vendredi 10 février 2012

Michel Berger, celui qui chante #6

Attends moi (1973)

Attends-moi
Laisse faire le temps, laisse lui le choix
Et si tu m'oublies
C'est que le grand amour
C'est pour une autre fois

Attends-moi
Plonge toute entière dans ta solitude
Et si l'habitude
Vient s'y installer
Il faut se quitter

Demain ce sera peut-être l'amour à Bali comme on en rêvait
Demain on dansera peut-être le Flamenco fou
Dont tu me parlais
Dont tu me parlais

Attends-moi
Laisse le silence pénétrer en toi
Et quelle importance
Le temps qui s'écoule
Si tu comprend mieux

Demain ce sera peut-être l'amour à Bali comme on en rêvait
Demain on dansera peut-être le Flamenco fou
Dont tu me parlais
Dont tu me parlais

Attends-moi
Je saurais bientôt la vie comme elle veut
Et tout finira
Ou par un baiser
Ou par un adieu






Voici un autre titre de l'album "Coeur Brisé" de 1973. C'est en entendant "Attends moi" à la radio que France Gall a eu le coup de foudre pour la musique de Michel. Elle avoue même dans son portrait que France3 lui a consacré, il y a quelques années, qu'elle est tombée amoureuse de sa musique avant de tomber amoureuse de lui.
Alors que sa carrière bat de l'aîle, France Gall se rend compte que Michel Berger écrit les chansons qu'elle a envie de chanter. Elle fait tout pour le rencontrer. De cette rencontre naitra le deuxième souffle de la carrière de France ainsi qu'une belle histoire d'amour.


mercredi 8 février 2012

La carte du monde invisible


4e de couverture: Indonésie, 1964 : « l'année de tous les dangers ». La vie d'Adam, un jeune Indonésien de 16 ans, bascule le jour ou son père adoptif, Karl, peintre d'origine hollandaise, est enlevé par les hommes du président Sukarno. Adam, déjà hanté par le souvenir de son frère Johan, dont il a été séparéà l'orphelinat, quitte alors son île idyllique et se rend à Jakarta pour retrouver celui qu'il considère comme son vrai père. Il est aidé dans sa quête par une universitaire américaine, Margaret, le grand amour de jeunesse de Karl, qui, à l'instar de ce dernier, se sent aussi chez elle dans ce pays, que Sukarno veut pourtant purger par le feu et le sang de toutes traces du passé colonial.
L'auteur nous emmène dans les rues de Jakarta de plus en plus gagné par le chaos, en compagnie de personnages hantés par cette question lancinante, « Ou est ma maison ? ». Passé et présent s'entremêlent dans ce roman, épique lorsqu'il retrace l'histoire de l'Indonésie, et intime lorsqu'il révèle avec sensibilité le passé des protagonistes. Si La Carte du monde invisible est un grand roman de la littérature postcoloniale, les thèmes qu'il aborde – l'identité, la mémoire – sont universels.


Je vais essayer de mettre en place mes idées pour vous parler du roman de Tash Aw. En espérant que mon mal de crâne me laisse tranquille le temps d'écrire ce billet.
J'ai été attiré vers ce livre par sa superbe couverture et son titre poétique. Puis ce fut par son sujet: l'Indonésie de années 60 et plus particulièrement 1964, "l'année de tous les dangers" mais aussi l'histoire de cet adolescent de 16 ans qui part à la recherche de son père adoptif.
Après avoir gentiment reçu le roman de la part du site News Books et les Editions Robert Laffont, qui en ont fait un partenariat, je me suis de suite lancé dans cette lecture.
Après avoir tourné la dernière page hier soir, je reste sur un avis en demi-teinte.
Le pays dont il est question, l'Indonésie, et le contexte politique qui nous est montré, m'ont captivés. J'aime découvrir de nouveaux pays de par leur histoire, surtout que je ne connaissais rien sur ce pays là. Les enjeux politiques, les manifestations, la révolution qui est en marche nous plonge dans une atmosphère pesante mais captivante.
Si ce contexte là m'a plu, en revanche, j'ai eu un détachement complet envers les personnages du roman: que ce soit Adam, le jeune indonésien de 16 ans qui en partant à la recherche de son père adoptif va se retrouver plongé dans la tourmente révolutionnaire; Margaret, professeur universitaire, amie de Karl, qui va prendre soin du jeune garçon; Din, l'assistant de Margaret, jeune étudiant sans histoire qui montrera progressivement son vrai visage ou Z, étudiante qu'Adam rencontre par l'intermédiaire de Din. Je n'ai rien ressenti pour eux. Je lisais leur histoire comme un simple spectateur, sans m'émouvoir. Je ne me sentais pas concerné par leur destin et pour moi ce fut un problème. Je n'aime pas me sentir aussi extérieur à un roman. J'ai besoin de me sentir concerné par ce que je lis et là ce ne fut pas le cas.
Pourtant, la langue très poétique de l'auteur m'a plu. Le fait qu'il m'ait parlé de quête identitaire (Adam cherche à savoir qui il est vraiment au fond, tout comme Johan son aîné, dont l'image s'est effacée progressivement, ce grand frère qui lui aussi aimerait bien retrouver un sens à sa jeune vie), de m'avoir parlé de l'histoire d'un pays que je ne connaissais pas. Tout cela aurait dû m'emporter: quoique, il y a bien un passage qui m'a fait ressentir quelque chose: celui où Adam se retrouve en danger et je ne vous dirai pas pourquoi, ce serait gâcher votre lecture. J'avais tous les sens en éveil lors de ce passage et je voulais savoir ce qui allait arriver.
Les différents aller-retours du passé au présent dans la narration ne m'ont pas gêné, j'aime bien ça et cela permet d'en apprendre plus sur les personnages. La vie d'Adam à l'orphelinat avec son frère Johan, la rencontre entre Margaret et Karl, les premiers jours d'école d'Adam... Tout ces passages m'ont plu mais pour autant ils ne m'ont pas fait apprécier plus que ça les personnages.
En fait, ce détachement est la cause de mon ressenti en demi teinte. C'est dommage car je pense que s'il n'y avait pas eu ce problème là j'aurai vécu une belle aventure.
Je pense qu'un jour, je redonnerai une chance à ce roman car je n'aime pas passer à côté d'une belle histoire.

