mercredi 11 juin 2014

La Discothèque du 20e siècle #61

En 1997, Gavin Friday nous parlait d'un ange.

Gavin Friday: Angel (1997)

Angel by Gavin Friday on Grooveshark

Chanteur maniéré, l'irlandais Gavin Friday commença sa carrière comme leader du groupe anti-commercial The Virgin Prunes, dont la carrière difficile fut constamment soutenue par Bono, le chanteur de U2, leur plus grand fan. A la séparation du groupe, en 1986, il se consacra quelque temps à la peinture, son autre passion, avant de revenir à la musique en 1989, adoptant cette fois un style proche du cabaret. Toujours associé à son pianiste  Maurice Seezer, Friday écrit la chanson Angel pour son 2e album solo Shag Tobacco en 1995, avant qu'un remix du titre ne soit inclus dans la BO du film Romeo+Juliet, qui rencontre un succès aussi énorme qu'inattendu en 1997. (Source: Fascicule "La Discothèque du 20e siècle: 1997", Polygram Direct)

Bonne écoute!

lundi 9 juin 2014

San Miguel

4e de couverture: San Miguel, c’est le nom d’une île minuscule au large des côtes californiennes. Sur ce lopin de terre aride qui pourrait faire aussi bien figure de paradis que d’enfer, les destinées de deux familles, à plusieurs décennies de distance, vont se croiser. Le jour de l’an 1888, Marantha Waters débarque sur la côte ; elle n'a pas quarante ans et la tuberculose menace de l’emporter ; son mari, Will, espère que cet exil sauvage lui redonnera la force et le goût de vivre. Un demi-siècle plus tard, la famille Lester s’établit à son tour sur l’île, fuyant la Grande Dépression et le souvenir traumatisant de la Première Guerre mondiale. Animés par un optimisme farouche, ils tenteront de créer, en microcosme, une société idéale, mais les cahots du monde moderne et les spectres d’une nouvelle guerre vont bientôt frapper à leur porte. Dans ce roman salué par la critique américaine comme l’un de ses plus beaux, TC Boyle peint une ode pastorale grandiose où il met en scène, avec une puissance rarement atteinte, l’un de ses grands thèmes de prédilection : l’éternelle confrontation de l’homme et de la nature.

T.C. Boyle est l'un des plus grands auteurs américains contemporains. Cependant, je n'avais encore jamais lu un de ses romans. Quelle erreur! Erreur réparée avec San Miguel, son dernier roman paru cette année en France. 

Ce roman est un véritable petit bijou: ce voyage sur cette petite île du Pacifique m'a énormément plu. J'avais l'impression, comme Marantha, Will, Edith, Herbie et Elise, les héros de cette aventure, d'être un pionnier du XIXe siècle foulant une terre inconnue. 
T.C. Boyle nous embarque pour un voyage fascinant, mais dangereux et solitaire sur cette île du "bout du monde". On pourrait croire que l'on va s'ennuyer, ou étouffer, à rester sur ce bout de terre, et ce n'est pas du tout le cas. T.C. Boyle a trouvé la bonne formule pour nous captiver: en trois parties, consacrées aux trois femmes du roman, il va nous faire traverser les époques, de la fin du XIXe siècle au milieu du XXe (au moment de la Seconde guerre mondiale). 
Du début à la fin, je n'ai jamais connu l'ennui ou les moments de blues que connaissent les protagonistes. Dès les premières pages on se laisse entraîner dans ce tourbillon d'aventures, de calme, de tempête, de conflit, d'amour aussi. 
Ce roman est un combat: un combat contre la maladie (pour Marantha) pour la liberté (pour Edith, qui veut fuir San Miguel qui l'étouffe), un combat pour l'île (pour Elise et son mari Herbie), mais aussi un combat entre l'homme et la nature. Cette île sauvage, où des hommes ont voulu vivre à tout prix, a toujours tenter de gagner la partie. Partie qu'elle gagnera à chaque fois, malgré l'attraction qu'elle exerce sur les hommes. 

