mercredi 31 août 2011

Musical #9: Le Chant du Missouri







Année: 1944
Réalisation: Vincente Minnelli
Music & Lyrics: Hugh Martin & Ralph Blane
Chorgraphie: Charles Walters

Casting: Judy Garland (Esther); Lucille Bremer (Rose); Margaret O'Brien (Tootie); Mary Astor (Anna); Leon Ames (Alonzo); Tom Drake (John Truett); Harry Davenport (Le grand-Père)...

Synopsis: 1903 à Saint-Louis. La famille Smith est très unie mais, quand le père accepte du travail à Chicago, l'ambiance se tend, surtout que ses filles vivent leurs premières amours. (Source Allociné)

Premier film de Vincente Minnelli en Technicolor, Le Chant du Missouri est un vrai plaisir pour les yeux. Les couleurs sont magnifiées et on assiste à de véritables tableaux.
C'est également ce film qui va donner aux Musicals ses lettres de noblesse.
Arthur Freed (producteur célèbre de Musicals à cette époque) décide d'adapter le roman de Sally Benson et confie la réalisation à Vincente Minnelli. C'est également Freed qui veut Judy Garland dans le rôle principal. Seul hic: la jeune femme de 22 ans en a assez de jouer les jeunes adolescentes romantiques et refuse. Elle accepte ensuite mais ne prend pas son rôle au sérieux et dénigre toutes ses répliques. C'est seulement après avoir eu une discussion avec Vincente Minnelli qui lui explique que si elle ne croit pas au film personne n'y croira qu'elle se reprend. Elle avouera par la suite que Le Chant du Missouri est son film préféré.

Comme je la comprend. Quand j'ai vu ce film pour la première fois l'année dernière, je me suis enthousiasmé dès les premières images. L'histoire est certe classique: suivre une famille, les Smith le temps d'une année, en suivant les saisons. Mais que de fraicheur, de luminosité, de joie de vivre dans ce film. C'est un enchantement tout simplement. Je comprend que le public américain lui ai fait un triomphe. C'est mérité. Ce film nous montre une belle image de l'American Way of Life. Mais surtout, on rit, on pleure, on chante (et quelles chansons!), on s'amuse, on a peur. Ce film, c'est la vie, tout simplement!

Mais que serait un film sans de fabuleux acteurs: Judy Garland, bien sûr, dont Minnelli va tomber amoureux sur le plateau (d'ailleurs cela se voit à l'écran, tant dans la scène pour la chanson de "Boys Next Door" ou "Have Yourself a Merry Little Christmas". Judy Garland y est sublime). Mais il ne faut pas oublier, Mary Astor qui interprète Anna Smith, la mère d'Esther, interprétée par Judy Garland. Mais aussi, Margaret O'Brien, qui donne vie à une Tootie espiègle, frondeuse, et pleine de vie. Elle est formidable cette little star!
Et bien sûr, il y a Tom Drake, le fameux Boy Next Door, dont parle la chanson: John Truett (dont Esther va tomber amoureuse (et elle n'est pas la seule, j'ai moi même eu un petit coup de coeur pour ce charmant jeune homme). Il est maladroit: j'ai beaucoup rit quand il parle du parfum d'Esther en le comparant à celui de sa grand-mère. Mais il est tellement charmant qu'on ne peut qu'être séduit...enfin que les filles ne peuvent qu'être séduites par lui.

Le studio voulait modifier le livre de Sally Benson, trouvant qu'il n'y avait pas assez de suspense. Sauf que Freed n'était pas d'accord. Pour lui, rien que le fait que M. Smith annonce à la famille qu'ils quittaient St Louis pour New York était suffisant. Et je pense qu'il avait raison. Ce futur départ m'a mis dans une angoisse et la scène où Tootie pleure en détruisant les Bonhommes de Neige car elle ne veut pas les laisser là sans elle: Son chagrin me fait pleurer à chaque fois.

Trois chansons vont être écrite par le duo Martin/Blane: "Boy Next Door", "The Trolley Song" et "Have Yourself a Merry Little Christmas" (les autres chansons du film sont des reprises de chansons du début du siècle comme la chanson "Meet Me in St Louis" qui fut écrite pour l'exposition universelle de 1904 (l'année où se situe l'action du film. Le film tourne autour de l'exposition Universelle de 1904 qui s'est déroulée à St Louis). Ces trois chansons vont devenir d'énormes succès: j'ai même été surpris d'apprendre que la chanson de Noël la plus célèbre après "White Chritsmas": "Have Yourself a Merry Little Christmas" avait été créée pour ce Musical.

Si vous ne connaissez pas ce Musical, n'hésitez pas une seconde. Vous passerez des moments merveilleux et délicieux. Pour ma part, c'est l'un de mes Musicals préférés.
Comme quoi, parfois, une simple histoire qui nous faire rire, pleurer, chanter, danser, cela suffit pour nous rendre heureux, du moins pendant presque 2h.
Oh mais excusez moi, j'entends le tramway qui arrive. Je ne voudrais pas le manquer: les Smith m'attendent pour le dîner. "Clang ,clang, clang went the trolley/Ding, ding, ding went the bell..."

Songs cultes du film



The Boy Next Door



The Trolley Song



Have Yourself a Merry little Christmas (Le 2e chant de Noël le plus célèbre au monde après "White Chrismas")(Pour la petite histoire les paroles étaient adressées aux soldats étant loin de chez eux. Le film datant de 1943-1944)


Mercy Thompson 3


4e de couverture: "Je retroussai mes babines pour lui donner une bonne vue de mes crocs. J'avais beau ne pas peser plus de quinze kilos sous ma forme de coyote, j'étais néanmoins un prédateur..."
La forme de Mercy Thompson est peut-être changeante, mais ce n'est pas le cas de sa loyauté. Lorsque son ancien patron et mentor est arrêté pour meurtre et abandonné par les siens, Mercy est la seule à vouloir l'innocenter, qu'il le veuille ou non.
Le coeur de Mercy , quant à lui, est à l'image de la nature de sa propriétaire : partagé. il balance entre deux loups-garous. Or, ces derniers ne sont pas réputés pour leur patience, et si elle ne parvient pas à faire un choix, Sam et Adam s'en chargeront peut-être pour elle...


RISQUE DE SPOILIERS SUR LES TOMES PRECEDENTS

J'ai retrouvé Mercy avec plaisir dans ce 3e tome. Après les loups-garous et les vampires, Patricia Briggs s'intéresse aux Faes. Je trouve ça intéressant de passer d'une espèce à l'autre, d'un tome à l'autre. En fait, les contes de fées sont encore montré sous un angle adulte: les Faes peuvent manger des humains et l'auteur fait référence à Hansel et Gretel dans le livre pour nous le dire.
Mercy va encore être dans la mouise, mais apparemment elle a l'habitude: et puis ce serait moins drôle pour nous si ce n'était pas le cas.
C'est toujours bien écrit et très bien rythmé. Il n'y a pas de temps mort et on se surprend à tourner les pages rapidement. Ce tome est tout aussi intéressant que les autres et il y a une évolution des personnages.

Dans ce 3e tome, le triangle amoureux (Adam/Mercy/Samuel) avance enfin et ce n'est pas grâce à Mercy mais plutôt aux hommes. Tout n'est pas encore terminé bien sûr mais ces messieurs ont apparemment pris une décision. Et peut être que Mercy a fait un choix inconscient entre Adam et Samuel.
En revanche, je suis un peu déçu car Warren et Kyle sont moins présent. Dommage.

C'est également un roman qui fait réfléchir sur la différence. Cette différence fait peur aux gens. Les Loups-garous où toute autre créatures vivant parmi les hommes, sont haïs par la population car différents. L'auteur nous parle d'associations anti-faes avec attentats et tutti quanti. J'y ai vu une (petite) référence au Ku Klux Klan et aux persécutions des Noirs C'était très troublant.

En conclusion, un 3e tome aussi bon que les premiers, qui fait avancer l'histoire personnelle des personnages.C'est toujours aussi fun à lire, Mercy est sensationnelle et j'adore son indépendance et son franc-parler. Et j'ai hâte de lire la suite.

Patricia Briggs: Le Baiser du Fer (Mercy Thompson Tome 3 (Iron Kissed), Milady, 410 pages, 2009

dimanche 28 août 2011

Mourir d'aimer

Le Slow qui tue de la semaine (et qui va débuter en beauté la saison 3) est l'une des plus belles chansons qui soit.

Charles Aznavour: Mourir d'aimer



Charles Aznavour a écrit cette chanson pour le film "Mourir d'aimer" avec Annie Girardot. Ce film raconte l'histoire d'amour entre une professeur et l'un de ses élèves. Les parents du jeune homme se sont tellement opposé et acharné contre cette femme qu'ils la pousseront au suicide. (Le film s'est inspiré de l'affaire Gabrielle Russier).
Cette chanson me fait pleurer à chaque écoute.

Bonne écoute!

Album du dimanche #22: Chet Baker: Chet Baker Sings Sessions

En ce dimanche matin, j'ai eu envie d'écouter la voix douce de Chet Baker. Alors j'ai mis dans ma platine ceci:


(Photo de l'album prise sur le site de Cultura)

Un peu de douceur, ça fait du bien le dimanche matin.

