4e de couverture: Harry Potter est orphelin. Il mène une vie bien monotone, chez son oncle et sa tante et leur horrible fils. Le jour de ses onze ans, son existence bascule : un géant vient le chercher pour l'emmener dans une école de sorciers où une place l'attend depuis toujours. Quel mystère entoure sa naissance? Et qui est l'effroyable mage dont personne n'aime prononcer le nom? Harry intègre le collège Poudlard et s'y plaît aussitôt. Voler à cheval sur des balais, jeter des sorts, devenir champion de quidditch (une sorte de football pour sorciers), combattre les trolls : Harry Potter se révèle un sorcier vraiment doué. Il semble pourtant que tout le monde ne l'apprécie pas…
L'une de mes premières résolutions de l'année, en ce qui concerne la lecture: lire le 7e et dernier tome de la saga "Harry Potter" afin de savoir (enfin!) comment ça se termine. (eh oui, j'ai réussi à ne jamais savoir la fin d'Harry Potter).
Mais, avant de lire ce fameux dernier tome, il me faut relire les 6 premiers pour me remettre l'histoire en tête, avec les détails, (car les grandes lignes, je les ai en mémoire). Alors, j'aurai pu faire ce rappel en regardant les films, mais les fameux détails ne sont pas forcément dans les films (même si le premier est fidèle au premier tome).
Alors, je ne suis pas un relecteur, loin s'en faut. Je trouve qu'il y a assez de livres à lire pour ne pas "perdre du temps" à relire. Pourtant, avec l'expérience de cette relecture d'Harry Potter, j'ai peut être tort.
Oui, j'ai adoré relire ce premier tome. Me replonger dans cet univers que J.K. Rowling à su mettre en place de façon magistral. Tous les moindres détails de l'univers sont mis en place (et encore, il y en aura d'autres dans les tomes suivants). Ce fut un régal de revoir les prémices de l'amitié entre Harry et Ron, puis avec Hermione. De faire la découverte de Poudlard, avec des yeux émerveillés, comme Harry.
Le fait de savoir dès le départ qui est le complice de Vous Savez Qui (alias Voldemort (ouep, même pas peur de lui au point d'écrire son nom), fait qu'on remarque des détails et des subtilités qu'on n'avait pas remarqué à la première lecture. En fait, c'est ça l'un des plaisirs de la relecture. Remarquer des choses qu'on avait pas vu, totalement focalisé sur la résolution de l'énigme.
Je voudrais tout de même tirer mon chapeau à Jean-François Ménard, qui a fait un travail admirable sur la traduction des noms de certains personnages, et des termes magiques que J.K. Rowling à inventé, comme les Moldus, le Miroir du Riséd... C'est grâce à lui si, en France, cet univers magique est accessible à tous les enfants, sans oublier les adultes.
Bon, en revanche, je pense que J.K. Rowling a introduit, dans ce premier tome, un gros spoiler sur son autre saga "Les Animaux Fantastiques" en ce qui concerne le personnage de Grindewald. Mais, en même temps, elle ne pouvait pas savoir, il y a 20 ans, que devant le succès de sa saga "Harry Potter", elle allait étendre l'univers en faisait un préquel.
Mais cette révélation n'est peut être pas la finalité de sa 2e saga cinématographique.
Au final, une relecture qui m'a fait un bien fou. J'ai été ravi de revenir dans l'univers fabuleux d'Harry Potter. J.K. Rowling a eu l'art et la manière de développer son univers magique, comme une pro, et Jean-François Ménard, le traducteur, à permis à cette saga de voir le jour dans notre beau pays. Vivement le mois prochain pour (re)lire le 2e tome de la saga.
J.K. Rowling: Harry Potter à l'école des sorciers, (Harry Potter & the Philosopher's Stone), Folio Junior, 302 pages, 1998
Bienvenue dans ce Kabaret où je vous parlerai de mes lectures, mais également de séries, de cinéma, de musique...
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mardi 15 janvier 2019
mardi 17 juillet 2018
Love, Simon (Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens)
4e de couverture: « Moi, c'est Simon. Simon Spier. Je vis dans une petite ville en banlieue d'Atlanta. J'ai deux sœurs, un chien, et les trois meilleurs amis du monde. Je suis fan d’Harry Potter, j’ai une passion profonde pour les Oréo, je fais du théâtre. Et je suis raide dingue de Blue.
Blue est un garçon que j’ai rencontré sur le Tumblr du lycée. Je le croise peut-être tous les jours, mais je ne sais pas qui c’est. On se dit tout, sauf notre nom. À part Blue, personne ne sait que je suis gay. »
Simon est gay, mais uniquement derrière son écran, où il entretient la plus parfaite relation virtuelle avec Blue. Un jour, un garçon de son école découvre son secret. Il accepte de ne rien dévoiler à une condition : obtenir un rendez-vous avec sa meilleure amie.
'Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens" est un roman que j'avais envie de découvrir dès sa sortie. Il aura fallu que j'attende la sortie du film pour me décider à l'acquérir à et à le lire.
C'est maintenant chose faite et je dois dire que je n'en sors pas "foufinou".
Alors, c'est un roman sympathique à lire, qui se lit très vite. Les personnages sont tous très mignons (à commencer par Simon qu'est trop chou) et l'histoire est mignonne.
Et si ce roman (et le film qui en découle) peut aider les jeunes homos à faire leur coming-out, c'est très bien.
Mais...il y a un gros hic avec ce roman: c'est qu'il est trop positif (alors, je n'ai rien contre la positivité, mais là c'est pas possible): on a l'impression qu'on est dans le pays des bisounours. Exemple: quand Blue dit à Simon qu'il va faire son coming out devant ses parents, Simon se décide à le faire devant ses amis et sa famille (petite précision tout de même: Simon sait qu'il est gay depuis longtemps et n'a aucun problème avec ça. Seulement, il ne voyait pas l'utilité de le dévoiler à ses proches)...et là, tout se passe pour le mieux: ses amis l'acceptent tel qu'il est, sa famille, n'en parlons pas: ses parents trouvent cool qu'ils soit gay et qu'il le leur ai dit surtout. Bon, je vous l'accorde, certains coming-out se passent bien dans certaines familles...seulement, au vu de la réalité, cela ne se passe pas toujours au mieux et on voit souvent certains jeunes mis à la porte de chez leurs parents parce qu'ils sont homos. Disons, que ce qui me gêne ici, ce n'est pas que l'acceptation de l'homosexualité de Simon se passe bien, c'est qu'il aurait fallu, par exemple, que celle de Blue présente quelques difficultés, pour montrer les deux facettes du coming-out.
Un autre exemple où le bas blesse, c'est quand l'homosexualité de Simon est lâchée sur internet et que tout le lycée est au courant. C'était le bon moyen de voir Simon en baver un peu (car c''est souvent ça dans certains lycées: il ne faut pas oublier que les enfants et les ados sont parfois cruels entre eux et surtout en meute) devant ses camarades de classes. Sauf que ce n'est pas le cas. Il est bien la cible de quelques chamailleries, mais cela ne va pas très loin.
En fait, à force d'angélisme, le roman de Becky Albertalli s'éloigne un peu trop de la réalité et ne donne qu'une image positive de l'acceptation de soi et ici de l'homosexualité d'un personnage, qui fait qu'elle peut être faussée, surtout que ce livre concerne les ados. Alors, c'est bien de vouloir délivrer un message positif et donner une lueur d'espoir...mais il est aussi important de montrer l'autre facette, celle un peu plus sombre de la vie (il aurait été plus intéressant de voir le parcours de Simon avec quelques embûches, ce qui n'aurait pas empêcher un happy -end) . Ce que certains romans ados font comme "Qui es tu Alaska" de John Green ou "13 reasons why" qui montre un côté beaucoup plus sombre et morbide de la jeunesse et de leurs tourments.
Alors un peu de positivisme dans un roman, c'est bien. Si celui ci est poussé à l'extrême, cela fausse tout et on n'y croit plus.
Bon, clairement, je ne suis pas la cible de ce roman, moi qui dont l'adolescence est loin, mais j'ai été parfois ému par des romans jeunesses comme ceux de John Green, par exemple, qui décrit de fort belle manière l'adolescence. Mais j'aurai pensé qu'avec Simon, tout ne serait ps si rose...je me suis planté.
Au final, un roman jeunesse qui se lit bien et qui est fort agréable à lire, mais dont je ne me suis pas senti proche car trop éloigné de la réalité. Alors, il est vrai qu'il est bon de rêver et de s'évader en lisant un livre, mais quand celui ci parle d'un sujet important comme le coming-out, j'estime qu'il faut qu'il soit ancré dans une certaine réalité et qu'il montre les multiples facettes de cette thématique. Ce qui n'est clairement pas le cas ici.
