là pour servir l'auteure et l'histoire. Cette conclusion ne m'a pas totalement satisfaite, mais elle ne gâche pas le livre pour autant. Disons que je ne voyais pas la  fin de cette manière. 

Au final, un roman piquant, sur un sujet délicat à traiter, surtout quand l'auteure prend le parti de nous montrer le point de vue du trompeur, qui m'a complètement charmé, par sa plume délicate. Voilà un joli roman qui nous parle si bien du mensonge. Ce fut une belle découverte, malgré une fin en deçà de mes espérances. 

Ce roman paraîtra le 8 janvier 2015. 

Merci à Gwenaëlle et aux Editions La Table Ronde pour la découverte de cette jolie plume.

Angela Huth: Mentir n'est pas tromper (Deception is so easy), La Table Ronde  (Quai Voltiare), 300 pages, 2015






dimanche 4 janvier 2015

Slow Qui Tue #216: La vie ne m'apprend rien

Le slow qui tue de la semaine nous donne une leçon de vie.

Daniel Balavoine: La vie ne m'apprend rien



Bonne écoute!


samedi 3 janvier 2015

La séance du samedi soir #2: The Riot Club


Synopsis: Le Riot Club est réservé à l’élite de la nation. Ce cercle très secret d’Oxford fait de la débauche et de l’excès son modèle depuis 3 siècles. Miles et Alistair, deux étudiants en première année, ne reculeront devant rien pour avoir l’honneur d’en faire partie... (Source: Allociné)

J'aime les films anglais. J'aime les films qui se situe dans une université anglaise...J'aime les films initiatiques (même si ici, l'initiation n'est pas le but principal au final).. (bon, j'aime aussi les beaux et jeunes anglais, j'avoue). Ce film avait donc, des chances de me plaire. 

The Riot Club est adapté de la pièce de Laura Wade: "Posh" (l'auteur de la pièce en a d'ailleurs écrit le scénario), réalisé par Lone Sherfig (qui nous avait déjà donné "An Education" et "One Day", deux films que j'apprécie énormément). 

Au début, ce film a des airs de "Cercle des poètes disparus" avec son université grande classe, ses élèves, qui forment un club secret...sauf qu'il faut oublier cela au plus vite. The Riot Club" n'est pas "le Cercle des poètes disparus". Ce n'est même pas comparable, car nous ne sommes pas dans la même ambiance. Ce film qui débute dans une ambiance bon enfant  par des petits défis inoffensifs,  qui servent de tests à l'entrée de Miles et d'Alistair dans le Riot club, et qui paraissent des plus sympathiques, va se transformer en cauchemar. Les personnages de ce films sont abjects (même Miles, qui pourtant est le plus gentil, est abject devant son attentisme et sa non intervention), imbus d'eux mêmes et en deviennent nauséeux. J'ai d'ailleurs été plusieurs fois au bord de la nausée. 
Pourtant, ce huis clos (une bonne partie du film se déroule lors d'un dîner du Riot Club qui va dégénérer (n'oublions pas qu'à la base, c'est une pièce de théâtre) est des plus fascinants. J'ai été dérangé en mon for intérieur, mais je voulais savoir comment tout cela allait finir. 
C'est un film honnête, qui fait le job, avec de jeunes acteurs fort bon (surtout Sam Claflin (dans le rôle d'Alistair Ryle), je le reconnais même si ce n'était pas mon personnage préféré mais il donne une composition de belle facture de ce jeune aristo imbu de sa personne, qui se croit tout permis, méprisant...je pourrais continuer des heures et des heures tellement la liste de ses défauts serait longue),mon préféré étant Max Irons (Miles) mais, je ne suis pas objectif devant sa belle gueule et son physique. 

En revanche, j'ai été désarçonné par la fin (et peut être même un peu déçu): j'aurai voulu quelle soit différente ,mais j'avais peut être oublié dans quel monde nous vivons, juste un instant. 