Pour en écouter des extraits: Chet Baker Sings Sessions (The Complete Original)

Et comme toujours quelques vidéos:



I Fall in Love Too Easily



You don't know what love is



My ideal



Time after Time

Bonne écoute!

samedi 27 août 2011

Au revoir SLC, (re) bienvenue aux Slow Qui Tue

Comme vous le savez, l'été touche à sa fin. Beaucoup ont déjà repris le chemin du travail. Pour (presque) tout le monde, c'est la rentrée. Je sais, c'est vraiment trop injuste! (comme disait Cali...Mero (le petit poussin, pas le chanteur)
Au début de l'été, vous avez eu le plaisir (du moins, je l'espère), de voir débarquer une nouvelle rubrique musicale sur mon blog: "SLC Salut les Copains" avec des petits portraits des chanteurs, chanteuses et groupes des Sixties. Mais voilà, tout à une fin. Comme l'été, la rubrique SLC va prendre des vacances. Mais ne vous inquiétez pas, les Copains des années sixties seront de retour l'été prochain.

En attendant, à partir de demain, la Saison 3 des "Slows Qui Tue" va débuter.
Je sais, je vous avais dit que "les Slows Qui Tue" ne seraient peut être pas de retour à la rentrée par un manque de motivation. Mais la pause estivale a permis à l'envie de revenir. J'ai eu envie de retrouver ces slows que j'aime tant. Voilà le pourquoi de son retour.
Pour tout vous dire, j'ai même déjà prévu tous les slows de la saison à l'avance. Tout est programmé. Mais je ne vous dévoilerai rien! Ben oui, c'est bien mieux les surprises.

J'ai même eu l'envie de créer un logo rien que pour la saison 3 des Slow Qui Tue.




Je vous dis à demain pour le premier Slow Qui Tue de la saison 3!

Superficielles


4e de couverture: A quinze ans, Reed Brennan fait sa rentrée en classe de seconde à la prestigieuse académie d'Easton ; le meilleur moyen d'échapper à un quotidien sinistre et une mère accro aux médicaments.
Un nouvel univers s'ouvre à elle, différent de ce qu'elle avait imaginé : sur le superbe campus, tout n'est que luxe et raffinement. Reed la boursière se sent exclue. Jusqu'au jour où elle rencontre les filles Billings. Elles sont belles, intelligentes, sûres d'elles. Elles sont toutes puissantes, dans ce monde où le pouvoir est éphémère, mais indispensable. Reed va essayer par tous les moyens, même les plus vils, de faire partie de ce clan.
Elle découvre rapidement que les Billings, derrière leurs poses affectées et leurs garde-robes de magazine, ont bien des choses à cacher. Tradition, honneur, excellence et secrets inavouables.


Bizarrement, je suis en pleine contradiction avec ce roman. Celui ci m'a énervé au plus haut point, de par ses personnages tous agaçants; pourtant je l'ai pratiquement lu d'une traite. Bon, le style de l'auteur est simple et ça se lit vite (en même temps c'est un livre jeunesse). L'auteur n'évite pas les clichés de la bande de filles populaires, du beau garçon mystérieux dont l’héroïne tombe amoureuse, héroïne qui veut à tout pris faire parti de la bande des filles populaires, quitte à faire n'importe quoi.

Reed Brennan est la fille de famille modeste qui intègre un lycée privé prestigieux et qui veut à tout prix faire partie de la bande des filles Billings. Eh bien pour tout vous dire, Reed m'a énormément énervé: je l'ai trouvé naïve, parfois à la limite de la crucherie à croire que Noelle et sa bande étaient des filles sympas. J'avais envie de lui dire: mais tires toi de là! Eh bien non, elle se met dans une mouise pas possible pour ces filles là qui lui font faire tout ce qu'elles veulent. Noelle et sa bande de filles, je les ai trouvé hypocrites, détestables. Elles ont tous les défauts de la terre. Pourtant, Reed fait tout pour entrer dans leur cercle.
J'ai toujours détesté ces filles (ou ces mecs) populaires, regardant tout le monde de haut. (Il faut dire que j'étais plutôt dans l'autre catégorie à l'école. J'ai même été le souffre-douleur d'une bande de crétins au collège et ça marque forcément). Et la bande Billings n'échappe pas à la règle.
Alors pourquoi m'avoir "infligé" cette lecture? J'avais envie de découvrir cette saga et même si j'ai trouvé les personnages détestables et que j'ai compris comment ça allait se terminer, j'ai trouvé ça plaisant à lire. C'est ce que j'appellerai un guilty pleasure (comme "Gossip Girl" for example dont je n'ai suivi que la saison 1): ce n'est pas de la grande littérature, mais j'ai passé un moment sympa et je lirai surement le Tome 2 car quelques réponses restent en suspens à la fin de ce premier tome.

En conclusion, un roman agaçant mais plaisant à lire (quand je vous parlais de contradiction, on est en plein dedans), qui parle de filles superficielles au possible avec une héroïne énervante de naïveté que j'avais envie de baffer. Pourtant, j'ai envie de lire la suite pour en savoir plus et j'espère que cette suite évitera de tomber à nouveau dans les clichés. J'aimerai être étonné. A suivre donc.

Kate Brian: Campus Tome 1: Bienvenue à Easton (Private), France Loisirs, 311 pages, 2008

mercredi 24 août 2011

Last Night




Synopsis: Joanna et Michael vivent à New York. Aucun nuage, aucun doute n’est jamais venu assombrir leur union, jusqu’à ce que chacun d’eux soit tenté, la même nuit…
Pendant que Michael est en déplacement professionnel avec Laura, jeune femme aussi attirante qu’énigmatique, Joanna recroise Alex, l’autre grand amour de sa vie. Les 36 heures qui suivent vont obliger chacun à faire des choix…
(Source Allociné)

Dès que j'ai vu le DVD de ce film (sortie en février de cette année), en magasin, je n'ai pas hésité longtemps à le prendre et à le regarder (à peine 1 mois d'attente, je trouve que je m'améliore car oui, je suis plutôt du genre à acheter des DVDs par paquets et à les regarder des mois, voir des années après).
Tout, d'abord, j'ai choisi ce film parce qu'il y a Guillaume Canet (dont je suis fan), Sam Wothington (pour le revoir dans un film autre qu'Avatar), Keira Knightley, (que j'apprécie dans certains film un peu plus intimiste comme celui ci) et Eva Mendes (qui est sublime). Parce que le film se déroule essentiellement à New York (ville que j'adore). Mais également par curiosité pour me faire ma propre idée.
Alors, c'est vrai qu'acheter un DVD plein tarif sans connaitre le film, sans même avoir vu la bande annonce, rien que pour le casting, la ville qui sert de décor et la curiosité, c'est un peu risqué. C'est un risque que j'ai pris et que je ne regrette pas.

Ce film est un petit bijou.
On suit un couple, Joanna et Michael Reed, qui vont être séparé une journée mais surtout une nuit; Durant cette nuit, Michael est parti avec une de ses collègues qui l'attire à Philadelphie pour le travail, et Joanna rencontre par hasard, un ancien amour.
Le film va alors nous montrer ce qui va se passer durant cette nuit et va nous faire nous poser des questions sur la fidélité dans le couple, la tentation, le passage à l'acte où pas (le fameux jeu du Trompera- Trompera pas).
C'est un film subtil, très fin et qui ne porte pas de jugement sur ce quatuor. Malgré l'image que le film nous renvoit (ils sont beaux, ont une bonne situation), on se retrouve un peu en chacun d'eux. Il n'y a pas de méchants ou de gentils dans l'histoire: ce sont juste des hommes et des femmes comme tout le monde et on s'identifie à eux.

Je ne vous cacherai pas que quelquefois, j'ai été un peu gêné devant certaines situations mais je n'ai jamais porté de jugement, sur aucun des 4 personnages, et ce malgré leurs actions.
La caméra de Massy Tadjedin se pose sur ces personnages sans juger. Elle nous montre juste ce qui peut arriver dans un couple quand celui ci est séparé le temps d'une nuit. Dans le fond est ce plus condamnable de coucher avec une personne (autre que son compagnon ou sa compagne) sans sentiments que de rester enlacés dans les bras d'un homme ou d'une femme que l'on aime encore sans qu'il y ait coucherie? Une question à laquelle je n'ai pas de réponse définitive et tranchée.

C'est un film subtil. Certes, il ne se passe pas grand chose mais qu'importe. Parfois j'aime les films comme ça qui nous interroge. On se laisse porter par la lenteur de cette douce nuit en regardant 4 personnes vivre un moment de leur vie. Les acteurs sont tous au diapason dans leur rôle: je me suis retrouvé en chacun d'eux et surtout je ne les ai pas jugé. Je suis resté captivé jusqu'à la fin, jusqu'à ce souffle qui ne dévoile rien. C'est alors au spectateur d'imaginer quelle va être la suite.

En conclusion, une jolie découverte qui m'a énormément plu. Comme quoi, parfois il est bon de se faire sa propre opinion sans s'occuper des critiques cinéma (qui pour la plupart était un peu assassine sur ce film). J'ai également été happé par la musique du film que j'ai trouvé sublime.