Toutefois, je retiendrai ces phrases très juste que l'auteure évoque dans le livre, par l'intermédiaire de son personnage,Simon:
"Le plus étrange, c'est qu'ils ont réussi à transformer ça en un énorme coming-out. Ce qui ne peut pas être normal. Pour autant que je sache, la plupart des gamins hétéros n'ont pas à stresser à ce sujet.
[...]
Mais je suis tellement fatigué de faire mon coming-out. Ça n'en finit pas. J'essaie de ne pas changer, imperceptiblement. Je me trouve une copine. Je bois une bière. Et, chaque fois, je dois l'annoncer à l'univers tout entier."(p.56)
Becky Albertalli: Love, Simon (Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens), (Simon vs the homo sapiens agenda), France Loisirs, 315 pages, 2015 (2018 pour la présente édition)
jeudi 11 mai 2017
Mon ennemi Arnie
4e de couverture: Arnie Spencer est un adolescent extraordinaire, un héros. Personne, à Ithaca, n’est près d’oublier cette nuit d’été durant laquelle il est venu à bout d’un serial killer qui terrorisait la petite ville depuis des mois. Seulement, tout le monde n’est pas dupe. Deux de ses camarades de lycée étaient avec Arnie la fameuse nuit. Fox et Cliff savent qu’il n’est pas le sauveur au destin tragique, mais plutôt un psychopathe en puissance, celui qui se fait appeler le «Chat de Schrödinger». Encore faut-il qu’on les croie !
Risque de spoilers sur le premier volet des aventures de Fox et Cliff, "Mon ami Arnie".
Il y a presque un an, j'avais découvert avec enthousiasme, la plume de Jérémy Behm avec son roman, Mon ami Arnie, un polar adolescent déjanté et complètement addictif.
Mon ami Arnie (qu'il est tout de même préférable de lire avant celui ci puisque cette suite dévoile pas mal de pan de l'intrigue du précédent), dont la fin m'avait laissé frustré, au point que j'espérais une suite.
Eh bien, cette suite, la voici.
Nous sommes un an et demi après les événements terribles qui se sont déroulé durant l'été à Ithaca. Fox et Mia sont toujours ensemble, Cliff a une petite amie, Erin,fille gothique et youtubeuse à ses heures, Craig, le demi-frère de Mia, est toujours le caïd du bahut mais ne s'en prend plus à Fox, depuis ce qui s'est passé à la villa Spencer, l'été dernier...et tout se passe bien dans le meilleur des mondes, jusqu'à ce que Fox et ses amis apprennent qu'Arnie Spencer, le "héros" de la ville, est de retour. Va alors s'engager une course contre la montre pour démontrer qu'Arnie n'est pas le héros que l'on dit, mais un dangereux psychopathe.
Ce fut un plaisir de retrouver la petite bande d'Ithaca, toujours aussi fun et drôle, et l'écriture de Jérémy Behm, toujours aussi maîtrisé et cinématographique (d'ailleurs, je verrai bien les aventures de Fox et son joli petit monde adapté au cinéma, car il m'a beaucoup fait penser à des films des années 80, comme "Les Goonies", "Stand by Me" ou plus près de nous, "Super 8", un côté tout de même plus trash (il y a certaines scènes sanglantes qui pourraient choquer le jeune lectorat (quoique, avec ce qu'il voit maintenant, je ne sais pas top, mais je préfère prévenir tout de même).
On retrouve la même structure que dans le premier volet: des chapitres raconté par le prisme d'un personnage, de Fox à Cliff, en passant par Craig, Arnie, ou Mia, mais aussi des personnages adultes (ce qui n'était pas trop le cas dans le premier volet), comme Bernie, flic à Ithaca et père de Mia, ou Mr Dillon, l'une des victimes du Chat de Schrödinger.
Le roman est toujours addictif et ne devrait pas se lâcher, sauf que je pense l'avoir lu au mauvais moment. J'aurai dû atttendre un week-end pour pouvoir le dévorer quasi d'une traite, au lieu de le traîner cinq jours, à cause d'une semaine chargée, niveau travail. Ce qui fait que je posais le livre avec frustration, à chaque fois. Surtout que l'auteur a toujours autant le chic pour ménager ses cliffhangers et ses surprises. Il y a un petit twist vers les trois quarts du roman auquel je ne m'attendais pas et qui m'a laissé sur les fesses, mais qui donne une explication a un fait surnaturel. Car, oui, le roman se donne un petit côté fantastique par moment.
C'est également un livre ancré dans notre époque, avec des tas de références à la pop culture d'hier et d'aujourd'hui, en parlant du phénomène des youtubeurs également, et qui parlera grandement aux jeunes garçons et filles auxquel(le)s le livre s'adresse.
En lisant la fin du livre, j'ai eu un petit saut d'espoir que la porte ne se referme pas totalement sur Fox et sa bande et qu'ils reviendraient pour un autre volet, mais je ne pense pas . La boucle est enfin bouclée, avec un petit regret pour ma part, car j'aimais bien ce petit voyage à Ithaca. Voyage sanglant et déjanté, mais plaisant à vivre au fond de son canapé, car l'humour n'est jamais loin.J'aimerai bien les revoir un jour.
Au final, un 2e volet, tout aussi plaisant et addictif que le premier et qui ravira probablement les amateurs de "Mon ami Arnie". Un roman qui parle très bien des affres de l'adolescence et du monde dans lequel vivent les jeunes, et qui nous promets de belles montées d'adrénaline. Un diptyque que je vous encourage à découvrir, jeunes et moins jeunes, vous risquez d'adorer.
Merci aux Editions Syros de m'avoir permis de continuer l'aventure, avec Fox.
(à partir de 14 ans)
Jeremy Behm: Mon ennemi Arnie, Syros, 280 pages, 2017
Risque de spoilers sur le premier volet des aventures de Fox et Cliff, "Mon ami Arnie".
Il y a presque un an, j'avais découvert avec enthousiasme, la plume de Jérémy Behm avec son roman, Mon ami Arnie, un polar adolescent déjanté et complètement addictif.
Mon ami Arnie (qu'il est tout de même préférable de lire avant celui ci puisque cette suite dévoile pas mal de pan de l'intrigue du précédent), dont la fin m'avait laissé frustré, au point que j'espérais une suite.
Eh bien, cette suite, la voici.
Nous sommes un an et demi après les événements terribles qui se sont déroulé durant l'été à Ithaca. Fox et Mia sont toujours ensemble, Cliff a une petite amie, Erin,fille gothique et youtubeuse à ses heures, Craig, le demi-frère de Mia, est toujours le caïd du bahut mais ne s'en prend plus à Fox, depuis ce qui s'est passé à la villa Spencer, l'été dernier...et tout se passe bien dans le meilleur des mondes, jusqu'à ce que Fox et ses amis apprennent qu'Arnie Spencer, le "héros" de la ville, est de retour. Va alors s'engager une course contre la montre pour démontrer qu'Arnie n'est pas le héros que l'on dit, mais un dangereux psychopathe.
Ce fut un plaisir de retrouver la petite bande d'Ithaca, toujours aussi fun et drôle, et l'écriture de Jérémy Behm, toujours aussi maîtrisé et cinématographique (d'ailleurs, je verrai bien les aventures de Fox et son joli petit monde adapté au cinéma, car il m'a beaucoup fait penser à des films des années 80, comme "Les Goonies", "Stand by Me" ou plus près de nous, "Super 8", un côté tout de même plus trash (il y a certaines scènes sanglantes qui pourraient choquer le jeune lectorat (quoique, avec ce qu'il voit maintenant, je ne sais pas top, mais je préfère prévenir tout de même).
On retrouve la même structure que dans le premier volet: des chapitres raconté par le prisme d'un personnage, de Fox à Cliff, en passant par Craig, Arnie, ou Mia, mais aussi des personnages adultes (ce qui n'était pas trop le cas dans le premier volet), comme Bernie, flic à Ithaca et père de Mia, ou Mr Dillon, l'une des victimes du Chat de Schrödinger.
Le roman est toujours addictif et ne devrait pas se lâcher, sauf que je pense l'avoir lu au mauvais moment. J'aurai dû atttendre un week-end pour pouvoir le dévorer quasi d'une traite, au lieu de le traîner cinq jours, à cause d'une semaine chargée, niveau travail. Ce qui fait que je posais le livre avec frustration, à chaque fois. Surtout que l'auteur a toujours autant le chic pour ménager ses cliffhangers et ses surprises. Il y a un petit twist vers les trois quarts du roman auquel je ne m'attendais pas et qui m'a laissé sur les fesses, mais qui donne une explication a un fait surnaturel. Car, oui, le roman se donne un petit côté fantastique par moment.
C'est également un livre ancré dans notre époque, avec des tas de références à la pop culture d'hier et d'aujourd'hui, en parlant du phénomène des youtubeurs également, et qui parlera grandement aux jeunes garçons et filles auxquel(le)s le livre s'adresse.