Avec une écriture d'une poésie rare, T.C. Boyle nous dresse le portrait d'hommes et de femmes attiré par cette portion de terre, comme un aimant, et qui pourtant vont déchanter devant la dureté et l'âpreté de la vie sur l'île. Marantha voudra la quitter, ne pouvant se battre contre la maladie qui la ronge (la tuberculose) dans cette étendue, Edith, qui fera tout pour la fuir à nouveau...puis Elise et Herbie qui trouveront là un havre de paix. 
Car, oui, l'une des deux familles vivra heureuse, malgré les épreuves, sur San Miguel, durant une dizaine d'années. (Je n'ai compris le rapport entre les deux familles qu'à la fin du roman: au départ, je ne voyais pas quel lien unissait les familles Waters (qui vint  y vivre à la fin du XIXe siècle) et  Lester (qui débarque sur l'île dans les années 1930), mis à part Jimmie, le journalier qui va travailler pour les deux familles et qui aura vécu toute sa vie entre San Miguel et le continent). En fait, j'ai l'impression que T.C. Boyle a voulu nous montrer les deux faces d'une pièce: l'île fera le malheur des Waters, mais sera l'havre de paix que recherchait les Lester pour construire leur famille. 
Pourtant la nature voudra reprendre ses droits sur l'île.  

Ce roman est une pure merveille qui m'a enchanté, ébloui, ému, étouffé, mis en colère: toute une palette d'émotions qui a déferlé en moi, pour de grands moments de lecture. Alors, je ne sais pas si c'est le plus grand roman de T.C. Boyle (puisque c'est le premier que je lis de cet auteur), mais il a une telle force qu'on n'en ressort pas indemne. C'est également un roman idéal pour les prochaines vacances qui approchent (pour ceux qui seront à la plage, mais aussi pour ceux qui ne partent pas en vacances): si vous voulez faire un voyage captivant, embarquez vous prochainement pour San Miguel: vous vivrez un très grand voyage  et de beaux moments de lecture...que vous n'oublierez pas de sitôt. Cette île va vous envoûter et vous aurez du mal à la quitter. 

Merci aux Editions Grasset pour ce merveilleux voyage et pour la découverte de la fabuleuse plume de T.C. Boyle, que j'ai bien l'intention de retrouver dans un autre roman. 



T.C. Boyle: San Miguel (San Miguel), Grasset, 475 pages, 2014


dimanche 8 juin 2014

Slow Qui Tue #195: Comme d'habitude

Le slow qui tue de la semaine se lève et la bouscule , comme à chaque fois.

Claude François: Comme d'habitude


Bonne écoute!


Point Séries (Janvier-Juin 2014)

Cette année, mon envie de regarder des séries est revenu.
Arrivé à la moitié de l'année (mais surtout à la fin de l'année, pour les séries américaines ayant vu leur fin de saison arriver au mois de mai), il est temps pour moi de faire un petit bilan sur les séries visionné lors de ces 6 premiers mois.
Je précise que ce n'est pas un classement. Je vais probablement faire un ordre plutôt chronologique de mes visionnages.

Looking (Saison 1)

Au vu de la bande annonce, j'avais très envie de découvrir cette nouvelle série de HBO (considéré comme le pendant "gay" de "Girls" (comme je n'ai pas vu cette série, mais surtout que je n'aime pas faire rentrer les choses dans des cases, je ne pourrais pas comparer), centrée sur 3 amis gays à San Francisco.
Il m'a fallu 5 épisodes (sur 8) pour me dire que j'étais devant une grande série. Au début, j'aimais bien la série, qui était sympathique à regarder, sans plus, puis il y a eu le 5e épisode (qui est pour moi le meilleur épisode de la saison) qui m'a fait changer de vision sur la série. Après cet épisode, la série n'a pas cessé de progresser et je suis heureux (et impatient) que la série ait été renouvelée pour une saison 2.
Voilà une série, où il ne se passe pas grand chose, il est vrai, mais qui, avec des personnages sympathiques (Patrick en tête, interpréteé par le charmant Jonathan Groff) , emporte l'adhésion.
Le seul petit bémol: la brièveté des épisodes. 25-30  minutes, c'est trop court. On a à peine le temps de se sentir bien dans l'épisode qu'il est déjà fini. Déjà qu'il n'y a que 8 épisodes dans cette 1ère saison. Il faut donc les savourer pleinement.
L'autre "petit problème" de la série est son côté trop enfermé (presque sectaire) sur l'aspect gay. Les personnages principaux sont gays, les rôles secondaires sont gays (il n'y a pratiquement que le collègue de Patrick, et la soeur de Dom qui sont hétéros). Un peu comme "Queer as folk" me direz-vous: et encore, il y avait un couple lesbien dans la série. Car oui, dans Looking, même les lesbiennes sont absentes). Ce petit côté "ghetto" pourrait être un frein pour regarder  la série. (Si en plus, vous êtes mal à l'aise devant des scènes de sexe entre hommes (même si elles restent softs, elles sont là), vous risquez de ne pas adhérer. Ce qui me semble dommage. Car cette série vaut vraiment le coup.
C'est mon coup de coeur série de cette année!
(Petit aparté: je ne sais pas pourquoi, mais je pense que les filles pourrait aimer cette série. Je me souviens que la version américaine de la série Queer as folk étaient apprécié par les filles (hétéros, je précise): les admiratrices de la série n'étaient aucunement gênées par les scènes d'amour entre hommes...ce qui n'était pas le cas des hommes hétéros, qui ne devaient pas être nombreux à la regarder).