LAST NIGHT : BANDE-ANNONCE VOST HD par baryla



Not At Home (Last Night) (Musique de Clint Mansell et Peter Broderick) (Voilà la musique qui m'a envoutée durant le film)

lundi 22 août 2011

Derrière le sourire, un mystère


Voici le retour de l'atelier d'écriture mis en place par Leiloona.

Voici la photo choisie par Leiloona, suivi du petit texte que j'ai composé pour l'occasion.

© Kot


Derrière le sourire, un mystère

Avec mon appareil en bandoulière, j’avais pris l’habitude d’aller flâner dans les rues le soir. Je laissais ainsi la chance faire son œuvre pour qu’elle me donne les plus beaux clichés.
Cette belle nuit d’été était idéale pour aller faire des photos. J’étais arrivé sur la Place du Maréchal Leclerc et je vis cette foule de gens qui profitait de la douce brise, attendant patiemment que le concert d’un groupe local débute.

Soudain, mon regard fut attiré par une jeune femme qui attendait seule, parmi la foule. Les bras le long du corps, elle restait immobile, le regard un peu dans le vague, comme si elle était ailleurs. Elle rêvait peut être à son pays natal, l’Irlande. A ce frère qu’elle avait perdu de vue, ce dernier étant parti en Australie: pour une histoire d’amour. Elle avait de ses nouvelles une fois tous les ans pour leur anniversaire commun. Elle aussi était parti pour ses études de lettres et était arrivée à Paris. Elle avait fait la connaissance de Juliette sur les bancs de la fac. Au fil du temps, une belle amitié était née entre elles deux, un amour pour Shakespeare les unissant.
Et ce soir, elle repensait surement à cette année écoulée.

Bien sûr, tout ceci n'est que pure fiction.
J’étais intrigué par elle. Je voulais la connaître et j’extrapolais sur sa vie, lui inventant un passé et un présent surement faux. Ma fascination pour l’Irlande, mon amour pour Shakespeare ainsi que le départ de mon jumeau pour l’Australie étaient venus se greffer dans ce roman que je me faisais sur elle. J’essayais d’imaginer sa vie et je me servais de mes souvenirs pour ça. J’étais comme hypnotisé par elle. J’ai même failli ne pas l’immortaliser sur pellicule.

C’est son sourire qui m’intriguait. Le regard perdu dans le vague, elle souriait à je ne sais quoi. J’ai alors levé mon appareil photo et j’ai appuyé sur le déclencheur.
Puis son regard s’est éclairé et son sourire s’est élargi. Elle regardait droit devant elle. Puis elle partit. Je l’ai suivi du regard et je l’ai vu rejoindre un jeune homme blond, dans les trente ans. Il la prit dans ses bras et l’embrassa tendrement sur les lèvres.
Les musiciens sont arrivés. Le couple s’est alors tourné vers la scène et a profité du spectacle.

J’ai passé la soirée à prendre des photos: des musiciens qui se défoulaient sur scène, prenant un plaisir fou à donner le meilleur d’eux même, se prenant déjà pour des stars; des visages inconnus de gens qui assistaient au concert.
Sauf que j’avais quelquefois les yeux rivés sur mon inconnue au sourire mystérieux. Je l’ai vu se blottir dans les bras de son ami, entendu son rire cristallin quand ce dernier lui glissa quelques mots à l’oreille. Puis, son regard s’est tourné dans ma direction et j’ai eu l’impression qu‘elle me regardait. Mais ce n’est qu’une bête illusion de ma part: elle ne me voyait pas, son regard se perdait encore une fois dans le vague, comme prise par une absence.

La soirée s’est terminée. Les musiciens ont rangé leur matériel, la foule s’est dispersée, chacun reprenant le chemin vers sa vie. J’en ai fait de même. Pourtant, avant de quitter la place, j’ai voulu revoir une dernière fois, mon inconnue au mystérieux sourire. J’avais beau regarder autour de moi, elle avait disparue, comme si je l’avais rêvé.

Quelques jours plus tard, quand j’ai développé les photos, j’ai retrouvé le sourire de cette jeune femme et son mystère m’a paru encore plus grand. Je n’arrêtais pas de la contempler. A force de la fixer, j‘arriverai peut être à lire dans ses pensées et à percer son mystère.
La sonnerie du téléphone m’a surpris dans ma rêverie. Je suis sorti pour aller répondre, laissant derrière moi la jeune femme au sourire mystérieux.

-Salut petit frère. Alors comment ça va au pays des kangourous?




dimanche 21 août 2011

A contretemps


4e de couverture: Hugo n'a qu'une passion: les livres. Et qu'une envie : fuir au plus vite le cocon familial. Bac en poche, le voici donc à Paris, jeune étudiant en lettres, se rêvant libre et ambitieux comme un personnage de roman. Mais il doit rapidement déchanter: son existence est loin d'être aussi trépidante qu'il l'imaginait. Pire, il doit s'accommoder d'une cohabitation pesante avec son logeur, un homme taciturne et distant. Heureusement, sa boulimie de lecture l'aide à surmonter ces débuts difficiles. Et grâce aux fils mystérieux que tissent les livres entre les êtres, elle va même lui apporter un peu plus: l'amitié, l'amour, et la redécouverte d'un écrivain oublié...

Quand j'ouvre un roman de Jean-Philippe Blondel, j'ai l'impression de retrouver un ami, un ami qui me donne de ses nouvelles. Je sais déjà que je vais être conquis, dès la première phrase. Je connais déjà le style poétique, simple et vrai qui me ravi à chaque fois. Il ne me reste plus qu'à me familiariser avec les personnages, savoir qui ils sont et s'ils vont me plaire.
Dans ce roman, il y a Hugo, jeune étudiant en lettres qui vient faire ses études à Paris (comme un certain Rastignac, l'ambition dévorante en moins) et qui se retrouve à vivre en colocation avec un quinqua un peu taciturne. En fait, ils ne se croisent quasiment jamais, chacun vit sa vie et c'est bien ainsi. Hugo aime lire et a entrepris des études de lettres (pour être en contradiction avec ce que voulait sa mère? Une sorte de rébellion? Maybe).
De l'autre côté il y a Jean Debat, le quinqua taciturne, divorcé et vivant seul à Paris. Ses deux filles sont grandes et ont déjà leur vie, l'une qui vit aux États Unis et l'autre qui fait des études de commerce à Bordeaux.
La littérature va rapprocher Hugo et Jean et une amitié filiale va débuter.

A travers ses deux personnages, Jean-Philippe Blondel nous parle du lecteur et de l'écrivain. Je me suis retrouvé dans ses deux personnages. Comme Hugo, j'adore me fondre littéralement dans les romans que je lis, quitte à ressentir de l'empathie pour les personnages. J'ai d'ailleurs beaucoup aimé le passage où Hugo nous apprend que ses parents ne lisent pas. Bien entendu, lire c'est important mais eux ne le font pas. Ils achètent pourtant des livres qu'ils ne lisent pas. Mais ça fait bien des livres dans une bibliothèque. J'ai trouvé ce passage tellement vrai.
Si je suis Hugo, je suis également Jean: comme lui, j'ai toujours aimé écrire (Sinon, pourquoi je tiendrai un blog si ce n'était pas le cas) et comme lui, j'ai toujours eu l'espoir d'être lu et publié. Et comme lui, j'ai reçu certaines de ces lettres de refus. Ces passages là m'ont rappelé des souvenirs. (Pas douloureux les souvenirs. Cela ne va pas jusque là tout de même)

M. Blondel nous ouvre les portes du monde de l'édition en nous parlant de l’expérience de Jean: j'ai trouvé ces passages vraiment passionnant et j'ai aimé retrouvé l'ambiance des seventies et le fameux passage des écrivains dans l’émission de Bernard Pivot: "Apostrophes" (je ne suis d'ailleurs pas dupe, l'académicien au yeux bleus n'est autre que d'Ormesson (M. Blondel si je me trompe dites le moi).

J'ai retrouvé avec bonheur la narration à la première personne que j'affectionne tant dans les romans de Jean-Philippe Blondel. D'entendre la voix de Hugo et Jean à mon oreille fait que je me suis senti plus proche d'eux. Je voulais les suivre dans leurs parcours et leurs souvenirs.

J'ai pris mon temps pour lire ce livre (3 jours exactement. Je sais pour certains, c'est rapide mais d'habitude, je lis ces romans en une ou deux journées), ne voulant pas quitter Hugo et Jean tout de suite, ainsi que Michèle, Pauline et Marine. J'ai même relu le dernier paragraphe à voix haute pour m'en imprégner. Puis, j'ai vu Hugo et Jean disparaître au coin d'une rue, mais leur image est encore en moi et je les garderai dans un petit coin de ma tête.

En conclusion, un roman attachant sur la littérature et le monde des lettres (que nous aimons tant grands lecteurs que nous sommes) qui m'a charmé.


Jean-Philippe Blondel: A contretemps, Pocket, 233 pages, 2009


SLC #6: The Beatles



Pour ce portrait là, je ne vais pas non plus épiloguer car tout le monde connait ce groupe (le meilleur groupe anglais de tous les temps (selon mon avis bien entendu!).