En lisant la fin du livre, j'ai eu un petit saut d'espoir que la porte ne se referme pas totalement sur Fox et sa bande et qu'ils reviendraient pour un autre volet, mais je ne pense pas . La boucle est enfin bouclée, avec un petit regret pour ma part, car j'aimais bien ce petit voyage à Ithaca. Voyage sanglant et déjanté, mais plaisant à vivre au fond de son canapé, car l'humour n'est jamais loin.J'aimerai bien les revoir un jour.
Au final, un 2e volet, tout aussi plaisant et addictif que le premier et qui ravira probablement les amateurs de "Mon ami Arnie". Un roman qui parle très bien des affres de l'adolescence et du monde dans lequel vivent les jeunes, et qui nous promets de belles montées d'adrénaline. Un diptyque que je vous encourage à découvrir, jeunes et moins jeunes, vous risquez d'adorer.
Merci aux Editions Syros de m'avoir permis de continuer l'aventure, avec Fox.
(à partir de 14 ans)
Jeremy Behm: Mon ennemi Arnie, Syros, 280 pages, 2017
samedi 3 septembre 2016
Macha ou l'évasion
4e de couverture: Le monde de la Douceur vient d’entrer dans sa quatrième génération. Dans la Douceur, il n’y a plus de téléphones portables, plus de pollution, la course au profit a disparu. Macha-des-Oyats, qui a cent sept ans, est née au tout début du 21e siècle. Elle est l’une des dernières personnes à avoir connu le monde de la Fin. Alors, pour les jeunes qui le lui demandent, Macha accepte de raconter : sa jeunesse, cette époque ultraviolente, sa fuite vers un idéal…
Cette rentrée littéraire 2016 démarre très fort avec le dernier roman de Jérôme Leroy, Macha ou l'évasion.
Sous couvert d'un roman futuriste, Jérôme Leroy, parle à la jeune génération, avec la voix de Macha, une "jeune" centenaire, de notre monde actuel.
La vision de Jérôme Leroy de notre monde actuel est des plus glaçantes, car des plus réalistes. Il parle de terrorisme, d'attentats, d’extrémisme,de migrants, des ZAD (Zone A Défendre), de tout ce que notre monde engendre de mal ou le bien essaye de se défendre.
Ce roman est d'une originalité folle dans l'avenir qu'il propose: en effet, dans une première partie, Jérôme Leroy nous présente le monde tel qu'il le voit au XXIIe siècle (aux environs de 2100) et sa vision est des plus optimiste. En effet, le mde la Douceur a pris la place du monde de la Fin (que le Bloc Patriotique arrivé au pouvoir a précipité vers le chaos). Les ZAD se sont multipliés et le monde a retrouvé la paix.
Vous ne pouvez pas savoir comme cela fait du bien de lire un roman dystopique qui commence bien (généralement les romans de ce genre font vivre leur héros dans une fin du monde apocalyptique et où les héros font tout pour changer cela). Ici, c'est l'inverse: le début du roman se passe dans un monde apaisé. C'est à partir de la 2e partie et du récit de Macha, que la violence et le chaos arrive (sauf qu'il raconte le passé)
Le fait de savoir, dès le départ, que la fin sera heureuse, n'empêche pas de se trouver mal à l'aise dans la 2e partie. Ce monde fait d'ultra violence, (qui est tellement proche du nôtre), m'a donné des frissons et mis en colère. Pourtant, Jérôme Leroy tape juste et donne les clés à la jeune génération de ce qui se passe aujourd'hui.
La petite originalité est également dans le fait que l'auteur ait choisi une vieille femme de 107 ans comme héroïne. Certes, c'est pour mieux raconter ensuite le parcours chaotique et la fuite d'une adolescente de 17 ans, dans une 2e partie (2e partie que j'ai trouvé moins originale,car souvent vu, mais pas des plus inintéressante) rythmée et malsaine (la famille de Macha, excepté sa mère, est des plus vindicatives et abjectes qui soit. Les Le Vigan sont a jeté aux ordures, tellement ils sont une plaie), qui m'a beaucoup plu.
Cette héroïne de 107 ans est aussi un bon conseil que l'auteur donne à ces jeunes lecteurs: il faut écouter les anciens et apprendre du passé pour comprendre le présent et ne pas oublier pour ne pas reproduire les même erreurs.
Les personnages à retenir de ce roman se nomment Macha (off course), mais aussi Karim (ce jeune des cités, doué pour les études et qui se retrouve dans le même lycée que Macha, dont elle va tomber amoureuse. C'est par lui que toute cette histoire arrive. C'est lui l'élément déclencheur de la fuite de Macha. Il y a aussi le Capitaine, (l'homme qui s'occupe de la sécurité à la Résidence, lieu clos où se réfugie les bourges des villes voisines (dont les Le Vigan, cette famille de fachos), qui démontre encore une fois que le monde est "gris", et que chacun a une dualité en soit et que l'on peut changer...ou pas.
Au final, un roman jeunesse à découvrir de toute urgence. Un roman futuriste qui donne de l'espoir, et qui parle aux jeunes générations de notre monde actuel mais également du monde de demain. Si le monde de demain ressemble à celui inventé par Jérôme Leroy dans Macha où l'évasion, tout n'est pas perdu. Il reste encore un espoir...et c'est tant mieux.
Merci à Audrey et aux Editions Syros pour cette magnifique découverte.
Jérôme Leroy: Macha ou l'évasion, Editions Syros, 332 pages, 2016
Cette rentrée littéraire 2016 démarre très fort avec le dernier roman de Jérôme Leroy, Macha ou l'évasion.
Sous couvert d'un roman futuriste, Jérôme Leroy, parle à la jeune génération, avec la voix de Macha, une "jeune" centenaire, de notre monde actuel.
La vision de Jérôme Leroy de notre monde actuel est des plus glaçantes, car des plus réalistes. Il parle de terrorisme, d'attentats, d’extrémisme,de migrants, des ZAD (Zone A Défendre), de tout ce que notre monde engendre de mal ou le bien essaye de se défendre.
Ce roman est d'une originalité folle dans l'avenir qu'il propose: en effet, dans une première partie, Jérôme Leroy nous présente le monde tel qu'il le voit au XXIIe siècle (aux environs de 2100) et sa vision est des plus optimiste. En effet, le mde la Douceur a pris la place du monde de la Fin (que le Bloc Patriotique arrivé au pouvoir a précipité vers le chaos). Les ZAD se sont multipliés et le monde a retrouvé la paix.
Vous ne pouvez pas savoir comme cela fait du bien de lire un roman dystopique qui commence bien (généralement les romans de ce genre font vivre leur héros dans une fin du monde apocalyptique et où les héros font tout pour changer cela). Ici, c'est l'inverse: le début du roman se passe dans un monde apaisé. C'est à partir de la 2e partie et du récit de Macha, que la violence et le chaos arrive (sauf qu'il raconte le passé)
Le fait de savoir, dès le départ, que la fin sera heureuse, n'empêche pas de se trouver mal à l'aise dans la 2e partie. Ce monde fait d'ultra violence, (qui est tellement proche du nôtre), m'a donné des frissons et mis en colère. Pourtant, Jérôme Leroy tape juste et donne les clés à la jeune génération de ce qui se passe aujourd'hui.
La petite originalité est également dans le fait que l'auteur ait choisi une vieille femme de 107 ans comme héroïne. Certes, c'est pour mieux raconter ensuite le parcours chaotique et la fuite d'une adolescente de 17 ans, dans une 2e partie (2e partie que j'ai trouvé moins originale,car souvent vu, mais pas des plus inintéressante) rythmée et malsaine (la famille de Macha, excepté sa mère, est des plus vindicatives et abjectes qui soit. Les Le Vigan sont a jeté aux ordures, tellement ils sont une plaie), qui m'a beaucoup plu.
Cette héroïne de 107 ans est aussi un bon conseil que l'auteur donne à ces jeunes lecteurs: il faut écouter les anciens et apprendre du passé pour comprendre le présent et ne pas oublier pour ne pas reproduire les même erreurs.
Les personnages à retenir de ce roman se nomment Macha (off course), mais aussi Karim (ce jeune des cités, doué pour les études et qui se retrouve dans le même lycée que Macha, dont elle va tomber amoureuse. C'est par lui que toute cette histoire arrive. C'est lui l'élément déclencheur de la fuite de Macha. Il y a aussi le Capitaine, (l'homme qui s'occupe de la sécurité à la Résidence, lieu clos où se réfugie les bourges des villes voisines (dont les Le Vigan, cette famille de fachos), qui démontre encore une fois que le monde est "gris", et que chacun a une dualité en soit et que l'on peut changer...ou pas.
Au final, un roman jeunesse à découvrir de toute urgence. Un roman futuriste qui donne de l'espoir, et qui parle aux jeunes générations de notre monde actuel mais également du monde de demain. Si le monde de demain ressemble à celui inventé par Jérôme Leroy dans Macha où l'évasion, tout n'est pas perdu. Il reste encore un espoir...et c'est tant mieux.
Merci à Audrey et aux Editions Syros pour cette magnifique découverte.