Je remercie News Books et les Editions Robert Laffont pour ce partenariat.



Tash Aw: La carte du monde invisible (Map Of the Invisible World), Robert Laffont, 442 pages, 2012

dimanche 5 février 2012

If Tomorrow never comes

Le slow qui tue de la semaine est une reprise:

Ronan Keating: If Tomorrow never comes


ronan keating if tomorrow never comes par guenael76

J'ai appris dernièrement que cette chanson interprétée par Ronan Keating en 2002 à été également interprété par Garth Brooks, chanteur country en 1989.

Bonne écoute!

vendredi 3 février 2012

La saga des Emigrants Vol 4


4e de couveture: Karl Oskar et Kristina se sont installés avec leurs compatriotes suédois au cœur de la forêt presque encore inviolée du Minnesota. Peu à peu, les Indiens ont cédé la place, chassés par la « civilisation ». Bientôt toute une colonie suédoise vient peupler le territoire ; elle édifie une école et une église et constitue une paroisse. La première partie de ce volume raconte l’histoire de la fondation d’une communauté, avec ses balbutiements et les inévitables conßits qui surgissent.
Quelques années passent. Robert, le frère de Karl Oskar, revient parmi les siens après quatre ans d’absence et de silence. Il a bien changé, physiquement et moralement. Ses convictions et les idéaux qui le firent émigrer sont ébranlés. Il est en proie à une tenace mélancolie et a perdu tout appétit, y compris celui de vivre. La seconde partie du volume est consacrée au récit poignant d’un rêveur parti en quête de l’or, et qui revient avec une vision tragique de la valeur de l’homme et de ses ambitions.


RISQUE DE SPOILERS sur les volumes précédents mais également sur celui ci.

Karl Oskar et Kristina ainsi que toute la petite communauté suédoise du Minnesota me manquaient. Voilà pourquoi j'ai eu envie de retourner sur les bord du Ki Chi Saga.
Tout ce que je peux dire, c'est que cette saga est toujours aussi passionnante et toujours aussi bien écrite.
Ce Volume est composé de deux parties distinctes (tellement distinctes qu'elles ont fait l'objet de deux volumes séparés en grand format): la première nous parle de Karl Oskar et Kristina qui vivent, tant bien que mal sur les bord du lac Ki-Chi-Saga. Jusqu'au jour où Karl Oskar va entendre les bruits d'une hâche dans la forêt. C'est ainsi qu'il va se rendre compte qu'ils ne sont plus seuls autour du lac et que d'autres suédois ont investi les lieux. D'autres arriveront après eux et c'est toute une communauté qui commence à s'épanouir et à se construire.
J'ai toujours de la tendresse pour Karl Oskar et Kristina: j'aime leur courage, leur ténacité et la force de leur amour. Mais ce que j'ai également aimé, c'est que l'auteur nous montre comment un état américain, le Minnesota s'est construit au fil des années: comment l'homme à pris possession de territoires vierges. Pourtant, si l'auteur se focalise sur les colons suédois, il n'en oublie pas d'évoquer les indiens qu'on a progressivement dépossédés de leur terre. Où comment un peuple sédentaire mit "fin" à un peuple nomade, prenant possession de leur terre, jusqu'à prendre possession de leur sépulture. Je peux vous dire que c'est troublant et dérangeant par moments.
J'ai apprécié encore plus l'amitié de Kristina et Ulrika et j'espère qu'elle sera encore là dans le prochain volume.