Bates Motel (Saison 1)

Appréciant beaucoup le film Psychose d'Alfred Hitchcock (qui m'a fait faire quelques cauchemars étant jeune, hésitant à prendre une douche. D'ailleurs il m'arrive encore de regarder derrière le rideau de douche, au moindre bruit suspect, quand je suis dans la salle de bain), j'étais curieux de voir ce qu'il allait être fait avec cette série. Surtout, voir comment les créateurs allaient traiter la jeunesse de Norman.
J'ai adoré cette version. J'ai aimé le côté malsain de la série, qui m'a mis mal à l'aise au début (ce que j'aimais d'ailleurs, c'est étrange). Puis, au fil du temps, j'ai été captivé et je n'ai pas pu lâcher la série, enchaînant parfois deux épisodes à la suite pour savoir ce qu'il allait se passer.
Ce que j'ai beaucoup aimé, c'est l'ambiance "twin peaksienne" de la série. Se retrouver dans une petite ville, rempli de secrets, avec des personnages plus malsain les uns que les autres. Dylan, le fils de Norma et le demi-frère de Norman est le plus normal de la série. C'est vous dire.
Les deux rôles principaux sont formidablement bien travaillé: surtout celui de Norma, qui était totalement à inventer, car elle est seulement évoqué dans le film d'Hitchcock. Il fallait donc que les scénaristes lui donnent une personnalité propre, mais qui allait quand même nous montrer comment elle allait être le déclencheur de la folie de Norman. Vera Flamiga est exceptionnelle dans le rôle: elle a cette vulnérabilité dans son aspect physique, qui la ferait passer pour un être fragile et cette dureté dans le regard. Admirable.
Freddie Higmore réussi amplement a se mettre dans le costume "immense" de Norman Bates. Surtout, il fait lentement basculer le personnage dans la folie qu'on lui connait. Au fil des épisodes, il devient de plus en plus inquiétant. Il m'a glacé d'effroi. J'étais sceptique du choix de l'acteur pour ce rôle, mais au fil des épisodes, mon avis a changé, et je trouve qu'il s'en sort haut la main. De plus, je trouve qu'il y a une petite ressemblance physique entre lui et Anthony Perkins (qui a tenu le rôle de Norman Bates dans le film d'Hitchcock).
Petite mention spéciale à Max Thieriot dans le rôle de Dylan. Le demi-frère de Norman apporte cette normalité dont la série a besoin. C'est d'ailleurs à son arrivée dans la série, que j'ai commencé à apprécier cette dernière. J'aime la relation qu'il instaure entre lui et Norman.
La seule petite chose qui m'a déstabilisé au début, est la temporalité  de la série: les créateurs jonglent constamment entre deux époques (en effet, la série racontant la jeunesse de Norman, celle ci se déroule donc dans les années 50): les acteurs vivent dans des décors fifties, comme le manoir, qui est l'exacte réplique du manoir Bates du film), sont habillés style années 50...mais ont des ordinateurs et des téléphones portables(!!!). Ce non choix entre les deux est très déstabilisants...même si on s'y fait à la longue.

Revenge (Saison 3) (risque de spoilers sur les saisons précédentes)