Jérôme Leroy: Macha ou l'évasion, Editions Syros, 332 pages, 2016
dimanche 5 juin 2016
Mon ami Arnie
![]() |
Bon sang ne saurait mentir. Jeremy Behm a bien hérité du talent de son grand père (Marc Behm, scénariste et écrivain de "Mortelle randonnée", de Claude Miller) pour l'écriture.
Ce roman ado en est la preuve.
Mon ami Arnie est l'un des romans ados les plus déjantés qu'il m'a été donné de découvrir. Tout est complètement barré dans cette histoire: entre un tueur en série qui sévit dans cette petite ville, un ado racketté de l'argent qu'il a gagné tout l'été pour offrir une bague à sa chérie par une bande de petites frappes, un marché conclu entre trois ados pour faire un cambriolage...saupoudré d'une histoire d'amour: voici le cocktail détonant qui va vous faire passer un été très époustouflant.
J'ai complètement adoré ce roman très addictif (c'est bien simple, je n'ai pas pu le lâcher avant de l'avoir fini, (et pourtant,j'avais des choses à faire cet après-midi, mais rien n'y a fait, j'étais happé). Jérémy Behm a le chic pour vous embarquer dans son écriture et imaginer des cliffhangers de toute beauté. Puis, on n'a pas le temps de s'ennuyer: le roman va à 200 à l'heure et vous fait tourner en bourrique, passant d'une surprise à une autre.
Mais ce qui retient aussi l'attention, c'est la psychologie des personnages, très bien dessiné par l'auteur: chaque personnage à sa personnalité propre et le fait que l'histoire soit vécue sous les yeux de chaque protagoniste de l'histoire (chaque chapitre est raconté par un personnage différent à chaque fois) , de Fox et Cliff, les deux amis intrépides lancés dans une aventure rocambolesque, à Mia, la petite amie de Fox, en passant par Craig, son racketteur, et même jusqu'au Pretender, (nom du tueur en série): chacun joue sa partition et donne son son de cloche, ce qui fait que j'ai eu de l'empathie pour tous (même pour le tueur), mais surtout, on voit, par le prisme de la première personne, chaque caractère se dessiner et cela se ressent dans l'écriture.
Puis, les dialogues sont dignes d'un film: ils fusent et sonnent très justes à notre oreille. C'est bien simple, j'avais l'impression de lire un film! Un film livresque totalement déjanté, comme un Tarantino. D'ailleurs, il se dégage une violence dans ce roman qui s'amplifie à mesure que l'on avance, se demandant jusqu'où l'auteur va aller. Bien évidemment, l'humour cynique des personnages, comme Fox, vient un peu désamorcer tout ça. Cette violence ne doit pas vous freiner, car justement, elle démontre que l'auteur ne prend pas les ados pour des gamins et qu'elle fait partie du monde (et de leur monde). (enfin,ne mettez pas ce livre entre les mains d'un ado de 10/12 ans, tout de même).
En clair, voici le roman que vous devez emmener dans vos bagages cet été, si vous voulez passer un moment des plus fun. En tout cas, j'ai super kiffé. Une histoire rocambolesque à souhait, dans le délire, car l'intrigue, au cordeau, se tient très bien et est fort bien menéé par Jérémy Behm. C'est jubilatoire, bourré de références pop, entre "Seigneur des anneaux" et "Reine des neiges", entre autres, avec une fin qui vous laissera pantois...et peut être frustré, qui sait? En tout cas, j'ai été estomaqué par ce roman, lu en une après-midi, et j'aimerai tellement voir une suite, afin de retrouver Fox et Cliff, le duo naïf et hilarant de ce roman.
En clair, un roman pop, qui se lit comme un bon film, sur un transat ou une serviette, les doigts de pieds en éventail.
Mon ami Arnie sera le roman de votre été, j'en suis certain!
Merci à Audrey et aux Editions Syros pour cette lecture délirante.
(à partir de 14 ans)
Jérémy Behm: Mon ami Arnie, Editions Syros, 203 pages, 2016
vendredi 4 décembre 2015
Coup de Coeur des Libraires #4: Quelqu'un qu'on aime
4e de couverture: "Matt craignait le ire. Il sent sur son cou la main de son grand-père, qui prend la parole:
-Je pers la mémoire. Et ce jeune homme, assis là, il m'emmène en tournée à travers les USA pour réveiller les souvenirs enfouis. C'est pas beau, ça?
Antonia et Luke hochent la tête, ensemble, parce qu'ils sont émus, Matt le voit dans le rétro. Gary relâche son étreinte et:
-Qui pourrait rêver meilleur petit-fils, hein?
Matt craignait le pire et ce n'est pas ce qui est arrivé. C'est même tout le contraire."
Pour guérir vos coups de blues, voilà le livre qu'il vous faut. C'est un concentré de bonne humeur, d'émotion et de bien-être.
Quand Cécile, de la librairie Gibert Joseph (Rayon Jeunesse) de Poitiers, me l'a proposé pour ma rubrique, elle m'a simplement dit: "quand on referme le livre, on a envie d'aimer tout le monde. C'est un roman qui nous apprend aussi qu'on peut se construire une famille. "
Je peux vous dire qu'après cette déclaration, j'avais de grosses attentes sur ce livre et une curiosité au plus haut point dans mon esprit.
Les attentes ont été comblées au delà du possible. J'ai adoré ce roman. Ce roman dans lequel on va suivre un jeune homme de 21 ans, Matt,qui apprend d'un coup, d'un seul, qu'il est le papa d'une petite Amber, 18 mois, dont il doit s'occuper pendant deux mois, car Dixie,la mère d'Amber doit travailler. Lui, qui avait prévu un road-trip à travers les Etats Unis, avec son grand-père Gary, pour lui faire retrouver la mémoire et ses souvenirs -plus particulièrement ceux d'une tournée de Pat Boone, en 1958, qu'il avait suivi avec des copains- se retrouve embarqué dans l'aventure avec une petite fille...et deux autres personnes (Luke, un ado en fugue et Antonia, jeune trentenaire qui vient de se débarrasser de son mec jaloux et qui doit passer un entretien d'embauche), rencontrés à l'aéroport. Tout ça parce qu'une tempête de neige s'annonce et que leur vol est annulé. Tout ce joli petit monde décide de prendre un van et de partir à la recherche des souvenirs de Gary.
C'est un roman plein d'humanisme, très touchant, drôle et devant lequel on fond littéralement. C'est un petit cocon dans lequel on se sent bien (tellement d'ailleurs, qu'on a qu'une envie, le poser de temps en temps pour faire durer la lecture (et le voyage) le plus longtemps possible): Chaque personnage est attachant, de la petite Amber, qu'on a envie de prendre dans ses bras, jusqu'à Gary, ce grand-père bon vivant, qu'on rêverait tous d'avoir mais dont la mémoire flanche, en passant par Matt, ce jeune papa de 21 ans qui prend soin de son grand-père et qui apprend à connaître sa fille, et Antonia et Luke, pour lesquels, l'affection est là également.
Ce qui est admirable aussi dans ce roman jeunesse, c'est le style de Séverine Vidal: celui-ci est très vivant avec des dialogues qui sonnent juste (c'est bien simple, on entend la voix des personnages à nos oreilles) et des situations drôles, émouvantes, et des révélations qui rythment le roman. Mais surtout, ce qui en fait sa force, c'est sa profondeur: le thème de l'Alzheimer est traité de façon fort belle, sans pathos, mais toujours juste et lourd de sens. A aucun moment, l'auteur n'édulcore les choses: elle les dit simplement et elle fait prendre conscience au jeune lecteur (et aux moins jeunes) de l'effet de la maladie, très justement sans en faire trop. Ce qui rend le message du roman encore plus fort.
J'ai très souvent eu le sourire aux lèvres durant ce voyage à travers les Etats Unis, mais j'ai également été ému aux larmes. Des larmes qui sont venu en refermant le livre, parce que le voyage était fini, mais également à cause de la maladie de Gary (L'Alzheimer), que je connais bien pour l'avoir côtoyé. En lisant son parcours, des souvenirs sont remonté à la surface. Voilà pourquoi ce roman m'a ému. Mais, je vous rassure, on en ressort aussi avec un sourire grand comme le désert du Nevada.
Au final, un roman jeunesse qui fait du bien au coeur et à l'âme. Tous ces personnages "cabossé par la vie" qui trouvent un second souffle en se créant une nouvelle famille et un nouveau sens à leur vie est une belle leçon. Quelqu'un qu'on aime est une petite pépite pour laquelle je garderai une petite place au fond de moi et que je relirai probablement quand j'aurai le moral dans les chaussettes. Ce sont des livres comme celui ci qui me font aimer de plus en plus la littérature jeunesse.
Surtout, ne passez pas à côté de ce roman qui fait du bien.
Merci à Cécile de la librairie Gibert Joseph (Rayon Jeunesse) de Poitiers pour cette petite parenthèse de bonheur.