The Beatles, groupe originaire de Liverpool et composé de John (Lennon), Paul (McCartney), George (Harrison) & Ringo (Star), qui a vu le jour en 1960 (pour la composition finale et le choix du nom car bien évidemment John & paul se sont rencontré dès 1957. Puis vint George Harrison en 58 puis Ringo Star. Mais la carrière des Beatles démarre en 1960).
Ils vont alors devenir l'un des groupes anglais les plus populaires de la décennie Sixties. John & Paul vont composer les chansons du groupe où il y a une quantité astronomique de tubes.
Malheureusement pour les fans, le groupe se sépare en 1970 et chacun va démarrer une carrière solo. Mais tous les fans rêveront de voir leur groupe se réunir un jour. Chose devenu impossible après la mort de John Lennon le 8 décembre 1980.

Voilà, c'est un petit portrait, je l'avoue: pour plus d'info sur ce groupe mythique aller voir chez Wiki, y a tout ce qui faut.

Pour accompagner ce small portrait, j'ai choisi l'une de leur première chanson: Twist'n'Shout.



Bonne écoute!

Album du dimanche #21: Cocoon: Where the Oceans End

Comme vous avez pu le constater en lisant mon billet précédent, j'avais un choix important de CDs à écouter en ce dimanche. Mon choix s'est porté sur



J'ai beaucoup aimé: c'est idéal pour se réveiller en douceur après une nuit un peu chaotique dû à l'orage de cette nuit.

Pour que vous puissiez l'écouter, c'est par ici: Cocoon: Where the Oceans End

Quelques vidéos:



Comets (La chanson et le clip sont superbes. J'adore! (Je sais c'est un commentaire peu constructif mais on est dimanche, il faut pas trop m'en demander)



Oh My God



Cathedral



Dolphins

Bonne écoute!

Bonnes affaires au rayon CD


Hier, je suis allé, complètement par hasard (je vous jure que c'est vrai: c'est un ami qui a voulu m'y emmener) à "Saturn".
En arrivant devant le magasin, il y avait un panneau indiquant que TOUS les CDs du magasin etaient à moitié prix voir plus (!) et de ne pas hésiter d'y "dépenser 5 minutes" (ça ce n'est pas moi qui le dit mais "Saturn").
C'est bien ce que nous avons fait, mais alors, je vous prévient tout de suite, c'était le parcours du combattant, tellement il y avait de monde aux rayons CDS. Mais bon, des Cds à 2, 4, 6, 8 ou 10€, c'est pas tous les jours qu'on en trouve!

Et voilà avec quoi, je suis ressorti:



Jean-Louis Aubert: Roc-Eclair: j'aime bien ce chanteur et j'avais entendu deux chansons de cet album qui me plaisait bien. (4€ au lieu de 16.99€)
The Beatles: 1st: depuis le temps que je voulais ce best of (car oui, j'ai bien des albums des Beatles, groupe que j'adore, mais qu'en cassette ou vinyles. Sauf qu'à chaque fois que je voyais cet album, il était toujours à plus de 20€ (!). Alors quand je l'ai vu à ce prix là, je n'ai pas hésité (8€ au lieu de 17.99€)
Michel Berger: Compilation (1973-1981): Bon, là aussi j'ai ces chansons de Michel Berger mais que sur Vinyles, pour la plupart. Voilà pourquoi, je l'ai mis dans mon petit sac. (2€ au lieu de 4.99€)
Cocoon: Where the Oceans End: j'ai découvert ce groupe sur Europe 1 dans l'émission de Thierry Lecamp il y a quelques mois. Quand j'ai vu l'album, je me suis dit que c'était le bon moment pour découvrir (5€ au lieu de 12.99€)
Melody Gardot: My One and only thrill: Une amie n'arrête pas de m'en parler alors j'ai voulu découvrir (3€ au lieu de 7.99€)
Lynda Lemay: Ma Signature: j'ai eu une période Lynda lemay, il y a quelques années. J'aimais ces textes, ces musiques. Puis cela m'a un peu passé alors j'avais arrêter d'acheter ses albums. Puis, cette semaine, j'ai réécouté deux de ses albums et l'envie est revenu. Voilà pourquoi ,j'ai acheté cet album que je n'avais pas. (2€ au lieu de 5.99€)
Eddy Mitchell : Come Back: J'ai envie d'écouter du Eddy en ce moment. Et j'adore les deux premeirs extraits de l'album: "L'esprit grande prairie" et " Avoir 16 ans aujourd'hui". (3€ au lieu de 7.99€)
Joni Mitchell: Blue: C'est sur cet album qu'il y a une de mes chansons préférées: "River". Sauf que je ne connais que cette chanson là de cette artiste. Voilà pourquoi mon choix s'est porté sur cet album vraiment magnifique (je l'ai écouté hier soir). (2€ au lieu de 5.99€)
Nikki Yanofsky: Nikki: Bon, celui là, c'est mon coup de coeur de l'année et je l'avais déjà en ma possession. (Pourquoi le racheter alors si tu l'as déjà?, me direz vous). Pour l'offrir, tout simplement! (3€ au lieu de 7.99€)

Bon, je me suis arrêté là parce qu'à un moment il faut savoir être raisonnable. Pourtant j'en ai vu d'autres qui m'intéressait. Alors je ne sais pas pendant combien de temps cette grande braderie CD va durer. J'espère un petit moment car j'aimerai bien retourner y faire un tour. C'est pas tous les jours qu'on peut faire des affaires pareilles, autant en profiter.

vendredi 19 août 2011

Saison 2011-2012: Serie #8: Once Upon a Time






Pitch: De nos jours, dans une petite ville du Maine, les contes de fées existent encore. C'est ce que va découvrir une femme au passé trouble qui y emmènage avec son petit garçon. L'attirante mère de famille et maire de la ville est aussi "Evil Queen". Soeur Mary Margaret Blanchard, une institutrice religieuse, n'est autre que Blanche-Neige, sur qui l'"Evil Queen" a jeté un sort. Alors elle attend son prince charmant et fait appel à Rumplestiltskin, un expert en magie noire, pour l'aider. Archie, un gentleman excentrique, qui se ballade toujours dans la rue avec une ombrelle et un Dalmatien en laisse, est l'équivalent de Jiminy Cricket. Il sait tout ce qui se passe dans la ville... (Source Allociné)

ABC va également nous faire croire aux contes de fées cette saison. Mais là où "Grimm", le fait sous couvert d'enquêtes policières, Once Upon a Time prend le parti de nous dire: eh, les contes de fées existent réellement dans notre monde: Blanche Neige, le prince Charmant, la méchante Reine...
Créée par deux scénaristes ayant travaillé sur "Lost", leur projet est alléchant car je suis curieux de savoir ce qu'ils vont proposer après cette fameuse série qui a fait couler beaucoup d'encre jusqu'à son final un peu controversé. (Enfin, je dis ça, c'est ce que j'ai pu entendre par ci ou par là car je me suis lâchement arrêté à la fin de la saison 4, n'y comprenant plus rien)

En lisant le pitch, cela m'a fait un peu pensé au comics "Fables" (dont j'avais lu le roman, il y a quelques mois). Après, je suis curieux de voir ce que ça peut donner.
En fait, je m'aperçois que j'ai quand même gardé une petite part de mon âme d'enfant et cette série va me rappeler de bons souvenirs. Comme quand j'étais petit et que je lisais des contes de fées dans mon lit en tremblant un peu devant le destin de Blanche Neige ou du Petit Chaperon Rouge.

Once upon a time une série qui débarque sur ABC le dimanche 23 octobre 2011 à 20h.





jeudi 18 août 2011

L'aîné


4e de couverture: Eragon et Saphira, sa dragonne, sont à peine sortis vainqueurs de la bataille de Farthen Dûr que des Urgals attaquent de nouveau et tuent le chef des Vardens... Nasuada, sa fille, est nommée à la tête des rebelles. Après lui avoir prêté allégeance, Eragon entreprend avec Saphira un long et périlleux voyage vers Ellesméra, le royaume des elfes, où ils recevront les enseignements d'un vieux Dragonnier. Pendant ce temps, Roran, le cousin d'Eragon, organise la défense de son village contre les Ra'zacs, qui au cours d'un assaut enlèvent sa fiancée. Ces épreuves ont endurci le jeune homme. Plus que jamais déterminé à lutter contre l'Empire de Galbatorix, il convainc les villageois de rejoindre les rebelles au Surda. Désormais, Eragon et Roran poursuivent un seul et même but : détruire les forces du Mal.

Risque de Spoiliers (Même si je vais tout faire pour ne pas trop en dire mais comme c'est un tome 2, cela va être un peu difficile de ne pas trop en dire sur le tome 1 ou 2. )

Un an,jour pour jour après ma lecture du Tome 1, j'ai ouvert le Tome 2 de L'héritage. Je ne vais pas vous mentir, je suis mitigé sur ce roman. .
J'ai aimé retrouver les aventures d'Eragon et Saphira. La plume de Christopher Paolini est simple et agréable à lire, malgré les phrases incompréhensibles et imprononçables des Nains et des Elfes. Mais j'ai trouvé ce roman long, très long. Il ne s'y passe pas grand chose: une grande partie du roman est consacré à la formation d'Eragon par Oromis, l'Elfe Dragonnier. Alors certes, on apprend beaucoup de choses sur le monde d'Alagaesia, sur l'histoire des Elfes et sur la guerre entre les Dragons et les Elfes, mais l'action n'est pas très présente.
L'auteur à su trouver le bon moyen pour ne pas passer tout le roman sur la formation d'Eragon en se focalisant sur Roran et son périple pour rejoindre les Vardens, sauf que je n'ai pas apprécié ce personnage et son histoire m'a parfois énervé. Enfin plutôt son attitude: je l'ai trouvé limite arrogant à se prendre pour le chef. Pour tout vous dire, j'ai préféré les passages avec Eragon et Saphira (même si les chapitres sur sa formation ne sont pas les plus passionnants). On apprend plus à les connaitre et à voir leur relation s'affirmer.
En ce qui concerne les sentiments amoureux que ressent Eragon pour Arya, ils sont d'un classique à faire peur et ne m'ont pas plus passionné que ça. Je savais d'avance que c'était un amour impossible et blablabla et blablabla...