Enfin!! J'ai retrouvé, avec cette saison 3, le Revenge que j'aimais tant, au début de la série. Le départ de Mike Kelley, le créateur de la série (remplacé par Sunil Nayar) fut une bonne chose finalement.
Après une saison 2 pratiquement catastrophique, (pour vous dire, je n'avais pas eu l'envie de voir les deux derniers épisodes tellement j'avais été déçu. Bon, je les ai finalement vu pour pouvoir voir la saison 3), la saison 3 remet les cartes sur la table, fait table rase du passé (fini l'Initiative, ouf!) et part sur de nouvelles bases. Pour tout vous dire, j'ai repris la série en janvier et j'ai enchaîné les 10 premiers épisodes en une semaine. C'est vous dire que mon intérêt pour la série fut relancé.
Les revenges s'enchaînent avec frénésie, on retrouve le côté plus soap de la série, et ça j'adore. Le duel entre Emily/Victoria est toujours jouissif a regarder. Le gentil Daniel devient un salaud de première et ça, j'aime beaucoup, Jack, débarrassé de sa femme, et de son boulet de frère, (et qui est mis dans la confidence du secret d'Emily) sert enfin à quelque chose. Nolan redevient celui qu'il était dans la saison 1, même s'il ne fut pas assez présent à mon goût. J'ai également apprécié l'arrivée de Karine Vanasse (une actrice canadienne que j'aime beaucoup depuis que je l'ai vu dans Pan Am), qui fut très rafraîchissant, même si au final, son rôle perd de sa saveur vers la fin de la saison, où elle ne sert plus que de faire valoir: dommage. J'espère qu'elle retrouvera de sa superbe dans la prochaine saison (car oui, la série reviendra pour une saison 4 (I'm happy!). J'ai surtout adoré l'entendre parfois parler (et jurer) en français avec son petit accent canadien (alors que son personnage est français(!) , et ainsi pu entendre Emily Van Camp, Henry Czerny ou Nick Wechsler prononcé quelques mots dans la langue de Molière (comme ce fut le cas dans les dernières saisons de "Brothers & Sisters" avec l'arrivée d'un acteur français dans la série). Ce qui sera totalement absent à la diffusion sur TF1: bien dommage.
Bien évidemment, la série a toujours quelques petits défauts: le nombre impressionnants de personnages qui en laissent certains sur la touche: en fait, les scénaristes ne savent pas du tout quoi en faire et leur donne des intrigues totalement ratées. Des personnages comme Aiden, par exemple, qu'on ressort de sa boite, quand l'intrigue principale a besoin de lui, ou Patrick, autre  exemple, nouveau personnage de cette saison 3, qui n'a servi strictement a rien (et qui pouvait avoir du potentiel pourtant), au final (en même temps, il a été intégré dans le dernier épisode de la saison 2, il ne pouvait donc pas être zappé, les scénaristes ont alors essayé de lui construire une intrigue...mais se sont plantés) L'arrivée d'Olivier Martinez n'a aussi servi à pas grand chose (sauf a nous donner une scène grand-guignol, qui m'a fait "rire jaune" en la voyant).
En fait, c'est le nombre d'épisodes qui ne va pas à la série. 22 épisodes, c'est trop long: il y a toujours un flottement au milieu de la saison, où les épisodes sont moins bons, et parfois lent, et la série rebondit toujours en fin de saison. Une saison plus resserrée (avec 12/13 épisodes, comme les séries du câble) permettrait d'avoir plus de punch et éviterait l'ennui, les personnages et les intrigues inutiles.
Malgré ce petit point négatif, j'ai beaucoup apprécié cette saison 3. J'ai retrouvé le Revenge que j’aimais (même si parfois je voudrais que la série aille encore plus loin dans la "folie" soap qui sied à ce genre (comme Dynastie ou Melrose Place). Et au vu, du  très bon épisode final de cette saison, je suis curieux de savoir ce que la saison 4 nous réserve. Je serai donc au rendez-vous, la saison prochaine!

Sherlock (Saison 3)

Beaucoup de fans de la série ont été déçus par cette saison 3, la trouvant en deçà des deux premières.
Je dois être  différent des autres car j'ai trouvé cette saison 3 vraiment très bonne. J'ai trouvé que la série se concentrait plus sur les personnages et leurs rapports entre eux (la relation Sherlock/Watson est vraiment très bien rendue dans cette saison). L'arrivée de Mary dans la série, faisant du duo, un trio, est une très bonne idée. Elle apporte une fraîcheur à la série et à réussit à trouver sa place parmi ce duo.
Pour tout vous dire, mon épisode préféré est le 2e: le mariage de John et Mary (apparemment l'épisode le moins apprécié de cette saison par les fans de la série. Encore une fois, je sors de la norme). J'ai aimé l'humour qui se dégage de cet épisode. Les petites anecdotes racontées par Sherlock lors du dîner, m'ont fait pouffer de rire.
Le seul bémol que je trouverai à la série est son (nouveau) méchant: Magnussen. Le rôle est très bien tenu par Lars Mikkelsen et l'épisode 3, où il apparaît est un très bon cru, mais pour moi, il n'arrive pas à la cheville de Moriarty (interprété par le génial Andrew Scott, qui m'époustoufle à chaque fois que je le vois). En fait, Moriarty m'a manqué lors de cette saison 3. La fin de l'épisode 3 me réconforte quelque peu sur un éventuel retour(?). (Ceux qui ont vu cet épisode comprendront surement de quoi je parle)
Une saison 3 de très belle facture, qui m'a autant plu que les deux premières. Maintenant, il ne me reste plus qu'a patienter pour la saison 4. Que cela va être long!