-Je pers la mémoire. Et ce jeune homme, assis là, il m'emmène en tournée à travers les USA pour réveiller les souvenirs enfouis. C'est pas beau, ça?
Antonia et Luke hochent la tête, ensemble, parce qu'ils sont émus, Matt le voit dans le rétro. Gary relâche son étreinte et:
-Qui pourrait rêver meilleur petit-fils, hein?
Matt craignait le pire et ce n'est pas ce qui est arrivé. C'est même tout le contraire."
Pour guérir vos coups de blues, voilà le livre qu'il vous faut. C'est un concentré de bonne humeur, d'émotion et de bien-être.
Quand Cécile, de la librairie Gibert Joseph (Rayon Jeunesse) de Poitiers, me l'a proposé pour ma rubrique, elle m'a simplement dit: "quand on referme le livre, on a envie d'aimer tout le monde. C'est un roman qui nous apprend aussi qu'on peut se construire une famille. "
Je peux vous dire qu'après cette déclaration, j'avais de grosses attentes sur ce livre et une curiosité au plus haut point dans mon esprit.
Les attentes ont été comblées au delà du possible. J'ai adoré ce roman. Ce roman dans lequel on va suivre un jeune homme de 21 ans, Matt,qui apprend d'un coup, d'un seul, qu'il est le papa d'une petite Amber, 18 mois, dont il doit s'occuper pendant deux mois, car Dixie,la mère d'Amber doit travailler. Lui, qui avait prévu un road-trip à travers les Etats Unis, avec son grand-père Gary, pour lui faire retrouver la mémoire et ses souvenirs -plus particulièrement ceux d'une tournée de Pat Boone, en 1958, qu'il avait suivi avec des copains- se retrouve embarqué dans l'aventure avec une petite fille...et deux autres personnes (Luke, un ado en fugue et Antonia, jeune trentenaire qui vient de se débarrasser de son mec jaloux et qui doit passer un entretien d'embauche), rencontrés à l'aéroport. Tout ça parce qu'une tempête de neige s'annonce et que leur vol est annulé. Tout ce joli petit monde décide de prendre un van et de partir à la recherche des souvenirs de Gary.
C'est un roman plein d'humanisme, très touchant, drôle et devant lequel on fond littéralement. C'est un petit cocon dans lequel on se sent bien (tellement d'ailleurs, qu'on a qu'une envie, le poser de temps en temps pour faire durer la lecture (et le voyage) le plus longtemps possible): Chaque personnage est attachant, de la petite Amber, qu'on a envie de prendre dans ses bras, jusqu'à Gary, ce grand-père bon vivant, qu'on rêverait tous d'avoir mais dont la mémoire flanche, en passant par Matt, ce jeune papa de 21 ans qui prend soin de son grand-père et qui apprend à connaître sa fille, et Antonia et Luke, pour lesquels, l'affection est là également.
Ce qui est admirable aussi dans ce roman jeunesse, c'est le style de Séverine Vidal: celui-ci est très vivant avec des dialogues qui sonnent juste (c'est bien simple, on entend la voix des personnages à nos oreilles) et des situations drôles, émouvantes, et des révélations qui rythment le roman. Mais surtout, ce qui en fait sa force, c'est sa profondeur: le thème de l'Alzheimer est traité de façon fort belle, sans pathos, mais toujours juste et lourd de sens. A aucun moment, l'auteur n'édulcore les choses: elle les dit simplement et elle fait prendre conscience au jeune lecteur (et aux moins jeunes) de l'effet de la maladie, très justement sans en faire trop. Ce qui rend le message du roman encore plus fort.
J'ai très souvent eu le sourire aux lèvres durant ce voyage à travers les Etats Unis, mais j'ai également été ému aux larmes. Des larmes qui sont venu en refermant le livre, parce que le voyage était fini, mais également à cause de la maladie de Gary (L'Alzheimer), que je connais bien pour l'avoir côtoyé. En lisant son parcours, des souvenirs sont remonté à la surface. Voilà pourquoi ce roman m'a ému. Mais, je vous rassure, on en ressort aussi avec un sourire grand comme le désert du Nevada.
Au final, un roman jeunesse qui fait du bien au coeur et à l'âme. Tous ces personnages "cabossé par la vie" qui trouvent un second souffle en se créant une nouvelle famille et un nouveau sens à leur vie est une belle leçon. Quelqu'un qu'on aime est une petite pépite pour laquelle je garderai une petite place au fond de moi et que je relirai probablement quand j'aurai le moral dans les chaussettes. Ce sont des livres comme celui ci qui me font aimer de plus en plus la littérature jeunesse.
Surtout, ne passez pas à côté de ce roman qui fait du bien.
Merci à Cécile de la librairie Gibert Joseph (Rayon Jeunesse) de Poitiers pour cette petite parenthèse de bonheur.
qui devient également le mien
Séverine Vidal: Quelqu'un qu'on aime, Editions Sarbacane, 205 pages, 2015
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jeudi 30 juillet 2015
Aristotle and Dante discover the secret of the universe
4e de couverture: Aristotle is an angry teen with a brother in prison. Dante is a know-it-all who has an unusual way of looking at the world. When the two meet at the swimming pool, they seem to have nothing in common. But as the loners start spending time together, they discover that they share a special friendship—the kind that changes lives and lasts a lifetime. And it is through this friendship that Ari and Dante will learn the most important truths about themselves and the kind of people they want to be.
"Ari et Dante" font grand bruit (en bien généralement) depuis plus d'un an parmi les lecteurs et lectrices. Ce roman aux nombreux prix ne pouvaient que m'interpeller.
Le livre étant sorti, il y a peu en France, j'ai pensé que c'était le bon moment pour le lire.
Le début de ma lecture ne m'a pas transporté comme je l'aurai pensé, ou plutôt comme je l'espérais. Je trouvais cela très beau, avec deux personnages touchants (Ari et Dante) qui ont su m'émouvoir. C'était sympathique, rempli de poésie. Un livre dans lequel on se sent bien, malgré les déboires d'Ari et de Dante. Sauf qu'il n'y avait pas la petite étincelle qui fait que je me trouvais devant un livre exceptionnel.
Ce qui a retenu, tout d'abord mon attention, ce sont Ari et Dante. Ces deux adolescents (qui se rencontrent à la piscine ou Dante propose d'apprendre à nager à Ari), sont tout simplement fabuleux et on ne peut que les aimer. De plus, je me suis beaucoup retrouvé en eux (et j'ai compris pourquoi, à mesure que j'avanças dans le livre): Ari est un solitaire, qui malgré des parents aimants, a une blessure secrète au fond de lui: son frère aîné (qui a 11 ans de plus que lui) qui se retrouve en prison et dont ses parents ne veulent pas parler, mais aussi le passé de son père (vétéran du Vietnam) qui reste une énigme pour lui. Sa rencontre avec Dante, va alors tout changer dans sa vie et l'ouvrir au monde.
Il ne se passe pas grand chose dans ce roman, en définitive (du moins dans ses premières parties): on suit deux ados, lors d'un été, qui vont apprendre à se connaitre, et auxquels il arrivera des péripéties (dont un accident et une future séparation entre les deux amis). C'est joli, mignon tout plein et j'ai passé un agréable moment.
Puis, vient le moment des dernières parties du roman et là, ce fut une claque monumentale. C'est à partir du second été, que j'ai été bouleversé, et que mon petit coeur à fait des bonds dans ma poitrine. Je n'ai pas pu lâcher le livre avant la fin.
Ce livre, c'est un bel hymne à la vie, mais surtout c'est un merveilleux roman sur la découverte de soi. Car Ari et Dante, en cherchant à découvrir les secrets de l'univers, vont découvrir le plus grand secret qui soit: eux-même. C'est un beau roman sur le passage de l'enfance à l'âge adulte (et dans laquelle il faut passer ce typhon parfois ténébreux, qu'est l'adolescence), où chacun des protagonistes va se révéler à lui-même mais également aux autres. La famille d'Ari va progressivement ouvrir les portes des non-dits et se livrer comme jamais (ces passages là sont, pour moi, les plus révélateurs et émouvants du livre).
Au final, un livre qui m'a lentement livré ses secrets et ses petites pépites. Un roman magnifique sur la découverte de soi, sur l'amitié indéfectible, sur les non-dits mais également un beau roman d'amour (car oui celui ci sera présent).
En refermant le livre, j'ai compris pourquoi tant de lectrices et de lecteurs ont été touchés.Moi-même j'ai été touché par ces deux jeunes héros. Encore une fois, la littérature jeunesse nous a offert une jolie pépite et je vous encourage très fortement à découvrir tous ses petits secrets.
Benjamin Alire Saenz: Aristotle and dante discovers the secrets of the universe, Simon & Shuster, 359 pages, 2012
"Ari et Dante" font grand bruit (en bien généralement) depuis plus d'un an parmi les lecteurs et lectrices. Ce roman aux nombreux prix ne pouvaient que m'interpeller.
