4e de couverture: Après L'Héritage et Pressentiments, la nouvelle star des lettres anglaises nous livre une fresque à la puissance émotionnelle exceptionnelle, doublée d'un suspense psychologique intense sur le poids des non-dits, l'obsession amoureuse et la trahison. Alors que son couple se délite et que sa galerie d'art est menacée de faillite, Zach Gilchrist, la quarantaine, décide de reprendre un de ses vieux rêves : écrire la biographie du célèbre peintre Charles Aubrey, dont sa grand-mère fut un temps le modèle. Direction Blacknowle, village accroché à une falaise du Dorset, où le peintre était venu passer quelques étés en famille. Mais l'ambiance est pesante dans cette petite bourgade fouettée par les vents, et personne ne semble vouloir répondre aux questions du jeune galeriste...
Que s'est-il passé à Blacknowle en 1938 ? Qui est Mitzy, cette vieille femme recluse, un tantinet sorcière, qui prétend avoir été la muse d'Aubrey, et bien plus ? Et d'où proviennent ces toiles du maître, jusqu'à présent inconnues ?
Au fil de ses rencontres, Zach va peu à peu mettre à jour de troublants secrets. Des secrets si lourds que les conséquences en résonnent encore aujourd'hui...
Un petit séjour dans la campagne anglaise, ça vous dis?
C'est ce que vous propose Katherine Webb avec son 3e roman, A la claire rivière. Un roman rempli de passion (pour l'amour de l'art, mais aussi l'amour tout court), de secrets, de fantômes. Un roman dans la plus pure tradition anglaise.
Je ne sais pas si Katherine Webb est coutumière du fait, puisque je la découvre avec ce roman, mais j'ai trouvé qu'elle avait clairement compris les codes des intrigues à l'anglaise et qu'elle les a retranscrit dans son roman, avec un certain talent.
J'ai de suite été happé par cette histoire: Zach décide de reprendre l'écriture de son livre sur Charles Aubrey et pour cela va partir à Blacknowle pour découvrir les secrets que la disparition d'Aubrey, peintre anglais, ayant vécu dans ce petit village côtier, à engendré.
Malgré ce que peut dire le résumé, Zach n'est pas, pour moi, le vrai héros du roman: il n'est qu'un faire valoir pour mettre en avant, le personnage emblématique du livre: Dimity, alias Mitzy, cette vieille femme qui se dit avoir été la muse d'Aubrey dans les années 30 et bien plus encore. Katherine Webb va dérouler par de longs flashbacks, la vie de Mitzy. Ce qui me l'a fait aimer. Oui, j'ai aimé Mitzy, j'ai été touché par elle, par sa solitude, sa détresse, son amour passionnel pour Aubrey, sa folie. Voilà un très tendre et cruel destin que celui de Dimity. Sa personnalité est tellement forte qu'elle phagocyte les autres personnages; (D'ailleurs, j'ai moins été emballé par l'intrigue qui se déroulait de nos jours et l'histoire d'amour entre Zach et Hanna. Tout ce qui m'intéressait dans le roman, c'était la vie de Dimity et les secrets que l'auteur dévoilait sur elle, tout au long du roman. Heureusement pour moi, cette partie là est la plus importante.
Il y a un côté "fantastique" dans le roman qui n'est pas désagréable car il se marie bien avec l'ambiance anglaise et surtout trouve une explication rationnelle à ses apparitions fantomatiques, dans la folie de Mitzy.
Pourtant, ce roman ne sera pas un coup de coeur, malgré que Mitzy m'ait fait vibrer le coeur. J'ai senti un flottement au milieu du roman qui m'a fait ralentir ma lecture: tous les passages au Maroc, même s'ils ont une importance capitale pour la suite du roman, m'ont lassé, car ils rompaient l'ambiance mystérieuse de cette campagne anglaise dans laquelle je me sentais si bien. Au contraire de Dimity, je n'ai pas été heureux de quitter Blacknowle.