Da Vinci's demons (Saison 1)

Je vous l'accorde, ce n'est pas la série du siècle, et habituellement, ce n'est pas mon genre de série. Mais j'ai voulu voir cette série, tout d'abord pour l'acteur Tom Riley (qui tient le rôle de Léonardo Da Vinci), que j'avais découvert dans la saison 1 de "Monroe", série médicale anglaise (une sorte de "Dr House" anglais), mais aussi pour voir ce que le créateur allait faire de ce personnage historique que fut Léonard de Vinci.
Bon, il y a bien évidemment des libertés prises avec la vérité historique, mais dans l'ensemble, la série se laisse regarder avec plaisir: les intrigues de cour, et le côté exubérant et visionnaire du personnage, m'a beaucoup plu.
Surtout, l'intrigue principale, sur la recherche du livre des feuilles, par Léonard (qui pourrait l'aider dans la recherche de sa mère) est captivante et le fait que la découverte de l'Amérique soit lié à Léonard de Vinci est une chose qui m'a énormément plu.
Les dessins (qui représente les "visions spatiales" de Léonard de Vinci) incrustés dans l'image réelle sont de toute beauté et donne un cachet supplémentaire et une touche originale à la série.
Bon, je vous l’accorde, les scènes ne sont pas toutes très fines (il y a ce côté des séries Starz qui ressort ici aussi, c'est à dire les scènes de sexe, le sang et surtout la réalisation en studio qui fait un peu "dégueulasse"; On voit tout de suite, que Florence est un décor de fond vert et c'est très dommage), mais c'est une série qui m'a fait passer d'agréables moments et je serais là pour la saison 2...mais seulement quand France 4 la diffusera. Je saurai être patient.

Résistance

Oui, je sais, ce n'est pas une "série" à proprement parlé puisqu'elle n''aura pas de saison 2.
Mais ce n'est pas un téléfilm n'ont plu, puisqu'elle compte 6 épisodes.
C'est donc ce qu'on appelle une mini-série.
Mon dieu! J'ai regardé une série sur TF1 (!!!) ,moi qui n'aime pas du tout cette chaîne et qui fuit ses programmes comme la peste.
Pourtant, j'ai été attiré par cette mini série, dont on  parle depuis des mois, faisant le buzz, avec l'arrivée d'Isabelle Adjani , et son désistement pour raison de santé avant le tournage, ce me semble, puis son remplacement par Fanny Ardant dans le rôle de la comtesse. (D'ailleurs, je voudrais m'insurger contre cette pratique: la série a pratiquement été vendue sur le nom, tout d'abord d'Isabelle Adjani et ensuite  de Fanny Ardant, (ce qui donne l'impression aux téléspectateurs que la série va tourner autour de ces actrices), alors qu'au final, elle n'a qu'un rôle secondaire, dans cette série. Les rôles principaux étant tenus par des acteurs inconnus du grand public. C'est un "mensonge déguisé" qui m'énerve au plus haut point. Mais bon, c'est nécessaire si on veut que la chaîne mettent des sous-sous dans la production du film. )
C'est aussi le sujet qui m'a intéressé: la 2nde guerre mondiale, vu à travers la Résistance (et surtout des jeunes résistants, engagé depuis les premières heures de la guerre, en 1940.)
J'ai été époustouflé par cette mini-série, de très bonne qualité. En même temps, je me sentais en terrain conquis, puisque Dan Franck, le scénariste de Résistance, est un auteur qui me transporte depuis des années dans les aventures de Boro (d'ailleurs, c'est pour quand le 9e tome?) et qui connait la 2nde guerre mondiale sur le bout des doigts. Surtout, j'ai trouvé très intéressant de s'inspirer de faits réels et de personnes ayant existées, pour tisser la toile de ce récit (seul le personnage principal "Lilly" a été inventé par Dan Franck. Le scénariste s'est inspiré de plusieurs figures féminines de la Résistance pour dessiner le portrait de son personnage).
Les acteurs, sont tous excellents dans leur rôles (mention spéciale à Tom Hudson dans le rôle de Jeannot), la réalisation est très soignée. Une très belle mini série, qui m'a énormément plu et ému.
Un très bel hommage à ces jeunes résistants qui ont combattu l'ennemi pour libérer notre beau pays la France du joug allemand.
Le seul  bémol est la brièveté de cette mini-série. Elle est trop ramassé et passe trop vite sur le côté politique, privilégiant l'action (même si celles ci sont toutes véridiques). Il aurait fallu plus d'épisodes pour avoir une vue d'ensemble  et complète de cette période.