En fait, ce qui relève un peu le livre, c'est la fin: la fameuse bataille entre les Vardens et les soldats de Galbatorix (Il est un peu l'Arlésienne du roman. Souvent évoqué, on ne l'a pas encore vu. C'est peut être normal, l'auteur le réserve pour l'affront final qui n'aura sûrement lieu que dans les prochains tomes), l'action se met enfin en place,(il était temps après plus de 600 pages!) et des révélations nous sont faites dans les dernières pages qui m'ont surprises et ont relancé mon intérêt. Mais également mon envie de lire la suite tout de même. Mais pas tout de suite.

En conclusion: un 2e tome un peu moins passionnant que le 1er, dû à une lenteur et au fait qu'il ne se passe pas grand chose pendant une bonne partie du roman. Toutefois, la fin rehausse le tout (même si l'action arrive un peu tard à mon goût) et me donne envie de lire la suite. En espérant qu'il y ait un peu plus d'action et de révélations dans le tome 3. A suivre donc!

Christopher Paolini: L'ainé (L'Héritage Tome 2), (Eldest (Inheritance Tome 2)), Bayard Jeunesse, 793 pages, 2006

mercredi 17 août 2011

Saison 2011-2012: Serie #7: Grimm



Pitch: Des enquêtes policières, se déroulant dans un monde peuplé par des personnages des contes de Grimm, menées par Nick Burckhardt, un détective beau gosse qui se met à voir certains êtres humains comme des animaux et qui s'imagine alors doté d'une mission, celle de protéger les autres humains de ces bêtes. Eddy Monroe, un ancien loup-garou féroce qui reste dans le droit chemin grâce à un savant mélange de médicaments, un régime et... des séances de fitness, lui prête main forte... (Source Allociné)

Cette série va nous entrainer dans un monde fantastique car comme son nom l'indique, les créatures des contes de fées ne sont pas que des légendes et cohabitent avec nous dans notre monde. Je trouve l'idée fabuleuse car elle dénote des autres séries policières.
Les séries policières sont légions à la télé américaine (chez nous aussi d'ailleurs): il faut alors une idée originale pour les créateurs afin de proposer une série policière différente des autres. Prendre comme prétexte les contes de fées est une idée intéressante.

Je pense que comme beaucoup d'entre vous, tout petit, j'ai été bercé par les contes de Grimm: Cendrillon, Tom Pouce, La Belle au Bois dormant...; il sera alors amusant de savoir comment la série va s'approprier ces personnages de contes de fées.
L'un des créateurs de la série, David Greenwalt a travaillé avec Joss Whedon sur "Buffy" et "Angel" (qu'il a co-créée avec Whedon), deux séries que j'ai adoré.

Voilà pourquoi, je me suis intéressé à cette série. Et la vue du trailer m'a donné envie de me pencher sur cette série policière atypique.

Pour faire la connaissance de Nick Burckhardt (le héros de Grimm), rien de plus simple: il effectuera sa première enquête le 21 octobre 2011 sur NBC.

lundi 15 août 2011

L'espérance est un hôtel lointain


Depuis quelques semaines Leiloona propose un nouveau rendez-vous chaque semaine. Le but de ce rendez-vous?
A partir d'une photo que Leiloona met sur son blog le mardi, chaque participant à jusqu'au dimanche pour pondre un petit texte à partir de la photo. Et chaque texte doit être publié le lundi sur son blog.

J'ai trouvé cette idée formidable et je me suis dit: "pourquoi ne pas essayer?"

Voici la photo qui devait nous inspirer la semaine dernière suivi du texte que j'ai écrit. C'est parti!

© Kot

L’espérance est un hôtel lointain

Il y a si longtemps que je n’étais pas revenu à Québec. Peut être quinze ans.

Je me souviens encore de l’embarquement sur le bateau à La Rochelle. Ma mère nous avait emmené ma sœur et moi pour fuir un homme violent. (Ce n’était pas notre père. Ce dernier était mort d’une crise cardiaque juste avant la naissance de ma sœur . Après deux ans de veuvage, ma mère refit sa vie avec cet homme et le cauchemar a débuté). Ma sœur Margaux, qui venait d’avoir huit ans, ouvrait de grands yeux brillants sur l’horizon en serrant sa petite poupée de chiffon contre son cœur. Sa petite Caroline. Moi, j’avais douze ans et déjà des rêves d’Amérique plein la tête.
Sauf que l’Amérique ce ne fut pas pour tout de suite.

Après une traversée sans encombre, nous arrivâmes à Québec. Je regardais émerveillé ces petites rues pavées, mais surtout le superbe château en haut de la colline. Le Château Frontenac où Margaux voulait habiter à tout prix. Margaux et ses rêves de petite fille.
Hélas pour elle, nous avons pris nos valises et nous avons déambulés dans les rues jusqu’à atterrir devant la porte d’un hôtel. En voyant le nom: Hôtel de l’Espérance, ma mère s’exclama: « Voilà l’endroit où nous allons repartir de zéro. Avec un nom comme celui-ci, tout va nous sourire! » En disant cela, elle me regardait comme pour avoir mon approbation. Je la lui donnai avec un sourire.
Elle poussa la porte et laissa passer Margaux qui trépignait d’impatience. (C’était plutôt que mademoiselle avait une envie pressante!) Margaux se précipita à l’accueil et appuya frénétiquement sur la sonnette.
« J’arrive! Pas la peine de faire tout ce ramdam! »
Un homme se présenta devant nous l’air renfrogné, surement d’avoir été dérangé aussi sauvagement par ma petite sœur.
Avant que cette dernière puisse prendre la parole, ma mère demanda poliment si elle pouvait avoir une chambre pour nous trois.
« Bien entendu madame.
-Maman, tu pourrais demander où sont les toilettes. J’en peux plus d’attendre. Si ça continue, je vais faire pipi dans ma culotte.
J’avais oublié de vous dire que ma sœur était sans gêne. En revanche, ma mère et moi étions mal à l‘aise devant ce comportement qui provoquait des situations comiques ou inconvenantes.
Heureusement, le réceptionniste ne se formalisa pas et montra une porte au fond d’un couloir où Margaux se dirigea à une vitesse phénoménale. Je crois même qu’elle a battu le record du cent mètres ce jour là.

Après cette petite aventure, nous nous dirigeâmes tous les trois vers notre chambre au deuxième étage.
En ouvrant la porte, nous vîmes tout d’abord les deux lits: le plus grand au milieu de la chambre et le petit dans le recoin gauche face à la fenêtre. Il y avait aussi une petite table de chevet où une bible reposait ainsi qu’une petite lampe. Cette chambre peut vous paraître spartiate à la décrire comme je le fais mais pour nous c’était le paradis.

Je me souviens de cette première soirée à l’hôtel de l'Espérance: Patrick le réceptionniste et patron de l’hôtel nous apporta un dîner dans la chambre car le restaurant était fermé à cette heure. En refermant la porte, il a sourit à ma mère. J’ai alors senti une colère sourde me ronger le ventre, un début de jalousie pour cet homme qui ne faisait qu’être gentil avec nous. Oui, mais j’étais méfiant et ma mère n’avait plus que moi pour la protéger.
Patrick me démontra au fil du temps que je pouvais lui faire confiance. Il offrit à ma mère le bonheur qu’elle avait perdu après la mort de mon père.

Quinze ans après, me voilà de retour dans ce quartier de Québec. Je suis devenu un artiste, je me produit sur les plus grandes scènes de Broadway, j’ai un superbe appartement face à Central Park, dans l’une des plus belles villes du monde. Sauf que je n’ai jamais oublié que ma vie a débutée ici, dans cet Hôtel de l‘Espérance.
Ma mère et Patrick ne s’occupe plus de l’hôtel. Ils se sont installés sur l’île du Prince Édouard où ils tiennent une petite auberge.
Margaux est devenu journaliste et court le monde pour trouver un sens à sa vie. Il faut dire qu’elle a toujours eu la bougeotte. J’espère tout de même qu’elle réussira à se poser un jour.

On dit souvent qu’on revient toujours vers ses racines un moment ou à un autre. Bon, je vous l’accorde, mes racines n’ont rien de québécoises, puisque je suis Rochelais de naissance. Sauf que j’ai toujours pensé que Québec fut la ville de ma renaissance et ma ville de cœur: je crois beaucoup aux racines du cœur. Voilà pourquoi je refais le voyage. Un voyage vers mes souvenirs.