Heureusement la fin du roman a relancé l'intérêt, avec son lot incessant de révélations (il y en a tellement que ça en donne le tournis), qui ne nous fait lâcher le roman qu'à la toute dernière ligne.
La fin justement (que je vous tairais pour ne pas gâcher le suspense) est d'une telle poésie qu'elle m'a donné des frissons. Dire au revoir à Dimity fut très difficile. Cette chère sauvageonne va me manquer.
Au final, un bon roman, d'une jeune auteure anglaise dont je ne connaissais pas la plume, qui s'inscrit dans la plus pure tradition des romans anglais avec ce côté mystérieux et "magique" qui font leur charme. Un roman idéal pour n'importe quel moment de l'année (il ferai une très bonne lecture estivale par exemple) et qui m'a fait connaitre un très beau personnage de femme, que je n'oublierai pas de sitôt.
Merci à Brigitte et aux Editions Belfond pour ce mystérieux voyage dans la campagne anglaise. Katherine Webb: A la claire rivière (A Half Forgotten Song), Belfond, 432 pages, 2014
Si vous voulez vous abonner et avoir plus d'info, allez sur le site de La Box de Pandore. Je le rappelle, c'est une box livresque axée sur la jeunesse (mais qui ne concerne pas que les enfants). La Box est à 18€ (plus les frais de port, selon les pays: 4.90€ pour la France).
Petites nouveautés: la Box est livrable partout dans le monde. Depuis peu, on peut aussi s'abonner (ou offrir) à la Box pour 3 mois (54€).
Après ces petits infos pratiques, passons à la Box du Mois de Juin que j'ai reçu.
(Le papier crépon jaune fait son retour dans ma Box. Cela met du soleil dans la maison).
Que m'a réservé l'équipe de la Box de Pandore ce mois ci?
Oh le joli ruban rose!
Côté Goodies:
-de l'encens, qui embaumait tout le colis. Ce qui fut un petit soucis pour moi qui ne supporte pas l'odeur de l'encens (quel que soit le parfum. Mais bon, je saurai à qui en faire profiter. Donc, ce n'est pas perdu.
-un petit porte-monnaie "Totoro", trop choupi et tout doux que j'adore!
-Du thé (lipton yellow, thé vert nature, et un thé noir aux fruits rouges)
-un sachet d'Oreo (déjà englouti tellement c'est bon!)
-le petit marque-page à l'effigie de Pandore (et qui s'est invité parmi les goodies) avec cette phrase de Philip Hamerton "L'art de lire consiste à savoir sauter les pages".
Avant de parler des livres, voici les autres marque page et carte postale.
-une carte postale Box de Pandore à carreau bleu.
-un marque page à l'effigie de la Box, comme on en a à chaque fois, mais avec cette fois ci, une nouvelle citation "Les plus grands secrets se trouvent toujours aux endroits les plus inattendus", tiré de Charlie et la chocolaterie de Roald Dahl. (j'aime cette idée de citation sur des marques pages. Cela leur donne un petit cachet supplémentaire.
Maintenant, les livres!
Le mois dernier, j'avais demandé de ne plus recevoir de BD (je n'en lis pas énormément et je préfère les choisir moi-même étant très sensible au dessin (une BD peut être très bien, si les dessins ne me plaisent pas, je ne la lirai pas).
L'équipe a pris mon souhait en compte.
J'ai donc reçu trois romans très différents:
Contre-courants: Richard Couaillet (Editions Actes Sud junior): 11, 20€:
Qu'est-ce que ça veut dire être un ado solitaire à la campagne, avec un con
de frère aîné qui vous pourrit la vie ? Avoir dix-sept ans et croiser dans la
rue une belle inconnue qui paraît tenir votre vie dans son regard. Pour tenter
de donner du sens à tout cela, Jérôme, amoureux des mots, choisit d'écrire un
journal, à contre-courant du monde qu'il observe. Au péril aussi d'une certaine
raison...