Après recherches, j'ai découvert qu'au départ, le scénariste Dan Franck avait écrit 12 épisodes pour cette série (ce qui explique que les premiers épisodes ne se concentre que sur l'année 40/41), dans une "liberté totale".Malheureusement, cela coûte trop cher à la société de production et TF1 décide au bout d'un an d'arrêter le projet. Le producteur, déterminé, va voir le patron de la chaîne, Nonce Paolini et réussi à la convaincre de continuer le projet: à condition de réduire les coûts. Dans l'idéal, Dan Franck et le producteur voulait 8 épisodes. Ce sera 6. Il est donc contraint de faire des coupes, dans le scénario, dont les scènes dans le maquis. En quelques mois Dan Franck, réécrit, jour et nuit, les scénarios le plus serré possible, en terminant en juin 2013. 
Encore une fois, je ne dis pas merci à TF1, qui a encore réussi à gâcher un beau projet. Je trouve dommage d'avoir réduit le nombre d'épisodes de moitié, mais cela explique le fait que l'on passe rapidement les années 42, 43 et 44 dans la série. Ce que je trouvais incompréhensible au vu des deux premiers épisodes. 
Dommage que France Télévisions n'ai pas pu se lancer dans ce projet (puisque cela aurait fait doublon avec Un village français). Ils auraient laissé le projet en l'état, quitte à faire deux saisons de 6 épisodes, pour avoir le temps de les produire. 
Malgré ce gros bémol, la série est de très belle qualité (ce qui est rare sur TF1, donc signalons le) qui m'a énormément plu, et bouleversé. Un très bel hommage aux résistants.

Chicago Fire (saison 1)

(Je n'ai pas encore vu la totalité de la saison 1 puisque les 3 derniers épisodes sont diffusés ce soir sur D17, mais je peux quand même donné un avis général sur cette saison, donc c'est parti!)
Déjà diffusée, il y a quelques mois sur D8, le samedi après-midi (!) (désolé, mais j'ai autre chose à faire le samedi après midi que de rester scotché devant ma télé), D17 a eu la bonne idée de la rediffuser,depuis quelques semaines,  le dimanche soir, en prime, à 20h50.
J'ai ainsi pu regarder cette série, qui, pourtant ne m'attirait pas plus que ça, à la base. Mais, comme j'étais curieux, et que je voulais revoir Chicago (ville que j'ai découverte grâce à la série Urgences il y a quelques années), je me suis lancé.
Au final, c'est une série sympathique à regarder. Elle n'est pas transcendante, mais elle est bien filmée, les histoires sont bien tenues et captivantes et je me suis attaché, progressivement à certains personnages, comme Kelly, Dawson, Shay, Casey...
Pourtant, c'était pas gagné...car j'ai remarqué que depuis quelques années, je ne supporte plus de regarder des séries avec plus d'une dizaine d'épisodes par saisons. Les séries de 22 épisodes par saisons (les "séries à papa" comme je les surnomme), je n'arrive plus à les regarder jusqu'au bout. Je m'en lasse (c'est ce qui s'est passé avec la saison 2 de Person of interest que j'ai lâché au bout de 6 épisodes, malgré la qualité de la série). Alors Chicago Fire et les 24 épisodes (!!!) de  sa première saison, vous pensez bien que ça me faisait peur.
Mais...ça à pris (grâce aux personnages, je l'avoue) et j'ai été au rendez-vous chaque semaine (alors en enregistrant les épisodes le dimanche soir et en les visionnant un par un dans la semaine ,car une autre chose que je ne supporte plus, c'est de regarder 3 épisodes d'une même série à la suite. je me lasse aussi) et je suis impatient de voir le final de cette saison 1, ce soir...ou la semaine prochaine, c'est selon mon humeur.
La série (produite par Dick Wolf qui a délaissé New York et ses déclinaison (NY District, "NY Unité Speciale" (la survivante qui en est à sa 16e saisoon(!), et New York Section criminelle) pour Chicago) en est à sa saison 2 aux Etats Unis et connais même déjà (!!!) sa première déclinaison avec Chcago PD qui se déroulera dans l'univers Policier (on ne se refait pas)  et qui a pour personnage principal, l'ignoble Voigt...et qui se déroulera toujours à Chicago. Il y aura probablement des cross-over entre les deux séries, je pense.
Mais,bon, je pense que je me contenterai de Chicago Fire. J'en ai un peu marre des séries policières. Il y a un petit moment que j'en ai pas regardé. Je préfère les pompiers: ils sont moins mis en avant dans les séries.