Quinze ans après, je me trouve de nouveau devant cette porte. La plaque est toujours là. Je pose la main sur la poignée, essaie de la tourner. La porte reste close. Je passe ma main sur le bois doré de la porte. Je ferme les yeux et la pousse. La porte s’ouvre doucement, une petite fille me passe devant, trépignant d’impatience. Je la vois se diriger vers la réception; elle appuie sur la sonnette. Un homme arrive, l’air renfrogné.
Je reste sur le seuil et je souris devant cette image.
Je rouvre les yeux. La porte est toujours close.
« L’hôtel est fermé depuis des années monsieur. Les anciens propriétaires sont partis s’installer ailleurs, sur l’île du Prince Édouard il me semble. Depuis, l’hôtel est resté fermé. Personne d’autre n’a pris la relève. C’est bien triste . »
Je me tourne vers la femme qui vient de me parler. C’est la voisine d’en face, qui habite au 8. Madame Fermer. Cette chère Madame Fermer qui nous offrait des bonbons au sirop d’érable.
« C’est bien triste en effet », je lui répond.
Elle me regarde, me sourit et rentre chez elle.
Je pose la main sur la plaque. Je passe les doigts sur chaque lettre du nom pour m’imprégner encore de cette Espérance. Puis je m’éloigne lentement.


dimanche 14 août 2011

SLC #5: Jean-Jacques Debout



(Je sais, ça fait bizarre de le voir sans la barbe mais il ne l'avait pas au début de sa carrière. Elle est venue un peu plus tard)

Jean-Jacques Debout est né le 9 mars 1940 à Paris.

Adolescent, sa grand-mère l'inscrit à un concours de chant qui a lieu sur la place du Tertre où il interprète une chanson de Trenet, qui se trouve être présent lors de ce concours. A la fin de sa prestation, Charles Trenet vient le féliciter en personne et recommande à Patachou de l'engager comme chanteur, dans son restaurant.
A 17 ans, il est coursier aux Éditions musicales Raoul Breton.
Il est approché par Maurice Vidalin et Jacques Datin pour enregister "Les Boutons dorés", chanson qu'ils ont écrite pour lui, s'inspirant de son passé de pensionnaire. Ce sera son premier succès en 1959.

Mais, comme beaucoup d'artiste, le service militaire va l'éloigner de la scène. A son retour,les yéyés sont arrivés, changeant un peu la donne. Il va alors se mettre au service de Sylvie Vartan (dont il est un peu amoureux (C'est pas moi qui l'invente, il l'a souvent dit dans les émissions de Drucker)) et Johnny Hallyday (c'est d'ailleurs lui qui les fait se rencontrer). Il leur écrira respectivement "Tous mes copains" et "Pour moi la vie va commencer".

C'est également à cette époque qu'il fait la connaissance de Chantal Goya, alors jeune actrice qui tourne pour Godard entre autre. C'est en pensant à elle qu'il écrit "Nos doigts se sont croisés". C'est cette chanson qui le fera renouer avec le succès. Chanson qui remporte la première Rose d'Or d'Antibes en 1964.

Son talent d'interprète ne doit pas faire oublier ses talents d'auteur compositeur: il va écrire tous les spectacles de sa femme Chantal Goya (qui a bercé notre enfance avouez le) dont "Le merveilleux Voyage".
Il est également l'auteur de la comédie musicale "Paul et Virginie" dont il tiendra le rôle de Bernardin de Saint Pierre (Claire Keim et Emmanuel Curtil (comédien de doublage très connu. Si vous ne connaissez pas son visage, vous connaissez sa voix puisqu'il double Jim Carrey ("The mask"), Matthew Perry ("Friends"), Doug Savant ("Desperate Housewives", Melrose Place") ou Kyle Chandler ("Demain à la une"; "Friday Night Lights" "Super8"). Et j'arrête là, la parenthèse puisque ce n'est pas d'Emmanuel dont ce billet parle mais de Jean-Jaques Debout) tiendront les rôles de Paul & Virginie) dont la chanson "Redeviens Virginie" est tirée.

Aujourd'hui, il compose toujours pour Chantal Goya et a fait partie de la tournée "Age Tendre et tête de bois".


Pour accompagner ce billet, j'aurai pu choisir "Les Boutons dorés", son premier succès. Je lui ai préféré Nos doigts se sont croisés, le titre qui a relancé sa carrière en 1964.



Bonne écoute!

Album du dimanche #20: Chris Botti: Italia


En ce dimanche pluvieux (l'été n'est plus ce qu'il était), j'ai eu envie de retrouver un peu de soleil et pour ça rien de tel que le ciel italien. J'ai donc voulu écouter ceci:



J'ai découvert ce trompettiste sur un album de Michael Bublé: il l'accompagnait sur un morceau. J'ai découvert que Chris Botti accompagnait également Sting lors de ses concerts.
Il faut quand même que je vous dise que cet album, je l'ai ramené de loin: de Washington (lors d'un voyage que j'avais effectué aux States et au Canada). Je voulais découvrir cet artiste que je ne connaissais que de nom et dans un magasin de disque de la gare Union Station, j'ai été attiré par cet album sans l'écouter.(C'est un album qui mélange reprises et compositions originales. Donc je connaissais certains morceaux) J'ai fait confiance à mon instinct et j'ai bien fait car c'est une petite merveille.

Pour que vous puissiez le découvrir et l'écouter, c'est par ici: Chris Botti: Italia

Quelques vidéos:



Deborah's Theme (from "Once Upon a Time in America")



Italia (feat: Andrea Bocelli) (ce morceau à été composé par Chris Botti et David Foster, lyrics de Lorenzo Cherubini)



Venice (composé par Chris Botti & Dean Parks) (l'un de mes morçeaux préféré sur l'album)



The very thought of you (feat: Paula Cole)



Caruso (qui fait également partie de l'album "Live in Boston", sorti il y a deux ans chez nous, dont cette vidéo est tirée)

Bonne découverte et bonne écoute!

samedi 13 août 2011

J'ai craqué...mais j'ai des excuses

Après trois semaines sans achats de livres, je viens lamentablement de craquer cette semaine en ayant acheté 5 livres...mais j'ai des excuses.

Voici avec quoi je suis revenu de mes pérégrinations. Commençons par Mercredi. Je suis allé à cette librairie



et j'y ai trouvé ceci:


Il faut savoir que la couverture de ce livre de Wolfe aux éditions Livre de Poche à changée: on voit toujours l'empire State Building mais sous un ciel gris. Sauf que moi, je voulais ce livre avec la couverture que j'ai mis au dessus. Impossible de la trouver. Je suis entré à la librairie "La Belle aventure" et j'ai regardé à tout hasard si ils avaient le livre avec la couverture que je souhaitais. Et miracle, je l'ai trouvé. Comme c'était le seul exemplaire, je ne pouvais pas faire autrement que de le prendre. (1ere excuse!)




Après une discussion avec M. le libraire sur un de nos coup de coeur commun "Le Temps où nous chantions" de Powers, ce dernier me conseille de lire cet "Harlem Quartet" de James Baldwin qui a un petit air du livre de Powers. J'ai alors suivi son conseil et j'ai embarqué ce livre avec moi. (2e excuse!)


Terminons la semaine avec les achats fait aujourd'hui. Cet après-midi, un ami m'a trainé ici:(Pourtant, je ne voulais pas y aller pour ne pas craquer encore, mais bon j'ai suivi)



et j'en suis ressorti avec:



Je le voulais depuis la sortie poche et il était d'occasion. (3e excuse!)



J'avais déjà les 3 premiers volumes de ce roman. Et j'ai trouvé les 2 derniers volumes (le 4 et le 5) en occasion. Je n’ai pas hésité à les prendre. Comme ça, je pourrais enfin lire ce long (très long!) roman-fleuve.

N.B. En ce qui concerne "la Saga des émigrants" de Vilhelm Moberg, il faut tout de même savoir que la version française de ce roman suédois a été coupé en 5 volumes (dans la version poche) au prix de 8.50€ le volume (sauf les 2 premiers à 6.95€). Bon, je vous l'accorde qu'avec un roman qui fait 2368 pages(!!!!) en version poche, on ne peut pas le faire en 1 volume sinon, au secours les bras! Mais pourquoi en tant de volume (en sachant que le 1er volume fait 327 pages et le 2e volume fait 281 pages. Les 3 derniers volumes font plus de 500 pages chacun). L'éditeur pouvait très bien couper le roman en 3 volumes de 800 pages. Cela serait revenu à peu près entre 27 et 30 euros le roman complet au lieu de 39.40€ à l'arrivée. (Je vous assure qu'une économie de 10 à 12 euros n'est pas négligeable)
J'espère ne pas être déçu par ce roman au final (je ne le pense pas, il a l'air passionnant) car à 40€ le roman, ça fait cher la déception.
Mais ce roman n'est pas un cas isolé. Beaucoup de romans fantasy sont coupés en deux ou trois volumes en version française.
Où comment les éditeurs français prennent les lecteurs pour des idiots. Messieurs les éditeurs, nous ne nous appelons pas tous Crésus. Donc si vous pouviez faire un petit effort. (Oui, je sais, je dis ça en pure perte car aucun éditeur ne viendra lire mon petit billet mais bon j'avais besoin de pousser un petit coup de gueule)

vendredi 12 août 2011

Saison 2011-2012: Serie #6: How to be a Gentleman



Pitch: Un garçon très coincé se fait aider par ses anciens potes de lycée afin de sortir enfin de sa coquille... (Source Allociné)

Habituellement, je ne suis pas un fanatique des sitcoms. Bien sûr comme beaucoup, j'ai regardé "Friends" que j'adore toujours visionner de temps en temps; depuis 7 ans, je regarde "How I Met Your Mother" qui m'amuse moins mais je la visionne par habitude et j'aime toujours les personnages; et j'ai découvert dernièrement "Rules Of Engagement" que j'apprécie. Mais à part ça, ce n'est pas un genre qui m'attire.