Un petit roman que j'avais repéré en librairie lors d'une de mes flâneries un jour. J'ai souvent été attiré par ces éditions (j'ai Blog de Jean-Philippe Blondel de ces édtions là). J'ai vraiment hâte de savoir ce livre.
Les Bertignac Tome 1 (L'homme à l'œil de diamant): Paul Eyghar (Editions Hugo & Cie): 16.99€:
Quand le petit coucou de Tarko Bertignac et de sa demi-sœur Lou, pris au
cœur d'une tempête tropicale, doit se poser en catastrophe en plein Amazonie, il
ne s'imagine pas... ...être poursuivi par des dinosaures sortis d'un autre âge,
...être sauvé par Toulouse, un aventurier, et son guide indien le géant Mato
Grosso, ...rencontrer les indiens "murmures" qui parlent sans parler, ...être
accueilli par la tribu des "semi-ombres", qui se cachent dans l'ombre des
choses, ...découvrir le plus grand gisement de diamants du monde...et le
détruire, ...être totemisé au sang de crapeau bleu et devenir apprenti shaman,
...pénétrer dans la prison auto-gérée de chocabamba, la seule où les
gardiens...empêchent de rentrer, ...voler au sommet des Andes sur le dos du Dieu
Condor Atu Puntur, ...Bavarder avec Pika Tinka, une petite momie vieille de cinq
cent ans, ...être nommé Soto Commandante Cinco de l'Armée Révolutionnaire des
Andes, ...et surtout, défi er le terrible secret de l'Homme à l'œil de Diamant
!!!
Un roman d'aventures qui a l'air sensationnel et drôle. Je l'avais repéré dans la Box qu'avait reçu Kevin du blog Palace of book, le mois dernier et il m'avait beaucoup intrigué. je suis ravi qu'il ai rejoint ma PAL. De plus il m'a l'air idéal pour la saison estivale qui pointe le bout de son nez.
Au bord de la ville: Roland Fuentes (Editions Syros): 15.90€:
Sylvère et les siens vivent sur un terrain vague où se sont établis leurs
ancêtres, au bord de la ville dont la masse indistincte, déployée derrière un
rempart de hautes tours blanches, les inquiète et les fascine à la fois. Les
habitants des cabanes entretiennent auprès de leurs enfants une méfiance
viscérale vis-à-vis de celle qu’ils surnomment la Dévoreuse. « Termine ton
assiette ou je te jette à la ville », ont ainsi coutume de dire les parents. Un
jour pourtant, Podagre, le meilleur ami de Sylvère, le plus chétif aussi de ces
gamins grandis au milieu des ronces, prend sans prévenir la direction des barres
de béton blanc et part sans se retourner…
Voilà le livre qui m'intrigue le plus, ce mois ci. C'est un livre que je ne connaissais pas du tout, mais son résumé m'a tapé dans l'œil de suite. Un roman d'aventure, une "utopie" politique" comme le dit la 4e de couverture", qui ne me laisse pas indifférent.
Une nouvelle fois l'équipe de la La Box de Pandore a tapé dans le mille. Je suis ravi des livres reçus et les petites attentions, comme les gourmandises, le petit porte monnaie, font plaisir.
Je voulais encore une fois féliciter l'équipe pour leur sérieux, leur écoute et le soin qu'ils apportent à la Box. J'ai toujours le sourire quand j'ouvre la Box.
De plus, grâce à eux, je suis en train de me constituer une petite PAL de romans jeunesses, qui seront de belles découvertes, j'en suis certain. (J'ai déjà découvert New York au cœur qui fut un joli petit roman d'amour, qui m'avait fait chaud au cœur et qui m'avait emmené une nouvelle fois dans la Grosse pomme). Maintenant, il ne me reste plus qu'à lire.!