Au final, un film honnête, emporté par une jeune génération d'acteurs fort bon pour la plupart et qui, malgré son côté très dérangeant et malsain, m'a convaincu. Pas le meilleur de Lone Scherfig (pour moi "An Education est très au dessus) mais un film de très bonne facture, qui nous montre les débordements du pouvoir et l'arrogance de ces jeunes fils à papa qui deviendront l'élite de la nation. Et c'est ça qui fait peur!


jeudi 1 janvier 2015

Bilan 2014

Nous sommes entré doucement en 2015 pour une nouvelle année, qui j'espère, sera riche en émotions, en découvertes et en beaucoup d'autres choses.
Mais avant de continuer le chemin vers 2015, un petit retour en arrière s'impose, pour faire le point sur l'année 2014, en ce qui concerne le blog.
L'événement marquant du blog fut mon plongeon dans la lecture VO  (et en anglais plus particulièrement): j'ai enfin sauté le pas et cela s'est bien passé au final. Je compte bien renouveler l'expérience encore et encore en 2015.

Voici, maintenant le moment de faire le bilan culturel du blog.

Côtés séries:
 J'ai regardé beaucoup moins de séries cette année, que les années précédentes. Je suis resté fidèle à "Revenge" dont je  suis la  saison 4 encore avec plaisir. J'ai repris l'aventure avec les frères Winchester en finissant la saison 7 (et en débutant la 8) de "Supernatural".
Je retiendrai toutefois deux nouvelles séries découvertes cette année:

Ma série coup de coeur de cette année. Cette série, c'est un peu "Girls" pour les gays (et c'est là son petit défaut, elle peut paraître sectaire). Pourtant, elle est d'une justesse dans les rapports humains, et très réaliste. Les personnages sont tous attachants. Le seul gros défaut de la série: sa brièveté. La saison 1 ne compte que 8 épisodes de 30 minutes. C'est vraiment trop court!
J'ai hâte d'être courant janvier pour découvrir la saison 2.






J'avais un peu peur de découvrir cette série. Parler de la jeunesse de Norman Bates, le tueur psychopathe du film d'Alfred Hitchock  pouvait être casse gueule.
Au final, ce fut une belle  surprise: les deux acteurs principaux sont géniaux (sans oublier les autres qui ne  sont pas mal non plus). J'ai beaucoup  aimé la saison 1, mais la 2e (malgré quelques intrigues secondaires moins pertinentes et peu fouillées) est monté d'un cran,  surtout dans la relation entre Norman et sa mère. Au  vu du final, je n'ai qu'une envie: voir la saison 3.





Côté cinéma, j'y suis encore peu allé cette année: seulement 4 fois mais 4 films qui m'ont marqué de différentes manières et tous plu. Mon préféré étant

dont je vous ai parlé ici











Mon objectif en 2015 est de retourner plus souvent au cinéma (si possible, une fois par semaine). J'ai d'ailleurs mis en place la rubrique "La séance du samedi soir" (que "Whiplash" a inauguré la semaine dernière) dans cette optique. J'essaierai d'alimenter cette rubrique le plus régulièrement possible.

Côté livres,

En 2014, j'ai lu 61 livres (soit 34 livres de moins qu'en 2013). Donc,le niveau a baissé mais je me dis, pas grave. Je préfère lire moins et que mes lectures soient passionnantes et mémorables, plutôt que d'enchaîner les livres et d'en oublier certains à la fin de l'année.

Parmi ces 61 livres, voici ceux qui ont retenu mon attention:

Mes coups de coeur de 2014





et je retiendrai également:









En 2015, mes souhaits serait de retourner fouiner dans ma PAL (car l'année 2014, fut riche en SP, au détriment de ma PAL qui a, certes, moins gonfler que les autres années, car,  avec les SP reçu en cours d'années, mais déjà lu, je dois arriver à à peine 100 livres achetés (sur les 155 arrivés en 2014). Pas si mal). 
J'aimerai, en  fait, trouver le moyen d'alterner SP et livres sortis de ma PAL (car c'est toujours un plaisir de découvrir de nouveaux livres grâce aux SP, auquel, je n'aurai pas forcément penser.La preuve en est avec les livres cités au dessus et qui, pour la plupart sont des découvertes de Service Presse)

J'aimerai également en 2015  revenir aux "Classiques". Voilà des lectures que j'ai négligé l'année dernière. J'aimerai donc retrouver les plumes de ces grands auteurs comme Dickens, Colette, Zola, Du Maurier, Dumas, Brontë, Austen et beaucoup d'autres. Car un petit classique, de temps en temps, ça ne fait pas de mal. 

J'espère que 2015 vous réservera de belles surprises et de beaux moments. 

Je vous souhaite une