Alors, pourquoi m'attarder sur cette sitcom en particulier?
Pour deux raisons. La première, c'est de retrouver Kevin Dillon (que j'ai découvert dans la géniale série "Entourage" où il interprétait le rôle de Johnny "Drama" Chase) dans un rôle peut être pas si différent que ça dans cette nouvelle série.
La 2e raison, c'est que je trouve David Hornsby, le créateur de la série, vraiment charmant (j'ai oublié de vous préciser qu'il tenait le rôle principal dans la série). Ben quoi, c'est une raison comme une autre.
On retrouve également Mary Lynn Rajskub ( Chloé O'Brian de "24").

Comme j'ai envie d'essayer quelques nouvelles sitcoms cette année (car c'est plus rapide à regarder, les épisodes ne font que 22 minutes), je me pencherai sur celle ci pour commencer.

Alors si comme moi, vous voulez savoir How to be a Gentleman, soyez au rendez-vous le Jeudi 29 septembre 2011, pour le premier épisode diffusé sur CBS.



jeudi 11 août 2011

Enfantval ou Cyprèsville


4eme de couverture: Il y a d'abord la formidable galerie de personnages dessinés par Joyce Carol Oates: Laney, l'adolescente trop lucide et qui souffre de la pauvreté comme de l'isolement; Arlène Hurley, la femme perpétuellement abandonnée par ses amants; Vale, le frère de Laney, aspiré par les charmes obscurs de la délinquance; Earl Tuller, l'homme brutal qui meurtrit et saccage; et, pour finir, Kasch, l'intellectuel en rupture de ban, qui devient l'ami-père-amant de Laney. Toute la subtilité et le lyrisme de Joyce Carol Oates.

Joyce Carol Oates est une grande écrivain, c'est indéniable. Pourtant, il n'est pas évident de s'attaquer à la lecture de ses livres. Quand j'ai ouvert Haute Enfance, je ne savais pas du tout à quoi m'attendre: j'ai alors commencé à lire...sans comprendre un traitre mot de ce que je lisais. Il y avait une suite de mots à la suite des autres qui formaient des phrases mais elles n'avaient aucun sens pour moi. (J'avais eu la même sensation avec Blonde) Je n'ai pourtant pas abandonné, malgré mon envie de lâcher le livre car je n'y comprenais rien et je me suis laissé porter par ses mots jusqu'à presque me noyer et au bout de 70 pages, j'ai réussi à saisir le sens des mots et de l'histoire.
Il faut dire que le style de Oates n'est pas facile à assimiler mais dans ce livre là, il est tellement travaillé qu'il y a même certains passages qui n'ont eu aucun sens pour moi. "Qu'importe!", je me suis dit, pourvu que je comprenne l'essentiel, c'est le principal.
En fait, le livre nous fait entendre des voix. Plusieurs personnages prennent la parole pour nous parler de leurs souffrances et de leurs joies (peu nombreuses, je l'avoue). Oates prend alors le parti de s'amuser avec la narration passant d'un paragraphe à l'autre, du "je" au "tu" puis au "il". Heureusement, les personnages sont peu nombreux, (ce qui est rare chez Oates qui a le don de croquer un nombre impressionnant de personnages dans chacun de ses romans), j'en ai remarqué 6. Le "je" est attribué à Kasch et à Grand-Père Hurley, le "tu" à Laney (c'est d’ailleurs la première fois que je voyais cette narration là, ce qui m'a un peu déstabilisé au départ), et le "il" ou "elle" à Arlène et Vale et quelquefois à Earl. Dès que j'ai compris ça, 'au bout de cent pages, tout est devenu un peu plus clair. Mais l'auteur s'amuse également à nous ballader d'une époque à une autre, de 1914 aux années 70, passant d'une guerre à une autre au gré des souvenirs de Grand-Père Hurley parlant d'un cousin parti à la guerre en France et qui n'est pas revenu, et à ceux de Vale, qui se retrouve paumé après être revenu du Vietnam. C'est ainsi tout un pan de l'histoire américaine que nous conte Oates à travers des gens ordinaires.

Bon, mais c'est bien joli de vous parler du style comme cela mais il serait temps de vous dire si j'ai aimé. Eh bien, à ma grande surprise, j'ai aimé ce roman et malgré la difficulté de compréhension, j'ai voulu savoir comment il se terminait, même si je savais que ça allait se finir mal. Ben oui, ça se finit souvent tragiquement chez Oates. C'est un poème tragique auquel nous invite l'auteur et on referme le livre un peu sonné par cette fin suspendue à un signe.

Une dernière petite chose: au début du roman, il y a une préface de la traductrice (je tire d'ailleurs mon chapeau à Claire Malroux qui a su traduire ce texte à merveille) qui nous donne les clés pour pouvoir entrer dans le roman. Je ne lis les préfaces qu'à la fin du roman car j'ai toujours peur qu'elle en dévoile trop. Cette préface ne déroge pas à la règle. Sauf qu'en la lisant, j'ai enfin compris le roman et tout s'est éclairé. Donc, pour ceux qui voudraient lire ce livre sans trop de difficulté de compréhension, lisez la préface au risque de vous spoilier. Mais si vous ne voulez pas savoir ce qui arrive à Laney, Kasch, Earl et tous les autres, ouvrez ce livre à la première page,(en oubliant la préface) et laissez vous porter par la plume de Oates, au risque de vous noyer. Ne vous inquiétez pas toutefois, on remontes progressivement à la surface tout de même.

En conclusion, un roman de Oates qui me laissera un souvenir confus mais plaisant (j'ai aimé Laney, la seule à se sortir de toute cette histoire sans trop de casse) que je conseille à tout ceux qui ont déjà l'habitude de la plume d'Oates. Pour ceux qui voudrait la découvrir, ne commencez pas par celui là. Vous vous y perdriez et vous n'auriez plus envie de revenir dans l'univers Oatesien. Et ce serait tellement dommage de passer à côté de cette auteur.

Joyce Carol Oates: Haute Enfance (Child Wold), Le Livre de Poche, 350 pages, 1979

mercredi 10 août 2011

Saison 2011-2012: Serie #5: Terra Nova



Pitch: Les Shannon, une famille ordinaire vivant en 2149 alors que la Terre se meurt, est envoyée dans le passé, 85 millions d'années plus tôt à l'ére préhistorique. Ils rejoignent "Terra Nova", une organisation humaine à qui des scientifiques offrent une seconde chance pour reconstruire une civilisation. (Source Allociné)

Terra Nova, que va nous proposer la Fox fin septembre est attendue par beaucoup, je pense. Déjà, elle devait être sur les petits écrans américains au début de l'année 2011 sauf que son lancement a été maintes fois repoussé. Mais bon, le départ va bien avoir lieu en septembre.
Cette série au budget faramineux (plus de 10 millions de dollars pour le seul pilote) est une série produite par Spielberg (excusez du peu) et qui parle d'une famille du 22e siècle envoyé au temps des dinosaures pour essayer de reconstruire une civilisation (comme il est dit dans le pitch). Quand j'ai vu le mot préhistorique et dinosaure, je me suis dit: ben c'est "Jurassik Park" version télé". Et déjà, cela m'avait un peu rebuté. Les dinos, j'aime pas trop ça.
Puis, j'ai appris que Kyle Chandler avait été approché par la Fox pour jouer l'un des rôles principaux dans la série. Comme j'adore cet acteur, je me suis de nouveau intéressé à la série. Malheureusement, Kyle Chandler n'a pas fait parti du projet (il a bien été dans un projet de Spielberg: "Super 8", film réalisé par J.J. Abrams (et que je vais probablement aller voir au cinéma vendredi yep!). Le rôle du père de famille a été attribué à Jason O'Mara (déjà vu dans les séries "Dernier recours" et "Life on Mars" (version US), deux séries qui n'ont pas été plus loin que la saison 1). En sera t-il autrement pour "Terra Nova"?)
Sachant que Kyle Chandler ne ferait pas parti du projet, mon intérêt est vite retombé pour repartir de plus belle il y a quelques jours après avoir visionné le trailer.

Tout ça pour vous dire que je ne sais pas trop sur quel pied danser avec cette série. Mais comme c'est une série qui fait grand bruit depuis le lancement du projet, je ne demande qu'à voir. C'est pour ça que je regarderai quand même le pilote pour me faire une idée. Par la suite, je verrai si je continuerai à suivre la série.

C'est Canal+ qui a eu la chance d'acquérir cette série tant attendue.