La Box de Pandore: une Box qui plaira à tous, de 0 à 99 ans , car, tout le monde garde au fond de soi une âme d'enfant.
En 1997, Era revisitait le Moyen Âge de fort belle manière.
Era: Ameno (1997)
Membre de Shakin'Street, Eric Levi change radicalement de style en écrivant la bande originale des Visiteurs en 1992. Polyphonies du Moyen Age, chœurs dans la tradition de Carl Orff et synthétiseurs, tels sont les 3 éléments qui permettent au compositeur, devenu Era, de signer avec Ameno, un fantastique succès. Enregistré pour partie dans les mythiques studios d'Abbey Road à Londres, Ameno va se vendre à 2 millions d'exemplaires à l'étranger. En France, le single vaudra à son créateur une Victoire de la musique en 1999. (Source: Fascicule " Au Cœur des Slows n°13", Universal Collections)
Comme je suis toujours dans une période intense de visionnage de films, voici les films que j'ai vu ces 15 premiers jours du mois de juin.
Voici le petit rendez-vous cinéma où je parle des films vu en DVD (principalement), à la télé (très rarement) où au ciné (encore plus rarement) cette première quinzaine de juin. 41/Vu le 4 juin 2014
Film de Georges Lucas: avec Richard Dreyfus, Ron Howard, Paul Le Mat, Charles Martin Smith... (1974)
L'un des premiers films de Georges Lucas, (avant que
celui ci ne s'enferme dans la saga « Star Wars » pour ne
plus faire grand chose d'autre), « American Graffiti » est le
film de toute une génération.
Pourtant, il ne se passe pas grand chose dans ce film,
qui se déroule en une nuit (celle avant le départ des garçons à
l'Université), la réalisation est basique (et se déroule
essentiellement dans des voitures) et les intrigues ne m'ont pas
toutes plus.
Mais, je ne sais pas, j'aime l'ambiance de ce film :
l'insouciance qui se dégage des personnages, les premières amours,
les fêtes, les courses de voitures (en voyant cette scène de
courses, à la fin du film, je n'ai pu m'empêcher de repenser au
drame qui s'est déroulé au Cap d'Agde, il y a quelques semaines) :
l'ambiance sixties du film est un pur bonheur.
Mais surtout, c'est la BO qui retient mon attention.
Entendre tous ces tubes fifties/sixties, de « Runaway » à
« Only You » me comble de joie.
Voilà un film simple, mais qui me plait pour son côté
sixties (petite mention à Richard Dreyfuss tout de même, qui
interprète un Curt plein de malice et de charme : c'est
d'ailleurs son intrigue que j'ai préférée (la scène de la voiture
de police m'a faire rire aux éclats)), sa BO et son insouciance. Un
film qui devrait plaire à tous les fans de l'Amérique des années
60 : où quand l'insouciance et l'innocence n'avaient pas
encore été gâché par la guerre du Vietnam qui se profilait.
Un petit « chef d'oeuvre », tout simplement.
42/Vu le 5 juin 2014
Film de Michael Winterbotton: avec Colin Firth, Hope Davis, Catherine Keener, Willa Holland... (2009)
Avec son titre qui fleurait bon l'Italie et la Dolce
Vita (malgré un sujet grave qu'est la perte d'un être cher), ce
film avait tout pour me plaire. Surtout avec Colin Firth, qui est un
acteur que j'apprécie beaucoup, et qui a été déterminant pour que
je le regarde.
Malheureusement, ce fut 1h30 d'ennui le plus total.
(Heureusement qu'il n'est pas long, car à ce régime là, je pense
que je n'aurai pas supporter une demi heure de plus.)
Ce film est d'un barbant, il ne se passe rien de
transcendant, les jeunes actrices, qui interprètent les filles de Joe (Colin Firth), sont insupportables ; l'apparition du fantôme de la mère à sa fille cadette (qui se sent responsable de
la mort de celle ci) verse le film dans un côté « fantastique »
qui ne m'a pas plu.