Le livre étant sorti, il y a peu en France, j'ai pensé que c'était le bon moment pour le lire.
Le début de ma lecture ne m'a pas transporté comme je l'aurai pensé, ou plutôt comme je l'espérais. Je trouvais cela très beau, avec deux personnages touchants (Ari et Dante) qui ont su m'émouvoir. C'était sympathique, rempli de poésie. Un livre dans lequel on se sent bien, malgré les déboires d'Ari et de Dante. Sauf qu'il n'y avait pas la petite étincelle qui fait que je me trouvais devant un livre exceptionnel.
Ce qui a retenu, tout d'abord mon attention, ce sont Ari et Dante. Ces deux adolescents (qui se rencontrent à la piscine ou Dante propose d'apprendre à nager à Ari), sont tout simplement fabuleux et on ne peut que les aimer. De plus, je me suis beaucoup retrouvé en eux (et j'ai compris pourquoi, à mesure que j'avanças dans le livre): Ari est un solitaire, qui malgré des parents aimants, a une blessure secrète au fond de lui: son frère aîné (qui a 11 ans de plus que lui) qui se retrouve en prison et dont ses parents ne veulent pas parler, mais aussi le passé de son père (vétéran du Vietnam) qui reste une énigme pour lui. Sa rencontre avec Dante, va alors tout changer dans sa vie et l'ouvrir au monde.
Il ne se passe pas grand chose dans ce roman, en définitive (du moins dans ses premières parties): on suit deux ados, lors d'un été, qui vont apprendre à se connaitre, et auxquels il arrivera des péripéties (dont un accident et une future séparation entre les deux amis). C'est joli, mignon tout plein et j'ai passé un agréable moment.
Puis, vient le moment des dernières parties du roman et là, ce fut une claque monumentale. C'est à partir du second été, que j'ai été bouleversé, et que mon petit coeur à fait des bonds dans ma poitrine. Je n'ai pas pu lâcher le livre avant la fin.
Ce livre, c'est un bel hymne à la vie, mais surtout c'est un merveilleux roman sur la découverte de soi. Car Ari et Dante, en cherchant à découvrir les secrets de l'univers, vont découvrir le plus grand secret qui soit: eux-même. C'est un beau roman sur le passage de l'enfance à l'âge adulte (et dans laquelle il faut passer ce typhon parfois ténébreux, qu'est l'adolescence), où chacun des protagonistes va se révéler à lui-même mais également aux autres. La famille d'Ari va progressivement ouvrir les portes des non-dits et se livrer comme jamais (ces passages là sont, pour moi, les plus révélateurs et émouvants du livre).
Au final, un livre qui m'a lentement livré ses secrets et ses petites pépites. Un roman magnifique sur la découverte de soi, sur l'amitié indéfectible, sur les non-dits mais également un beau roman d'amour (car oui celui ci sera présent).
En refermant le livre, j'ai compris pourquoi tant de lectrices et de lecteurs ont été touchés.Moi-même j'ai été touché par ces deux jeunes héros. Encore une fois, la littérature jeunesse nous a offert une jolie pépite et je vous encourage très fortement à découvrir tous ses petits secrets.
Benjamin Alire Saenz: Aristotle and dante discovers the secrets of the universe, Simon & Shuster, 359 pages, 2012
vendredi 31 octobre 2014
Un dîner affreusement parfait
4e de couverture: Pour préparer un affreux dîner, il faut:
Ces dessins et les mots parfaitement bien choisis mettent le lecteur dans une ambiance qui fait peur. J'ai été estomaqué par la précision du dessin et les teintes choisi, entre le bleu, qui nous apaise, le jaune, qui annonce quelque chose de chaud et le rouge, qui nous angoisse, ajouté aux noires des ombres, cela rend l'histoire de ce dîner (et de cette aventure dans les marais que Berthe et son petit hibou vivent) encore plus vivante et vibrante.
4 vipères
3 gros crapauds
5 aromates
Berthe, la petite sorcière et Toutoutou le gentil hibou partent à la chasse aux ingrédients.
Dans le marais, il rencontrent d'effrayantes créatures.
Brrr...ça fait froid dans le dos.
(A partir de 6 ans)
Cet album jeunesse est parfait pour Halloween. Il fait frissonner, probablement de peur, mais aussi de plaisir, en sachant qu'on lit l'histoire de cette petite sorcière et de son hibou, tranquillement dans son lit, bien à l'abri.
J'ai été attiré par cet album pour les dessins: ces ombres chinoises illustrent bien ce dîner "horrible" que les auteures nous content.
![]() |
| (source:http://blogclarabel.canalblog.com/) |
Ces dessins et les mots parfaitement bien choisis mettent le lecteur dans une ambiance qui fait peur. J'ai été estomaqué par la précision du dessin et les teintes choisi, entre le bleu, qui nous apaise, le jaune, qui annonce quelque chose de chaud et le rouge, qui nous angoisse, ajouté aux noires des ombres, cela rend l'histoire de ce dîner (et de cette aventure dans les marais que Berthe et son petit hibou vivent) encore plus vivante et vibrante.
Je me suis imaginé, petit garçon, tournant les pages de ce livre, le soir, avant de m'endormir et j'ai été captivé. Je pense que, poltron comme j'étais, j'aurai probablement eu peur si on me l'avait lu à 6 ans.
Au final, un joli album, aux teintes et aux tons originaux, qui fera frémir les plus petits, et qui m'a impressionné, de par l'originalité des dessins et des mots particulièrement bien choisi (déjà, de par son titre qui annonce la couleur et qui rappelle une émission culinaire de M6).
Un album hallowinesque à souhait qui m'a fait retomber en enfance.
Merci à Benjamin et aux Editions Naïve livres pour cette fabuleuse découverte.
![]() |
| (Source: http://mya.books.over-blog.com/) |
Marie Wilmer (texte) & Alexandra Gabrielli -Kuhn (dessins): Un dîner affreusement parfait, Naïve livres, 40 pages, 2014
mardi 14 octobre 2014
Agatha Doyle au service de sa majesté
4e de couverture: En voyage scolaire à Londres, Agatha Doyle, une jeune collégienne française, se retrouve enfermée par erreur dans la Royal Gallery de Westminster Palace. Ce n’est pas sur la vieille bique de Miss Marple, sa sévère professeure d’anglais, qu’Agatha peut compter pour sortir de ce guêpier mais sur ses deux amis : le sportif Sherlock et le gros Hercule !
Les voilà embarqués dans une enquête digne des plus grandes histoires policières, à la recherche du Traité d’indépendance de l’Irlande et de son voleur. Entre la découverte d’un labyrinthe secret, la rencontre d’un membre de la famille royale et de folles escapades nocturnes, les trois amis ne sont pas au bout de leurs surprises.
Parviendront-ils à retrouver le Traité et à démasquer le traître à la Couronne ? Il faudra toutes les cellules grises d’Hercule, le sens de l’observation de Sherlock et l’extraordinaire maladresse d’Agatha pour mener à bien cette mission.
(A Partir de 9 ans)
Quand les Editions Naïve ont pris contact avec moi pour me proposer de découvrir certains de leurs livres jeunesse, j'ai été très surpris.
En effet, je lis peu de romans jeunesse et ceux que je lis sont plutôt des romans ados. Alors, lire des romans pour des enfants, c'était pas trop mon truc.
Puis, après une (longue) réflexion, je me suis dis pourquoi pas. Mon choix s'est alors porté sur ce petit roman qui combine tout ce que j'aime dans le roman policier. (De toute façon, dès que je vois Agatha quelque part, je fonce).
Après lecture, je peux vous dire que j'ai bien fait de craquer. Quel petit roman policier charmant qui à plusieurs atouts dans ses pages.
Tout d'abord, des personnages charmants, rigolos et sympathiques, en tête, le trio Agatha/Sherlock/Hercule (déjà, vous pouvez remarquez que nous sommes en terrain connu puisque de suite, cela fait penser au lecteur plus âgé que je suis, à Agatha Christie, Hercule Poirot et Sherlock Holmes). : ces trois compères se retrouvent embarqué dans une aventure rocambolesque lors d'un voyage scolaire à Londres. J'ai trouvé les maladresses d'Agatha trop choupinettes (malgré un caractère fort marqué), la sagacité de Sherlock (qui ressemblerait à s'y méprendre au héros de Conan Doyle, les défauts en moins) et la bonhomie d'Hercule (qui là aussi ressemble un eu au héros d'Agatha, sauf que j'ai préféré ce petit Hercule qui m'a fait rire avec ses petites malchances), m'ont également ravi.