Pour finir, sachez que le premier épisode de Terra Nova sera diffusé le Lundi 26 septembre 2011.


dimanche 7 août 2011

SLC #4: Les Irrésistibles



Les Irrésistibles était un groupe d'américains vivant en France. Il est composé de 4 membres: Jim McMains à la guitare rythmique et aux claviers, son frère jumeau Steve McMains, à la basse, Tom Arena à la guitare et Andy Cornelius à la batterie.

Tous les 4 étaient camarades de classe à l’École américaine de Paris. Ils ont décidé de former un groupe en 1966 en faisant quelques reprises des succès de l'époque. Ils sont alors repéré par CBS qui décide de les signer sous le nom des Irrésistibles.

Ils ont sorti leur premier disque "My Year is a day", qui fut plusieurs semaines n°1 du hit parade français en 1968. Une adaptation en français fut chantée par Dalida sous le titre "Dans la Ville endormie".
Sur la pochette du disque, on pouvait lire que les membres du groupe s'étaient rencontré à Los Angeles et que le nom du groupe était "The Beloved Ones", dont l'équivalent français était les Irrésistibles. Bien entendu tout cela n'est que pure fiction et coup marketing.

La chanson que j'ai choisi est bien entendu leur plus gros succès "My year is a day". (l'auteur de cette chanson n'est autre que William Sheller. William Sheller qui chantera huit ans plus tard "Rock'n Dollars" ou "Photos souvenirs" en 1976)



Bonne écoute!

Album du dimanche #19: Martin Rappeneau: L'âge d'or

En ce dimanche, j'ai voulu réécouter le 2e album d'un chanteur pas très connu du grand public mais qui porte pourtant un nom célèbre puisque son père n'est autre que le réalisateur de "Cyrano", "Le Hussard sur le toit" ou encore "les Mariés de l'an II". J'aime les films du père, et j'adore les chansons touchantes du fils.



Pour en savoir un peu plus sur Martin Rappeneau c'est par et pour écouter l'album c'est par ici: Martin Rappeneau: l'âge d'or.

Rien ne vous empêche également d'écouter les deux autres albums qui sont tout aussi sublimes que celui ci.

Pour tous les LCA et les amoureux de la lecture écoutez "Roméo meurt". Vous comprendrez pourquoi en l'écoutant.

Quelques vidéos:



Julien (1er single de l'album)


La Poudriere par Martinsansarmure

La poudrière (version live)


Martin Rappeneau Nos corps balancent par Blood87

Nos corps balancent


martin rappeneau TNT show ça m'est égal par Martinsansarmure

Ça m'est égal (ma préférée)

Bonne découverte et bonne écoute!

vendredi 5 août 2011

Saison 2011-2012: Serie #4: Pan Am



Pitch: Embarquement immédiat dans les vols de la compagnie aérienne la plus glamour des années 60 : la Pan American World Airways. A bord : un espion sous couverture, une petit française... Destination : New York, Paris, et bien d'autres villes du Monde... (Source Allociné)

Une Nouveauté ABC qui surfe sur le succès de Mad Men. Dit comme ça, on se dit qu'on va se retrouver devant un remake de la série de Matt Weiner, sauf qu'au lieu de se focaliser sur les publicitaires, ce sont les hôtesses de l'air qui seront mises en avant.
Au vu du trailer, je pense qu'on évite la comparaison, la série misant plutôt sur le glamour et la légèreté. De plus, avec cette série, c'est voyage garanti toutes les semaines.

Dire qu'au départ, j'avais fait une croix sur cette série en me disant qu'il n'était pas question que je la regarde. Car voyez -vous Pan Am va remplacer "Brothers & Sisters" la saison prochaine sur ABC. Donc je l'avais détesté d'emblée cette Pan am (qui est l'abréviation de la Pan American World Airways). Sauf que j'ai vu le trailer qui m'a fait envie, les années 60, je n'y résiste pas et ce n'est pas la faute de Pan Am si mes chers Walker ont été virés.

Bon, la série sera diffusée après les "Desperate Housewives" qui sont en perte de vitesse. Ce qui ne va peut être pas aider au début. Mais, bon, je pense que la série à ses chances de durer sur le petit écran. Avant elle, les "Brothers & Sisters" nous ont enchanté pendant 5 saisons. N'oublions pas aussi que "Grey's Anatomy" (qui entamera sa 8e saison en septembre) était diffusé le dimanche à la même heure à ses débuts). Pan Am a donc toutes ses chances.

Comme on dit, il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis. Je prendrai donc ma place à bord d'un avion de la Pan Am le dimanche 25 septembre 2011.

Red Hook Road


Résumé: Voilà dix ans que John et Rebecca s'aiment, dix ans que Rebecca vient en vacances à Red Hook, ville côtière du Maine où John habite. C'est aujourd'hui le grand jour, le mariage a été méticuleusement préparé, le buffet est prêt. On attend les mariés... qui n'arriveront pas : leur limousine a terminé sa course dans un fossé. Ils sont morts sur le coup. Tout oppose les familles des mariés. John et ses deux frères ont été élevés à la dure par une mère femme de ménage à Red Hook. Les parents de la mariée, universitaires new-yorkais, viennent depuis toujours dans la charmante station balnéaire pour les vacances. Le drame va unir les destins de ces deux familles. Parents, frères et soeurs vont tenter chacun à leur manière de surmonter le deuil, année après année. Jusqu'à doucement retrouver, ensemble ou séparément, une nouvelle forme d'harmonie.

La couverture d'un livre est important dans le choix et mes envies de lecture. Je m'en suis aperçu avec ce livre. C'est en voyant la couverture des éditions Robert Laffont, que j'ai été attiré vers ce roman et que j'ai voulu le lire. Pourtant, je suis passé à côté de ce livre quand je suis allé à France Loisirs, il y a quelques mois-ces derniers l'ayant eu en avant première-, tout cela est dû au fait que leur couverture était affreuse (ce n'est que mon point de vue. Je vous mets le lien de la couverture de France Loisirs pour que vous vous fassiez une idée: c'est par ).

La couverture des éditions Robert Laffont est plus appropriée puisqu'on y voit un couple sur un voilier (Becca et John, le couple du roman en question ont décidé de s'installer dans les Caraïbes après leur mariage et d'organiser des croisières sur un bateau de plaisance. Sauf que le destin en décidera autrement) alors que celle de France Loisirs avec son gâteau de mariage, que je trouve kitsch à mort, ne rend pas justice à ce beau roman.

Ayelet Waldman a su retranscrire toutes les étapes du deuil (car oui, on sait dès les premières pages que Becca et John mourront dans un accident de voiture, une heure après leur mariage)que vont vivre les familles des mariés. En 4 étés, on suit le parcours d'Iris et Daniel, les parents de Becca qui auront du mal à faire face à la mort de leur fille et cela se ressentira dans le couple, de Ruthie, la soeur de Becca, être fragile -qui m'a beaucoup touché au fil du roman. Je me suis trouvé un gros point commun avec elle: notre amour des livres. Elle va se rapprocher de Matt, le frère de John, (comme une éternelle répétition. A croire que ces deux familles étaient liées). Pourtant Jane déteste Iris: il faut dire que jane travaille comme femme de ménage pour Iris. C'est d'ailleurs à travers ces deux personnages-que j'ai trouvé insupportables autant l'une que l'autre- que le statut de classe sociale mais également les rapports entre les estivants et les habitants de Red Hook sont très bien rendu par l'auteur. On sent très bien la différence qu'il y a entre ceux qui vivent dans cette petite bourgade seulement l'été et ceux qui y vivent toute l'année, à travers ces deux familles.

Comme je le disais au début, c'est surtout un roman sur le deuil et toutes les étapes d'acceptation de ce deuil qui nous ait conté. Becca et John ont beau être morts au début du roman, ils sont toujours présents à travers les pages du roman et font ainsi partie des personnages de l'histoire. Mais malgré la tristesse qui transparait au long des pages, l'espoir est également là à travers le personnage de la petite Samantha, qui est adorable et va éblouir les jours de M. Kimmelbrod -le père d'Iris- violoniste qui va prendre sous son aile la petite Samantha et en faire une grande violoniste en devenir, comme il l'a fait pour Becca, sa petite fille.

J'ai aimé ce roman, malgré la densité dramatique (et le fait que les deux mères ont été insupportables) grâce à la plume délicate, sensible mais également sans concession par moments, d'Ayelet Waldman. J'ai également aimé le prélude et la coda du roman (la musique à une part importante dans le roman, ce qui m'a ravi. La voile et la mer sont également présentes), deux petits chapitres se trouvant au début et à la fin, qui englobe le roman dans une bulle (la coda reprend là où le prélude fini, donnant une fin particulière au roman. Une fin qui ne m'a pourtant pas déçu. Plutôt étonné). Une bulle où le deuil à pris place. Un jour la bulle éclatera quand ces deux familles auront accepté la mort de Becca et John.

En conclusion, un beau roman sur le deuil, mais également sur l'amour et l'amitié. Le deuil qui va réunir deux familles complètement différentes qui vont apprendre à vivre ensemble pour mieux supporter la douleur et la perte d'un de leurs enfants. Un roman touchant qui nous parle forcément.

Merci à Juliette des éditions Robert Laffont pour cette jolie découverte.

Ayelet Waldman: Un mariage en héritage (Red Hook Road), Robert Laffont, 425 pages, 2011