Même Colin Firth a l'air de s'ennuyer ferme, se
demandant ce qu'il faisait en Italie pour tourner ce film.
Malgré les beaux paysages de Gênes, qui se présentent
au spectateur, les scènes en scooter (qui rappelle un peu la
« Dolce Vita »), je n'ai adhéré à aucun moment du film.
Généralement, le deuil, et la peine des enfants ayant perdu un
parent, me fait toujours verser quelques larmes. Ici, je n'ai rien
ressenti.
Un film que j'aurai pu m'abstenir de regarder. Je ne
veux pas dire que j'ai perdu 1h30...mais c'est un peu ça tout de
même. Mauvaise pioche.
43/Vu le 8 juin 2014
Film de Tim Burton: avec Ewan McGregor, Albert Finney, Jessica Lange, Alison Lohman... (2004)
« Un homme raconte si souvent ses histoires qu'il
ne fait plus qu'un avec ses histoires. Elles lui survivent et ainsi,
il devient immortel ».
Cette phrase, tiré du film, résume a elle seule, le merveilleux film
de Tim Burton.
« Big Fish » est l'un des films les plus
beaux qu'il m'ait été donné de voir. On retrouve l'univers propre
à Burton, son imaginaire poétique et complètement farfelu. Mais il
se dégage une nostalgie dans ce film qui fait du bien.
Un film Burtonnien est un film qui oscille souvent entre
le rêve et la réalité. « Big Fish » est aussi le plus
beau film qui le représente. Edward, le héros du film, a toujours
embelli les souvenirs de sa vie, si bien que son fils ne sait pas
très bien ce qui relève de la fiction ou de la réalité. C'est
alors, un bon moyen pour le spectateur de se laisser bercer par ces
histoires.
En regardant ce film, je me suis fais l'effet d'un petit
garçon, qui le soir, dans son lit, attend que son papa vienne lui
raconter une histoire avant de s'endormir.
J'ai énormément aimé ce film, que j'ai trouvé
poétique, émouvant (au point d'avoir quelques petites larmes à la
fin, même si ce n'était pas totalement triste).
J'ai trouvé qu'Ewann McGregor (qui interprète Edward
jeune) se fondait très bien dans l'univers de Burton. Il campe un
Edward à la fois espiègle, frondeur, romantique, joyeux, triste. Il
nous montre encore une fois, une palette nombreuses d'expressions et
toute l'étendue de son talent d'acteur.
Albert Finney (qui interprète donc le Edward
d'aujourd'hui) n'a plus rien à prouver et trouve le ton juste pour
interpréter ce bonhomme, sur la fin de sa vie, avec bonhomie mais
aussi une certaine pudeur. J'ai trouvé très touchant le couple
qu'il forme avec Jessica Lange (une actrice superbe qui m'a encore
une fois bluffé. Une grande actrice). La scène dans la salle de
bain est l'une, sinon LA scène la plus émouvante du film. Il y a
une telle complicité et un tel amour qui transparaît...Mais
également une telle tristesse également car elle sait très
bien qu'il va bientôt la quitter. C'est une scène simple mais
tellement remplie d'émotion qu'elle en devient parfaite.
Ces deux acteurs sont tellement bons et charismatiques
qu'ils éclipsent un peu Billy Curdup (le fils d'Edward) et Marion
Cotillard (la femme de celui ci), qui en deviennent pratiquement
transparent.
Vous l'aurez compris : j'ai aimé ce film. Il
devient même, mon film préféré de Tim Burton à ce jour. Je pense
qu'il sera difficile de faire mieux. Un très beau moment de poésie.
44/Vu le 12 juin 2014
Film d'Alfred Hitchcock: avec Teresa Wright, MacDonald Carey, Joespeh Cotten, Henry Travers... (1942)
Un film d'Hitchcock qui restera probablement dans la liste de mes préférés.
pour mon avis détaillé sur ce film, suivez le lien :L'ombre d'un doute .