Voilà pour ce "petit" point séries. J'espère vous avoir donner envie d'en regarder certaines. Excusez moi encore d'avoir fait aussi long (je n'imaginais pas que j'avais autant de chose à dire. J'aurai peut être dû faire cela en deux billets, tout compte fait pour que ce soit moins long).

Je ne sais pas encore vers quelles séries, je vais me pencher les prochaines semaines et les prochains mois. Ce sera la surprise.
Et vous, quelles séries avez vous vu, en ce début d'année?.
Quelles sont vos séries "coups de coeur"?
Vos séries "coup de gueule"? 
Lesquelles me conseilleriez vous? 
N'hésitez pas à me le dire dans les  commentaires.





mercredi 4 juin 2014

La Discothèque du 20e siècle #60

En 1997, Doriand envoyait le paradis au diable.

Doriand: Au diable le paradis (1997)

au diable le paradis by Doriand on Grooveshark

La course à la chanson parfaite (catégorie mélodie trois étoiles et paroles pimpantes) nous a valu pas mal de découvertes aimables au fil des années 90: on se souvient de Autour de Lucie, Mercedes Audras, Les Valentins, Julien Baer, des Objets, de Faubert, etc. En 1997, Doriand, "avec un D comme dansant ou dolce vita", qui était monté à Paris, de son Bordeaux natal, en 1994, et qui avait eu le temps de peaufiner ses chansons avec Marc Collin (du duo ollano, aujourd'hui compositeur de musiques de films) s'était retrouvé programmé en boucle à la radio avec Au Diable le paradis: l'album Contact confirmera dans la foulée le talent de cet émule d'Etienne Daho. (Source: Fascicule "La Discothèque du 20e siècle: 1997", Polygram Direct)

Bonne écoute!

dimanche 1 juin 2014

Kestavu au ciné cette semaine? #14 (Les Films du Mois de Mai 2014 (2e partie)

2e partie des films vus au mois de Mai, avec trois autres films.

Voici le petit rendez-vous cinéma où je parle des films vu en DVD (principalement), à la télé (très rarement) où au ciné (encore plus rarement) au mois de Mai 2014

38/ Vu le 18 mai 2014


Film de Paul Verhooven, avec Carice Van Houten, Sebastian KochThom Hoffman, Halina Reijn... (2006)


Un film, déjà vu deux fois (celle ci fut la 3e), mais que j'avais envie de revoir (alors que ma PAV déborde de films non vu), après ma lecture du livre de Ingmard Keun.
Je trouve ce film vraiment bon, même si j'y trouve des facilités (la juive qui arrive au QG allemand pour séduire le capitaine, capitaine qui se rend compte qu'elle est juive et qui ne fait rien pour l'arrêter, c'est un peu gros, vous avouerez). Pas grave. J'aime ce film et je n'arrive pas à décider pourquoi. Est ce pour le contexte historique qui me plait, et que l'on voit du côté hollandais (c'était un nouveau point de vue pour ma part), l'interprétation irrésistiblement touchante et belle de l'actrice principale, mais aussi celle de Sébastien Koch, que je trouve impressionnant dans le rôle de Muntze, qui nous montre les failles du personnage.
Puis, ce fut la première fois que je regardais ce film en VOST (et cela m'a fait tout bizarre d'entendre du hollandais (pas du tout l'habitude de cette langue, mais surtout j'étais persuadé que Paul Verhoeven l'avait tourné dans la langue de Shakespeare (me demandez pas pourquoi.)). Ce qui m'a fait voir le film sous un autre jour. Comme une première.

Un film sur la guerre, pas toujours très fin, certes, mais qui comble mes attentes à chaque fois et que je prend plaisir à regarder. 