Dans la deuxième partie "L'or et l'eau", Vilhelm Moberg redonne une place importante à Robert qui avait quitté le Minnesota pour la Californie. Robert qui revient chez son frère riche mais désoeuvré. L'auteur va alors nous faire quitter les rives du Ki Chi Saga pour nous conter les aventures de Robert sur la route de l'Or, durant ces quatre ans d'absence.
Cette partie a un côté onirique: comme Shéhérazade dans les "Mille et une Nuits", l'oreille malade de Robert nous raconte chaque nuit, les aventures de ce dernier: son départ de Saint Louis, sa traversée du désert, la disparition d'Arvid et la désillusion qui s'insinue dans l'esprit de Robert.
Mes retrouvailles avec Robert n'ont pas été des plus heureuses: autant j'ai aimé ce personnage au début de la saga, autant là, il m'a un peu énervé avec son côté menteur. puis, plus j'ai avancé dans l'histoire, plus Robert m'a fait de la peine: a vouloir la liberté, il s'est brûlé les ailes et la naïveté dont il a fait preuve sur la route de l'Or lui coutera cher. J'en aurai presque pleuré.

En conclusion, un volume tout aussi passionnant que les premiers, toujours aussi bien écrit. Je n'ai juste qu'un seul regret: qu'il ne me reste plus qu'un volume à lire (Volume que je lirai dans les semaines à venir). Je sens déjà que tous ces personnages vont me manquer cruellement.

Vilhelm Moberg: La Saga des Emigrants (Vol4: Les Pionniers du Minessota) (Nybbygarna), Le Livre de Poche, 565 pages, 1999

Michel Berger, celui qui chante #5

Seras tu là? (1975)

Et quand nos regrets viendront danser
autour de nous nous rendre fous
Seras-tu là ?

Pour nos souvenirs et nos amours
Inoubliables inconsolables
Seras-tu là ?

Pourras-tu suivre là ou je vais
Sauras-tu vivre le plus mauvais
La solitude le temps qui passe
Et l'habitude regardes-les
Nos ennemis dis-moi que oui
Dis-moi que oui

Quand nos secrets n'auront plus cours
Et quand les jours auront passé
Seras-tu là?

Pour, pour nos soupirs sur le passé
Que l'on voulait que l'on rêvait
Seras-tu là?

Le plus mauvais
La solitude le temps qui passe
Et l'habitude regardes-les
Nos ennemis dis-moi que oui
Dis-moi que oui

Seras-tu là?
Seras-tu là ?








"Seras tu là?" est l'une des plus belles chansons de Michel Berger. Elle se trouve sur son 3e album "Que l'amour est bizarre". Cette chanson s'adresse à Véronique Sanson (ces deux artistes se sont souvent parlé par chansons interposées) qui la reprendra un ou deux ans après la disparition de Michel.

mercredi 1 février 2012

Mes lectures du mois de Janvier 2012



Premier bilan de cette année 2012 et je dois dire qu'elle commence bien car j'ai lu 8 livres(!) en janvier (contre 4 l'année dernière).


Une saga passionnante et des personnages attachants qui m'ont fait commencer l'année en beauté. Et en ce début du mois de février, je continue le voyage avec le 4e volume.


Même s'il ne m'a pas autant touché que "Le Temps où nous chantions", "Harlem Quartet" est un roman fascinant, foisonnant qui m'a interpellé et que je n'oublierai pas de sitôt.


Voilà un roman divertissant qui se lit vite mais dont la lecture a été gâché par un nombre conséquent de coquilles et un style djeuns un peu "vieillot".


Tout simplement fabuleux. Comme toujours avec Jean-Philippe Blondel.


Un court roman qui nous fait entendre la voix d'un chouette gamin qui nous parle des banlieues sans pathos, mais avec humour et tendresse. Toutefois, je reste frustré par une fin abrupte. J'en aurai voulu un peu plus.

coup de coeur


Voici mon premier coup de coeur de l'année. Un roman qui m'a ému, touché. Un personnage attachant (ce cher Smithy) et un roman qui nous dit que parfois, il suffit juste de prendre la route, sur un coup de tête, pour trouver un nouveau sens à sa vie. Magnifique.

En conclusion, une année qui commence fort.

8 livres lus pour un total de 3188 pages.

Au mois prochain pour le bilan lecture de février!

dimanche 29 janvier 2012

C'était pas à Marienbad

Le slow qui tue de la semaine me fait penser au cinéma. Un vieux film que l'on visionne un soir, blotti au coin du feu:

Viktor Laszlo: Canoë Rose



Bonne écoute!