45/Vu le 13 juin 2014
Film de Mike Nichols: avec Anne Bancroft, Dustin Hoffman, Katharine Ross, William Daniels... (1967)
Film de Mike Nichols, qui vit Dustin Hoffman accéder à
son premier grand rôle au cinéma et dont la bande son signée Simon
& Garfunkel est devenu culte. On peut même dire que les
chansons « Mrs Robinson » et « The Sound of
Silence » sont plus connue aujourd'hui que le film en lui
même ; (Je suis même sûr que la jeune génération, qui à
probablement déjà entendu l'une des deux chansons ne sait pas
qu'elles sont associé au « Lauréat » .
Pour ma part, ce fut la chanson « Mrs Robinson »
qui m'amena au film...que je voulais aussi voir pour ma culture ciné
personnelle.
Après visionnage, on peut dire que je sors déçu du
film. Je l'ai trouvé lent: il ne se passe pas grand chose, avec
des scènes vite expédiée, quelquefois et d'autres scènes
surjouées.
Je trouve que Dustin Hoffman s'en sort pas si mal : il y a de la
nonchalance dans son jeu, mais aussi de l'insouciance, de la
suffisance aussi. Anne Bancroft est superbe dans ce rôle de femme
fatale, séductrice et cougar avant l'heure, qui séduit ce jeune
lauréat et va progressivement faire de sa vie un enfer, détruisant la future relation de Benjamin avec sa fille, Elaine.
Oui, sauf qu'entre deux scènes lentes, les événements s’enchaînent un peu trop vite (oui, je sais, c'est encore une
contradiction) :
la relation amoureuse de Ben et Elaine va vraiment trop vite et on y
croit pas une seconde. A la rigueur, la liaison de Mrs Robinson et
Ben est beaucoup plus crédible (mais bon on est là face à deux
immenses acteurs, donc elle ne peut être que bien interprétée).
Mais le gros bémol du film est sa fin, trop vite
expédiée et qui tourne vraiment à la pantomime. J'ai même cru être
devant un sketch.
Ce qui m'a sauvé de l'ennui, c'est la musique du film.
Paul Simon a fait un travail remarquable et a habillé ce film de
manière poétique et magistrale. Entendre « The Sound of
Silence », me fait frissonner à chaque fois et cela donne une
profondeur aux scènes muettes du film.
Vous l'aurez compris, voilà un film qui ne m'a pas
conquis, et je le regrette. On ne peut pas tout aimer...même au
cinéma. C'est un rendez-vous manqué, malheureusement.
Voilà pour ce quinzième rendez-vous du Kestavu au ciné cette semaine?
Et vous, K'avez vous vu au ciné pendant ces deux semaines?
Synopsis: Oncle Charlie et sa nièce sont très attaches l'un a l'autre. Enfin, jusqu'à un certain point, car Charlie n'apprécie vraiment pas que sa nièce puisse le soupçonner d'être l'affreux assassin que recherche la police. (Source: Allociné)
Premier film « américain » de Sir
Hitchcock, L'ombre d'un doute était le film préféré
du réalisateur.
Tourné en 1942, ce film raconte l'histoire de Charlie,
jeune fille d'une famille modeste, qui voit débarquer chez eux, son
oncle préféré, qui porte le même prénom qu'elle :
« Charlie ». Mais, sous ses apparences de jeune homme
bien sous tous rapports, sympathique et avenant, qui est vraiment
« Oncle Charlie » ? C'est ce que la jeune Charlie
veut découvrir.