39/ Vu le 20 mai 2014



Film de Gus Van Sant, avec Alex Frost, John Robinson, Elias McConnel, Eric Deulen... (2003)


Palme d'or à Cannes en 2003, « Elephant », de Gus Van Sant est un film que j'ai du mal à comprendre.
Ce film conceptuel au possible qui prend pour sujet la tuerie de Columbine, est un film qui me laisse froid (tout comme sa réalisation). La froideur n'est pas dû à l'effroi malheureusement, mais au manque d'empathie pour les « personnages ». Je ne ressens rien pour eux (que ce soit pour les victimes ou les tueurs) : ils ne sont que des enveloppes vides et le spectateur que je suis, se sent extérieur à tout ça.
La réalisation lente et clinique de Gus Van Sant n'aide absolument pas à se sentir concerné (et quelquefois l'ennui gagne) : ces longs plans séquences où l'on voit de dos les acteurs déambuler dans les couloirs, sont un parti pris très stylisé mais qui ne m'ont pas emballé du tout.
Le jeu des acteurs est minimalistes (il semblerait que pour la plupart ce ne sont pas des acteurs pros).
Alors, devant ce constat un peu négatif sur le film, pourquoi suis je autant fasciné par lui ? (Au point de le regarder une 2e fois, quelques années après mon premier visionnage). Je ne sais pas. Peut être une fascination morbide pour le sujet. Peut être pour voir ce que j'allais ressentir cette fois-ci. De ce point de vue là, mon avis n'a pas varié d'un iota entre mon premier visionnage et celui ci. Ce qui veut dire que mon avis ne changera pas, que je regarde le film, 3, 10 ou 25 fois.
Un film au style certain, par un grand cinéaste, cela va sans dire, mais qui, à trop vouloir faire dans le conceptuel et un objet visuel fascinant, passe à côté pour ce qui est de l'émotionnel et de l'empathie que l'on ressent pour les « personnages » dans cette situation là.
Puis, la psychologie des jeunes tueurs est un peu bateau (fascination pour les armes, pour le 3e Reich, homosexualité refoulée (ce qui me fait un peu bondir), alors qu'en fait, l'une des choses qui les pousse à faire ça, est très bien dit par Eric (l'un des tueurs) : lui et Alex ont été les souffre-douleurs de leurs camarades et le proviseur n'a rien fait pour les aider. (L'une des scènes montre Alex, en train de se faire attaquer, à bout de papier mâché lancé par ses camarades, en cours de physique).
Alors, ce n'est pas une explication pour excuser leurs gestes. C'est simplement, un constat malheureux.
En fait, l'autre problème du film est son aspect clinique : en effet, il montre, à la manière d'un documentaire, le massacre d'un lycée, sans prendre parti, mais également sans donner d'explication.
Le spectateur se prend alors les images en pleine face, et débrouille toi avec.
Un film dérangeant, qui me pose problème : en restant en dehors du sujet, comme un cameraman, qui serait là juste pour filmer, sans rien faire, le film peut choquer, ou même pire, donner quelques idées à certains jeunes. Car ce film montre juste une tragédie sans la dénoncer...Et c'est ça qui est tragique et dangereux.
Un film à ne pas mettre devant tous les yeux (surtout des plus jeunes).


40/ Vu le 21 mai 2014

Film de James Fargo, avec Clint Eastwood, Harry Guardino, Tyne Daly, Bradford Dillman... (1976)

3e volet des enquêtes de l'inspecteur Harry, avec un Clint Eastwood égal à lui même. Un policier honnête, qui fait passer un bon moment, mais pas exceptionnel non plus. On ressent énormément le côté macho du personnage, qui va devoir composer avec une coéquipière.
Un film policier, qui a toutefois une fin rapide (peut-être un peu trop) avec une mort exceptionnelle du méchant, qui pourrait paraître grand guignol, aujourd'hui.
En tout cas, ce film ne donne pas le beau rôle à la police, c'est clair.
Un film à voir pour les fans de policiers seventies et pour les fans d'Eastwood.
Un petit point supplémentaire à la musique (la poursuite entre Harry et un suspect au son jazzy fut l'un des moments les plus kiffant du film). 


Voilà pour ce quatorzième  rendez-vous du Kestavu au ciné cette semaine?

Et vous, K'avez vous vu au ciné ce mois ci? 


Slow Qui tue #194: All By Myself

Le slow qui tue de la semaine pousse la note extrême sur un standard américain.

Eric Camen: All By Myself


Céline Dion: All By Myself


Eh oui, deux versions pour le prix d'un slow, cette semaine. Comme ça, pas de jaloux, chacun aura sa version préféré. Puis, c'est un bon moyen de comparaison, je trouve. D'ailleurs,
quelle est votre version préférée?

Ou comment un standard de la chanson traverse le temps.

Bonne écoute!