Avec une écriture simple, vive, et une intrigue très bien menée et qui va à 100 à l'heure (et qui retiens l'intérêt du lecteur, peu importe son âge, car je me suis pris au jeu), Caroline Triaureau a eu la belle idée, de faire découvrir Londres à ses (jeunes) lecteurs. Déjà, au début du premier chapitre, un plan de Londres nous est donné afin de suivre le parcours de toute la petite bande. Mais, surtout, elle parsème des petites anecdotes historiques (surtout sur le conflit opposant l'Irlande et la Grande Bretagne) dans son histoire, captivant ainsi son lecteur avec intelligence. Un roman ludique, en somme, qui nous en apprend plus sur la ville de Londres et son histoire.
L'autre petit plus de ce court roman se trouve dans les dernières pages. Par des petits chapitres, Caroline Triaureau présente à son jeune lectorat les personnages qui lui ont inspiré ses personnages (Sherlock Holmes, Hercule Poirot et Miss Marple (je préfère d'ailleurs le personnage d'Agatha Christie, au professeur d'anglais intraitable et insupportable qu'avait Agatha et ses amis). Puis, elle leur propose une petite visite guidée de Londres, ainsi que sur son Histoire. C'est passionnant! Mais surtout, cela peu donner envie d'aller plus loin et ouvrir la porte vers d'autres lectures.
Voilà un roman très sympathique, qui nous entraîne dans une enquête trépidante, dans le Londres d'aujourd'hui, avec un trio d'amis fort sympathique. De plus, un roman ludique qui nous apprend certaines choses sur Londres et son histoire. Puis, aussi, parsemé de clins d'oeil à la littérature policière du début du 20e siècle (Agatha Christie et Conan Doyle en tête) que le lecteur averti que je suis à pris plaisir à dénicher. Un petit roman idéal pour découvrir, de façon amusante, le roman policier.
Merci à Benjamin et aux Editions Naïve livres pour cette jolie découverte.
Caroline Triaureau: Agatha Doyle au service de sa majesté, Naïve livres, 178 pages, 2014
Caroline Triaureau: Agatha Doyle au service de sa majesté, Naïve livres, 178 pages, 2014
jeudi 2 octobre 2014
The perks of being a wallflower
4e de couverture: Charlie is a freshman. And while he's not the biggest geek in the school, he is by no means popular. Shy, introspective, intelligent beyond his years yet socially awkward, he is a wallflower, caught between trying to live his life and trying to run from it. Charlie is attempting to navigate his way through uncharted territory: the world of first dates and mix-tapes, family dramas and new friends; the world of sex, drugs, and The Rocky Horror Picture Show, when all one requires is that perfect song on that perfect drive to feel infinite. But Charlie can't stay on the sideline forever. Standing on the fringes of life offers a unique perspective. But there comes a time to see what it looks like from the dance floor. The Perks of Being a Wallflower is a deeply affecting coming-of-age story that will spirit you back to those wild and poignant roller-coaster days known as growing up. The Perks of Being a Wallflower film will be released in cinemas 3rd October 2012.
The Perks of being a wallflower (plus connu chez nous sous le titre "Le monde de Charlie") a été l'un des romans (et l'un des films) qui a le plus marqué les lecteurs et les spectateurs, il y a deux ans.
Comme d'habitude, je prends le train en retard, et ce n'est que deux ans et demi plus tard que je découvre Charlie. J'ai même décidé de le découvrir dans sa langue d'origine. Ai je fais le bon choix? Peut être pas. Je m'explique.
Ce livre (et le film qui en découle) a ému beaucoup de personnes,(jusqu'aux larmes parfois). J'étais donc curieux de savoir ce que ce livre renfermait pour émouvoir autant de gens. Malheureusement, je n'ai pas été aussi ému que je le pensais. Je n'ai pas trouvé que ce livre était mauvais, bien au contraire. Il est très bon et Stephen Chbosky a su trouver les bons mots pour nous faire ressentir les affres de l'adolescence, avec ses hauts, ses bas, ses histoires de cœur, ses coups de blues, ses joies.
Charlie est un personnage dans lequel, je me suis beaucoup retrouvé. Comme lui, j'étais un solitaire et j'étais souvent dans ma bulle, étant peu ouvert aux autres. Comme lui, j'ai souvent été ami avec des personnes plus âgés que moi (c'est d'ailleurs toujours le cas aujourd'hui, puisque la plupart de mes amis ont la quarantaine, voire la cinquantaine).
Je me suis souvent demandé à qui Charlie écrivait, puis, ce n'est que vers la fin, que j'ai réalisé que c'était peut être à nous, lecteurs, qu'il écrivait ces confidences.
Ce roman est l'un des plus beaux que j'ai pu lire sur les années lycée. D'ailleurs, cela m'a replongé dans mes années lycée, que j'ai pratiquement vécu comme Charlie (les fêtes en moins, l'alcool, ainsi que le traumatisme qu'il a vécu dans son enfance, je l'avoue). Je n'avais pas beaucoup d'ami et j'étais plus en accord avec mes profs qu'avec les élèves de ma classe. En récréation, j'étais souvent seul, à lire dans mon coin, plutôt qu'avec les autres.
Ce roman a donc été comme une réminiscence pour moi.
Alors, pourquoi n'ai je pas été aussi ému que ça? J'ai été touché au cœur par certains côtés mais pas au point de ressentir un poids dans ma poitrine qui m'aurait fait pleurer. La barrière de la langue y est pour beaucoup, je pense. L'anglais n'étant pas ma langue maternelle, j'ai encore un peu de mal a m'immerger complètement dedans, tâtonnant au début. Puis, les émotions arrivent plus facilement quand vous les lisez dans votre langue. Je pense que je n'arrive pas encore à être ému "à l'anglaise".
Cela n'a rien à voir avec le roman, dont je recommande fortement la lecture (à ceux qui, comme moi, n'aurait pas sauté le pas). C'est l'un des plus beaux romans sur l'adolescence que j'ai pu lire et que j'aurai aimé lire à mon époque. Malheureusement, cette littérature adolescente n'existait pas encore, il y a 20 ans. C'est bien dommage. Cela m'aurait permis de mieux passer le cap de l'adolescence.
Charlie ne m'a peut être pas ému aux larmes, mais je lui garde une petite place dans mon cœur. Il aurait pu être une partie de moi.
Mais bon, tout n'est pas perdu. Il me reste à voir le film...et cette fois ci, peut être aurais je les larmes aux yeux.
Stephen Chbosky: The Perks of being a wallflower, Simon & Shuster, 231 pages, 1999
The Perks of being a wallflower (plus connu chez nous sous le titre "Le monde de Charlie") a été l'un des romans (et l'un des films) qui a le plus marqué les lecteurs et les spectateurs, il y a deux ans.
Comme d'habitude, je prends le train en retard, et ce n'est que deux ans et demi plus tard que je découvre Charlie. J'ai même décidé de le découvrir dans sa langue d'origine. Ai je fais le bon choix? Peut être pas. Je m'explique.
Ce livre (et le film qui en découle) a ému beaucoup de personnes,(jusqu'aux larmes parfois). J'étais donc curieux de savoir ce que ce livre renfermait pour émouvoir autant de gens. Malheureusement, je n'ai pas été aussi ému que je le pensais. Je n'ai pas trouvé que ce livre était mauvais, bien au contraire. Il est très bon et Stephen Chbosky a su trouver les bons mots pour nous faire ressentir les affres de l'adolescence, avec ses hauts, ses bas, ses histoires de cœur, ses coups de blues, ses joies.
Charlie est un personnage dans lequel, je me suis beaucoup retrouvé. Comme lui, j'étais un solitaire et j'étais souvent dans ma bulle, étant peu ouvert aux autres. Comme lui, j'ai souvent été ami avec des personnes plus âgés que moi (c'est d'ailleurs toujours le cas aujourd'hui, puisque la plupart de mes amis ont la quarantaine, voire la cinquantaine).
Je me suis souvent demandé à qui Charlie écrivait, puis, ce n'est que vers la fin, que j'ai réalisé que c'était peut être à nous, lecteurs, qu'il écrivait ces confidences.
Ce roman est l'un des plus beaux que j'ai pu lire sur les années lycée. D'ailleurs, cela m'a replongé dans mes années lycée, que j'ai pratiquement vécu comme Charlie (les fêtes en moins, l'alcool, ainsi que le traumatisme qu'il a vécu dans son enfance, je l'avoue). Je n'avais pas beaucoup d'ami et j'étais plus en accord avec mes profs qu'avec les élèves de ma classe. En récréation, j'étais souvent seul, à lire dans mon coin, plutôt qu'avec les autres.
Ce roman a donc été comme une réminiscence pour moi.
Alors, pourquoi n'ai je pas été aussi ému que ça? J'ai été touché au cœur par certains côtés mais pas au point de ressentir un poids dans ma poitrine qui m'aurait fait pleurer. La barrière de la langue y est pour beaucoup, je pense. L'anglais n'étant pas ma langue maternelle, j'ai encore un peu de mal a m'immerger complètement dedans, tâtonnant au début. Puis, les émotions arrivent plus facilement quand vous les lisez dans votre langue. Je pense que je n'arrive pas encore à être ému "à l'anglaise".