J'ai beaucoup aimé ce film, mais peut être pas autant
qu'il aurait fallu. Je m'explique. Pour moi, c'était la première
fois que je le voyais. Donc, ne connaissant pas ce film, je me suis
laissé emporter mais sans réellement sentir que j'étais devant un
film d'une rare efficacité. Je n'avais pas tous les secrets. En
fait, c'est en voyant le documentaire fait sur le film, en 2000, que
j'ai compris tous les tenants et les aboutissants du film. C'est ce
« Making of », où certains témoins du tournage du
film, comme Theresa Wright (la jeune Charlie) , ou la fille d'Alfred
Hitchcock, qui m'a permis de voir que ce film était totalement
génial (et qu'il faudrait donc le revoir dans quelque temps pour
l'apprécier, sans mes yeux de novice).
C'est l'un des films d'Alfred Hitchcock les plus
réalistes qu'il ait réalisé : ici pas de star glamour ou
d'élément fantastique ou fantaisiste, qui perd quelquefois le
spectateur. C'est un film entre la chronique familiale (une famille
d'une petite ville qui vit doucement au gré des saisons) et le film
à suspense (tout au long du film, Charlie, et le spectateur se
demande que fuit l'Oncle Charlie). Où comment la folie du monde et
le meurtre s'invite dans les foyers. Ce qui plaisait beaucoup à
Hitchcock ; Alfred Hitchcock disait qu'avec ce thriller
psychologique, « il ramenait le meurtre et la violence dans les
foyers, là où ils se doivent d'être » (C'est flippant
de lire ça , vous ne trouvez pas?) Flippant mais totalement
juste : ne voit on pas toute sorte de meurtre, ou de violence
dans des familles apparemment sans histoires ?).
Tous les acteurs du film sont fabuleux (Joseph Cotton
interprète un Oncle Charlie charismatique, d'une ambivalence
saisissante, passant de l'homme gentil à un être beaucoup plus
sombre et "méchant" (les gros plans fait sur son visage, m'ont totalement glacé d'effroi et son discours sur les veuves m'a beaucoup dérangé)). C'est ce genre de personnage à multiples
facettes qui font les "vrais méchants" et donne de la consistance au
personnage, mais surtout laisse toujours ce doute planer sur sa
culpabilité. D'ailleurs, à la fin du film, le doute plane toujours
sur le rôle d'oncle Charlie dans cette affaire.
Theresa Wright est celle qui m'a le plus charmée (et a
laquelle je me suis beaucoup identifié) : cette jeune fille qui
s'ennuie dans sa petite ville, voit l'arrivée de cet oncle adoré
comme un regain d'intérêt et surtout le retour du bonheur dans sa
famille : elle sait que sa mère, va être heureuse, puisque son
petit frère est de retour. Tout au long du film, on voit la
transformation et l'évolution du personnage : elle passe d'une
jeune fille espiègle à une femme qui va perdre ses illusions sur
le monde.
Patricia Collinge m'a également beaucoup ému dans le
film : sa scène finale est d'une tristesse qui m'a touché au
cœur.
La réalisation d'Hitchcock est irréprochable et
m'épate à chaque fois : le fait qu'il « voit le film »
avant même de le tourner est époustouflant.
En revanche, j'ai perdu au jeu « Où est
Alfred ? » (depuis que je regarde les films d'Hitchcock,
j'ai inventé ce petit jeu : où es Alfred ? (c'est comme
« Où est Charlie ? »). Hitchcock s'était fait une
spécialité de l'apparition dans ses films, un petit gimmick qu'il
m'amuse toujours de retrouver à chaque film. Cette fois ci, j'ai eu
beau chercher, je n'ai pas vu ce cher Alfred...mais je sais dans
quelle scène il apparaît (en fait, une photo de son apparition est
sur la pochette du DVD. Ce cher Alfred était de dos, voilà pourquoi
je ne l'ai pas reconnu.)
Au final, un Hitchcock superbe qui restera parmi mes
préférés et que je reverrai avec un très grand plaisir. Un
Hitchcock que je vous recommande chaudement. A voir absolument !