Cela n'a rien à voir avec le roman, dont je recommande fortement la lecture (à ceux qui, comme moi, n'aurait pas sauté le pas). C'est l'un des plus beaux romans sur l'adolescence que j'ai pu lire et que j'aurai aimé lire à mon époque. Malheureusement, cette littérature adolescente n'existait pas encore, il y a 20 ans. C'est bien dommage. Cela m'aurait permis de mieux passer le cap de l'adolescence.
Charlie ne m'a peut être pas ému aux larmes, mais je lui garde une petite place dans mon cœur. Il aurait pu être une partie de moi.
Mais bon, tout n'est pas perdu. Il me reste à voir le film...et cette fois ci, peut être aurais je les larmes aux yeux.
Stephen Chbosky: The Perks of being a wallflower, Simon & Shuster, 231 pages, 1999
jeudi 20 février 2014
les Somnambules
4e de couverture: Quentin a dix-sept ans. C’est un ado comme les autres, qui aime écouter de la musique, aller au cinéma, ou envoyer plein de textos… mais qui préfère les garçons aux filles. Même si ce n’est pas toujours facile, il assume et fait face au quotidien.
Depuis le début de l’année scolaire, un nouvel élève, Enzo, le trouble beaucoup. Pourtant, celui-ci semble le détester. Et quand ils se retrouvent partenaires pour un atelier très spécial, la situation devient encore plus tendue. Pourquoi Enzo est-il si distant avec lui, et à la fois si changeant ? Quels secrets cache-t-il derrière son attitude arrogante, son regard triste ? Quentin voudrait le comprendre, l’aider, mais Enzo lui accordera-t-il sa confiance ?
Depuis le début de l’année scolaire, un nouvel élève, Enzo, le trouble beaucoup. Pourtant, celui-ci semble le détester. Et quand ils se retrouvent partenaires pour un atelier très spécial, la situation devient encore plus tendue. Pourquoi Enzo est-il si distant avec lui, et à la fois si changeant ? Quels secrets cache-t-il derrière son attitude arrogante, son regard triste ? Quentin voudrait le comprendre, l’aider, mais Enzo lui accordera-t-il sa confiance ?
La découverte de ce roman s'est faite par hasard, en flânant sur le blog de Galleane (où elle parle parfois des prochaines sorties littéraires chez des petits éditeurs), il y a 7 ou 8 mois (elle parlait des sorties des prochains livres de la maison d'édition Valentina. Mon regard s'est alors posé sur cette magnifique couverture et le résumé m'a énormément attiré.
Si j'ai attendu presque 6 mois pour l'acquérir, c'est que j'ai profité de ma nouvelle liseuse pour avoir l'e-book (malgré une couverture magnifique).
J'étais vraiment curieux de savoir comment une jeune auteur de 23 ans allait traiter une romance gay. Après lecture, je peux vous dire que c'est un véritable petit bijou que nous offre Ophélie. Elle démontre surtout qu'une belle histoire d'amour n'a pas besoin d'entrer dans des cases. Peu importe qu'on soit gay ou hétéro, une histoire d'amour reste une histoire d'amour.
Celle de Quentin et d'Enzo est l'une des romances les plus belles que j'ai pu lire: la rencontre, les doutes, les peines, la découverte de l'autre, les joies: toutes ces palettes, Ophélie Pemmarty les retranscrit merveilleusement, dans une plume tendre, poétique mais surtout cela sonne vrai.
L'auteur a réussi a sortir des clichés gays que l'on trouve souvent dans des séries, des romans ou des films. Ses deux personnages principaux ont une telle personnalité, hyper attachante, qu'on ne peut que les aimer de suite.
Les mots et les phrases d'Ophélie restent longtemps en mémoire et sont d'une telle beauté qu'ils font vibrer notre corde sensible.
Quentin, le narrateur, est un jeune homme qui assume son homosexualité et qui tombe amoureux du garçon ténébreux de la classe, Enzo. Une expérience de vie (les ados doivent composer des groupes de deux pour pouvoir s'occuper d'un poupon pendant deux semaines. Comme la classe comptent un nombre impair de garçons, il y a forcément un "couple gay" qui doit se former: il faut, bien entendu que cela tombe sur Quentin, qui se retrouve en "couple" avec Enzo, le garçon mystérieux qui le fascine) va rapprocher les deux garçons et être le déclencheur de leur romance.
Voilà une romance gay que je recommande à tous (et aussi aux adolescents): l'une des plus belles histoires d'un premier amour que j'ai pu lire. C'est tendre, fort, merveilleux, mais surtout vraie.
Je sais, j'ai un peu de mal à trouver mes mots mais c'est souvent cela quand j'ai été ému à ce point . Cela parle d'amour mais aussi de découverte de soi, de sa sexualité, de ces nouveaux sentiments qui nous font naître des papillons dans le ventre, qui nous font rougir mais surtout nous sentir bien avec l'être aimé.
Laissez vous charmer par Quentin et Enzo. A travers leur premiers émois, je suis sûr que vous vous retrouverez et vous penserez à votre premier amour. Vous remarquerez alors qu'il n'y a pas de différence entre gay et hétéro. L'amour est simplement l'amour. Le plus important est d'être heureux, avec la personne qui fait vibrer notre coeur, peu importe son sexe.
Pour ma part, je n'ai qu'une hâte: retrouver Quentin et Enzo dans le Tome 2 des "Somnambules" (qui sort en avril 2014 aux Editions Valentina)
Ce livre est disponible en format papier (sur le site des Editions Valentina ) ainsi qu'en format E-books (sur le site de la maison d'édition, mais également sur Amazon ou la Fnac).
Ophélie Pemmarty: Les Somnambules, Editions Valentina (Collection "Vangelis"), 343 pages, 2013 (format Ebook)
Si j'ai attendu presque 6 mois pour l'acquérir, c'est que j'ai profité de ma nouvelle liseuse pour avoir l'e-book (malgré une couverture magnifique).
J'étais vraiment curieux de savoir comment une jeune auteur de 23 ans allait traiter une romance gay. Après lecture, je peux vous dire que c'est un véritable petit bijou que nous offre Ophélie. Elle démontre surtout qu'une belle histoire d'amour n'a pas besoin d'entrer dans des cases. Peu importe qu'on soit gay ou hétéro, une histoire d'amour reste une histoire d'amour.
Celle de Quentin et d'Enzo est l'une des romances les plus belles que j'ai pu lire: la rencontre, les doutes, les peines, la découverte de l'autre, les joies: toutes ces palettes, Ophélie Pemmarty les retranscrit merveilleusement, dans une plume tendre, poétique mais surtout cela sonne vrai.
L'auteur a réussi a sortir des clichés gays que l'on trouve souvent dans des séries, des romans ou des films. Ses deux personnages principaux ont une telle personnalité, hyper attachante, qu'on ne peut que les aimer de suite.
Les mots et les phrases d'Ophélie restent longtemps en mémoire et sont d'une telle beauté qu'ils font vibrer notre corde sensible.
Quentin, le narrateur, est un jeune homme qui assume son homosexualité et qui tombe amoureux du garçon ténébreux de la classe, Enzo. Une expérience de vie (les ados doivent composer des groupes de deux pour pouvoir s'occuper d'un poupon pendant deux semaines. Comme la classe comptent un nombre impair de garçons, il y a forcément un "couple gay" qui doit se former: il faut, bien entendu que cela tombe sur Quentin, qui se retrouve en "couple" avec Enzo, le garçon mystérieux qui le fascine) va rapprocher les deux garçons et être le déclencheur de leur romance.
Voilà une romance gay que je recommande à tous (et aussi aux adolescents): l'une des plus belles histoires d'un premier amour que j'ai pu lire. C'est tendre, fort, merveilleux, mais surtout vraie.
Je sais, j'ai un peu de mal à trouver mes mots mais c'est souvent cela quand j'ai été ému à ce point . Cela parle d'amour mais aussi de découverte de soi, de sa sexualité, de ces nouveaux sentiments qui nous font naître des papillons dans le ventre, qui nous font rougir mais surtout nous sentir bien avec l'être aimé.
Laissez vous charmer par Quentin et Enzo. A travers leur premiers émois, je suis sûr que vous vous retrouverez et vous penserez à votre premier amour. Vous remarquerez alors qu'il n'y a pas de différence entre gay et hétéro. L'amour est simplement l'amour. Le plus important est d'être heureux, avec la personne qui fait vibrer notre coeur, peu importe son sexe.
Pour ma part, je n'ai qu'une hâte: retrouver Quentin et Enzo dans le Tome 2 des "Somnambules" (qui sort en avril 2014 aux Editions Valentina)
Ce livre est disponible en format papier (sur le site des Editions Valentina ) ainsi qu'en format E-books (sur le site de la maison d'édition, mais également sur Amazon ou la Fnac).
Ophélie Pemmarty: Les Somnambules, Editions Valentina (Collection "Vangelis"), 343 pages, 2013 (format Ebook)
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